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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:52

  Les puissances célestes ont fourni une mine de questions à peu près inépuisable à ceux qui n'avaient rien d'autre à faire. Pour se moquer d'un débat sans intérêt, ne dit-on pas "discuter du sexe des anges" ?

Une autre interrogation, largement aussi vitale, a été de savoir si tous ces volatiles sacrés étaient des saints.

Le débat a duré, duré ... En fin de compte, un classement s'est établi, on a différencié ceux qui interviennent dans la vie des hommes, il a été admis que ceux-là pouvaient être considérés comme des saints, l'élite de préférence à la piétaille anonyme. 

Les forces du ciel sont organisées comme une armée à la dévotion de son chef suprême, Dieu le père. Autour de ce grand chef, siège un état major : les trônes et les dominations. Ils rendent, à coup sûr, d'insignes services à Dieu mais le commun des mortels n'est pas au courant donc il les ignore. En-dessous, l'action revient à l'armée des anges, des modestes anges gardiens aux officiers supérieurs que sont les archanges.

A l'origine, ils étaient sept ; le plus brillant était, comme son nom l'indique, Lucifer, le porte-lumière. Aveuglé par sa propre puissance, il oublia de qui il la tenait et fomenta un coup d'état contre Dieu, pour prendre sa place. Apparemment, il avait un peu, et même beaucoup, présumé de ses forces ; Dieu le prit au mot "Puisque tu veux un royaume, tu l'auras", il le précipita en enfer, lui en laissa la charge et le pria de se cantonner aux limites de ce domaine. En même temps, furent bannis trois archanges qui avaient suivi le mutin. Il reste donc au ciel trois archanges avec chacun son office.

   Michel est le combattant modèle, toujours sur la brèche à la tête de son armée d'anges. Il exerce une autre fonction qui se fait de moins en moins utile : il fait partie des saints pourfendeurs de dragons. L'Apocalypse le décrit ainsi : "Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui."

Des trois archanges c'est lui  le chouchou. D'ailleurs, le 29 septembre a longtemps été désigné comme la Saint Michel, au mépris des deux autres. Dans la société rurale de nos aïeux, c'était une date importante, le jour des baux ruraux ; les fermages se payaient en général à la St Michel.

   Soyons plus équitables que nos anciens, rendons aux deux autres leur place et leur dignité.

Dans l'armée divine, on peut considérer Raphaël comme l'officier responsable des services de santé ; c'est le chef des anges gardiens, l'ange de la providence qui veille sur toute l'humanité. Son nom signifie "divin guérisseur" ou "Dieu guérit".

    Gabriel, enfin, est le responsable des transmissions divines, il est considéré comme le messager de Dieu dans la Bible et dans le Coran. Son rôle le plus connu est celui qu'il occupa auprès de Marie désignée pour être la mère du Christ. Toujours chargé de missions délicates et pas du tout gagnées d'avance, ses talents de diplomate sont certains.

   En résumé, ces archanges ne sont pas vulgaire piétaille.

Vous, les Gabriel, Michel et Raphaël, soyez heureux comme des anges pour votre fête. Séraphiques baisers !

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 23:07

 

 

28 septembre, c'est la fête des Wenceslas. Si, comme c'est fréquent, vous n'en connaissez aucun, cela vous indiffère.

Néanmoins, l'histoire du saint patron des Wenceslas est véritablement homérique.

Voici la sombre histoire d'un duc de Bohème au Xème siècle :

L'espace qui est devenu la Tchéquie d'aujourd'hui n'était pas entièrement converti au christianisme, il restait un certain nombre de familles païennes et, pour espérer une paix relative dans le pays, il fallait faire  des compromis et conclure des mariages riches en conflits, comme s'il était possible d'unir deux militants intégristes de religions différentes. Le duc de bohème était le très pieux Wratislas marié à  la farouche Drahomire. Ils eurent deux fils : Wenceslas que son père éleva en chrétien et Boleslas qui demeura dans l'influence païenne de sa mère.

Quand Wratislas mourut, Drahomire sauta sur l'occasion pour s'emparer de la régence et persécuter les chrétiens. Oubliant qu'elle était la mère de deux fils, elle organisa la perte de son aîné pour installer au pouvoir son préféré Boleslas. Pendant ce temps, comme il se doit, Wenceslas exerçait son gouvernement dans la charité et toutes les vertus possibles. Mal lui en prit, Il n'était pas assez méfiant, son frère n'hésita pas à le transpercer d'un grand coup d'épée.

Ce fratricide devait au moins permettre la canonisation de la victime. Par chance, avant de rendre chrétiennement son âme à Dieu, Wenceslas eut le temps de pardonner à son assassin et des témoins d'en attester.

Le voilà donc Saint Wenceslas et la Bohème, après d'autres royaumes, peut s'enorgueillir de la présence d'un saint dans sa dynastie fondatrice.  Tout est pour le mieux.

C'est une histoire de famille, criminelle certes, mais en quoi mériterait-elle qu'on s'y intéresse plus qu'à d'autres ?

Parce qu'elle est un cas, sinon unique, du moins exceptionnel ; la place des femmes dans la fabrication des saints y est complètement atypique. De Clotilde à Blanche de Castille en passant par Radegonde, les mères de rois sont des faiseuses de saints. Drahomire est une sorte de Lady Macbeth, figure rare dans l'histoire du christianisme.

Les saints martyrs sont légions, les enfants martyrs beaucoup moins nombreux.

Si vous vous appelez Wenceslas, on vous souhaite une bonne fête et on vous embrasse.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:43

    25 septembre, on fête les Hermann. Bonne fête à eux... si vous en connaissez. Depuis un demi-siècle, on n'en trouve plus, ou presque.

    A l'origine, le christianisme, une fois de plus, prendra le train en marche, on ne trouve pas un saint mais un héros national : Arminius qui sera germanisé plus tard en Hermann.

   Réactivons nos souvenirs scolaires, en l'an 9 de notre ère, Arminius, chef du peuple germain des Chérusques, écrasa les Romains dans la forêt de Teutobourg marquant un coup d'arrêt définitif à la conquête romaine de la Germanie. Son exploit donna des cauchemars à l'empereur Auguste ; il se réveillait en sursaut et criait "Varus (c'est le nom du général romain) rends-moi mes légions !"

En face, bien sûr, Arminius acquit un grand prestige qui ne l'empêcha pas d'être assassiné dans des querelles locales mais créa chez les parents germains le goût de donner son nom à leurs garçons.

   Ensuite, les missionnaires chrétiens firent ce que les armes n'avaient pas obtenu : à la fin du premier millénaire, l'Allemagne était chrétienne. Comme partout où il l'avait emporté, le clergé, soucieux de ne pas braquer les populations, ne supprima pas les prénoms traditionnels mais se mit en devoir de trouver des saints à qui les attribuer. Justement, dans un monastère, on trouva un bénédictin fort savant, bien qu'handicapé, prénommé Hermann, on en fit St Hermann. Exit le chef barbare, la référence changeait sans modifier l'usage.

    Et les fiers Allemands continuèrent pendant des siècles à baptiser des garçons Hermann.

    Et puis vint la honte dont la moderne Allemagne n'est toujours pas remise : le nazisme et ses horreurs.

A la sortie de cette épreuve, la cote des prénoms portés par les dirigeants nazis s'effondra. Plus d'Adolf, évidemment, mais Hermann, qui eut la malchance d'être porté par l'épouvantable Goëring, s'effondra aussi.

Il se rencontre encore, dans les familles où survit l'habitude de donner aux enfants le prénom de l'aïeul. La tradition, dans ce cas, maintient l'usage en le tenant enfermé dans le cercle de ses origines. Hermann n'est pas mort mais son expansion est terminée.

     Il faudra surveiller de près le destin des prénoms illustrés par les monstres d'aujourd'hui.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:29

... et c'est triste de n'être plus triste sans vous. (Georges Brassens)

 

  Pour une fois, soyons infidèles au prénom du jour.

Nous aurions pu dire beaucoup de Maurice, ce prénom que tant de Mosché, Moïse et Mohamed ont choisi pour franciser leur identité, mais nous n'en dirons rien sinon "Bonne fête !"

  Le 22 septembre, nous n'avons pas envie de faire la fête, c'est l'entrée dans la saison des nuits plus longues. Encore un cycle terminé, dieu que le temps passe vite !

   Cette chute inéluctable des jours, Brassens l'avait liée à la fin d'un amour. Elle est difficile, la perte de l'être aimé mais il est encore plus pénible de ne plus en être affecté. Elle est corrosive et collante la jouissance du chagrin. Quand on l'a perdue, on sait que tout est réellement fini.

Propos de saison, mélancolie aux couleurs d'automne.

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:49

Vous aurez tous reconnu la boutade devenue légendaire de feu Fernand Raynaud.

Le douanier qui nous occupe en ce 21 septembre est juste un peu plus ancien, il s'agit d'un contemporain de Jésus Christ. C'était si peu un imbécile que sa gloire littéraire est incontestée ; il fut l'auteur d'un best seller encore édité de nos jours.

Rappel historico-légendaire :

En Galilée, au bord du lac de Thibériade, il y avait un bourg assez prospère que le langage courant a bien mal traité : Capharnaüm. Il s'y trouvait un poste de douane tenu par un fonctionnaire appelé Matthieu.

Jésus, de passage par la localité, fait sa connaissance, il l'invite à le suivre. Matthieu qui s'ennuyait peut-être sur ses registres, laisse tomber l'administration des douanes et le suit. Il intègre la bande nomade des apôtres.

Évidemment, ses compétences de gratte-papyrus sont mises au service de la troupe. Il en tient scrupuleusement le journal de bord passé à la postérité sous la prestigieuse appellation d'Evangile selon St Matthieu. Il est parfois regardé avec condescendance car moins lettré que Luc et moins mystique que Jean, mais il a pour lui l'antériorité, c'est le premier des quatre évangélistes,

Après la mort de Jésus, les apôtres se dispersent pour prêcher la bonne parole. Matthieu part en Ethiopie où il ne tarde pas à dresser les chefs de familles contre lui en appelant les jeunes filles à rester vierges et refuser le mariage proposé par leur père. Une rébellion aussi intolérable ne fut pas tolérée et le fauteur de trouble fut assassiné, accédant ainsi au grade de saint martyr.

    De Matthieu, grand avantage sur d'autres saints des premiers temps, il reste son oeuvre ; pas de religion chrétienne sans les évangiles.

   Pier Paolo Pasolini, cinéaste pourtant sulfureux, choisit l'Evangile selon Saint Matthieu pour réaliser un film qui reste un monument d'anthologie.

   Si vous n'êtes pas cinéaste, peut-être vous appelez-vous Matthieu ou êtes-vous douanier ? Dans ce cas, le 21 septembre est votre fête.

Bonne fête, on vous embrasse et vous souhaite une notoriété aussi durable que l'oeuvre de Matthieu.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:12

20 Septembre, c'est la fête des Davy.

En France, ils sont peu nombreux ; leurs parents étaient des fans de western que Davy Crockett a inspirés .

Pourtant le vrai Davy Crockett est beaucoup plus attachant que celui du cinéma.

Au commencement, cétait un coureur des bois du Tenessee, ce qui l'amena à fréquenter et connaître les Amérindiens. Il tenta de se faire élire au Sénat des Etats Unis mais son attitude de défenseur des tribus indiennes lui fit perdre les élections.

Il n'en perdit pas le moral ni l'envie de servir son pays et mourut lors du siège de Fort Alamo dans la guerre entre les USA et le Mexique.

   Davy Crockett, lui même, tenait son prénom de quelqu'un. Qui était le Davy de référence ?

A l'origine, on trouve presque toujours un saint ; pour finir saint, la filière la plus sûre est la carrière ecclésiastique.

Conformément à l'usage, St Davy fut un moine martyr mais il eut la petite originalité  : il ne fut pas dévoré pars les lions dans le Colisée du 1er siècle mais pendu et décapité, rien que ça (!), sur l'ordre de Henri VIII d'Angleterre. Davy avait pris parti pour le pape dans les affrontements qui l'opposaient à Henri.

Chacun sait que la querelle éclata suite au refus pontifical d'accepter le divorce et le remariage du roi. Celui-ci, furieux décida de passer outre et, dans la foulée, de se proclamer chef de l'Eglise d'Angleterre.

C'est le récit que l'histoire populaire a retenu mais la réalité fut un peu plus complexe.

Des histoires de mariages annulés étaient monnaie courante. Donnant, donnant, après quelques propos définitifs permettant de faire monter les enchères, un arrangement intervenait toujours.

Henri avait besoin d'une rupture définitive avec Rome. Si le pape avait cédé sur la question du mariage, il aurait trouvé un autre prétexte. Son projet était avant tout financier et souverain, devenir chef de l'église d'Angleterre, être maître absolu dans son royaume, maître et propriétaire.

L'Eglise, en Angleterre comme dans toute l'Europe était fort riche, grand propriétaire foncier. En se proclamant chef de l'église d'Angleterre, Henri faisait main basse sur des richesses considérables.

Le pape, se voyant dépossédé, encouragea le clergé britannique à la sédition alors qu'il n'avait aucun moyen de l'appuyer. Les religieux qui n'eurent pas la prudence de faire allégeance au roi furent victimes d'une répression féroce, des supplices comme on savait en imaginer à l'époque.

C'est ainsi que furent occis  Davy et d'autres moines naïfs.

Heureusement, pour sauver l'ambiance de sa fête, le Davy d'aujourd'hui a le choix de se référer à Davy Crockett.

Alors, bonne fête et gros bisous.

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:20

En 1979, une foule de petites filles ont été baptisées Emilie. Leurs parents étaient tombés sous le charme d'Emilie Jolie, le conte musical pour enfants, son hérisson, son grand oiseau ...

Philippe Chatel signait là son coup de maître. Il eut d'ailleurs beaucoup de mal à refaire aussi bien, sans succès.

Elles ont aujourd'hui passé la trentaine mais famille et amis, en signe d'affection, les appellent encore Emilie Jolie.

Bonne fête, Emilie toujours jolie, et mille baisers.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 10:38

   17 septembre. Pour la fête des Renaud, difficile de ne pas chanter.

Vous croyez peut-être qu'il va être question de Renaud Séchan, le chanteur. C'était une éventualité, mais nous irons plutôt vers une vieille complainte de France, la Chanson du roi Renaud.

Le roi Renaud de guerre revient
Tenant ses tripes dans ses mains

    Des générations d'écoliers l'ont apprise. Nos anciens faisaient moins d'histoires autour de nos chers anges et de leur délicatesse supposée. Ils savaient que les enfants ne sont pas doux comme des agneaux mais volontiers cruels et sans pitié. Si vous aviez des doutes, ils ont parfaitement supporté les contes de fées : les parents qui abandonnent leurs enfants dans les bois pour ne plus avoir à les nourrir, le loup qui dévore mère-grand et chaperon rouge, et la pauvre orpheline empoisonnée par sa belle-mère.

   Au catéchisme, on leur a détaillé par le menu l'histoire édifiante de martyrs chrétiens dévorés par les fauves, écorchés, brûlés, enfin, le petit manuel du parfait tortionnaire. A l'école, l'instituteur laïc n'était pas en reste, faisant consciencieusement répéter la Marseillaise et ses sillons abreuvés de sang impur.

     Dans notre frêle enfance, nous avons appris les horreurs de l'histoire, la Marseillaise et la chanson du Roi Renaud ; nous n'en sommes pas morts. Et nos chers bambins seraient plus fragiles que nous ...?

    Ils seraient choqués d'entendre évoquer les tripes du roi Renaud alors qu'ils subissent avec le journal télévisé les images de massacres et d'attentats bien réels ?

    L'histoire et la littérature sont pleines de sang et de larmes. Pour les enrober de sucreries, suivre jusqu'au bout le raisonnement des cajoleurs d'enfance, il ne reste qu'une solution : tenir les marmots  éloignés de toute connaissance. Il semble bien qu'en effet, les pédagogues et autres spécialistes en sciences de l'éducation en prennent le chemin.

    Les victimes des faux savants auront la cervelle aussi trouée que les tripes du roi Renaud.

    La perspective est peu réjouissante, qu'elle nous laisse quand-même souhaiter une bonne fête aux Renaud que nous embrassons.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:28

   15 septembre, c'est la fête de Roland.

Un obscur moinillon du XIème siècle est devenu Saint Roland, ce qui ne l'a pas sauvé de l'oubli.

La mémoire collective, quand elle daigne encore fonctionner, préfère se rappeler la "Chanson de Roland", une épopée féodale composée au début du second millénaire.

    Ce neveux de l'empereur Charlemagne accompagnait son oncle à la guerre contre les sarrasins d'Espagne (pas la céréale, les musulmans d'Andalousie !) Au retour, pour la traversée des Pyrénées, Roland conduisait l'arrière - garde. Lâchement trahi par l'infâme Ganelon, il tomba avec ses hommes dans un guet-apens au col de Roncevaux. Il eut beau souffler dans son cor pour appeler Tonton à la rescousse et se défendre avec l'énergie du désespoir, il fut massacré par l'ennemi, non sans avoir brisé sur un rocher sa vaillante épée Durandal, arme de chevalier, donc bénie, qui ne devait pas tomber entre des mains non-chrétiennes.

    La Chanson de Roland, ce n'est pas l'Illiade, même si elle est pleine de bruit et de fureur. Toutefois, elle a marqué durablement la littérature. Pas question de faire l'impasse sur quelques textes fondateurs comme la saga du roi Arthur en terres celtiques, les Niebelungen en Germanie et La Chanson de Roland en pays français.

    Elle nous apprend beaucoup, non sur les événements fort imprégnés de légende, mais sur les mentalités ... de l'époque où on l'a écrite. Les preux chevaliers compagnons de Roland sont de la classe militaire féodale ; au temps de Charlemagne, elle n'était pas encore constituée. Les troupes à-demi sauvages qui tuèrent Roland à Roncevaux, en fait de Sarrasins, étaient des brigands basques, troupes supplétives au service des musulmans d'Espagne, musulmans qui n'étaient pas assez nombreux pour mener une guerre avec leurs seules forces.

   L'élément le plus véridique, en fin de compte, est peut-être le caractère sacré de Durandal. Ceux qui ont écrit la Chanson de Roland ont transposé sur l'épée du héros l'usage en vigueur au temps des croisades. Certains de combattre pour la Vraie Foi, ils faisaient bénir leur épée et incluait dans sa poignée un véritable reliquaire. Laisser tomber un objet aussi sacré dans des mains païennes aurait été un sacrilège. Plutôt la détruire que la voir souiller.

    Les Roland et Rolande d'aujourd'hui sont gens de paix, du moins faut-il l'espérer, mais ils portent un prénom héroïque. C'est un privilège refusé à beaucoup de prénoms plébéiens.

Rolande et Roland, nous vous disons "bonne fête" et vous embrassons.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:46

13 septembre, c'est la fête des Aimé(e). Quel joli programme !

Un moine de l'abbaye de Luxeuil serait devenu Saint Aimé ; il n'est plus personne qui s'en souvienne.

Pourtant, de toutes les fêtes c'est la plus populaire, tout le monde a envie d'être aimé.

Bien entendu, chers Aimés, on vous embrasse.

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