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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:05
   Comme prévu, les foudres sont déchaînées autour d'Elisabeth Badinter.
 Moins les autres la comprennent et plus ils me donnent envie de la soutenir ... peut-être à cause de souvenirs qui ne demandent qu'à remonter.
    J'ai envie d'aggraver le constat par le rappel d'une mauvaise expérience hospitaliere.
    En décembre 1973, j'ai accouché de mon fils dans une maternité d'hôpital, ni mieux ni plus mal réputée que d'autres.
 J'avais décidé de ne pas allaiter. Pourquoi ?
A vrai dire, je n'ai pas vraiment d'explication. Formée à la santé et l'hygiène alimentaire, j'avais une assez bonne connaissance des vertus supposées de l'allaitement maternel ... mais je n'avais pas envie.
    Imaginez l'effet qu'un affrontement peut déclencher sur une obstinée de mon espèce...
Et le choc se produisit.
A peine remontée dans ma chambre, après un travail de 36 heures, je comptais bien récupérer un peu.
En fait de repos, je reçois la visite de l'auxiliaire-puéricultrice qui m'annonce tout de go : "je vais vous montrer comment vous installer pour mettre le bébé au sein".
Je réponds "non". Devant son air interloqué, comme si je craignais qu'elle n'ait pas compris, je répète : "Non, je vais lui donner le biberon".
Perturbée, elle bredouille : "Je ne sais pas si c'est possible, je vais demander à l'infirmière" et elle disparaît.
A partir de ce moment, j'aurais pu me prendre pour une véritable VIP ; tout le staff a défilé pour essayer, en vain, de me faire changer d'avis. L'infirmière, la puéricultrice, la sage-femme, l'interne ... jusqu'au médecin chef.
Et là, ce fut homérique.
Il faut préciser que cet obstétricien hospitalier se prenait pour un grand patron, dans le genre militaire,  style "Un ordre est fait pour être obéi, pas discuté". Il avait quelques idées bien arrêtées, s'y tenait et ne supportait pas d'être contredit.
 En 1973, la péridurale n'était pas encore généralisée mais la pratique commençait à se répandre dans quelques maternités, pas dans la sienne... La prise en compte de la douleur, dans cette maternité, se résumait en quelques principes : Tu enfanteras dans la douleur, le mieux qu'on puisse faire pour toi, c'est te gratifier de quelques conseils abusivement dénommés "accouchement sans douleur", et puis, après tout, tu n'as pas pleuré quand on te l'a fait, tu ne vas pas pleurer pour le sortir ! Bref, question douleur, c'était un archéo-pontife. Mais pour l'allaitement maternel, c'était un militant aussi intransigeant que les modernes sectateurs du sein nourricier.
Il a entrepris de m'asséner les vertus du lait maternel. Plus il parlait, plus je me renfermais dans le refus.
Bref, le ton a monté et l'explication a tourné à l'altercation.
De plus en plus hors de lui, il a fini par me traiter de "mère dénaturée". Ne voulant pas être en reste, je lui ai rétorqué que je n'étais pas une vache laitière. Il est sorti fâché, je ne l'ai pas revu de mon séjour, mais je n'ai pas allaité, j'ai fait la preuve de mon autonomie et mon fils nourri au biberon ne s'en est pas plus mal porté.
   J'ai bien ri de l'épisode mais je suis restée furieuse du traitement exercé sur les femmes plus timides ou plus respectueuses de l'autorité.
   En effet, même hébergées en chambres individuelles, les mères se rencontraient tous les matins dans la salle de gymnastique. C'est là que j'ai appris à quel point l'ambiance était à la pression. Des femmes un peu timides, naïves, impressionnables avaient accepté de pratiquer un allaitement qu'elles refusaient au départ parce qu'on n'avait pas hésité à leur faire croire que, si elles ne voulaient pas donner le sein, le bébé n'aurait rien d'autre...
Ridicule, n'est-ce pas ; comment peut-on croire tant de stupidité ? Eh bien, si, il existe des femmes assez crédules pour qu'un tel chantage fonctionne.

En résumé, non seulement, Elisabeth Badinter a raison de parler de pression exercée sur les mères, mais je n'hésiterais pas à forcer le trait.
Il existe un vrai terrorisme de l'allaitement.
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 11:05
      Et voilà ! Depuis le 24 décembre j'ai encore un an de plus ... et je ne m'en suis pas rendu compte.
Il faut dire que tout le monde, famille et amis, comme d'habitude, a oublié l'événement. "Joyeux Noël !" me dit-on, en oubliant l'anniversaire. Tant mieux !
Quand on n'a pas d'anniversaire, on ne vieillit pas.
De toute façon, j'ai l'habitude.
Enfant, j'avais déjà une bûche de Noël comme gâteau d'anniversaire et un seul cadeau.
Il faudra songer à fonder une association de tous les handicapés du calendrier :
ceux qui sont nés un 1er Janvier (c'est la fête, on a connu pire),
les natifs du 1er Novembre (c'est déjà moins drôle), du 1er Avril (ça ne fait pas sérieux),
le pire, les abonnés du 29 février ... notez qu'ils vieillissent quatre fois moins vite que les autres ; au fond ce sont des veinards.

Blague à part, plus le temps passe, plus je suis certaine d'avoir toute la vie devant moi et, pourquoi pas, comme les chats, neuf vies.
Pas de doute : la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:22
     Trop confiante en la neutralité sincère des animateurs de communautés, j'ai voulu éclairer de mes petites notions d'ancien professeur de nutrition (qu'on appelait naguère "hygiène alimentaire") les interrogations d'un lecteur à propos du yaourt.
 C'était uniquement pour rendre service, ma vie n'en dépend pas ... et mon intervention dont l'envoi a été effectué à plusieurs reprises, à des heures différentes, est toujours revenue en "brouillon" comme un mail dont on refuse l'accès.
Libre à ceux qui le croient de parler de ma paranoïa, j'ai fini par croire qu'on refuse surtout d'admettre des raisonnements "classiques", sortant des croyances à la mode.
Un débat, malgré tout, aurait pu rendre service. Alors, tant pis, je passe ma réponse par le circuit du blog. Peut-être son destinataire primitif aura-t'il la bonne idée de s'y connecter.
Il s'agissait d'un malade en risque de dénutrition qui se demandait pourquoi on lui conseillait de manger des yaourts. J'ai donc tenté de lui expliquer le bénéfice à attendre de cet aliment et ...
m... aux gourous de l'alimentation végétarienne sans viande ni lait.
 Ils n'auront pas ma peau !

Voilà donc le texte du mail incriminé :


Même  un adulte a besoin de consommer des protéines, les matériaux de construction de l'organisme, pour entretenir ses tissus.
 Lorsque j'enseignais la nutrition, j'avais l'habitude de comparer notre corps à une maison : pour construire et réparer la maison, il faut
- des matériaux : les protéines et les minéraux,
- de l'énergie ( le travail du maçon): les glucides,
le tout assorti de quelques guides et outils : les vitamines.
S'il manque un des éléments, le chantier est en panne.
L'être humain fut, à l'origine, un carnivore ; il est devenu omnivore  (comme les ours et les cochons) à la suite d'une évolution qui serait trop longue à raconter ici, mais il est toujours incapable de transformer parfaitement le végétal en animal. L'homme n'est pas un herbivore. Manger végétalien, c'est à dire sans viande, ni oeufs, ni lait, est dangereux même pour un adulte, à moins de posséder la connaissance approfondie des graines et des légumineuses, de disposer d'un grand choix de ces mêmes végétaux et de les préparer soi-même... c'est pas gagné ! 
Résultat : on peut ne pas manger de viande, pour toutes sortes de raisons philosophiques et autres, mais il faut garder dans son alimentation des oeufs ou du lait ; ils apportent les mêmes protéines animales sous une forme plus assimilable. Normalement, le yaourt est le meilleur des produits laitiers à cause des ferments qu'il contient. Les ferments lactiques effectuent une sorte de pré-digestion du lait, le rendant beaucoup plus assimilable. Le fameux lactose, responsable de nombreuses intolérances et allergies, n'est adapté qu'aux nourrissons ; fermenté, il devient inoffensif. Autre avantage, ces ferments sont des micro-organismes bénéfiques, ils détruisent les microbes pathogènes qui pourraient s'introduire dans le lait.
Evidemment, tous ces avantages sont dans le vrai yaourt, pas dans les nombreux desserts lactés qui constituent aujourd'hui l'essentiel du rayon "yaourts" des supermarchés. Dès qu'il est écrit le mot YAOURT sur le pot, tu peux le consommer ; l'erreur est impossible, c'est une mention interdite sur les autres produits.

  Je suis toujours effrayée par le refus d'apprendre lorsqu'il n'est pas justifié par la difficulté ou la complexité mais qu'il est seulement le résultat d'une muraille d'ignorance entretenue par les préjugés.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 19:32
    En attendant le 22 septembre (... à la date susdite, je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous ...(Georges Brassens), il faut traverser un passage critique avec du vague à l'âme, tous les ans à la même date.
    Peut-être pensez-vous à la rentrée ? Non, non, j'ai toujours aimé la rentrée, synonyme de découvertes et de nouveautés.
Chaque année, celle qui me manque, c'est la fête de l'Huma.
     Comme elle me manque !
     Ceux qui essaient de l'imaginer sans y avoir jamais mis les pieds, en général se trompent.  Ils croient y trouver tout ce qu'ils en ont vu à la télévision, le numéro des politiques sur place ; ils imaginent une espèce de meeting géant, ils en sont dégoûtés d'avance et on les comprend.
     Les habitués ou ceux qui l'ont seulement expérimentée savent que c'est bien autre-chose.
C'est le lieu de toutes les paroles, des interpellations amicales entre gens qui ne se connaissaient pas la veille ; ils sont tous heureux d'être là donc ils se parlent.
Ensemble, ils sont forts comme un peuple qui a toujours quelque-chose à conquérir et une fraternité à tisser.
     Attention, ce n'est pas "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"; il s'y échange des propos définitifs, des paroles sans concessions. Comme dans les familles, on s'y exprime largement, on s'emporte sans haine  ... Que c'est bon !
 On se rappelle avec tendresse les fêtes passées ; elles ont le charme des souvenirs heureux, même les pluvieuses, quand on affrontait la boue en se confectionnant des bottes dans des sacs poubelles.
     C'est aussi un grand marché. On découvre à chaque pas des curiosités venues de l'autre bout du monde, et c'est avant tout un véritable salon du livre ; il vaut bien celui du mois de mars à la Porte de Versailles, en moins guindé. Il y a les auteurs et les amis des auteurs, chaque année, j'étais impatiente de les retrouver .

      Et une triste année, il a fallu que je me fasse une raison ; j'ai compris que c'était fini pour moi.
      Se rendre à la fête n'est pas un problème ; les sections du PCF organisent le transport en autocar et je n'aurais aucun mal à trouver de l'aide pour monter dans le bus et en descendre.
       La fête est trop étendue pour que j'y circule à pied mais, là encore, je pourrais compter sur la sollicitude des amis. Trouver des volontaires qui poussent mon fauteuil, ce n'est vraiment pas un problème et dans tous les stands on se ferait un plaisir de me dégager une petite place.
       Alors pourquoi ai-je délaissé mon rendez-vous annuel ?
       Parce que la fête de l'Huma ne dispose pas de toilettes accessibles aux handicapés.
       On y trouve en nombre suffisant, le problème n'est pas là, des toilettes mobiles, des sortes de remorques équipées ... auxquelles on accède, après une bousculade, par quelques marches instables. L'entreprise est périlleuse.
Lorsqu'un autocar vous dépose en début de matinée pour vous reprendre dans la soirée, il est prévisible qu'il faudra recourir aux équipements sanitaires plusieurs fois.
Ce genre de perspective suffit à décourager. J'ai refusé d'affronter la difficulté et je n'ose pas demander de l'aide pour ce genre de service. La fête est terminée pour moi. Je reste à la maison où j'ai tout balisé.

       Je m'en suis entretenue à plusieurs reprises avec d'autres femmes dites "à mobilité réduite". Elles ont toutes rencontré de tels d'obstacles à un moment ou un autre.
A y regarder de plus près, les valides font des efforts pour que nous puissions accéder aux lieux du travail et de l'administration mais les loisirs sont encore largement oubliés.
Si nous voulons entendre un concert, espérons qu'il soit donné dans un théâtre, pas en plein air ni dans une église.
Les marchés et les fêtes en plein air ne sont pas faits pour nous. Il nous reste les grandes surfaces avec leurs équipements normalisés et des chariots qui peuvent nous offrir un appui. Pas vraiment joyeux.

     Le loisir est toujours un luxe dans notre société. Elle ne se croit pas obligée de l'offrir à tous.
Aux handicapés le droit de travailler ; on sent même poindre l'obligation du travail.
     Le droit au plaisir ? Vous n'y pensez pas !
Notre bonne vieille république a beau se prétendre laïque, elle croit toujours à la rédemption par la souffrance.
    
     Ce n'est pas la fête.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 08:39
       Bonne Pessah et, d'avance, bonnes Pâques pour ceux qui sont concernés ...
Et bonne fin de semaine pour les autres.
Les temps sont durs ; ce n'est pas une raison pour oublier les amis,
... au contraire, c'est l'amitié qui réchauffe les coeurs et soutiendra nos efforts pour embellir la vie.
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 14:16
     Nous sommes en pleine campagne pour le don d'organes.
 Normal, ça revient tous les ans ou même plusieurs fois par an ; on est toujours à court de pièces de rechange pour rafistoler les organismes un peu déglingués mais qui pourraient encore faire un bout en remplaçant l'organe défectueux.
 Les meilleurs fournisseurs de pièces d'occase sont les accidentés, pas usés ni endommagés par des traitements. Quand on a dit ça, il reste à exécuter la manoeuvre.
On prévoit rarement l'accident (par définition), il faut s'efforcer de ne pas changer l'absence de prévision en panique.
Pour tout arranger, il est impératif de faire vite. Le temps qu'on perd à se demander si le mort est d'accord pour donner est déjà préjudiciable. Si on y ajoute le temps qu'il faut à Madame pour faire taire ses états d'âme après avoir consulté toute la famille, le receveur a déjà perdu une grande part de ses chances.
Bon, c'est entendu, l'idéal serait de réparer tous les organes de chacun sans avoir à lorgner sur les abattis des autres. Mais en attendant, on ne sait pas faire ; il faut essayer d'être efficace autour des greffes et, d'abord, faire savoir.
Lorsqu'un objet contondant (comme disent les flics et des médecins légistes) vous a écrabouillé la tête, les secouristes devraient savoir immédiatement qu'ils sont en face d'un donneur, ce qui leur permettrait de faire tout de suite des gestes appropriés.
Comment faire savoir ? 
Quand vous serez une dépouille en vrac au bord de la route, vous ne pourrez pas dire : "Je donne mes organes".
Une carte de donneur ?  - C'est comme tous les papiers importants, on ne les a jamais sur soi au moment qu'il faudrait.
Être mentionné dans un fichier ad-hoc ? - Déjà mieux ... en espérant que vous ayez sur vous un document d'identité pour qu'on sache sans délai quel nom rechercher dans le fichier.
Bref, on n'est jamais certain.
Notez que si j'osais... j'aurais bien une idée qui va vous faire hurler.
Bon, allons-y, je me lance. 
Vous savez probablement, et si vous ne saviez pas, je vous l'apprends, les SS portaient, tatoué sous le bras au creux de l'aisselle, leur groupe sanguin. 
Vous hurlez d'horreur, je l'avais prévu. Certes, associer les termes "tatouage" et SS, c'est scabreux. Il est des mariages qui tuent. Immédiatement, ce qui vient à l'esprit c'est l'avant-bras du rescapé d'Auschwitz avec son numéro. La vision est insupportable.
Bon ... les hurlements sont finis ? Essayons de retrouver la sérénité.
On pourrait garder le meilleur d'une technique qui a servi au pire. On pourrait, par exemple, convenir d'un sigle très court, genre DO pour "Donneur d'Organe" et l'inscrire au creux de l'aisselle. Ce serait discret vis à vis du public mais, en présence d'une victime, un urgentiste pourrait savoir très vite qu'il est en présence d'un donneur à traiter en conséquence.
Vous n'êtes toujours pas convaincu(e) ?
C'était juste une proposition. Chacun pourrait accepter ou refuser, mais pourquoi priver les malades d'une chance de plus ?
Et si vous tenez à vos abattis, pensez au petit supplément de survie.
 Quand tout le reste sera pourri ou réduit en cendres, une partie de ce corps qui nous fut si cher survivra quelque temps.
En fin de compte, ça vaut le coup d'augmenter nos chances de distribuer nos organes.
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 10:09
    Nous sommes en plein dans la semaine des voeux, bientôt le Nouvel-an et, d'ici là, on invoque les lumières.
Chacun dans sa chapelle fête Hanouka, Noël ... et, si l'on est à court de divinités, il reste les anciens cultes néolithiques.
    On se replonge dans un vieux grimoire ( vous l'aurez remarqué : un grimoire est toujours vieux.) opportunément retrouvé dans un coin ; il nous explique ce que les hommes du temps des mégalithes allaient chercher à Stonehenge ... et on se prend à rêver.
Au solstice d'hiver, le jour se fait désirer, la nuit s'étire, la peur gagne les hommes.
Et si le soleil mourait, si le jour ne revenait plus ? Confusément, naît une certitude : il faut aider  la vie à renaître, accompagner le soleil dans son retour.
Les hommes ont élevé un cercle de pierre démesuré pour leurs mains nues, dans un seul but : voir le soleil réapparaître  au fond d'une faille étroite, entre deux blocs.
Il surgit avec timidité puis s'enhardit, inonde la roche et c'est un grand soupir, le soulagement qui s'exhale. La fête se déchaîne autour des feux pour soutenir le soleil dans sa course.
Ils étaient nos ancêtres, ces adorateurs du soleil d'hiver, mais nous les avons oubliés.
       Pendant ce temps, au croissant fertile est apparue la civilisation.
 Le soleil n'est plus un dieu. On ne craint plus sa mort.
Les hommes ne construisent plus d'édifices à son culte. Ils l'utilisent dans les monuments à la gloire de leur dieu trop immatériel et abstrait. Tout l'art du vitrail n'a pas d'autre but.
Mais il sera dit qu'on ne peut jamais faire table rase du passé. Les peuples tenaient à leurs rituels, alors même qu'ils en avaient oublié le sens. Au lieu de les combattre, les clercs et autres gens instruits les ont adaptés, amadoués, récupérés. On n'échappe pas à la culture qui nous a vu naître.
Le solstice d'hiver est une fête dans tous les monothéismes, et même pour ceux qui se croient hors des religions.
La bûche de Noël et les concours d'illuminations se sont que les avatars modernes des brasiers que nos ancêtres allumaient pour ne pas laisser la victoire à la nuit la plus longue de l'année.
Cette nuit de toutes les terreurs, la voilà devenue temps des plaisirs et des solidarités.
       Parfois, l'esprit bat la campagne à la recherche d'un Noël original qui sortirait de l'habitude. Imaginons : dans le cercle de pierres de Stonehenge, nous serions dans l'attente de l'apparition du soleil dans son créneau fatidique. Parions que nous serions aussi angoissés que nos aïeux.
 .. Et c'est ça qui serait bon !


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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 22:09


 Annie et Christian m'ont transmis ce texte. je les en remercie.

Le regretté Desproges disait qu'on peut rire de n'importe quoi mais pas avec n'importe qui. comme vous n'êtes pas n'importe qui, à mon tour, je vous le fais passer.

Il ne faut jamais laisser passer une occasion de se moquer de l'air du temps.


" Là,on comprend !

Et comme les ch’tis sont à la mode…

*Crise des subprimes: une explication très simple pour ceux qui essayent encore de comprendre*

 Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais.
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée.

Vu qu'elle vend à  crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base de la bistouille (genièvre) et du ballon de rouge.

Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.

Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables (titrisation) en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.

Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme. Ginette).

Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.

Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.

La buvette de Mme. Ginette fait faillite.

Et le monde entier l'a dans le c..."


 

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 09:18

Un texte de Miguel Garroté.

Une mine de sujets . J'ai renoncé à faire une sélection des thèmes, mais c'est peut-être l'occasion d'ouvrir le (des) débat(s).

Qu'en pensez-vous ?




Hitler est de retour
par Garroté Miguel
J’ai abordé hier le thème du nazislamisme iranien dans Hitler est de retour. Et le monde s’en fiche. Or, j’apprends aujourd’hui, jeudi 25 septembre 2008, que l'original de l'accord de Munich, sera exposé, dès octobre prochain, au Musée national de Prague, capitale de l’actuelle République tchèque et ancienne capitale de l’ex Tchécoslovaquie. L’accord de Munich, signé en septembre 1938, notamment par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, devait soi-disant mettre fin à la crise des Sudètes, les germanophones résidants alors en Tchécoslovaquie. Et éviter par cet accord une deuxième guerre mondiale. En réalité - on le sait aujourd’hui - cet accord a livré la Tchécoslovaquie - et le monde - à la terreur national-socialiste du IIIe Reich. En cette année 2008, afin de faire mémoire des 70 ans de l’accord de Munich, la chaîne de télévision allemande ARD diffuse notamment deux documentaires sur les Sudètes, les germanophones qui résidaient en Tchécoslovaquie, et sur les germanophones de Prusse orientale (http://www.daserste.de/sudetendeutsche).

Les recherches de ARD, que j’ai en partie visionnées, démontrent une fois encore, de façon irréfutable, que les réelles intentions de Hitler, en Tchécoslovaquie et ailleurs, étaient parfaitement prévisibles bien avant 1938. Et que par conséquent, la signature de l’accord de Munich de 1938 était un acte inutile, lâche et aveugle. C’était en 1938. Il y a 70 ans. Revenons à 2008.

Avec des clichés antisémites repris du tristement célèbre Mein Kampf - abondamment réédité en langues arabe et farsi -, avec, aussi, des clichés antisémites repris du faux - et plagiat, comme l’ont démontré Victor Loupan et Pierre-André Taguieff - faux et plagiat intitulé ‘Les protocoles des Sages de Sion’ - également réédité en langues arabe et farsi (1), Ahmadinejad a allégué, le mardi 23 septembre 2008, à l’ONU, devant plus de 180 chefs d’Etats, qu’un soi-disant gouvernement composé d’une « poignée de fourbes sionistes » règnerait, selon lui, sur « l’économie mondiale » et exercerait, selon lui, son « influence massive sur les prises de décisions politiques à l’échelle universelle ». Ahmadinejad a également allégué que « les menteurs sionistes » exploiteraient, selon lui, la rectitude et la sincérité des nations européennes et américaine, en contrôlant « les centres financiers internationaux, les organisations humanitaires, les partis politiques, dans le seul but qu’ils servent », poursuit Ahmadinejad, « aveuglément les intérêts égoïstes de l’entité implantée au cœur du Moyen Orient sous le nom d’Israël ». Toujours selon Ahmadinejad, « les citoyens de la grande nation américaine et ceux des pays européens » seraient soi-disant forcés de « satisfaire les exigences de plus en plus démesurées de la clique sioniste ». Et à propos d’Israël, Ahmadinejad assène : « Aujourd’hui, le régime sioniste est sur la pente d’un effondrement définitif et il lui est impossible de sortir de la fosse putride que lui-même et ses partisans ont créée ». Suite à cet abject nazislamic show, quelques uns commencent à réagir.

La ligue anti-diffamation exhorte le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à condamner les propos antisémites et haineux tenus il y a deux jours par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'Assemblée générale des Nations Unies. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner déclare que le discours d’Ahmadinejad prouve que la question de la nucléarisation de la République islamique est « extrêmement sérieuse et dangereuse ». Bernard Kouchner ajoute : « on ne peut se contenter de condamner l'Iran, il faut passer à l'acte ». Espérons que sur ce point le président de tous les Français écoute son ministre des Affaires étrangères. Le ministre israélien Ehoud Barak déclare que l'acceptation par la communauté internationale de l'intervention de « ce régime fou » à la tribune de l’ONU, et les applaudissements de cette même tribune, traduisent la « pauvreté » de la communauté internationale. « Pauvreté » est un mot bien faible pour parler d’une telle déchéance. Le président israélien Shimon Pérès déclare que les USA sont obligés de stopper Ahmadinejad pour sauver la planète. Shimon Pérès précise que « Ahmadinejad disparaîtra comme un coup de vent, il contribue lui-même à liguer le monde contre lui ». Lors de son discours hier à l'ONU, Pérès a déclaré : « Le soutien de l'Iran au Hezbollah a divisé le Liban. Le soutien iranien au Hamas a également divisé les Palestiniens et retardé la création d'un Etat Palestinien ». Oui, bon, pour qu’Ahmadinejad disparaisse comme un coup de vent, encore faut-il souffler un bon coup sur ses centrales nucléaires. Quant à la création retardée d’un Etat palestinien, nous verrons ci-dessous que même le Fatah n’en veut pas.

Dans un autre registre, certes important, le président américain Georges Bush a pris la parole - hier soir mercredi 24 septembre à télévision - sur la crise financière que traversent les USA en déclarant : « L'ensemble de l'économie américaine est en danger. Si le Congrès n'agit pas immédiatement, les USA peuvent glisser dans la panique financière et un scénario déprimant va se dérouler avec un possible risque de longue et pénible récession ». Bush a invité à la Maison Blanche les candidats à l'élection présidentielle, Obama et McCain, pour discuter, aujourd’hui jeudi, de cette crise financière.

Le problème, c’est que la crise financière, certes importante, que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités. Ainsi, un cadre du Fatah, Kadoura Farès, exhorte le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à suspendre les négociations de paix avec Israël. En effet, Kadoura Farès, déclare qu'il n'y a « aucune chance de percée dans les pourparlers en cours avec Israël dans un avenir proche. La solution consiste à reprendre la résistance ». (Ndlr : la « résistance », dans le jargon du Fatah, du Hamas et du Hezbollah, c’est le terrorisme). Côté israélien, le député du Likoud Sylvain Shalom déclare avec réalisme, dans une allusion directe à Ehud Olmert et à Tsipi Livni, qu’aucune manœuvre politique ne peut faire revivre un gouvernement qui a rendu l'âme. Pour Sylvain Shalom, ceux qui n'ont pas su endosser la responsabilité des erreurs de la deuxième guerre du Liban, et la responsabilité de l’absurde résolution 1701 de l’ONU sur le Hezbollah au Sud-Liban, ne peuvent pas prendre en charge les responsabilités présentes d’Israël.

A propos du Hezbollah justement, selon la presse arabe de ce jour, le Hezbollah améliore dans des conditions hautement risquées son arsenal en préparation d'une nouvelle attaque contre Israël. le journal koweitien Al Seyassah informe aujourd’hui jeudi que des fuites de produits toxiques du Hezbollah mal stockées au Sud-Liban ont provoqué des maladies graves chez des enfants. Des terroristes du Hezbollah touchés par ces fuites sont partis se faire soigner en Iran sous couvert d'entraînement militaire.

J’ai écrit plus haut que la crise financière, certes importante, que traversent les USA est en ce moment même mise a profit par certains pour revenir sur leurs engagements et pour préparer de futures hostilités. Le Fatah et le Hezbollah mentionnés ci-dessus ne sont pas les seuls à profiter ainsi de cette crise et à profiter également du climat général d’incertitude qui règne depuis l’occupation militaire partielle de la Géorgie par les troupes russes, occupation débutée le 8 août 2008. La Syrie envoie au Liban des commandos occuper sept villages au nord de Tripoli et masse 10.000 soldats à la frontière syro-libanaise, prêts à intervenir. La Russie livre du matériel nucléaire à l'Iran, s'oppose à des sanctions contre l’Iran, et occupe le port Syrien de Tartous, en y amarrant une dizaine de navires de guerre. Et aujourd’hui jeudi 25 septembre, le Premier ministre russe Vladimir Poutine appelle à « liquider la frontière » entre la Russie et l'Ossétie du Sud. La Corée du Nord stalinienne réintroduit des matériaux fissiles dans sa centrale nucléaire de Yongbyon. La Corée du Nord a déjà retiré les scellés et les caméras de surveillance mis en place par l'AIEA, une filiale de l’ONU, sur le site de retraitement de Yongbyon. Bref, ça chauffe un peu partout et presque tout le monde s’en fout.

Avec les USA essentiellement préoccupés par la crise financière, et les adversaires des USA qui en profitent pour avancer leurs pions, l’Union Européenne, elle, comme en 1938, vaque à ses petits soucis et à ses délires idéologiques. A cet égard, le tout récent article de Guy Millière, L'Europe oublie le 11 septembre, donne une idée assez éclairante de la déchéance européenne - déchéance passée, présente et future -. Petits extraits bien savoureux (début de citation) : « Une étrange cohorte se forma où se retrouvèrent gauchistes amoureux de toutes les causes sanguinaires, pourvu qu’ils y discernent une dimension anticapitaliste, sympathisants d’une extrême-droite à qui rien d’antisémite n’est étranger, adeptes d’une lecture littérale du Coran, gaullistes adeptes d’une politique arabe elle-même teintée d’antisémitisme, et corrompus de tous ordres craignant pour leur chèque de fin de mois. (…) On souhaite, en Europe, la victoire d’Obama. (…) Si Obama est élu, on fera la fête à Paris ou à Berlin, comme on la fera dans diverses capitales du monde islamique. (…) Si McCain est élu, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que la haine dirigée vers Bush se reporte sur lui. Comme Bush, McCain incarne encore, c’est vrai, une civilisation debout » (fin de citation). Que les Français, parfois malmenés sur le présent blog, se consolent : au sein de l’Union Européenne, ils n’ont pas le monopole de l’esprit munichois. En 2008, le syndrome « 1938 » s’étend de Narvik à Gibraltar, et de Lisbonne à Lublin. On n’a pas fini de rigoler.

Miguel Garroté.
Monde Info


(1) Le mardi 6 mai 2008, sur la chaîne de télévision Arte, à 21:00, Daniel Leconte présentait « Les bréviaires de la haine ». L’enquête exceptionnelle de Arte analysait d’abord « Mein Kampf », écrit par Adolf Hitler en 1924. Et ensuite « Les Protocoles des sages de Sion », un faux et un plagiat rédigé par la police secrète russe au début du vingtième siècle.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 09:03
   Dans la conjoncture présente, vous êtes nombreux à penser qu'il n'y a pas de quoi rire.
Pourtant le rire est la dernière arme fatale qui nous restera quand toutes les au
tres auront déclaré forfait.
Mettons en pratique avec ce message communiqué par Didier.



Nicolas Sarkozy
 

 

Il a sauvé Alsthom et il a libéré Ingrid Betancourt et libéré les otages en somalie avant de dékraché Wall Street...

- Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.
- Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.
- Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...
- Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
- Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.
- Dieu a dit : que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit : On dit s'il vous plaît.
- La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c'est sa chaussette.
- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons 
 
 - Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.
- Pour certains hommes le testicule gauche est plus large que le testicule droit. Chez Nicolas Sarkozy, chaque testicule est plus large que l'autre.
- Nicolas Sarkozy sait parler le braille.
- Il n'y a pas de théorie de l'évolution. Juste une liste d'espèces que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.
- Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant devait mettre son slip par dessus son pantalon.
- Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le steak a obéi.
- Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.
- Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l'échelle de Richter.
- Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.
- Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son
- Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.
- Dieu voulait créer l'univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a donné 6.
- Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.
- Jésus a marché sur l'eau, mais Nicolas Sarkozy a marché sur Jésus.
- Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.
- Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n'y a pas de reflet : il n'y a qu'un seul Nicolas Sarkozy.
- Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n'est pas parce qu'il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.
- Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril... Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.
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