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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 16:39

... Est-ce vrai pour les prêts ?

   Dernier gag : Notre président se rend à Londres pour négocier avec la Prime Minister je-ne-sais-quel arrangement à propos de Calais et de tous les malheureux qui s'y entassent dans l'espoir d'aller, eux aussi, visiter la perfide Albion pour s'y faire exploiter.

Le sujet est délicat. Pour arrondir les angles, il ne faut pas débarquer les mains vides...

Coup de génie, on va prêter aux Anglais la Tapisserie de Bayeux.

    La célèbre tapisserie (qui est d'ailleurs une broderie) est l'ancêtre de la bande dessinée historique.

   Elle raconte avec force détails comment Guillaume Le Bâtard, duc de Normandie, fit la conquête de l'Angleterre.

   Il y gagna le titre de Conquérant, ce qui avait meilleure allure que Bâtard, en écrasant à plate couture les troupes du régional de l'étape, un nommé Harold.

   La bataille magnifiquement illustrée sur la dite-tapisserie eut lieu à Hastings en 1066, ouvrant la série des dates en 66 que les Anglais considèrent comme le chiffre du diable.

    Si les Anglais sont contents de ce prêt, c'est qu'ils ont bien changé et sont devenus carrément masochistes.

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:12

Plus les hommes d'importance nous parlent de démocratie et plus l'actualité nous fait rire ou pleurer, selon l'humeur.

Aux dernières nouvelles,

New York subit une attaque terroriste. Le président des Etats Unis, celui qui tweete plus vite que son ombre, en profite pour complaire à son électorat de petits blancs lyncheurs, il réclame la peine de mort pour l'agresseur.

Jusqu'à nouvel ordre, la constitution américaine dont il est le garant repose sur la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Le président est à la tête de l'exécutif, la question judiciaire des peines et châtiments n'est pas de son ressort. Pourquoi n'y a-t'il pas plus de consciences pour s'élever contre cet abus de pouvoir ?

Elles craindraient donc les petits blancs plus que les terroristes...

 

 

Le président indépendantiste de la Catalogne, fuyant les mesures de rétorsion de l'état central espagnol, s'est réfugié, en compagnie de quelques-uns de ses ministres, en Belgique, comme avait fait au XIXème siècle notre Victor Hugo qui fuyait Napoléon-le-petit.

Le gouvernement espagnol brandit (lui aussi!) le glaive de la justice et réclame les fuyards sur les accusations de rébellion et subversion. Rien que ça...

Rébellion et subversion, chacun en conviendra, sont des motifs indiscutablement politiques.

L'Europe démocratique ne saurait admettre en son sein l'existence de prisonniers politiques.

Il ne reste plus à la Belgique qu'à renvoyer les nostalgiques du franquisme à leurs chères études.

L'avenir nous dira si la démocratie a encore un sens.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 20:57

   Dimanche 26 janvier 2014, une manifestation était organisée contre le président Hollande.

Jusqu'ici, rien que de très ordinaire, ce président est décidément surdoué dans l'art d'exciter les mécontents, mais, cette fois, les manifestant se surpassèrent. Pancartes et cris proclamaient de très attendus "Hollande démission" mais, plus inquiétant, au milieu de la foule qui ne les repoussait pas, fleurissaient des slogans anti-juifs, à croire 1934 revenu.

L'air du temps a changé, est devenu lourd et nauséabond.

Les antisémites ne se cachent plus sous le masque hypocrite de l'antisionisme. Plus besoin d'invoquer le malheur des Palestiniens, ils annoncent carrément "Dehors les juifs !"

Si vous attendiez les exclamations indignées de ceux qui font l'opinion, soyez déçus et inquiets. L'antisémitisme n'est plus un sujet vendeur. Le ronron des brêves politiques et des faits divers continue sans plus de scandale.

27 janvier 1945, c'était la libération d'Auschwitz, le monde prenait en pleine figure une vérité qu'il avait obstinément refusé de voir et proclamait "Plus jamais ça !".

27 janvier 2014, date anniversaire, le souvenir n'est plus à la mode. Les professionnels du commentaire n'accordent pas plus d'attention aux slogans antisémites qu'aux divers mouvements d'humeur ou à la vie conjugale des grands.

Les gardiens de la mémoire prévoient le retour de l'ignoble. La chasse aux boucs émissaires peut se donner libre cours, la parole antisémite est regardée comme une simple opinion et défendue comme une liberté, ses manifestations publiques sont une suite logique de la tolérance mal venue.

Honte à ceux qui ont la parole et se taisent devant l'inacceptable.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 22:48

    L'Assemblée Nationale vient de voter le non-cumul des mandats. Quand les exercices en cours seront terminés, il sera impossible d'occuper à la fois un mandat exécutif local et un mandat législatif. Finis les députés-maires et les sénateurs-maires.

Enfin une loi populaire ! Le citoyen (forcément honnête) est heureux, il applaudit.

      Balayons rapidement l'argument économique, cumul des mandats ne signifie pas forcément cumul de toutes les indemnités, elles sont écrêtées.

Plus intéressant, les électeurs partagent avec bon-sens l'idée que même un très gros travailleur ne peut être en même temps au four et au moulin. Le citoyen n'élira plus le même candidat aux fonctions de député et de maire. Dans la foulée, il est probable que le non-cumul des mandats amène de nouvelles têtes au sommet de la république. Tout va pour le mieux.

         Comme le mieux est l'ennemi du bien, il y a quand-même un petit problème que les commentateurs passent sous silence : que seront les sénateurs ?

Si leur mode de désignation n'est pas modifié, les sénateurs ne sont pas élus au suffrage universel mais par des "grands électeurs", des élus locaux qui votent en fonction de leur étiquette politique. Peu importent les qualités personnelles de l'impétrant ; pour devenir sénateur, il faut avoir la cote dans son parti et se faire présenter en bonne place.

Des sénateurs qui n'exercent pas d'autre mandat pourront être des politiciens professionnels, totalement coupés des citoyens ordinaires comme il en existe déjà trop.

      Au moins, les sénateurs-maires ont une vraie légitimité, celle de leur élection municipale.

Pour que le terme "élu de la république" garde sa valeur dans les deux assemblées, il n'y a qu'une alternative : élire le sénat au suffrage universel ou rendre OBLIGATOIRE le cumul des mandats de sénateur et de maire.

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:27

 

 
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Happy new year written in a heart shaped blackboard on a vintage background with a retro effect Royalty Free Stock Image

 

« Donnez-vous des rendez-vous partout,

Dans les champs, dans les choux,

Faites-vous des baisers tout de suite,

Des serments sur le grand huit.

Le temps passe à toute vitesse,

Roulez jeunesse. »
(Louis Chedid)

 

 

 

Après des fêtes étourdissantes, que 2014 vous apporte tout ce que vous désirez.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 21:11
    A Kiev, les manifestants sont de plus en plus nombreux à faire les yeux doux à l'Europe... et les Européens sont de plus en plus perplexes : soutenir ou non, intégrer ou non ?  Les éléments à considérer ne peuvent être jugés d'un trait de plume mais, dès à présent, je propose une exigence non négociable : les Ukrainiens, s'ils veulent aller plus loin avec l'Europe, doivent demander PARDON, pardon aux victimes de la Shoah par balles à laquelle ils ont plus que largement participé. 
Certes, les Ukrainiens d'aujourd'hui n'ont pas de sang sur les mains mais l'Allemagne n'a pas fini de se couvrir la tête de cendres en mémoire des juifs exterminés, la France a demandé pardon pour la rafle du Veld'hiv.
    Au tour de l'Ukraine de faire la démonstration de ses remords.

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 15:15

       Ce lundi 2 Décembre, au Quesnoy, il y avait cinéma au théâtre des 3 chênes.

On projetait "Sur le chemin de l'école" documentaire de Pascal Plisson.

La salle était pleine à ras bord d'enfants, des scolaires médusés de voir les difficultés que d'autres élèves affrontent pour aller à l'école, les longues marches à pied dans la savane du Kenya, le relief escarpé de l'Atlas marocain, la gadoue et l'absence de route dans la campagne indienne, les chevauchées périlleuses dans le froid patagonien, tout ça pour accéder à son rêve d'école et commencer son travail d'élève quand on aurait bien mérité de se reposer. Comble du sacrifice, deux petits qui ne sont pas scolarisés mobilisent toutes leurs forces autour d'une ruine bricolée de fauteuil roulant pour  tirer, pousser leur grand frère handicapé jusqu'à son école.

       Prodige, dans ce rassemblement d'enfants on n'entendait aucun bruit, tout le monde était rivé à l'écran, et à la fin, sans que personne ait donné la consigne, un tonnerre d'applaudissements a jailli. Heureusement qu'il faisait noir, j'en ai versé une larme d'émotion.

       Dommage que l'horaire de cette séance unique n'ait pas favorisé la présence des parents. Eux qui se lamentent trop facilement sur la "fatigue" de leurs chers petits, ils auraient trouvé de quoi relativiser.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:44
     Dans la presse aujourd'hui :"L'Iran et les grandes puissances ont scellé dimanche un premier accord historique ..."
     Accord historique, c'étaient justement les termes employés par les clowns tristes qui ont signé les accords de Munich avec Hitler en 1938. Les pas trop nuls en histoire savent ce qu'il en est advenu.

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:30

   Retour sur l'histoire proche.

   Depuis la mort de Tonton 1er, la France de gauche rongeait son frein dans l'opposition. Décidément, l'élection présidentielle ne lui réussissait pas.

Abonnés à près de vingt ans d'échec au scrutin suprème, les encartés de gauche ne sont pas restés inoccupés, ils ont prospéré dans les pouvoirs locaux. La France cumula des présidences de droite avec des villes et des régions de gauche.

    Advint le scrutin présidentiel de 2012. La gauche se lassait de l'oppositon et aspirait à gouverner, elle avait un candidat parfait en la personne du directeur du FMI, personnage considérable orné du prestige de sa fonction et d'une épouse que la télévision avait rendue populaire, le télespectateur la trouvait jolie, avec ses yeux bleus, c'était une véritable affiche pour les pulls mohair, et elle s'était toujours montrée intraitable avec l'extrême-droite.

   Une élection n'est jamais gagnée d'avance, l'engrenage si bien huilé grippa dans la dernière ligne droite à cause d'une affaire de sexe aussi américaine que scandaleuse. Les amateurs de polars et de conspirations n'ont pas fini de chercher le commanditaire du crime.

Il fallut d'urgence changer le candidat. Finis splendeur et prestige, le citoyen aura droit à sa louche de normalité indigeste.

     Le président sortant aimait le bruit, les riches et l'horlogerie de luxe. Ce qu'il était agaçant ! L'électeur  moyen était prêt à embrasser la cause de quiconque le débarrasserait de l'agité, il se laissa tenter par un candidat banal qui était fier de se déclarer normal et ressemblait à Monsieur Tout-le-monde.

    C'était un vote par défaut mais l'élu perché sur un petit nuage préféra ne pas s'en apercevoir.

    De quels hauts faits pouvait-il se vanter ? Il n'avait jamais été ministre, son grand mérite était d'avoir évité l'implosion de son parti quand il en était Premier Secrétaire. Logiquement, il pouvait se dire que gouverner la France ne serait pas beaucoup plus compliqué que gérer des irresponsables, des tendances et des courants, en évitant les embuscades. Il se mit au travail avec la méthode qui lui avait si bien réussi.

    On allait voir ce qu'on allait voir et... rien, plouf !

    Le pays, les nerfs à vif, attendait de grandes décisions seules capables d'impulser le changement promis. Elles auraient forcément déplu à certains, ce qu'un président adepte du consensus ne pouvait envisager. Il ne lui vint même pas à l'esprit qu'en échange, il pourrait engranger des soutiens indéfectibles. Non, fidèle à sa méthode, il choisit le gouvernement qu'il lui fallait, appliqué à régler des querelles d'appareil, remettant aux calendes grecques le respect des engagements.

   Dire qu'il n'a rien fait serait injuste, il avait promis le mariage pour tous et il tint parole malgré une opposition déchaînée. En même temps, sans y être hostiles, des citoyens se demandaient s'il était bien raisonnable de mobiliser tant d'énergie pour une réforme dite "sociétale" qui leur semblait moins urgente que le retour des chômeurs au boulot. Il est vrai que ces lois tapageuses font parler plus qu'elles ne coûtent et que, justement, l'argent est ce qui manque le plus.

    Pour être un vrai président, il faut exister en politique internationale, montrer qu'on décide de la paix et de la guerre. Il entreprit de chasser les djihadistes du Mali où la population l'accueillit comme le Bon Dieu. Il  récolta provisoirement quelques points dans les sondages.  Comme toutes les embellies, celle-là dura ce que durent les roses, l'espace d'un instant, le temps que le peuple, pour une fois obstiné, lui qu'on dit si inconstant, ne revienne à ses préoccupations lancinantes du chômage et du pouvoir d'achat.

     Pendant ce temps, le calendrier avance, les élections municipales s'annoncent dans quelques mois.  L'électeur mécontent du spectacle présidentiel risque fort de se détourner de tout ce qui porte son étiquette. Les déçus du président pourraient se donner des maires de doite ou même d'extrême-droite.

       Lassés des revirements et atermoiements présidentiels, des maires socialistes ont commencé à rendre leur carte. C'est la chute des feuilles...

     En quoi les maires sont-ils responsables de l'emploi et du coût de la vie ? Non seulement, ils n'y sont pour rien mais ils apportent leur aide aux victimes avec le peu de moyens qui leur restent, l'Etat se déchargeant des dépenses sans les financer.

      Jouez à vous faire peur, imaginez ce que deviendrait votre ville sous une municipalité de droite.

     En vue de sa réélection, le nouveau essaiera de plaire à ceux qui l'ont élu, il fera donc en sorte que les impôts locaux n'augmentent pas.

      Rien n'est plus simple, supprimez des services ; si vous avez moins de frais, il vous faudra moins de recettes.

On peut l'observer facilement, c'est la gestion municipale qui se pratique dans les villages résidentiels, les zones "rurbaines", tenues par des maires de droite. Pas assez courageux pour annoncer la couleur, ils se disent souvent "apolitiques" mais leurs amis sont tous à droite et leurs critiques s'adressent exclusivement à la gauche.

Quels services seront détruits en premier ? Tous seront touchés, à commencer par ceux que des entreprises privées vendront aux citoyens devenus clients, consommateurs.

On va mettre l'école publique à la portion congrue. Quand les parents en auront assez, ils mettront leurs enfants à l'école privée. 

Les activités sportives peuvent être assurées par des clubs privés, sinon, grâce à la voiture, on utilisera les installations de la commune voisine qui offre encore des services.

La vie culturelle ? - Les amateurs de spectacles et de lecture n'ont qu'à se déplacer.

Mais s'ils n'ont pas de voiture ?  - Il y a de plus en plus de chaînes de télévision thématiques, voilà de quoi se cultiver.

Ils ont envie de loisirs collectifs ?  - Alors, là, c'est trop, ce n'est pas à la commune de payer tous les caprices.

 

Vous croyez que j'exagère ?

 - A peine. Si vous ne me croyez pas, faîtes donc votre petite enquête dans les communes de droite, vous y réfléchirez. Vous paierez peut-être moins d'impôts mais, si vous êtes jeunes, vous aurez intérêt à ne pas avoir d'enfant, si vous êtes vieux, malades ou handicapés, partez !

Votre petit paradis n'est plus fait pour vous.

 

      Monsieur le Président, nous n'acceptons pas les conséquences de votre incurie sur des élus locaux qui, eux, ont bien fait leur travail.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 23:09

      Le prix Sakharov 2013 est décerné à Malala Yousafzai, 16 ans.

Cette jeune pakistanaise, laissée pour morte par des talibans qui lui avaient tiré une balle dans la tête, est devenue un symbole pour toutes les femmes écrasées par l'obscurantisme.

    Son crime ? Elle milite pour que les filles aillent à l'école, certaine que l'éducation est le plus sûr chemin vers la liberté.

    Que le prix Sakharov pour les droits de l'homme et la protection accordée par l'Union Européenne l'aident à sauver sa vie et continuer son combat.

       Des enfants prêts à tout pour étudier, c'est aussi le thème du film "Sur le chemin de l'école" au programme des cinémas en ce moment.

    En hommage à Malala, il faut absolument aller le voir et, surtout, y emmener les enfants de son entourage.

On a bien le droit de rêver, ils devraient s'en poser des questions, nos chers petits, toujours fatigués, jamais contents.

     Pour un jour, au moins, qu'ils apprécient leur chance et décident d'en tirer parti...  

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