Concours

Derniers Commentaires

Samedi 4 juillet 2009
     Ils étaient comoriens. Ils avaient émigré en France mais restaient attachés au pays de leur naissance.
Mais les Comores sont loin, dans l'Océan Indien. On s'y rend en avion en faisant escale à Sanaa.
A l'occasion de cette escale, on peut changer d'avion et, même, de compagnie.
Les voyageurs en partance pour la terre natale ont donc embarqué dans un avion yémenite.
L'appareil était en mauvais état comme la réputation commerciale de la compagnie, mais quand on n'a pas les moyens d'être difficile, on prend des risques.
A force de faire tourner la roulette russe, survient la catastrophe attendue. L'avion est tombé.
Tout le monde est mort à l'exception d'une adolescente qui a peut-être échappé à deux malheurs : la mort et un autre risque, en cette saison des mariages comoriens.
    Fatalité ? Impossible d'employer ce mot, le péril était trop évident.
    Y avait-il un moyen d'y échapper ? Il fallait prendre un autre avion d'une autre compagnie. Encore fallait-il avoir l'argent.
Voilà le mot-clé lâché. L'aéroport de Sanaa est peu important mais il y transite plusieurs compagnies et, pour aller aux Comores, les voyageurs qui ont les moyens embarquent sur les avions d'une compagnie kéniane plus sûre mais plus chère.
C'était donc le scénario d'une mauvaise pièce mal jouée par de mauvais comédiens. La fin était connue d'avance, le suspens inexistant ou presque mais on a laissé le drame se dérouler. Personne ne s'est cru habilité à stopper la mascarade.

Dormez-vous bien, vous, les autorités ? Ce n'étaient que des pauvres, alors, évidemment ...
Votre conscience est élastique, comme le portefeuille des transporteurs.
     Tout de même, ils sont forts.
Faire accepter des conditions inacceptables à ceux qui en ont l'habitude, ce n'était malheureusement pas très difficile, mais faire décoller un équipage dans ces conditions-là ...

             Cette seule question représente un abîme de conjectures.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 3 juillet 2009
LeMonde.fr

 Selon une étude rendue publique, mercredi 1er juillet, par le Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU), un professionnel de santé sur quatre exerçant à Paris (25,5 %) refuse de soigner les patients les plus défavorisés.

      Le serment d'Hippocrate a doté les médecins de grandes responsabilités et du prestige assorti.
      Ils jouissent de la confiance du malade persuadé que son état de santé est le premier souci de son docteur.
      Las ! D'autres préoccupations viennent concurrencer Hippocrate : le sens des affaires et ce qu'en d'autres temps on appelait le standing.
       Un professionnel libéral, comme son nom l'indique, est rétribué par ses clients qui le rejoignent ou le quittent en fonction de la qualité du service.
La course au client solvable et consommateur de suppléments d'honoraires impose de lui plaire, ne pas l'obliger à fréquenter dans la même salle d'attente une clientèle peu décorative.

     Plaire aux riches passerait donc par le rejet des pauvres. Hippocrate est bien loin...

... jusqu'à la déclaration d'une vraie maladie grave.
Quand la survie est en jeu, le client redevenu patient oublie ses préventions contre le populaire. Le joli médecin de cour (on se croirait chez Molière !) perd tout à coup de son attrait au profit du CHU et de ses sommités. C'est moins glamour mais plus rassurant.

   C'est ainsi qu'
on résoud
une grave question éthique : en séparant le nécessaire du facultatif.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009
     Dernière nouvelle présentée comme une découverte.
C'est ce qu'on appelle inventer l'eau tiède.
L'homme est comme le porc un omnivore (tiens, tiens ... cela explique peut-être pourquoi certains refusent de manger du cochon, trop proche !)

On sait également qu'un omnivore est souvent un ancien carnivore que des modifications de son environnement ont contraint à modifier son régime : prédateur de gibier de plus en plus facile, puis charognard et cannibale, pour finir, les ressources diminuant encore, par s'adapter aux végétaux.

Tout ce qui peut se manger est une ressource ; les derniers exemples ne sont pas très anciens.

      L'évidence présentée en scoop ... triste exemple de l'indigence  des journaux qui prétendent nous informer !


A moins que ce ne soit volontaire ... l'enfumage habituel des vacances.
Par Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 27 juin 2009
       Une guerre sans merci fait rage entre l'homme et les insectes .
Ils piquent, sucent le sang et dévorent les récoltes.
Un par un, ils sont de petits êtres faciles à écraser mais en nombre ils sont féroces.
Obama peut bien être filmé en train d'écraser  une mouche importune, Pharaon a été vaincu par la pire des plaies d'Egypte : une invasion de sauterelles.
Depuis toujours, c'est la guerre.
De la moustiquaire à la fumigation, en passant par le piège à guêpes et le papier tue-mouches, l'homme n'a jamais eu de cesse de perfectionner son arsenal.
      En même temps, les insectes ont amélioré leurs armes défensives.
Plus ils sont attaqués, plus ils deviennent résistants, au point qu'il est à présent admis qu'ils survivront à tout le règne animal.
       Côté espèce humaine, comme d'habitude, on "met le paquet", c'est  la course aux armements ; on se voit écrasant l'ennemi sous un tapis de bombes et, quand la fumée se dissipe, bzz,bzz ... le moustique est toujours là, narguant l'adversité. Agaçant !
        Au vingtième siècle, on a mis a contribution un renfort  de poids : la chimie.
      Au lieu d'écrabouiller l'adversaire, on allait l'intoxiquer. C'était la revanche des faibles. La cuisine des poisons passait de l'arrière-cour à l'industrie. César Borgia était  réhabilité et encensé, on allait voir ce qu'on allait voir.
        On a vu, et on a été déçu.
N'oublions pas que, malgré leur aspect chétif, les insectes sont bien plus résistants que les hommes ; alors, comment détruire les indésirables sans apporter aux hommes la mort et la maladie ?
D'autant que c'est tentant, par moment ... Est-il nécessaire de rappeler l'histoire du sinistre Zyklon B, le poison des chambres à gaz ? Ce n'était pas le dérivé d'un quelconque gaz de combat ; non, non, c'était le gagnant d'un concours lancé par la Kriegsmarine pour obtenir le produit le plus efficace dans la désinsectisation des cales de bateaux. On ignore ce que les charançons et autres blattes en ont pensé mais on a pu constater les dégâts dans l'extermination des juifs.
      En règle générale, la confiance règne à priori envers les têtes pensantes de la chimie. De si grands scientifiques ont nécessairement les meilleures intentions.
On  interdit le DDT, les OGM prévus pour systématiser l'usage des pesticides déclenchent un mouvement massif d'opposition mais c'est toujours au prix d'un combat acharné. Les potentats de la chimie ne se laisseront pas vaincre si facilement.
      Ils ont une espèce d'assurance vie sous la forme d'un bâillon à faire taire les grincheux qui tiennent à leur santé : l'industrie pharmaceutique.
       Pour un coup de génie, c'est un coup de génie.
Les remèdes sont des poisons et vice-versa, c'est connu depuis Esculape ; c'est surtout une mine d'or.
Fabriquer des poisons, rendre les gens malades et leur vendre le remède : une affaire définitivement profitable, il suffit de renouveler l'expérience à l'émergence de chaque nouveau problème.
       Le dernier est révélé par un rapport de l'INSERM : les pesticides sont directement en cause dans l'émergence de nombreux cas de maladie de parkinson ... en attendant qu'on découvre le même lien causal avec d'autres maladies neurologiques.
Ce n'est pas un scoop, direz-vous, il y a longtemps que des mouvements écologistes comme le WWF ont tiré le signal d'alarme mais cette fois, l'INSERM a une image de marque scientifique donc indiscutable.
       Le scandale sera peut-être plus difficile à étouffer. Du moins, il faut l'espérer.
      
La maladie liée à la pollution n'est pas une fatalité. Des gens souffrent et leurs empoisonneurs, loin de faire amende honorable, augmentent leurs profits en leur vendant l'antidote.
  
       Les entreprises savent fusionner lorsqu'elles ont besoin de grossir pour accroître leur puissance , elles sont tout aussi capables de se fractionner pour échapper à leurs responsabilités.
      
Rien ne semble devoir enrayer cet engrenage. Même les spécialistes habituels de la protestation et de la manifestation restent bien calmes pour ne pas dire amorphes.
C'est que, devant la maladie, l'audace faiblit. Dans la guerre entre la chimie et les insectes, la peur nous oblige à demeurer victimes collatérales et consentantes. Tout plutôt qu'être privé de potion salvatrice.

Et, pendant ce temps-là, à part nos amies les abeilles, les insectes sont toujours vivants.
Par Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009

   Et c'est reparti : une poussée de burqa d'un côté, une volée de laïcité de l'autre. On remet ça pour la Nième fois, avec un résultat connu d'avance : la guerre de position, chacun s'accroche à ses tranchées après avoir converti les convaincus.
    Elles sont agaçantes et inquiétantes ces fantomettes en négatif, drap noir en décalque de drap blanc. Des Belges, toujours portés sur le festif, ont trouvé un moyen de les interdire : les assimiler à des masques et déguisements de carnaval. Les travestis sont interdits dans la rue en dehors des dates prévues à cet effet,  logiquement, les voiles et autres costumes islamiques ne sont tolérés dans les lieux publics qu'à mardi-gras et mi-carème et... les policiers belges sont obligés de verbaliser de plus en plus de provocatrices qui éprouvent
une certaine jouissance à braver l'interdiction.
       Donc il faut trouver autre-chose.
       On a bien essayé le préchi-précha, à grand renfort de laïcité républicaine assaisonnée d'une pincée de droits des femmes.
        Et c'est un flop .  Les adeptes du camouflage prétendument religieux proclament, l'air décidé et menaçant, que personne ne les oblige, qu'elles ont décidé elle-même de se voiler.
    Évidemment, nous n'en croyons rien ; hier encore, nous en avons rencontré de ces jeunettes prenant le soleil en mini-jupe et décolleté aux terrasses du centre-ville ; le soir, nous avons retrouvé les mêmes emballés dans leur sac poubelle à l'arrêt d'autobus de leur quartier. Comme elles sont toujours flanquées d'un grand sac de sport, nous n'avons pas de mal à comprendre ce qu'il se passe. La burqa sort du sac ou y retourne selon les moments du jour et les rencontres prévues ... A part ça, elles sont libres.
Entre la provocation, courante pour des ados, et la peur bien compréhensible, inutile d'espérer les convaincre.
       Il faut trouver autre-chose. Et j'ai une idée  ! 
Même si nous avons affaire à des petites cervelles, et peut-être parce qu'elles sont des têtes de moineaux, ce sont des fashion victims, ultra-réceptives au baratin publicitaire (sinon, comment les imams intégristes parviendraient-ils à les enrôler ?) Donc appelons
à la rescousse rumeur et matraquage publicitaire . Il faut les persuader d'une idée forte :
Les filles qui portent le voile sont toutes des boudins et des cageots qui n'osent pas se montrer de peur qu'on se moque d'elles.
        On n'a jamais connu de filles qui apprécient de passer pour moches. Si le truc ne marche pas à 100%, il devrait quand-même donner des résultats.
      
          Et puis, qu'est-ce que ça coûte d'essayer ?  

Par Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus