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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:00
         C'est parti pour le froid.
         Glagla... en attendant la neige, la pluie et autres intempéries qui nous tombent dessus, comme un fait exprès, le matin sacré du marché.
     Il serait temps de rompre avec une funeste tradition du Nord, l'absence de marché couvert.
     Consciente de la "misère du temps" et pragmatique avant-tout, je ne rêve pas d'un édifice luxueux avec chambres froides et café des amis, je crois seulement qu'un trottoir couvert ou un simple préau, en abritant la clientèle, attirerait au marché un public frileux. Grâce à lui, il aurait moins tendance à se réfugier dans les grandes surfaces.
     Il serait intéressant de connaître le poids de l'argument méteo dans l'attraction exercée sur les clients par les supermarchés. On pourrait être surpris.
     Il y a longtemps que les gens ne croient plus aux prétendus bas prix de la grande distribution, ils sont nombreux à se lamenter sur la qualité de ce qu'on y trouve, mais, à la première averse, la foule s'y précipite comme un seul homme.
      Ce n'est pas une fatalité, c'est un dommage évitable.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:26

  ?

        Enorme point d'interrogation.

La question vous paraît dénuée de sens, elle réclame des éclaircissements. Puisqu'il en est ainsi, ne reculons devant aucun sacrifice, apportons des précisions.

   Périclès est un homme d'état grec, né à Athènes vers 495 av. J.-C. et mort dans cette même ville en 429 av. J.-C., connu pour ses qualités de stratège et d'orateur. Son nom reste associé aux heures les plus brillantes de la cité qui lui doit ses monuments les plus prestigieux. Il rassembla autour de lui artistes, philosophes et poètes. 

   De Madame Périclès il ne reste aucun souvenir, elle vécut discrète, confinée au gynécée. Les femmes honnêtes ne tenaient aucune place dans la vie publique. Les hommes célèbres s'exhibaient avec de beaux jeunes gens, c'était l'usage le plus répandu, ou des prostituées de haut niveau ; de nos jours, nous les appellerions "escort girls". Une de ces professionnelles, Aspasie, a laissé son nom associé à la carrière de Périclès. Elle fut presque son ministre de la culture, un peu comme la Pompadour au temps de Louis XV. Lors des cérémonies officielles, elle restait à l'arrière-plan, discrète, mais aucun citoyen d'Athènes n'ignorait sa place dans les décisions. Son nom resta dans les mémoires jusqu'au XXème siècle et Phi-Phi une opérette française sur une musique d'Henri Christiné. Créée à Paris, le 12 novembre 1918, c'est une mise en scène comique du sculpteur Phidias et d'Aspasie "C'est une gamine charmante ..."

    Résumons : Aspasie était une personnalité d'importance mais elle restait une prostituée. Tout Athènes le savait et personne n'y a trouvé malice pendant des siècles.

      Mais c'est bien fini. Périclès, aujourd'hui, se verrait condamné à payer l'amende.    

     En faisant la chasse aux usagers, les tartuffes ne voudraient que du bien aux prostituées. Inutile de leur démontrer que la menace crée la clandestinité qui favorise la violence. Les proxénètes peuvent dormir tranquilles, leur petite industrie va prospérer dans les bas-fonds et les recoins obscurs, ils auront une paix royale pour commettre leurs exactions.

      Aujourd'hui, la vertu est au pouvoir, ou plutôt, l'hypocrisie camouflée en vertu. Il règne une ambiance qui rappelle furieusement celle des Etats Unis au temps de la prohibition et des ligues de vertu.

       Une peine d'amende pour les clients ...l'état va donc tirer profit de la prostitution.

       Comment appelle-t'on celui qui participe aux revenus d'une prostituée ? Sans l'ombre d'un doute, c'est un proxénète. Notre état se croit vertueux mais c'est le plus grand proxénète.

        C'est Aspasie qui n'en reviendrait pas.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:03

    A noces renouvelées, cadeau embarqué, nos proches ont eu l'idée magnifique de nous offrir la croisière "Rhin Romantique" pour fêter nos quarante ans de mariage.

    Au long des berges, nous avons passé en revue une collection de châteaux forts plus ou moins ruinés. Ils ont servi de tanières à des seigneurs brigands au bon vieux temps des guerres féodales, ce qui ne les a pas empêchés de séduire les poètes romantiques, par leurs soins devenus les précurseurs du médiéval fantastique.

     Nous avons rencontré la Lorelei, enfin sa statue, au pied de son rocher. On a les sirènes qu'on peut, sur les bords du Rhin sévissait une lore (une espèce de sirène d'eau douce), la fameuse Lorelei. Comme ses homologues marines, plantée sur son rocher, elle attirait les navigateurs de passage par son chant mélodieux. Ils en perdaient la plus élémentaire prudence, rencontraient de piquants rochers ou s'enlisaient sur des hauts fonds sableux et se noyaient bêtement. Les gens du coin trouvèrent déloyale la voix de cette chanteuse fatale, ils s'assemblèrent et se ruèrent pour lui faire un sort. Se voyant perdue, Lorelei se précipita du haut du rocher en appelant son père au secours. Papa était le dieu Rhin, il fit surgir une énorme vague qui lui ramena fi-fille et noya tous les poursuivants... et quelques esquifs, en prime.

Aujourd'hui, si les promeneurs fluviaux ne craignent plus la Lorelei, ils succombent toujours à son charme et espèrent l'entendre à nouveau. Lorelei n'a plus d'ennemi, même si elle a parfois connu, à son corps défendant, des amis peu recommandables. 

Hitler fut l'un d'entre eux ; il comptait bien faire entrer la Lorelei avec tous les mythes germaniques dans la propagande nazie. Il aurait voulu donner de grandes cérémonies à sa gloire personnelle au sommet du fameux rocher. Mais rassembler du monde sur une pointe, ce n'est ni facile ni solennel, il entreprit de faire raboter le sommet trop aigü. Auprès de ses autres crimes, il est vrai que ces travaux de terrassement prêtent à sourire. Le fait est que, malgré l'outrage, Lorelei a gagné, sa légende est intacte et ses admirateurs toujours séduits.

     En tous lieux, les monuments historiques ont un point commun, les ravages des siècles aidés par les guerres. Ainsi, nous avons pu admirer Heidelberg, vieille cité de cour et d'université. L'endroit est fort élégamment démoli. Localement, il ne s'est pas trouvé d'émule de Viollet Leduc pour reconstruire à son goût les murs abattus, et c'est tant mieux. A propos de ces destructions, comme de celles d'autres lieux, nous avons beaucoup entendu parler de Louvois, du Sire de Melac et de leur royal chef Louis XIV. La Rhénanie a payé un lourd tribut aux diverses guerres de succession, de sept ans et de trente ans. Il est probable que, dans quelques siècles, nos plages du Débarquement et nos Oradour les rejoindront au catalogue du tourisme historique.

     Naviguer sur le Rhin, de la Suisse aux Pays bas, c'est plonger aux tréfonds de l'histoire.  On remonte jusqu'en 843, date du fameux traité de Verdun conclu entre les petits-fils de Charlemagne.

L'empire carolingien était trop grand. En un temps où les transports étaient longs et souvent impraticables, les fonctionnaires prenaient vite leur autonomie, vivaient en potentats locaux, l'empire était menacé d'éclatement. Vouloir à tout prix le maintenir aurait conduit à brève échéance au morcellement de l'autorité et du domaine. Les trois frères choisirent de se plier aux règles en usage chez leurs ancêtres et tournèrent le dos aux ambitions impériales. L'empire fut partagé en trois royaumes, la Francie à l'Ouest, la Germanie à l'Est et entre eux, un royaume-tampon qui suivait le tracé du Rhin et se prolongeait en Italie. On le nomma Lotharingie, du nom de son premier souverain, Lothaire.

L'Europe rendrait ces frontières d'un autre temps définitivement caduques ... c'est juste un peu vite dit. les cultures et l'histoire ne se laissent pas oublier si facilement. Les bords du Rhin forment un pays, la Rhénanie, Ce n'est pas la France parisienne ni l'Allemagne prussienne, les guerres ont commencé entre les deux états quand, le sentiment national les démangeant, ils ont entrepris de se disputer la rive gauche du Rhin. Massacres, rancunes inexpiables, des siècles de haine recuite, alors que le simple bon sens aurait été de reconnaître que le vieux royaume de Lothaire n'est toujours pas mort.

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 09:11

   Chacun met en avant sa fierté selon un rite inauguré par la gay pride. C'est la mode.

  N'oublions pas de fêter une date fondatrice, celle du 4 août. Emergeons de notre torpeur caniculaire et rappelons-nous la nuit de l'Abolition des Privilèges.

La nuit du 4 août, si riche de sens, a bien mérité de la patrie.

Un 14 juillet carnavalesque lui fut préféré quand il s'agit de fixer une date pour la fête nationale. C'est bien dommage.

L'Abolition des Privilèges avait une autre allure, mais peut-être est-il dangereux que la populace s'en souvienne ?

   Prenons les prudents au piège et posons la seule question qui vaille :

                  l'abolition des privilèges, on remet ça quand ?

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 17:26

 

    Au moindre bobo, les gens célèbres ou puissants bénéficient d'un luxe de prévenances, à laisser rêveurs tous les hypocondriaques. Ils ne font pas la queue aux urgences, on ouvre des cliniques spécialement pour eux. La moindre indigestion les conduit en gastro-entérologie. Un faux pas, une chute, c'est l'entrée tonitruante en traumatologie. Aucune de leurs maladies ne passe inaperçue, ils ne sont plus du commun des patients, leur forme est un bijou précieux.

    Vous craignez que votre petite santé soit négligée ? Devenez un malade d'importance ; finis l'angoisse et le stress.

     C'est le bon côté de la situation mais il en est d'autres moins encourageants.

     Même dorlotés, les Grands de ce monde finiront par mourir comme tout le monde, ... enfin, pas vraiment comme tout le monde, ils décéderont quand le moment sera venu. Ils en étaient plus ou moins conscients mais leur présence ou leur absence appartient depuis longtemps aux vautours qui les entourent. Avec ses airs de toute puissance, le vieux chef n'est maintenu en place que pour faire le nid de son successeur qui le remplacera quand il l'aura décidé.

Depuis la nuit des temps, les héritiers ne pouvaient que précipiter l'heure de la mort, les outils manquaient pour  reculer l'échéance. Avec le progrès des techniques médicales, apparaissent des marges nouvelles ; des moribonds survivent, raccordés à des machines. Quand leur existence ne sert plus à personne, il suffit de débrancher ... et les héritiers ne se privent pas de manipuler la machine.

Ils s'en privent même si peu que les dernières décennies sont jalonnées de leurs exploits.

      Nous avons connu la fin à épisodes de Franco, parti un morceau à la fois. La succession devait poser tant de problèmes qu'il a fallu faire survivre sa carcasse au delà du raisonnable. Lui-même avait causé, sans états d'âme, tant  de morts et de souffrances qu'il ne s'est pas trouvé grand monde pour le plaindre mais il y avait tout lieu de craindre que le même sort attende d'autres hommes d'état pas forcément monstrueux.

      Boumediene, Tito, ont connu le même genre d'épreuves. Même s'ils n'étaient pas des parangons de démocratie, leur mort a confirmé les craintes nées avec Franco, le public hésitait entre agacement et pitié.

Des exemples, on pourrait en citer une foule. Définitivement, les hommes célèbres semblent jouer leur mort sur une scène d'opéra ; comme une diva, ils n'en finissent pas de finir. Si le dernier acte ne dure pas assez longtemps, le public floué proteste. Arafat ne pouvait pas quitter la scène avant que ses héritiers aient fini de s'étriper. Qu'à cela ne tienne, ses communicants ont trouvé de quoi soulever la foule : le héros a été forcément empoisonné. Au passage, ils écartaient d'un revers de main la part gênante du diagnostic, le foie d'un musulman détruit par une cirrhose ... le peuple aurait pu avoir des doutes.

        Aujourd'hui, des échos pénibles nous arrivent d'Afrique du Sud. La famille de Nelson Mandela se déchire l'héritage sans attendre la mort du héros. Une fin "bricolée" pour laisser des vautours s'entretuer, il aurait mérité plus de respect et d'humanité.

 

        L'évocation pénible de ces fins d'hommes célèbres, voilà au moins, une consolation pour les recalés de la gloire. "Pour vivre heureux, vivons cachés", pour mourir aussi.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 19:00

    A Cannes, il avait attendu le dernier jour et ce fut une surprise flamboyante. Emmanuelle Seigner, toute de rouge dévêtue, montant les célèbres marches, en gloire, accompagnée de son génial mari, Roman Polanski, 80 ans aux prunes et toujours le sourire gamin. Malgré son âge avancé, son air est si juvénile qu'on oublie sans peine les 33 printemps qui séparent les époux et les unissent.

    Le français Roman Polanski semble réserver au festival de Cannes les œuvres qui touchent à son passé de petit juif polonais.

Personne n'a oublié "Le pianiste", palme d'or 2002. En 2013, il a jeté son dévolu sur "La Venus à la fourrure" l'œuvre de Léopold von Sacher-Masoch. L'auteur, natif de Lemberg en Galicie, n'était pas juif mais il les a beaucoup fréquentés et en prenait souvent la défense, attitude rare pour l'époque et la région. Ce ne sont pas ses "Contes juifs"qui ont intéressé le cinéaste mais "La Venus à la fourrure", écrit sulfureux à l'origine du terme masochisme.

     Le sourire malicieux de Roman Polanski en disait plus long que toutes les phrases sur le plaisir, la jouissance qu'il a éprouvés à narguer les renfrognés, refoulés et autres candidats au prix de vertu. L'amour qui s'affichait triomphalement entre les deux époux était un autre pied de nez aux censeurs.

    Ces derniers ont pensé remporter une sale petite victoire en ignorant complètement la vénus au palmarès.

Au diable le palmarès, c'est le public qui rendra justice à Roman Polanski. Son œuvre survivra longtemps après que bien des petits films primés auront été oubliés.

   Dès que la Venus à la fourrure sortira en salle, nous nous y précipiterons. 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 14:01

 

     Les errements de l'humanité au cours des siècles ont amené la majorité d'entre nous à rejeter certains comportements parmi lesquels le racisme. A quelles horreurs n'a-t'il pas mené !

Emportés par leur détestation généreuse, ses pourfendeurs en oublient souvent de caractériser l'ennemi. Le même terme recouvre des attitudes aux fondements différents, parfois opposés.

    Le rejet de l'homme noir repose sur le mépris ancestral de l'esclavagiste qui ne saurait se reconnaître aucun point commun avec l'esclave. En revanche,"racisme" est aussi le terme souvent employé pour qualifier l'antisémitisme qui se nourrit de la jalousie à l'égard de la réussite fantasmée des juifs. Le même vocable désigne deux attitudes opposées, ne serait-il pas utile de clarifier le vocabulaire ?

   Bien sûr, on pourrait balayer la question d'un revers de main ; dans les deux cas, des populations sont discriminées, brutalisées. La haine conduit aux massacres et au génocide. Mais est-ce bien raisonnable de s'en tenir aux conséquences ? 

   A bien y réfléchir, ces imprécisions autour du racisme n'ont rien d'étonnant ; le mot race, au départ, est maudit et cela ne risque pas de s'arranger. Très officiellement, il ne doit plus être employé. La race ferait le racisme comme si la science faisait le scientisme. L'argument de ceux qui ne veulent pas entendre parler de races est la commune appartenance des hommes à un seul ensemble de caractères communs, il n'y aurait qu'une race humaine.

     Ne faut-t'il pas y voir une confusion entre l'espèce et la race ?

    Même si ce ne fut pas toujours le cas, il n'y a qu'une espèce humaine.

Il est probable qu'homo sapiens a cohabité un certain temps avec l'homme de Néandertal et les paléontologues cherchent (espoirs fous créés par l'ADN !) s'il a pu y avoir des croisements entre eux. En effet, le critère de séparation des espèces est l'impossibilité de reproduction croisée. Actuellement, tous les êtres humains peuvent être croisés donc ils sont bien tous de la même espèce.

Un barrage moral interdit d'aller plus loin dans la classification de notre espèce et nous employons indifféremment les termes espèce et race en attendant la disparition de race.

     Que se passe-t'il dans les autres espèces ? Prenons un exemple au hasard : les chats.

    Tous les chats forment l'espèce chats.

    Parmi eux, ii y a des poils courts, des poils longs, des faces plates, des nez allongés et toutes les couleurs possibles. Les amateurs ont procédé au regroupement de différents types en fonction de ces divers caractères et ils ont vérifié que ces marqueurs se transmettaient à la descendance. Les individus de l'espèce chat appartiennent, en plus, à une sous-espèce, la race, qui permet de les décrire. Il en va de même pour bien d'autres animaux (chiens, chevaux etc.)

   L'observation la plus candide et la mieux intentionnée amène spontanément à constater la présence d'une telle variété de critères chez les humains. Attention ! pas question de race.

L'espèce humaine serait différente des autres. Du moins, c'est ce que nous rabachent les adorateurs des textes sacrés des religions du livre, ceux qui vouent Darwin aux gémonies.

D'autres qui revendiquent le droit à la différence nous coulent d'autorité dans un seul moule... vous avez dit "Contradiction..."

    Dans quelle langue faut-il s'exprimer pour leur faire comprendre que l'important n'est pas d'uniformiser les humains en niant leurs variantes, qu'on les appelle races ou autrement ?

    Les hommes ne trouveront aucun intérêt à la négation des différences, ils ont besoin de justice et d'égalité.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:12

  Inutile de chercher confirmation auprès de vos dictionnaires et encyclopédies, je ne suis pas tombée sur un gisement de roche noire volcanique et coupante. J'ai éprouvé de l'intérêt pour elle autrefois, dans un coup de passion pour les temps néolithiques, mais, adieu les vieilles pierres, l'obsidienne que je viens de découvrir est un groupe vocal et instrumental.

   Peut-être souriez-vous ? Ma découverte, vous l'avez faite depuis longtemps. Vous êtes des veinards et je suis heureuse de vous rejoindre au nombre des initiés.

    Si vous n'avez pas eu cette chance, histoire de vous allécher, il faut que je vous raconte.

   Dans notre joli Théâtre des trois chênes, c'est la saison du festival Le Quesnoy en Chanteur(s). Chaque année, il nous réserve, peu ou prou, quelques bonnes surprises ...qui se laissaient attendre, ce printemps. Les artistes n'avaient pas, jusqu'ici, démérité, mais nous étions plutôt dans une ambiance de vieux amis avec des chanteurs habitués depuis longtemps, nous attendions une trouvaille... qui survint ce mardi 26 mars ; ce fut Obsidienne.

   Un répertoire courant sur des siècles d'histoire, de Charlemagne à nos jours, chanté avec talent, une perfection vocale appuyée par des instruments anciens, sans négliger l'humour. Emmanuel Bonnardot, le chef de la troupe, est un ancien des Arts Florissants, ce qui n'est sans doute pas indifférent à la qualité de leur prestation.

Bref, en cette soirée froide d'un faux printemps, régnaient la chaleur et l'allégresse.

Si vous apprenez qu'ils sont de passage dans votre coin, sans hésiter, sautez sur l'occasion, vous ne le regretterez pas.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 23:49

   Voici quarante ans, autant dire la préhistoire , il arrivait que des jeunes femmes affligées d'une acné résistante aient besoin d'une contraception. Elles se voyaient prescrire la pilule et, cerise sur le gâteau, l'état de leur peau s'arrangeait à leur grande satisfaction. Il paraît qu'aujourd'hui, la situation est inversée : diane, une pilule contre l'acné est prescrite comme contraceptif. Autres temps autres moeurs ...

Les effets secondaires en ont été fort dommageables pour la santé de quelques patientes qui ont déposé plainte, une enquête est diligentée, on découvre que l'extension de prescription s'est produite sans AMM (Autorisation de Mise sur le Marché). Une foule de gynécologues s'étaient assis sur la réglementation en vigueur.

    Aussitôt, les préposés aux chroniques-santé des médias s'indignent : "C'est intolérable !" et, dans la foulée, tombe un amalgame : "il faut sévir contre les prescriptions hors AMM". Les braves gens soulagés ne cherchent pas plus loin et approuvent en masse.

    Trop simple, voyons de plus près. Pour quelles raisons un médicament est-il prescrit hors AMM ?

Pour complaire aux conspirationnistes convaincus des intentions criminelles des labos, de leurs visiteurs et de médecins vénaux, reconnaissons, pour ne plus y revenir, que des prescripteurs ont été un peu trop facilement convaincus des mérites de certains produits, se sont montrés d'une négligence coupable et les ont imprudemment ordonnés. A moins d'être sourds et aveugles, nous avons tous en mémoire le cas du médiator, un anti-diabétique prescrit comme coupe-faim. Ces cas affligeants éliminés, il est improbable que tant de professionnels se soucient aussi peu de la santé de leurs patients, ils ont bien d'autres raisons de prescrire hors AMM.

Pour qu'un médicament obtienne la fameuse AMM, pour une maladie et une catégorie de patients, il doit passer victorieusement plusieurs phases de tests extrêmement coûteux. Quand il a remporté le fameux sésame pour une affection, son efficacité n'est reconnue que pour celle-là, aucune autre. S'il a traversé les embûches des tests sur des adultes, il faut refaire les mêmes sur des enfants pour qu'il puisse leur être prescrit.

Les labos sont des entreprises avec leurs préoccupations financières. Pour eux, les différentes phases d'essai sont d'abord un investissement, elles doivent générer un bénéfice. La vente du médicament doit rapporter plus que son élaboration n'a coûté. Difficilement envisageable si le nombre de patients concernés est insuffisant.

Heureusement, certaines maladies affectent peu les enfants. Pour traiter quelques malchanceux, les soignants doivent utiliser des médicaments pour adultes en les fractionnant, broyant, dissolvant, le tout hors AMM, en sachant que diminuer un dosage pour adulte ne fait pas un traitement pour enfant, ce serait trop simple. Peut-on leur reprocher ? Le défaut de soin serait encore bien plus grave.

Avec une régularité de métronome, une fois par an, revient la grande cérémonie religieuse du téléthon qui collecte des fonds pour la recherche sur les Maladies Rares. Inutile de préciser que certaines pathologies y échappent, elles ne sont probablement pas assez spectaculaires ou attendrissantes, en un mot assez glamour, pour que les médias s'y intéressent. Comment soigner ces malades oubliés ?

Les veinards ont la chance de rencontrer des praticiens-chercheurs créatifs qui refusent de les abandonner à leur sort et leur proposent des médicaments hors AMM, des molécules utilisées pour le traitement d'autres maladies mais capables de donner des résultats dans leur cas. Ce ne sont pas des apprentis-sorciers mais des savants, ils ont de solides arguments et même des succès remarquables. Leurs patients leur vouent une indéfectible reconnaissance mais ils ont parfois des sueurs froides à l'idée qu'il pourraient être privés de leur traitement par le respect bureaucratique et abusif d'une réglementation. La santé et la vie de certains malades sont à ce prix. Ils ne veulent ni mourir ni se dégrader.

Au lieu de généraliser sous prétexte de mettre fin à certains abus, avant d'interdire toutes les prescriptions hors AMM, il serait judicieux d'exiger la preuve de leur nocivité.

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 19:37

   Ces derniers temps, on a les polémiques qu'on peut , les gens sérieux (enfin ... qui se prennent au sérieux) n'ont pas de mots assez durs pour mettre en pièces Lorant Deutsch et son "Métronome". Son succès de librairie leur reste sur l'estomac.

  Ce petit livre divertissant ne serait pas de l'histoire. Qui a prétendu le contraire ? Quand on met en pages ou en images un vieux quartier, des monuments hors d'âge habités, pour ne pas dire "hantés" par des figures légendaires, on ne fait pas oeuvre d'historien mais de conteur.

   L'auteur ferait la part belle aux saints et aux rois. Il faut bien avouer qu'ils ont laissé plus de traces en la mémoire populaire que les bâtisseurs et les forgerons. Certes, un chercheur sérieux vous peindrait un tableau circonstancié du Paris médiéval à partir de doctes relevés de fouilles ; à n'en pas douter, il intéresserait ses semblables et le tout petit monde des cercles archéologiques. Mais le public, celui qu'on dit grand, baillerait d'ennui.

   Voilà des critiques bien acerbes pour des écrits fort légers. Quand il me passera de nouveau par la tête l'envie de raconter quelque légende ou tradition autour d'un prénom, il faudra que j'y regarde à deux fois. Raconter la vie des saints, même pour rire, est passible non, pas des foudres de l'enfer (de nos jours, le terme est scandaleux) mais du mépris des vertus laïques.

   Heureusement, un détail me sauvera. Ce qui fait, avant tout, rager les vertueux tristes, c'est le succès. 

L'obscurité de mes divagations sauvera donc ma réputation.

Pour être heureux, vivons cachés et rions un peu.

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