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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:40

8 Mars.Ce n'est pas ce que beaucoup appellent la "journée des femmes", comme s'il s'agissait d'une vague déclinaison des fêtes des mères, des grands-mères ou encore des secrétaires(!) Non !
Aujourd'hui c'est la journée de lutte pour les droits des femmes. Une autre gueule !
Face aux attaques des intégro-paternalistes, ne lâchons rien !

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 23:42

"Das Reich", c'est lundi à 20h50 sur Fr3.

Pas question de manquer ce documentaire, il sera forcément génial comme tout ce que fait Michaël Prazan.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 15:20

Paul Valéry, quand il s'en donnait la peine, savait produire l'ennui, néanmoins il possédait, à l'occasion, le sens de la formule et nous a laissé quelques sentences si bien trouvées qu'elles ont été adoptées et leur inventeur oublié. A quoi tient la notoriété ?...

Au nombre des formules promises à durer, Valéry avait qualifié Daumier, peintre et dessinateur du XIXème siècle, de "Michel-Ange de la caricature". Eh bien, osons le dire, Daumier a été détrôné.

Un coup de crayon aussi élégant qu'efficace, créateur de personnages reconnaissables entre tous, au point qu'un homme politique n'aurait pas été digne de ce nom s'il avait échappé à sa verve graphique, un nom survole toute la production, celui de Cabu.

Il n'y aura plus de nouveau dessin de Cabu. Les anciens sont là, imprimés, ils sont vivants, comment faire son deuil quand le mort est encore si présent ?

Voilà un mois que la rédaction de Charlie et des juifs inconnus ont été assassinés, leur mort nous a horrifiés. Nous étions submergés par la peine, l'incompréhension et la colère.

Ce fut un mois de Janvier fantomatique, peuplé d'innocents massacrés, du souvenir des exterminés d'Auschwitz aux victimes des brutes d'aujourd'hui. Parmi nous, beaucoup en ont été littéralement dévastés mais la vie est là, n'est-ce pas, elle pousse et cicatrise.

Mais feuilleter un recueil de dessins de Cabu, c'est toujours l'expérience du chagrin même si, comme à des funérailles, on ne peut s'empêcher de rire. Ce n'est pas, comme un film célèbre, "Le chagrin et la pitié". C'est le chagrin et le parti d'en rire, puis le rire seul, en attendant le retour de la peine. En reprenant les unes que Cabu avaient produites pour Charlie, j'ai revu le portrait qu'il avait dessiné à la mort de Cavanna. Il l'avait croqué en académicien, lui rendant avec humour un hommage que le rital avait mérité plus sûrement que bien des académiciens aussi peu géniaux que doués pour les ronds de jambe.

La première fois que j'ai vu ce dessin, je me suis dit "C'est un magnifique portrait mais, à sa mort, qui sera capable de rendre le même hommage à Cabu ?"

C'était il y a juste un an et personne n'aurait imaginé que la supposition se réaliserait si vite ni avec une telle cruauté.

La place est vide pour le portrait de Cabu.

Un vieux dicton nous assure que "les cimetières sont remplis d'indispensables". D'autres dessinateurs remplaceront Cabu à la une des journaux satiriques, bien sûr, mais il faudra longtemps pour qu'ils supportent la comparaison.

Cabu est bien NOTRE Michel-Ange de la caricature.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 17:02

27 janvier 2015, France 2, soirée commémoration.

Il y a soixante-dix ans (septante pour nos voisins et amis ), l'Armée Rouge ouvrait le camp d'Auschwitz avec le bouleversement total des consciences, la certitude qu'il y aurait définitivement un Avant et un Après Auschwitz.

Le massacre des professionnels de la liberté à Charlie et l'attaque antisémite d'une épicerie casher viennent de sonner l'alarme, Auschwitz n'est pas un vaccin.

Nous avons répété mille fois "Plus jamais ça !" et l'incantation n'a pas suffi, l'humanité est toujours menacée dans sa liberté et sa vie, tous ceux qui ont des yeux et des oreilles ont pu en faire le sinistre constat.

En même temps, soixante-dix ans n'est pas un anniversaire parmi d'autres, c'est une dizaine remarquable, probablement la dernière que des survivants nonagénaires marquent de leur présence. Nous aimerions tant les garder parmi nous, mais ce sera bientôt une illusion.

France 2, pour marquer l'événement, avait mis les petits plats dans les grands avec une journée presque ininterrompue de reportage des cérémonies et, le soir, un grand documentaire, découpé en tranches à l'avance pour la diffusion auprès des scolaires.

William Karel a vu grand, convoquant le ban et l'arrière-ban des historiens compétents et spécialistes de la "destruction des juifs d'Europe". Un esprit chagrin comme le mien ne peut que regretter qu'il ne soit jamais fait référence à l'auteur de l'expression, Raul Hilberg dont la somme monumentale a longtemps constitué une bible sur le sujet, mais Hilberg, aujourd'hui est décédé et il faut bien admettre que la mort n'est pas télégénique. A défaut de l'inviter, un de ses éminents successeurs aurait pu le citer sans rien ôter à la gloire des vivants.

Il y avait un autre nom jamais cité qui écrasait la soirée de son absence, c'est Claude Lanzmann. Peut-on approcher les voies ferrées menant à Treblinka sans revoir l'image du cheminot polonais évoquant d'un geste de la main le sort promis à ses passagers ?

"Shoah" n'est plus au goût du jour, l'image a vieilli. Beaucoup le pensent même s'ils n'osent pas le dire d'un monstre sacré, d'un monument de sens. On peut et doit refuser le diktat des modes, Shoah n'est pas un vulgaire torchon à jeter à la poubelle.

Malgré l'infini respect dû à Claude Lanzmann et son refus de la fiction, il faut entrer dans une autre époque. Le temps des survivants et des témoins s'achève, place aux historiens et aux auteurs avec tous les risques à prévoir. Aujourd'hui, demain comme hier, les défenseurs de la vérité ont une tâche énorme à affronter. Restons vigilants.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 18:25

Nous étions enfants.

Notre mère nous administrait consciencieusement des vitamines POUR être en forme, bien grandir, et du sirop CONTRE la toux. Normal, on est POUR le bon et CONTRE le mauvais, cela va de soi. Du moins, je le croyais.

Et le sens des mots a changé sans que nous en soyons prévenus.

Depuis quelques semaines, un laboratoire pharmaceutique nous abreuve régulièrement d'un spot publicitaire pour nous convaincre de l'excellence de ses produits. Ce petit film nous présente une malade, forcément heureuse, soignée POUR le diabète et l'hypertension.

Voilà un POUR de trop, il suffit de soigner le diabète et l'hypertension, on n'en demande pas plus, mais, si le publicitaire tient absolument à placer une préposition dans le discours, un médicament est logiquement prescrit CONTRE une maladie.

Au prix de la minute de publicité télévisée, ces gens-là ont dépensé une somme considérable pour écorcher la langue française.

Combien de téléspectateurs l'ont remarqué ? Hélas, il est à craindre qu'ils soient peu nombreux. Ce serait triste si ce n'était surtout ridicule.

Heureusement, le ridicule ne tue pas et c'est tant mieux, s'agissant du médicament.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 17:25

The sun rises through the sarsens of Stonehenge on a snowy morning.

 

      Joie ! C'est la magie du solstice.

Cet hiver encore, le soleil est revenu, la nuit est vaincue.

Alors, c'est reparti. Joyeux Noël et bonne année.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:46

Il y a déjà longtemps que je n'écoute plus les radios qui émettent de la variété.

Trop indigentes pour la musique et les textes, trop de publicité, je les ai toutes abandonnées pour France culture.

Les esprits chagrins diront que si l'on n'y est pas rasé par de mauvaises chansons, on y est assommé de bla-bla, chacun ses goûts...

Les rares intermèdes chantés y sont d'autant mieux choisis.

Et, justement, ce matin ... après des commentaire bien sentis sur les relations dangereuses entre une partie de la droite dite-classique et le Front National, réapparaît la chanson de Louis Chédid, "Anne ma sœur Anne".

Je lui cède la parole, il a trouvé mieux que beaucoup de grands auteurs pour tenter de ranimer les consciences.

Anne, ma sœur Anne,
Si j´ te disais c´ que j´ vois v´nir,
Anne, ma sœur Anne,
J´arrive pas à y croire, c´est comme un cauchemar...
Sale cafard!

Anne, ma sœur Anne,
En écrivant ton journal du fond d´ ton placard,
Anne, ma sœur Anne,
Tu pensais qu´on n´oublierait jamais, mais...
Mauvaise mémoire!

Elle ressort de sa tanière, la nazi-nostalgie:
Croix gammée, bottes à clous, et toute la panoplie.
Elle a pignon sur rue, des adeptes, un parti...
La voilà revenue, l´historique hystérie!

Anne, ma sœur Anne,
Si j´ te disais c´ que j´entends,
Anne, ma sœur Anne,
Les mêmes discours, les mêmes slogans,
Les mêmes aboiements!

Anne, ma sœur Anne,
J´aurais tant voulu te dire, p´tite fille martyre:
"Anne, ma sœur Anne,
Tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus,
La vermine!"

Mais beaucoup d´indifférence, de patience malvenue
Pour ces anciens damnés, beaucoup de déjà-vu,
Beaucoup trop d´indulgence, trop de bonnes manières
Pour cette nazi-nostalgie qui ressort de sa tanière... co
mme hier!

Anne, ma sœur Anne,
Si j´ te disais c´ que j´ vois v´nir,
Anne, ma sœur Anne,
J´arrive pas à y croire, c´est comme un cauchemar...
Sale cafard!

.......

Quand nous aurons séché nos larmes, nous songerons à fourbir les armes.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 15:44

Après "Le sel de la terre" qui a remporté un assentiment massif, le festival QuerCinéma s'est achevé sur une avant-première qui n'a peut-être pas fini de déranger.

Il s'agit de "à la vie" de Jean-Jacques Zilbermann (sortie en salles le 26 novembre, dites-moi ce que vous en pensez), l'histoire de trois femmes juives qui reviennent d'Auschwitz, retrouvent la vie courante et prennent des vacances ensemble, quinze ans après, sur la plage de Berck.

Commençons par ce qui fâche le moins, la reconstitution des vacances au bord de la mer dans les années 50/60. Tous ceux qui ont assez vécu pour les avoir connues dégusteront avec plaisir un retour en enfance, Berck-Plage station où on se refait une santé, les heures interminables sur la plage, le marchand de glaces et le club Mickey avec ses monos.

Pour les gens du Nord, les vacances, c'était ça. Seule une toute petite minorité de familles aisées pouvait envisager d'autres séjours plus lointains et l'habitude est devenue un rite sacré. Encore aujourd'hui, vers la fin de l'été, le PCF et d'autres associations organisent des sorties d'un jour en autocar, une évasion à très bas prix pour offrir un semblant de vacances à ceux qui n'en prennent pas.

Le but du voyage est invariablement la Mer du Nord. Même si le beau temps n'est pas toujours de la partie, on mange des moules, des frites et des glaces. C'est toujours une belle journée.

Jusque-là, pas de problème, passons à plus délicat.

Depuis le monument que fut "Shoah ", dans la foulée de Claude Lanzmann, des "veilleurs" refusent les ouvrages de création et, pire, de fiction sur l'extermination des juifs. En son temps, "La vie est belle", a déclenché un scandale, ce film faisait preuve d'un relativisme de mauvais aloi mais la critique n'a pas épargné "La liste de Schindler" qui ne pouvait être soupçonné de mauvaises intentions. Seule est acceptée la transcription de souvenirs et de témoignages.

Le temps passe, il reste de moins en moins de survivants et de témoins.

Il n'est évidemment pas question de condamner la Shoah à l'oubli, ce serait une victoire inespérée des bourreaux. La littérature et le cinéma rentreront nécessairement dans le jeu.

Reste à fixer une règle pour éviter de sombrer dans le "n'importe quoi".

La bande-annonce d'"A la vie" suscitait la curiosité et même l'intérêt. Le retour des déportés, la manière dont ils se réinséraient dans une société qui ignorait tout de leurs épreuves et, souvent, refusait de les connaître, c'était un grand sujet... et ce film est une gentille petite œuvre.

Il traite avec légèreté des questions qu'un grand professionnel aurait fouillées. Une mère qui a dû sacrifier son enfant pour survivre, un homme qui n'aura jamais de vie de couple à cause des expériences menées par les médecins nazis qui l'ont castré, chacun de ces sujets aurait pu donner un grand film mais ils se confondent dans une espèce de vaudeville.

A la fin, on a envie de tout reprendre pour recommencer autrement.

Il faut dire que cette impression existe depuis le début, quand une survivante d'Auschwitz, six mois après la sortie du camp, exhibe une chevelure jusqu'aux épaules. Julie Depardieu n'avait sans-doute pas envie de sacrifier des cheveux qu'elle a fort beaux...Certes, mais tout cela n'est pas sérieux.

Dommage ...

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:44

QuerCinema, le festival de cinéma du Quesnoy, nous a présenté, cette année encore, un choix de films qui ne laissent pas indifférent, à commencer par "Le sel de la terre".

Oyez, braves gens ! si vous ne l'avez pas vu, courez-y sans délai, ou procurez-vous le disque si aucune salle ne le programme à proximité.

Pour être bref, c'est un chef d'œuvre à partir d'un chef d'œuvre, le regard de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado sur les photographies du témoin voyageur

Sebastião Salgado.

Et là, accrochez-vous. Le tour du monde de Salgado n'est pas une partie de plaisir, plutôt un condensé d'horreurs. Si l'homme est le sel de la terre, c'est un sel toxique. Et Salgado nous accroche à ce poison. Du Ruanda à la Bosnie en passant par l'Ethiopie, on se les prend en pleine figure les massacrés, les affamés, les déracinés et on reste les yeux grand-ouverts, on en redemande. La beauté vénéneuse des catastrophes... Même la terre et l'eau ne sont pas épargnées, victimes de l'espèce la plus évoluée du règne animal. L'homme ne mérite aucune indulgence, il a tout pourri, tout détruit.

On a du mal à suivre le journaliste de Télérama qui a qualifié ce film d'"Un hommage à la beauté de la planète". Même si "Le sel de la terre"est la preuve éclatante qu'une photographie est belle même si l'horreur est son sujet.

Et, à la fin, tout s'éclaire. Le Brésilien Salgado a ranimé, ressuscité, une terre que l'activité humaine avait désertifiée. Les arbres replantés, l'eau est revenue. C'est peu à l'échelle de la planète mais c'est un modèle, l'espoir après l'horreur.

On finit soulagé et réconcilié avec l'humanité, ...enfin, avec les hommes de bonne volonté.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:40

Le président de la République s'est exprimé ex-cathedra ... sur TF1. Passer entre deux émissions de téléréalité et trois épisodes de séries américaines usées jusqu'à la corde, voilà qui fait noble et brillant.

Peut-être voulait-il rappeler qu'il est un "président normal" ?

Pour avoir l'air normal, il faudrait, comme lui, livrer nos cerveaux aux vendeurs et publicitaires en tous genres ? A quoi sert donc la redevance-télé que nous venons de payer ?

La prestation présidentielle fut ce que nous pouvions en attendre, remarquablement assortie à la chaîne, assez plate pour satisfaire la ménagère.

Voir le compte rendu dans la presse spécialisée.

A défaut d'annonce sensationnelle, le téléspectateur naïf espérait peut-être, chez son président, un éclair de sincérité, de lucidité.

Il aurait pu reconnaître les dégâts de sa politique, avouer qu'il n'était pas fait pour le job et s'en rendait enfin compte. Il aurait même pu s'excuser auprès de ses amis qui, en Mars dernier, ont perdu leur mairie uniquement à cause de lui et de son incurie.

Comme il avait laissé son courage à la maison, il s'en est abstenu.

N'en doutez pas, il continuera le même désastre jusqu'aux élections législatives. Si vous caressiez l'idée d'être élu député PS, abandonnez ce projet, vous vous éviterez bien des larmes.

Monsieur le président contemple ce gâchis, un brin étonné. C'est qu'il n'a toujours pas compris.

Il faudra que quelqu'un se dévoue et lui explique, quitte à lui faire du chagrin, qu'il n'a jamais été élu par adhésion à sa personne ou à son projet.

Au premier tour de l'élection présidentielle, l'électeur choisit. Au deuxième tour, il élimine.

François Hollande est devenu président uniquement par rejet de Nicolas Sarkozy mais il ne semble toujours pas avoir compris.

Pour 2017, en serons-nous réduits à lui chercher un adversaire provoquant plus de rejet que lui ?

Effrayant ...

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