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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:47

      Tous les amateurs de polars connaissent les Editions Baleine. Ils ont dégusté avec gourmandise la célèbre collection Le Poulpe, des romans qui avaient un point commun : le héros, et des auteurs différents mais tous marqués à gauche.

      Depuis, Le Poulpe a cessé de se multiplier mais ses anciens lecteurs ont conservé des Editions Baleine l'image d'une maison plutôt de gauche, tendance libertaire et, en tout cas, antifasciste.

    Patatras ! Si vous aviez encore des illusions, il est temps de vous en défaire.
   Au catalogue 2010 du cétacé, figure la réédition d'un polar cinquantenaire : "Faut toutes les buter" d'un certain François Brigneau.
Vous avez déjà entendu ce nom-là mais il ne vous dit rien de précis ?
Alors précipitons nous sur les dictionnaires, livres d'histoire et autres encyclopédies.
    C'est qu'il ne s'agit pas d'un jeune écrivain au seuil de sa carrière. François Brigneau, né en 1919, milicien, ami de Brasillach dispose d'un CV impressionnant, la méchanceté conserve.
   Au long du siècle, il a laissé trainer sa signature dans tous les organes de presse et les éditions d'extrême-droite, avec une prédilection marquée pour la littérature antisémite.

   On pourrait admettre qu'un éditeur se laisse prendre à la bonne mine d'un débutant inconnu mais jouer à l'innocent quand il s'agit du titulaire d'un tel pedigree, à qui veut-on faire faire croire cette fable ?
Nous ne sommes en présence ni d'un idiot, ni d'un naïf. Alors, quelle explication ?
Le scandale, chers amis, le scandale qui fait du bruit ( le buzz, comme on dit quand on veut être à la mode), on croit toujours qu'il va faire vendre... et l'édition est une industrie nécessiteuse. A vot'bon coeur, M'sieurs, dames !
Hélas pour cet industriel pas regardant, il est encore des lecteurs et, surtout des auteurs, qui ne veulent pas manger de ce pain-là.
A la suite de Didier Daeninckx, auteur de trois Poulpe, des écrivains qui savent encore dire NON, retirent leurs oeuvres des Editions Baleine. C'est comme une bouffée d'air frais !
Bientôt, il n'y restera plus que des vieillards cacochymes doublés d'auteurs rouges-bruns.

     Soutenons les sincères et les propres. Il y a plus de gloire à suivre sa conscience qu'à prospérer sur le recyclage des poubelles de l'histoire.
      Infligeons à la Baleine un régime amaigrissant.
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 23:35
   
     Au gré de mes voyages en histoire, j'ai rencontré votre remarquable "L'amour en plus" où vous démontriez qu'entre mère et enfant, pour affective qu'elle soit, la relation est construite, acquise et non instinctive.
Plus tard, je ne vous ai pas suivie dans la mansuétude qui vous animait à l'égard des utilisatrices de mères porteuses. Le risque est grand de voir les femmes pauvres subir une nouvelle exploitation ; d'une féministe comme vous, j'aurais attendu plus de circonspection.
     Enfin, je vous retrouve avec allégresse. Vous proclamez ex-cathedra et avec quel talent (!), ce que bien des femmes aimeraient dire si elles pouvaient se faire entendre.
     Merci de rendre justice aux nullipares volontaires.
Vous avez trois enfants, on ne peut vous accuser d'avoir écrit un plaidoyer pro-domo. Vous avez compris que défendre la liberté de choisir, c'est aussi accepter que d'autres fonctionnent autrement que soi-même, soutenir  leur revendication d'autres désirs.
Vous avez démontré (et avec quel brio !) que l'effarante mortalité infantile à l'âge classique était largement provoquée par la mise en nourrice générale des nouveau-nés. Vous connaissez donc les qualités de l'allaitement maternel, qualités qui doivent être nuancées en fonction du niveau sanitaire entourant la mère et l'enfant. Le sein maternel est absolument irremplaçable pour les prématurés, les fragiles et toutes les fois que la qualité de  l'eau ne peut être garantie.
Dans toutes les autres situations, vous rappelez fermement le principe qui ne doit pas être oublié : allaiter est d'abord le choix de la mère et doit le rester.
Il est odieux, méprisable, que la cause magnifique de l'écologie soit détournée pour faire reculer la liberté des femmes. Faudrait-il renoncer au biberon, aux couches, et mêmes aux protections périodiques jetables au nom de la NATURE ?
Quand les hommes sont concernés par un produit, un objet, s'il pose un problème environnemental mais qu'ils y tiennent, jamais ils ne décident d'y renoncer ; ils lancent des recherches pour leur trouver une version éco-compatible, pourquoi devrait-il en aller autrement lorsque les intéressées sont des femmes ?

Voilà quarante ans, avec d'autres femmes énergiques, vous meniez le combat pour nos droits.
Un temps, nous avons pu croire qu'il était définitivement gagné.
Hélas, c'était une illusion.
Il est effrayant de se dire que les victoires des anciennes seraient remises en question pour les plus jeunes qui n'ont pas vraiment l'air de s'alarmer et de se préparer au combat.
   Il sera bien difficile de prendre notre retraite de féministes combattantes.
   Nous vous (et nous) souhaitons longue vie et santé pour mener à bien tout ce travail.
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:57
    Etienne-Emile Baulieu, à 83 ans, lance un travail de recherche sur une protéine qui interviendrait dans la maladie d'Alzheimer.
     Décidément, cet homme est un défi vivant à une foule d'idées reçues.
     Qu'en pensent tous ceux qui prétendent avec un bel aplomb que les cerveaux quitteraient la France, faute de pouvoir y travailler au delà de l'âge de la retraite ?

     Je m'épargnerai, et vous épargnerai, un débat scientifique au-dessus de mes aptitudes.
    C'est avant tout une aventure humaine qui remplit d'allégresse. On a tellement envie qu'il réussisse...
pour les malades, bien sûr, mais aussi parce qu'on a tous encore un bout de notre âme d'enfant, on aime que les belles histoires finissent bien.
     Jusqu'à présent, Etienne-Emile Baulieu, dans son rôle de philanthrope, ne nous a pas déçus.

     Le conte de fée nous réserve peut-être des épisodes inédits..
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 11:15
  Tout doit disparaître !
C'est une opération saisonnière.
Il faut faire de la place avant de rentrer la nouvelle collection, se débarrasser des invendus accumulés.
Quand on s'est trompé dans ses prévisions, que le public a boudé la petite merveille surstockée, on tente de le séduire en baissant les prix. Il faut rentrer au moins de quoi reconstituer un stock à la dernière mode.
Tout le monde s'y est mis. Autrefois spécialité du textile et de la chaussure, la saison des soldes a gagné tous les commerces, même ... le ministère de la santé.
Pour fêter le démarrage des soldes, d'entrée de jeu, grosse promotion sur les vaccins.
La saison a été mauvaise pour l'article vedette.
Pas assez de malades grippés A. Les gens n'ont pas eu la frousse attendue. L'énorme stock de vaccins risque bien d'être périmé avant de trouver preneur.
Les individus normaux, sains de corps et d'esprit, trouvent que c'est plutôt une bonne nouvelle : moins de malades que prévu.
Mais l'économe s'arrache les cheveux. Il rappelle que gouverner c'est prévoir.
Qui s'est planté dans ses prévisions doit aujourd'hui se débrouiller pour limiter la casse. Inutile de pleurnicher, de faire valoir qu'on n'y est pour rien, qu'on avait cru bien faire, les responsables seront virés, non à la circulation comme les flics sans flair, mais au département "colportage".
Et tout échec des soldes signera un licenciement sec.
Alors on tente de séduire le gogo mais les clients solvables ne sont pas faciles à trouver et ils sont très sollicités par d'autres sur-stockés. Comment faire ?
On pourrait tenter une méthode courante dans la VPC : offrir un cadeau lié à l'achat.
C'est peut-être l'idée : demander aux autres ministères d'inventorier les nanars qui leur restent aussi sur les bras. On fait un paquet-cadeau bien alléchant et ça doit pouvoir marcher.
Une idée : refiler au meilleur client l'EPR ou le "Rafale" en prime avec les vaccins. Depuis le temps qu'on essuie des refus, on aurait l'air d'avoir réussi une vente.
C'est bientôt l'anniversaire du VRP en chef ; ça lui ferait sans doute plaisir à Nicolas.
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:08

    Retour vers des souvenirs scolaires.
    Nous l'avons tous appris, c'est au motif qu'il "pervertissait la jeunesse" que Socrate fut condamné à boire la ciguë (... et c'est pas bon ! . En ce temps-là,  on donnait la mort avec recherche et  diversité).
    Un pervers, des jeunes ... C'est à la mode.
Vous avez besoin d'un prétexte pour conforter une opinion ? Pas d'hésitation, ciblez la jeunesse et, encore mieux, l'enfance.
Défendre les enfants, surtout les têtes à claques, ceux qui font tout pour qu'on "leur en mette une", voilà une noble cause, tellement intouchable qu'elle vous épargnera même la nécessité d'une explication. Personne n'osera vous contester ; protéger la jeunesse est l'argument ultime.
   On accusait Socrate d'éloigner les jeunes des cultes civiques, c'était grave mais peu croustillant. Immédiatement,  l'homme du vingt-et-unième siècle, en obsédé du sexe des autres,  imagine dans "l'affaire Socrate" un scandale à base de pédophilie.

     Voilà qui aurait bien fait rire Socrate et ses contemporains !
On ne trouvait rien à reprocher à ses moeurs sexuelles, c'étaient celles de tout le monde.

     Entre pédophilie et pédérastie, on ne faisait pas l'amalgame.
Les garçonnets vivaient auprès des femmes jusqu'à la puberté ; ensuite le couple masculin adulte-adolescent était la norme et la conséquence logique de l'absence d'éducation des filles. Les citoyens d'Athènes faisaient des enfants à leur femme. Pour le reste ... il valait mieux chercher ailleurs.
    Une chanson de Jean Ferrat ironise : "Une femme honnête n'a pas de plaisir" ; les mères de famille athéniennes n'avaient pas non plus de conversation, sauf Aspasie, mais c'était une hétaïre, autant dire une putain ... donc presque pas une femme. Les sexes menaient une vie sociale séparée. La vie sentimentale et sexuelle était affaire d' hommes.

      Le plus beau, le plus passionné des poèmes d'amour de la littérature grecque est un chant de l'Illiade, celui où Achille hurle son désespoir après la mort de Patrocle, son jeune amant.
      Pendant nos études de grec, il est vrai, on n'a pas hésité à nous livrer une version de l'Illiade expurgée de ce poème. Il était jugé scandaleux, alors qu'on n'a jamais hésité à nous donner le texte des autres chants remplis de massacres et de vengeance.
      Étonnant ? - non : à la mesure de nos conventions. Nous ignorons les codes du passé.

    Dans l'antique Grèce, une génération faisait l'éducation intellectuelle, affective et sexuelle de la suivante...et on n'y trouvait rien à redire. On cultivait même les attachements ainsi créés ; la phalange macédonienne , qui a conquis un empire pour Alexandre, s'était construite sur des couples de guerriers, on savait qu'ils se battraient jusqu'au bout pour défendre leur ami. Les Egaux de Leonidas, aux Thermopyles, se sont fait hacher menu, inséparables jusqu'à la mort.
     Socrate avait des disciples qui ont d'abord été ses amants puis se sont occupés de sa mémoire. Ils avaient nom Platon ou Xenophon. Ils ont fait carrière dans la philosophie ou la littérature, ils ont fait l'éloge de Socrate et nous l'ont rendu admirable.

     Pourtant, si nous le rencontrions aujourd'hui, nous aurions peut-être du mal à accepter le personnage.
Il passait le plus clair de ses journées, dans une crasse oisiveté, à flâner dans les jardins avec la jeunesse dorée d'Athènes. Tout ce beau monde n'avait d'autre occupation que le coupage en quatre des cheveux ... qu'il avait rares()!.
     Une personne ne riait pas, c'était Xanthippe, la femme de Socrate.
Elle avait ses raisons de manquer d'humour. La vie qu'il lui imposait était insupportable.
Ses disciples étaient des gosses de riches ; lui était pauvre (pas même les moyens d'entretenir des esclaves !), mais il s'interdisait de faire payer ses leçons.
C'est la pauvre femme qui se débrouillait pour assurer le minimum nécessaire à leur survie. Elle exerçait le périlleux métier de pêcheuse de poulpes ; elle plongeait pour faire bouillir la marmite (dans tous les sens du terme) du philosophe qui n'aurait pas remué le petit doigt.
    Les disciples du maître, non seulement, ne l'ont l'ont jamais aidée mais ont transmis à la postérité la légende d'une abominable mégère qui faisait des scènes, sans considération pour la qualité de philosophe de son mari. Facile à  comprendre : eux-mêmes étaient à l'abri de la nécessité, ne l'imaginaient même pas.

    Qu'elle soit consolée. Une compagne lui est arrivée au dix-neuvième siècle, en la personne de Jenny Von Westphalen, alias Mme Karl Marx.
Née dans la bonne société allemande, elle s'est mariée en apportant une dot permettant de démarrer une vie de ménage, avec Karl Marx, un garçon peu fortuné mais équipé d'un solide bagage d'études. Le jeune couple, logiquement, avait les moyens de s'en sortir, moyennant un peu de travail, considération scandaleuse face aux prétentions du jeune homme.
Il était convaincu d'avoir une oeuvre à produire, pas le temps de se livrer à des tâches subalternes. A en juger par l'étendue du résultat, il avait raison mais...en attendant la gloire, il fallait vivre.
   Un tel cerveau ne pouvait pas se louer comme un vulgaire prolétaire (sa prédilection).
En attendant le succès d'édition, il était destiné à crever de faim, à moins de trouver une "poire" qui l'entretînt. Il  finit par la trouver en la personne d'Engels qui lui donna son héritage à manger. Trop heureux d'assister le grand homme, il poussa la magnanimité jusqu'à endosser la paternité d'un enfant que l'ineffable Karl avait fait à la bonne !
En attendant l'ami providentiel, Marx ne dérogea pas à ses principes, il dépensa la dot de Jenny.
Comme ses loisirs lui laissaient un peu de temps pour des ébats conjugaux, des enfants lui naquirent.
Tout le monde survécut dans la misère, à l'exception du petit Guido qui en mourut.
Marx était spécialiste du prolétariat mais pas de la honte ; c'est sans gêne aucune qu'il accepta la collecte des pauvres ouvriers et dockers de Whitechapel pour les frais d'enterrement de l'enfant.

     La misère dans le smog de Londres était plus sordide que sous le ciel radieux du Pirée mais, en fin de compte, Jenny et Xanthippe sont bien soeurs.

      Tout cela, c'est de l'histoire, c'est bien loin de nous.  Sauf que ... Nombre de féministes, aujourd'hui, se disent marxistes. N'y voient-elles pas de contradiction ?
      Est-ce toujours aux hommes de dire où sont le bien et le mal ?
Des femmes s'y risquent mais celles qu'on entend se placent sur un terrain balisé par les hommes.
Elles aussi répandent une Morale des cerveaux.
      Nous attendons impatiemment la morale des coeurs et des tripes.

     Qu'on se décide enfin à proclamer la seule vérité qui compte : le mal est dans la souffrance et, en la supprimant, on approche du bien.

     Sans doute, est-ce trop simple ? N'importe qui peut le comprendre ... même une bonne femme !
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:54
      Combien désespèrent de jamais rien faire de bon!
Ils dépriment de voir des "bac+8" peiner à trouver une situation.  Alors, pensez ... avec beaucoup moins ... quel avenir ?

      Aujourd'hui, fini le chagrin, adieu l'angoisse. Bac+2 à vingt trois ans, c'est beaucoup mieux que des études brillantes.
C'est un niveau suffisant pour diriger un  établissement très grand, très riche.

      Ce sont les bêtes à concours, les majors de promo X-mines ou ENA qui vont déprimer pour de bon.

     Au choix, nous optons pour le rire ou la colère ?
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:41
     Campagne de pub oblige, tout le monde est au courant : on est prié de mettre la main à la poche pour l'Institut Pasteur. Cause utile, c'est pour le bien de l'humanité.
      Comme chacun sait, les bien-portants sont des malades en puissance. Tout le monde aura besoin des progrès de la médecine, un jour ou l'autre. Il faut que les chercheurs aient les moyens de chercher. Que chacun en soit bien convaincu ; pour lancer la campagne, on a extrait de son labo une "nobelisée made in Pasteur": ici votre argent est bien employé.
       Il ne manquerait plus qu'il soit gaspillé !... C'est vrai, il est juste de préciser, n'est-ce pas, ma pauvre amie, avec tout ce qu'on a déjà vu, de l'ARC à l'hormone de croissance ... Bon, on peut se fier à Pasteur. Courons chercher le carnet de chèques.
        En le cherchant, les infos continuent à défiler ... Tiens, les cours de la bourse... Ces derniers mois, ils ne  risquaient pas le vertige ni le mal des sommets... ah, cette crise !
Apparemment, un secteur a fait mieux que résister, ce sont les laboratoires pharmaceutiques.
Alors, les labos, on dit merci à l'OMS ? !
Un vrai cadeau qu'elle vous a fait
 Réussir à semer la panique quand on n'a comme épouvantail qu'une gripette, c'est fort, très fort ! Et vous rendre l'énorme service de promouvoir l'asepsie, l'antisepsie et le vaccin, tout ça pour votre poche, les labos, vous pourriez faire un petit geste.
         Il n'est pas question de faire du chagrin à vos actionnaires ?
Voyez-vous, il y a longtemps que nous l'avons compris. Alors, si le citoyen-malade ou malade en puissance donne l'impression d'avoir les poches cousues, il ne faudra pas se donner l'air surpris et navré.
        La maladie est votre affaire quand il s'agit d'engranger des sous, qu'elle le soit aussi quand il faut semer.

 Ne tuez pas le cochon de payant ni la vache à lait.
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 09:47
     Si vous n'êtes ni sourd ni aveugle, vous êtes forcément au courant : Roman Polanski a été cueilli par la police suisse.
     Hélas, ce n'est pas une histoire suisse, c'est arrivé .
     Je sens déjà la moutarde qui me monte au nez ...!
     Pour complaire aux Américains et restaurer avec eux la bonne entente quelque peu ébréchée ces derniers temps par des histoires de secret bancaire, la Suisse monte un traquenard : elle invite Polanski à venir se faire remettre une médaille. Aussitôt arrivé, il est arrêté.
    Étrange conception des bonnes manières...
Passons ... mais où était la nécessité d'une telle mise en scène alors que le présumé délinquant possède un chalet sur place, à Gsdaat et y effectue chaque année de longs séjours ?
     Il fallait probablement donner un maximum de publicité à la glorieuse arrestation de ce dangereux malfaiteur, en vieux monsieur à visage de gosse.
     La prétendue victime, désireuse de tranquilité, ayant pardonné et retiré sa plainte depuis longtemps, la seule douleur que la Suisse soit encore en mesure de consoler, c'est la susceptibilité d'un juge américain qui , depuis trente ans, veut "se faire" un artiste juif et désespère d'y parvenir.

      Le juge, pour le moins acharné et probablement sous employé, poursuit sa cible depuis 1977.
Dans la très prude Amérique, l'affreux cinéaste aurait profité d'une séance de photos pour violer la modèle qui, circonstance aggravante, n'avait que treize ans. Énorme !
Manque de chance pour l'accusation, la "victime", une vraie Lolita, n'était pas à son coup d'essai, elle  avait sa petite idée derrière la tête en venant seule à un rendez-vous (à propos, le défaut de surveillance des parents d'une fille de cet âge, on n'en dit rien), elle était consentante, depuis, elle a pardonné et retiré sa plainte. Qu'à cela ne tienne, il reste le délit de "relations inappropriées", ce qu'en France, nous appelons "détournement de mineure".
Savonarole s'obstine et cherche toujours à faire tomber Polanski ... pour une infraction dégonflée, de celles qui relèvent d'un juge de paix.
      S'il y a un scandale dans cette affaire, c'est bien l'acharnement avec lequel une soi-disant justice s'obstine à fourrer son nez dans toutes les petites culottes.
      De quoi rire ?

      Depuis le scandale d'Outreau, nous ne rions plus.
      A cette occasion, chacun s'est rassuré en chargeant le juge et son manque de flair. Nous avons ainsi évité de sonder les coeurs et les cerveaux. Si nous l'avions fait, il nous aurait fallu reconnaître que de tels gâchis sont possibles parce que l'opinion, comme des chiens de chasse, attend la curée.
      La pédophilie est devenue une véritable obsession publique, au point d'anéantir le discernement le plus élémentaire. On amalgame sans frémir, dans la même appellation infâmante, le jeune enfant kidnappé, violé, assassiné, et l'adolescente délurée qui a "le feu au fesses" et recherche la fréquentation d'hommes plus experts et plus riches que ses camarades.
      Ces deux situations n'ont rien en commun. Si l'opinion publique les confond c'est  qu'elle y trouve l'occasion de se déchaîner contre un homme célèbre et riche, une jouissance pour les médiocres.
       Les crimes d'enfants sont des prétextes rêvés pour exiger le rétablissement de la peine de mort.
Comme il est impossible, même aux pères-la-pudeur, de requérir la mort pour un détournement de mineure, surtout lorsqu'il s'agit vraisemblablement d'un "détournement de majeur"( !), c'est l'occasion de réactiver la plus archaïque des polices du sexe.
       Il faut faire un exemple avec le cas Polanski ?
Alors, espérons que la raison revienne aux Suisses, ce sera un exemple du terrassement de la bêtise et de l'hypocrisie.


NB:  Dans l'expression "détournement de majeur", je fais référence à une expérience vécue à la même époque. Dans les années 70-80. Nous assurions le reportage, cour et jardin (salle et coulisses), de la KBM (Kermesse de la Bière de Maubeuge).
Contrairement à ce que l'appellation pourrait laisser imaginer, l'événement n'avait rien à voir avec les traditionnelles fêtes de la bière bavaroises  ; c'était une énorme organisation de spectacle. Pendant dix jours, il y avait chaque soir une vedette, les plus grands noms de la variété s'y sont produits, et quelques attractions. Évidemment, il s'y déroulait des concours de "miss" parmi lesquels une compétition organisée par OK Magazine.
 C'était une publication pour adolescentes, le concours s'adressait donc à des filles de moins de 18 ans, souvent beaucoup moins. Elles étaient visiblement prêtes à tout pour accéder à une célébrité de starlette, et passaient leur kermesse à draguer tout ce qui avait l'air important. On éprouvait très vite de la gêne devant le mélange affiché d'une apparente ingénuité (broderie anglaise et socquettes) et des gestes racoleurs, surtout en présence des "huiles" de la fête, souvent beaucoup plus repoussants pour une jeunette qu'un Polanski au physique d'éternel gamin .
      Visiblement, elles n'avaient pas froid aux yeux, elles savaient ce qu'elles voulaient, comment faire, et ne reculaient pas devant les moyens. Entendre certaines de leurs conversations entre elles avait de quoi faire rougir les moins prudes mais il paraît que nous étions naïfs, que "celles qui veulent arriver font toutes ça."
Lorsqu'on est adulte, il faut garder la tête sur les épaules et ne pas se laisser entraîner dans des jeux qui n'attireront des ennuis qu'aux majeurs, les apprenties ayant l'excuse de minorité.
C'est pourquoi, lorsque nous avions repéré quelles cibles étaient visées, nous leur balancions en boutade et avertissement : "Y a du détournement de majeur dans l'air !"

C'est incroyable à quel point des hommes importants et responsables peuvent perdre toute raison,. Les polytechniciens sont aussi bêtes que les jardiniers devant la tentation facile, les manoeuvres séductrices de gamines qui n'ont souvent qu'un atout : leur jeune âge.
... mais on a vu des crimes plus graves.


Annexe :

Il y a aujourd'hui (30/09) trois jours que les commentaires s'accumulent dans les médias.
   Les anti Polanski, ceux qui le vouent à l'exécration éternelle, sont les mêmes qui, au moment de la guerre de Gaza, en janvier dernier, se déchaînaient contre Israël. 
Bizarre, vous avez dit bizarre ...
   Vous pouvez dire que j'ai une idée fixe et même me supposer une paranoïa. Vous n'empêcherez pas la réalité de la persécution.
Où va se nicher l'antisémitisme ...
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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:09
              Vous désirez faire carrière dans l'escroquerie ?
Cessez de bricoler
Le temps n'est plus aux gagne-petit ni aux aventures solitaires.
La mafia, c'est démodé.
Constituez une secte. Votre petite affaire croîtra et multipliera avec la protection de la justice.
Euh ... Comment dit-on "merci" en langue scientologue ?
Faudra demander à Tom Cruise, la prochaine fois qu'il vient en visite à l'Elysée.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 09:44
Le verdict est tombé dans le procès du "gang des barbares".
Un verdict attendu : Fofana condamné au maximum, il aurait été difficile de faire moins.
Tout, son crime et son attitude face à la justice, allait dans ce sens.

   Il est content : il se prend pour un martyr, lui qui ne laissera dans les mémoires que l'image d'une petite frappe qui se voulait sadique sans avoir l'intelligence de ses modèles.
    Mais il reste une sensation d'inachevé. Les autres accusés s'en tirent plutôt à bon compte, la famille et les amis du supplicié sont insatisfaits.
On les comprend, ils sentent leur chagrin insulté, mais pour ceux qui ont la chance de regarder les événements de l'extérieur, le plus grave n'est peut-être pas le niveau des peines infligées à tel ou tel accusé. Avant l'accusation et le jugement, c'est l'enquête qui pose une foule de questions.
   Un jeune homme a été séquestré des semaines dans un appartement où l'on circulait apparemment beaucoup, ceci dans une cité de type HLM où, c'est bien connu, il est difficile de garder un secret.
    Une foule de gens savaient, une foule de témoins qui n'ont rien dit.
Nous sommes en face d'une non-dénonciation de crime. Elle est punie par la loi quand elle est le fait d'individus isolés.
Pourquoi un crime resterait-il impuni du seul fait qu'il est collectif ?

La sévérité vis à vis d'un seul n'est qu'une facilité exonérant la foule de ses crimes.
 A quand la tolérance face aux lynchages et autres pogroms ?
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