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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 21:03

   Il est des nouvelles qu'on voudrait ne jamais entendre mais elles finissent par vous tomber dessus.

La Sournoise Ennemie Prédatrice, aussi nommée Sclérose en plaques, a encore frappé.

Janine, si douce et forte, est partie.

Elle avait un compagnon merveilleux, Bruno à qui je confie le soin de parler d'elle.

 




Ma Doudou est partie !



Elle est partie……

 

Janine, la pimpante…  

 

Avec juste ce qu’il faut de « trompe couillon », ses assortiments « bleus Turquoise » et son petit short d’une autre vie, qui,  l’air de rien semblait dire: suivez-moi jeune homme… Et a continué, malgré la maladie, à entretenir sa mèche rebelle…

 

Janine, l’entreprenante…

 

Qui, un jour, au Titoit, ose enfin me  dire : j’aimerai bien écrire les articles de présentation des spectacles… Et qui l’a fait pendant au moins dix ans, 2 fois par semaine, avec un tel brio que moult spectateurs disaient «  qu’avez-vous fait aux journalistes  pour qu’ils vous écrivent de tels papiers ? Et si bien écrits ? »

La même, toujours, qui sans emploi, crée son école maternelle « maison », dans notre case, à Mayotte.

 

Janine la combattante …

 

Que  maladie et handicap n’ont jamais fait plier dans ses luttes pour l’égalité des « à roulettes » et l’accès aux soins en grand danger. Militante, au gré de ses douleurs et disponibilités, de l’APF, AFSEP, Ensemble pour une santé solidaire… SDF Alsace … Et moult autres associations ou blogs, refusant la soumission et l’inégalité.

 

Janine, la pétillante… Qui écrivait :

 

« Clops, livres, bons pinards et câlins coquins… Cette Saleté d’Envahisseuse Parasite m’a privée des quatre tiers essentiels à mon cocktail vie, aussi indispensables que la proportion des dosages du picon-bière de Pagnol.

Mon « Picon-bière » à moi, avait aussi quatre tiers : un gros tiers de câlins et de baisers plus chauds que de grosses flambées, un tiers de bouquins avec lesquels je voyageais sans bagages ni passeport, un tiers de breuvages aussi grisants que les mets qu’ils accompagnaient et enfin un énorme tiers de brunes (gauloises, gitanes et ducados) aussi voluptueuses qu’indissociables des précédemment cités… et surtout ne comptez pas et ne me dites pas que quatre tiers c’est impossible… Sinon j’en rajouterai deux autres : un boulot qui me passionnait et du sable blanc où se laisser dorer avec volupté…

Lisez et relisez Pagnol, et vous saurez tout sur la mathématique du tenancier de bistrot. Je vous assure que ce n’est pas en feuilletant Pythagore et ses théorèmes que vous pigerez le préjudice que j’ai subi, lorsque cette Saleté d’Engeance Parasite, cette Saleté d’Empoisonneuse Perfide m’a volé mes gouleyants quatre tiers… leur contenu m’était aussi vital que l’air que je respire ! »

 

 

 

 

 

 

Janine, la battante

 

Alors que tout son entourage, y compris les médecins, la perçoivent il y a quelque mois, comme « à l’article de la mort » et mettent en place un protocole « de fin de vie sans douleur » … Se redresse au bout de quelques jours … Et re-croque la vie à pleines dents… Faisant un pied-de-nez  à la Sournoise Envahissante Pétasse.

 

Janine… l’originale…

 

Jusqu’au bout : Ses cendres seront dispersées sur « Sa » belle ile de La Réunion… Qu’elle a tant aimé tant pour ses diversités et sa chaleur humaines que pour ses saveurs et l’Océan Indien pour lesquels elle est « tombée en Amour »

 

Je reprends à mon compte ces paroles de Julos Beaucarne : ses mots sont forts et reflètent si bien ce que j’ai envie de hurler.

 

« Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches.

Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses ; on doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller au paradis.

Ah comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles... 

Je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : Je pense de toutes mes forces, qu'il faut s'aimer à tort et à travers. »

 

Je vous embrasse.

                                 

Bruno 

 

 

 



       Oui, il faut s'aimer. C'est peu de le dire et c'est TOUT.
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 16:02

     Le béton, surtout armé,  c'est avec lui qu'on élève les murs qui séparent, les forts et les prisons. Quand on en a fait des logements, ils ont étalé tant de laideur qu'ils repoussent plus qu'ils n'attirent.

Et pourtant ... Avec de la recherche et de la créativité, le béton, c'est l'imagination au pouvoir ; il peut même devenir poésie.

     Oscar Niemeyer qui vient de manquer de peu ses 105 ans fut le grand poète du béton. Il pliait le matériau pesant et rêche pour lui donner des courbes féminines. Là où d'autres auraient construit une barre d'immeubles, il donnait à son bâtiment la forme alanguie d'une amoureuse allongée sur la plage.

      Les femmes l'inspiraient, surtout, il les aimait. Son mariage quand il avait cent ans est plus qu'un record ; c'est l'image d'une vie entière pour une passion.

       Du grand architecte communiste, constructeur de Brasilia et de tant d'édifices publics, il ne manquera pas  de critiques sérieux et savants pour dresser la nécrologie.

       Je leur abandonne volontiers une compétence qui n'est pas la mienne ; il me reste l'image d'un artiste amoureux. 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 18:18

     Une interrogation teintée de chagrin : à présent, qui va nous parler de Thucydide ?
La liste de ceux et celles qui en étaient capables ressemble de plus en plus à une rubrique nécrologique et Jacqueline de Romilly vient de nous quitter.
Sa mort, c'est une lumière qui s'éteint et l'obscurité nous attriste.

    Elle avait quatre-vingt-dix-sept ans ; d'aucuns trouveront que c'est un bel âge et qu'il vaut mieux réserver notre chagrin à ceux qui nous quittent dans la fleur de la jeunesse sans avoir eu le temps de développer leurs talents. Celle que nous avons tant de peine à laisser partir, ce n'est pas une vieille dame parmi d'autres, c'est une femme engagée.
    Les auteurs grecs étaient sa vie et leur enseignement son combat.
Elle a consacré des dizaines d'années à défendre les "humanités".

Elle savait, mieux que personne, montrer toute la joie que leur fréquentation nous réserve. Toute sa notoriété d'académicienne était investie dans leur sauvetage.

   Son combat nous semblait beau et juste mais elle l'a souvent mené seule.
Parmi toutes les causes pour lesquelles nous appelons ou revendiquons, nous en trouvons toujours de plus urgentes.
Nous ne pourrons donc nous en prendre qu'à nous-mêmes quand nos enfants iront en vacances au Club Med, en Grèce, sans jeter un regard à l'Acropole. Nous continuerons à nous revendiquer de la démocratie, comme si nous l'avions inventée, sans en cultiver les racines.


    Les sapins de Noël sont de saison ; nous devrions nous saisir de leur exemple pour nous rappeler que les civilisations comme les arbres sont condamnées dès qu'on a coupé leurs racines.
    Nous pourrions demander pardon à Jacqueline de Romilly de notre manque d'engagement. Le geste serait convenable mais sans effet. Plus efficace, reprenons son combat sans trêve ni compromis (ils finissent toujours en compromissions), exigeons le maintien des filières de lettres classiques latin et grec et montrons l'exemple en y inscrivant nos enfants.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 23:02
 ...C'est un joli nom, tu sais."

    Ils nous avaient quittés, Brel, Brassens, Ferré ... la chanson poétique s'était petit à petit dépeuplée. Il restait Jean Ferrat.
    Il vient de mourir et une époque, cette fois, est bien finie. En même temps que lui, meurt une certaine idée de la chanson française. La vision d'horreur du rap triomphant porté au rang de chanson à texte (et quels textes !) transforme notre chagrin en détresse.
     C'est qu'elles s'attachaient à nous les chansons de Ferrat.
La présence chaleureuse, sensuelle, de sa voix fixait en nous des textes parfois difficiles que nous aurions vite oubliés sans elle. Qui pourrait réciter en entier un poème d'Aragon sans le secours des chansons ? On arrive même à douter, à confondre les textes d'Aragon et de Ferrat ; ils sont tous des chansons de Jean Ferrat et c'est le plus bel hommage de notre mémoire à sa pensée.
      Ces jours-ci, les éloges ne vont pas manquer au chanteur ; il serait donc superflu que j'en rajoute. D'autres plus qualifiés s'en occuperont beaucoup mieux.

 Mais restons un moment auprès du Camarade.
      Beaucoup le situaient au parti communiste. En réalité, avec de nombreux intellectuels, il partageait  le titre de Compagnon de route : un camarade assez proche pour être des mêmes combats, assez indépendant pour ne jamais prendre la carte d'un parti.
      Sa liberté pointilleuse était source de malentendus.
Il me revient le souvenir de moments difficiles.
Sa chanson "Maria".
    Pour mémoire : pendant la guerre d'Espagne, deux frères ont choisi chacun un camp différent, ils se battent, l'un tue son frère puis se suicide sur le corps de sa victime. La chanson finit sur Maria, leur mère :
"si vous lui parlez de la guerre, si vous lui dites "liberté", elle vous montrera la pierre où ses enfants sont enterrés".
Dans l'intransigeance de la jeunesse, en bon petit soldat, j'ai rejeté ce qui pouvait être regardé comme une indulgence coupable, une trahison. Comment ?! Mettre sur un pied d'égalité le républicain et le franquiste, c'était intolérable. Les années venant, on apprend que la douleur et l'engagement appartiennent à deux registres différents. Il a fallu  attendre que le temps ait fait son oeuvre pour comprendre et faire taire la rancune envers le chanteur.
    Un autre poème connu de tous et tellement incompris : Nuit et Brouillard.
Deux mots n'avaient pas choqué à l'origine mais, dans les années 70/80 déclenchaient le trouble et l'incompréhension : "Ils essaient d'oublier".
On ne parlait pas encore du devoir de mémoire. Nous en revendiquions le droit, nous exigions la vérité du souvenir. Pour contrer l'entreprise négationniste qui fleurissait sans vergogne, nous allions de proclamation en appel, nous organisions réunions et conférences où des survivants racontaient inlassablement leur Shoah.
Ce que nous leur avons alors demandé, même après quarante ans, c'était épouvantable ; je m'en rends compte aujourd'hui, mais, sur le moment, nous n'en avions pas conscience. L'oubli nous était inconcevable ; forcément, ce n'est pas à nous qu'il revenait de replonger inlassablement dans l'horreur vécue. Nous nous permettions la plus grande sévérité envers ceux qui osaient évoquer l'oubli ; Jean Ferrat faisait partie de nos cibles.
Et pourtant ... son histoire aurait mérité plus d'égards.
Le père juif du jeune Jean Tenenbaum (c'est le vrai nom de Jean Ferrat) a été assassiné à Auschwitz.
Lui-même a eu la vie sauve grâce à des militants communistes qui l'ont caché, protégé, solidarité vivante qui est probablement le meilleur aspect du communisme à la française.
    Des liens indissolubles étaient fondés. Ils n'ont jamais été brisés mais ils n'ont pas dérivé.
Contrairement aux irréfléchis pour qui la fidélité excuse toutes les compromissions, Jean Ferrat savait dire NON à ses amis. Il leur a dit, leur a même chanté sa réprobation et sa souffrance quand les communistes français s'alignaient sur le soviétisme qui est au communisme ce que les marches militaires sont à la musique. Lors du coup de Prague, dans sa chanson "Camarade", il annonce la désillusion.
"C"est un nom terrible, camarade,
c'est un nom terrible à dire
quand, le temps d'une mascarade,
 il ne fait plus que frémir..."

Mais laissons lui le dernier mot :
"C'est un joli nom Camarade, c'est un joli nom, tu sais, qui marie cerise et grenade aux cent fleurs du mois de mai. Camarade ... "

Quand le temps des cerises reviendra, elles ramèneront la douceur de ses chansons.
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 23:14
    ... Vous supposez que je parle d'Albert Camus et vous avez perdu.
Pour défendre le souvenir du cher Albert, il y a des gens plus importants que moi, à commencer par Sarko.
    Entre deux enfoncements de porte ouverte et un Nième projet de loi crétino-populiste, il trouverait même un instant pour emmener au glacial Panthéon les restes d'un méridional qui n'en demandait pas tant.
Ce n'est pas mon affaire.

     Non, je préfère rappeler le solaire, le lumineux Gérard Philipe ; sa mort en pleine jeunesse a gâché pour ses admiratrices la Ste Catherine de l'année 1959.
Il est bien oublié.
Seul Arte lui a consacré une soirée Thema en diffusant le film de René Clair : "Les grandes manoeuvres".
Ce n'est pas un film sans intérêt mais, puisqu'il faut réduire la carrière de Gérard Philipe à la portion congrue, se contenter d'un seul titre, on aurait pu revoir le magnifique "Cid" ou le lunaire "Prince de Hombourg" du festival d'Avignon. Ces pièces de théâtre ont été filmées.
     Arte, la chaîne culturelle, diffuse chaque année un choix des spectacles montrés dans la Cour des Papes ; elle ne disposerait pas dans ses archives des spectacles fondateurs du festival d'Avignon ?
S'agit-il du choix délibéré de ringardiser les classiques au profit de l'éphémère et de l'abscons ?
Être un grand acteur quand on est beau, dire les vers sans affectation ni singeries, c'est trop quelconque ?
Poser de telles questions me classera d'office au nombre des réactionnaires, à moins de passer pour une midinette ?
Tant pis, j'assume.

     Une pièce de théâtre doit être jouée.
  Si les adeptes de la mode tiennent absolument à célébrer Albert Camus, qu'on nous diffuse son "Caligula"... interprété par Gérard Philipe.
   Étonnant que personne ne semble y  avoir songé.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:40
    et Claude Levi-Strauss l'avait bien compris.
Le public n'a été informé de son décès qu'après son enterrement.
Pour lui, raisonnablement, qu'est-ce que cela change ? Il n'est plus là pour en être incommodé.
Nous parlons de sa générosité, de sa dernière bonne action pour ses proches.
Dans leur mémoire, il aura laissé un souvenir heureux. Le grand homme ne les aura pas condamnés à supporter les discours aussi hypocrites que convenus des officiels guettant surtout la caméra.
Bien joué !
On se rappellera l'homme, le philosophe, les livres... pas le rhume attrapé dans un cimetière glacial ni l'odeur écoeurante des chrysantèmes pourris et le coup d'oeil subrepticement jeté à la montre.
C'est que la roborative cuisine bourguignonne et les sublimes vins du même terroir ont de quoi donner des impatiences...
Qu'à cela ne tienne ! Rien ne vous empêche d'aller à sa mémoire déguster les merveilles du voisinage. Il aurait apprécié, sans aucun doute.
Notre bien sincère tristesse ira vers ses chats.
 Il les aimait beaucoup.
N'en doutons pas, il aura souhaité que sa mort ne signe pas l'abandon ou le meurtre de ses amis félins.
Amitiés sincères à la bonne âme inconnue qui aura décidé de prendre soin des chats de l'écrivain disparu.
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 16:39
 En 1976, des femmes étaient décidées à se battre pour la justice, plus précisément pour leur droit à la retraite.
Incroyable, et pourtant vrai, en France que certains aiment présenter comme un état-providence, il était possible de travailler dur toute sa vie sans obtenir le droit à une retraite.
Il ne s'agissait pas de travailleuses clandestines ; elles exerçaient leur activité en plein jour, elles étaient socialement reconnues et souvent appréciées mais elles n'avaient pas de ressources propres et, surtout, pas de retraite personnelle.
Cette situation scandaleuse était celle des épouses d'artisans.
La boulangère qui servait votre baguette dès sept heures, tous les matins, la charcutière qui lavait les plats et les couteaux, tard dans la soirée, après avoir baissé le rideau, elles ne pouvaient rien espérer à leurs vieux jours.
Bien que nécessaire au fonctionnement de l'affaire, leur travail n'existait pas. Le revenu de l'entreprise constituait une espèce de pot commun géré par le mari.
Tant que le ménage était uni, c'était supportable. Lorsque la mécanique se grippait, le ronron se changeait vite en grincements.
 Une foule d'incidents donnaient à réfléchir : de l'artisan, victime du démon de midi, filant à l'anglaise pour manger avec une jeunesse la retraite que sa femme l'avait aidé à constituer, au veuvage précoce qui laissait à l'épouse une pension de réversion d'inactive, les situations désolantes étaient nombreuses ; la pire étant, bien sûr, le cas de l'épouse travaillant dans l'entreprise que son mari tenait de ses parents. En cas de divorce, elle ne pouvait même pas compter sur sa part dans la vente de la boutique puisque cette dernière était un bien propre du mari.
L'injustice avait assez duré ! Des femmes énergiques et insoumises, sous la direction d'une pâtissière de Saint-Amand-les-Eaux, Thérèse Thurotte, mirent les pieds dans le plat et se réunirent en association, le GEANC (Groupement des Epouses d'Artisans du Nord, le C figurant les conjointes de commerçants ralliées par la suite). Leur objectif était, dans un premier temps, le droit à un statut, le droit de constituer et toucher une  retraite personnelle.
Leurs revendications paraissent le b-a-ba de la justice, pourtant il fallut des années de lutte pour faire céder le machisme. Une première victoire fut remportée en 1983 ; enfin, le statut de conjoint collaborateur (trice) était créé et la femme pouvait cotiser à une retraite personnelle. Ce n'était qu'une victoire partielle : une possibilité, pas une obligation.
Il fallut encore une vingtaine d'années pour que le statut de conjoint(e) collaborateur(trice) devienne la situation par défaut de tous les couples d'artisans qui n'auraient pas opté pour une autre démarche (conjoint associé ou conjoint salarié). En tout, il aura fallu une trentaine d'années pour voir aboutir le combat de Thérèse et ses amies.
Après de nombreuses militantes du GEANC, disparues au long de ces trente années, Thérèse est morte en 2009.
C'est triste mais on est en partie consolé de savoir qu'elle a connu sa victoire avant de nous quitter.
Dans  sa petite boutique, au fond, c'était une grande dame.
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 09:00

 



VIENNE (Reuters) - Jörg Haider, leader de l'extrême droite autrichienne, s'est tué dans un accident de voiture dans la nuit de vendredi à samedi près de sa ville natale de Klagenfurt, confirme la police.

Haider, qui était âgé de 58 ans, a perdu le contrôle de sa voiture pour des raisons encore inconnues. Le véhicule a fait plusieurs tonneaux. Haider, qui était seul dans la voiture, a été mortellement touché à la tête et au torse.


Les gens polis et bien élevés diront : "gnagnagna ... ça ne se fait pas de se réjouir de la mort de quelqu'un."
 Eh bien, tant pis. Soyons inconvenants sans complexe. Ce nostalgique du IIIème Reich ne laissera aucun regret, sauf chez ses semblables ... et cela ne nous chagrinera pas.
Les vendeurs de grosses voitures, en encourageant son vice, ont fait oeuvre utile ... pour une fois.
Ils sont vivement encouragés à en faire autant auprès de tous les nuisibles qui continuent à menacer le pauvre monde. A cette condition, nous oublierons un instant qu'eux aussi, avec leurs dévoreuses d'oxygène, ont bien des torts à se reprocher. Nous accepterons même de considérer qu'ils sont perfectibles.
Faisons un rêve ... que tous les engins de mort, pour une fois, se retournent contre les abrutis.
On peut toujours rêver, mais il faut rester vigilants. Haider n'était pas seul, il avait même de la concurrence chez les neo-nazis.
Et ces temps de crise économique nous rappellent que celle de 29, en Europe, s'est terminée par la montée de tous les nationalismes, faisant le lit des fascismes et débouchant sur la guerre.
Si les démocrates ne redoublent pas de vigilance, le pire reste possible.
Y a encore du boulot !
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 15:30

    La première fois que je l'ai vu, c'était en noir et blanc ; il était le héros d'"exodus".
 Le regard était si présent, inoubliable ... mais le personnage aussi était très fort, on pouvait croire que cette formidable présence faisait partie du jeu de l'acteur.
Et nous l'avons revu, interprêtant des films en couleurs. Le fameux regard était bleu. Bleu comme la porcelaine, avec une présence métallique, magnétique.
C'était Paul Newman et ... menteurs ceux qui affirment qu'il n'y a pas de gène des yeux bleus dans une descendance juive.
On n'oubliera pas tout ce qu'il a donné pour des oeuvres humanitaires.
Certes ... mais, d'abord, les femmes se rappelleront et regretteront son inimitable regard bleu. 

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 17:34

Si nous conservions quelques égards pour la Pologne, c'était par considération pour toi.

 

Tu étais né fils de rabbin, c'est peut-être, ... certainement, ce qui t'avait protégé des errements de ton vieux camarade Lech Walesa. On le croyait syndicaliste ; lui, ne rêvait que de théocratie. Remplacer les apparatchicks usés du parti communiste par le clergé catholique ; tourner le dos à  Moscou et prendre ses ordres au Vatican.

Tu n'es pas tombé dans le panneau, tu n'as pas changé de maître, tu es resté au service de l'intelligence et de la liberté.

Nous avons regretté que la présidence de la Commission Européenne t'ait échappé.

Elle aurait eu fière allure. Grand historien médiéviste, francophone distingué, tu pouvais séduire bien des eurosceptiques.

Hélas, ce que ni Jaruselski, ni  les insupportables jumeaux n'ont pu réaliser, une voiture sur une route de campagne polonaise l'a obtenu : ton silence.

Faire taire Bronislaw Geremek, seule la mort y est parvenue.

Par chance, tes écrits demeurent.

Moralité - à l'intention des candidats à la célébrité - : étudiez et écrivez.

Ce n'est pas gagné pour tout le monde ...  Allons, encore un effort !



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