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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 22:51

Ça s'est passé un 12 mai.
Le 12 mai 1588, c'est la "journée des barricades", ainsi nommée parce que le peuple révolté, pour la première fois, barre les rues en entassant tout ce qui tombe à sa portée.
Journée aussi nommée St Barthélémy à l'envers, c'est le soulèvement du peuple catholique de Paris contre le roi Henri III.
Henri III est le dernier vivant des fils de Catherine de Medicis. Il y a peu de chance qu'il ait lui même un fils donc le royaume passera à Henri de Navarre qui est protestant.
Les catholiques de Paris, échauffés par le duc de Guise, chef des catholiques ultra, se soulèvent pour exiger la reconnaissance d'Henri de Guise comme héritier du trône. Les émeutes échouent et Henri de. Guise sera assassiné par des hommes du roi qui, regardant le cadavre eut cette phrase restée célèbre
" Il est encore plus grand mort que vivant ".

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 20:01

Aujourd'hui peut-être...Peut-être demain...
Vous courez comme une flèche, bravo !
Mais demain ?
Nous sommes comme des super-machines, avant de tomber en panne, tout roule.
Alors, les aménagements pour les PMR nous regardent tous.
Dimanche, au moment de voter, il faut y penser.
Au Quesnoy, la seule liste qui propose du concret aux PMR, c'est Le Coeur à Gauche, la liste de Paul Raoult. C'est lui qui avait rendu accessibles la Mairie, Lowendal et le théâtre. Il se propose d'en faire autant à l'ancienne école Baillon où répète l'harmonie municipale.
Donnons lui acte de sa bonne volonté et votons pour une ville accessible à tous.🙂

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 14:02

    Dans ce bas monde, originales sont les femmes qui n'ont jamais été violées, tout le monde y est passé.

Des années après, la mémoire revient aux victimes qui n'avaient jamais rien dit. C'est un peu comme dans la maladie d'Alzheimer, elles oublient ce qui vient d'arriver et se rappellent les vieilles histoires...à condition que les dites histoires présentent un intérêt.

Celles qui ont été violées par leur voisin peuvent continuer à se taire, tout le monde s'en moque. En revanche, si vous pouvez accuser une célébrité, c'est de l'or en barre. A vous de touiller la sauce, elle ne demande qu'à prendre.

Roman Polanski vient de sortir son dernier film, "J'accuse" sur l'affaire Dreyfus. Comme à chaque nouveau film surgit une affaire de viol, une vielle affaire recuite mais suffisante pour exciter les ligues de vertu. On les appelle aujourd'hui "féministes", c'est plus moderne mais les harpies vociférantes sont les mêmes que dans les vieux films de John Ford. Elles voudraient lui faire la peau à ce vieux monsieur à tête de gamin surdoué.

Son talent fait des jaloux et il a un gros défaut.

Si, si, il faut le dire, il est juif.

Depuis le procureur américain qui s'était juré d'avoir la peau d'un juif, les antisémites n'ont pas laissé tomber, ils continuent à s'acharner, s'acharner contre Polanski et contre tous les juifs.

Au début du XXème siècle, ils étaient accusés de véhiculer des maladies. Aujourd'hui, ce n'est plus au goût du jour, les antisémites insistent sur les affaires de moeurs, comme si les juifs étaient les seuls à en connaître . 

    Ne nous laissons pas tomber dans ce piège grossier, allons au cinéma voir "J'accuse".

     L'affaire Dreyfus n'est pas finie. 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 16:51

      Épidémie généralisée d'Alzheimer.
Il y a deux ans que Marine Le Pen s'étalait en beauté dans un débat mémorable.
De l'avis général, elle avait prouvé son incompétence et donné plus que des doutes sur sa santé mentale.
Logiquement, elle ne devait pas s'en remettre.
     Eh bien si !
Son petit chien couchant a gagné, il mènera sa liste nationale-populiste au parlement européen.
     La France a perdu la mémoire proche, c'est un symptôme typique de la maladie d'Alzheimer. 
     Que fait la recherche ?
Faut que j'en parle à mon neurologue.😁

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 16:13

Qu'a t'on fait des héroïnes ?

 

 

Qu'est ce qu'une héroïne ?

 

Le terme, quand il désigne un personnage, a deux définitions.

 

Femme qui fait preuve de vertus exceptionnelles, se dévoue à une cause.

Ex : Lucie Aubrac est une héroïne de la Résistance.

 

Principal personnage féminin d'une œuvre, Ex : Scarlett O’hara est l’héroïne d’ « Autant en emporte le vent. »

 

Et, bien souvent, les deux.

Entre l'histoire et les histoires, il est souvent difficile de faire un tri.

D’abord, les héroïnes aux vertus exceptionnelles

Les guerrières, chefs d’armées ou femmes de troupes.

La plus célèbre : Jeanne d’Arc

Jeanne d'Arc est née le 6 janvier 1412 à Domrémy, village du duché de Bar le Duc,

C'est véritablement l'héroïne locale (ce que nous pourrions appeler la « régionale de l'étape »)

Le blason de Jeanne d'Arc est devenu celui de Domremy qui s'appelle désormais Domremy-la-Pucelle.

 

C’était une paysanne mais ce n’était pas une paysanne pauvre, son père était laboureur, la classe la plus élevée chez les paysans, et la famille avait des relations assez influentes pour aider Jeanne à démarrer son projet, pour lui mettre le pied à l’étrier, au sens propre : lui financer un cheval de selle et les frais du voyage jusqu’à Chinon où se trouvait Charles VII.

Pourtant, son but avait de quoi étonner de la part d'une fillette  de 15 ans:

Il s'agissait d'emmener Charles VII se faire sacrer à Reims où tous les rois de France sont sacrés depuis Clovis.

Le récit de ses actions demanderait une conférence uniquement dédiée à Jeanned'Arc. Si vous désirez approfondir vos connaissances sur le sujet, la grande spécialiste reste Régine Pernoud (1909-1998) paléographe et médiéviste. A la demande d'André Malraux, elle a fondé le centre Jeanne d'Arc à Orléans et elle l'a dirigé jusqu'en 1985.

Son « Jeanne d'Arc » fait toujours référence.

Jeanne d'Arc est morte brûlée vive à Rouen, le 30 mai 1431, elle était âgée de 19 ans.

Elle a été immédiatement considérée comme une héroïne et même comme une sainte.

Dans le portrait d’une héroïne, la croyance populaire compte plus que l’exactitude des faits, la littérature s’est très vite chargée de lui construire une légende.

Un des premiers auteurs de la légende fut le poète François Villon.

François Villon, est né en 1431, l’année de la mort de Jeanne. En 1458, Il écrit la « Ballade des Dames du temps jadis » Il y chante

« Jeanne la bonne Lorraine qu’Anglais brûlèrent à Rouen », peu de mots pour beaucoup de questions. 

Lorraine ou Champagne ?

Son village, Domrémy, est situé sur la Meuse,

une rive est en Champagne et l’autre en Lorraine.

Il semble bien que la maison natale de Jeanne soit du côté champenois.

Elle fut effectivement brûlée à Rouen mais la décision ne fut pas prise par les Anglais, même si elle fut prise dans leur intérêt.

Après que Jean de Luxembourg l'ait livrée aux Anglais, ceux-ci l'accusèrent de sorcellerie auprès d'un tribunal ecclésiastique local.

Pourquoi fut elle accusée de sorcellerie ?

Elle déclarait obéir à des voix.

La psychiatrie moderne y verrait un cas de schizophrénie mais, au Moyen Age, entendre des voix s'expliquait par l'action divine ou diabolique et au XVème siècle , époque de guerre, de famine et de maladies, le diable expliquait tout et toute personne en relation avec le diable était une sorcière.

Accusée de sorcellerie, son affaire dépendait de la justice religieuse. Elle fut jugée et condamnée à la suite d’un procès mené, non par un Anglais, mais par un exorciste picard, l’évêque de Beauvais Pierre Cauchon.

Immédiatement après son exécution, la foule la considéra comme une sainte.

Restait à obtenir sa canonisation

et ce n'était pas simple.

La France et l’Angleterre ont été longtemps ennemies et l’Eglise n’était pas pressée de prendre parti en canonisant un chef de guerre.

La canonisation de Jeanne dut attendre que la France ait changé d’ennemi héréditaire. Elle devint Sainte Jeanne d’Arc au vingtième siècle, en 1920.

C’était juste après la Grande Guerre, la France et l’Angleterre s’étaient battues ensemble, et la France venait de récupérer l’Alsace et la Lorraine.

Une sainte nationale originaire de la Lorraine récemment reprise était l’héroïne qui convenait.

 

C’est une héroïne qui unit Dieu, le roi et ses sujets. Depuis la révolution, le roi et ses sujets n’ont plus la cote.

 

Pas de problème, le roi et ses sujets sont remplacés par la nation sans diminuer le prestige héroïque de Jeanne.

Toutefois, des auteurs mettent en doute son personnage héroïque, créent des identités et des histoires fantaisistes. Pour justifier le doute, ils avancent un argument : le manque de crédibilité des sources.

C’est le pire des arguments, il existe au sujet de Jeanne d'Arc beaucoup plus de documents que sur tout autre personnage de la même époque. La condamnation au bûcher est un supplice archaïque, mais la procédure judiciaire suivie est une procédure écrite plus moderne qu’on ne l’imagine. Toute l’histoire de Jeanne d’Arc est détaillée dans les minutes de son procès qui a été soigneusement consigné par des notaires. Tous les chercheurs peuvent y accéder.

Il subsiste toutefois quelques interrogations dont on parle peu.

Le personnage de Jeanne d’Arc figure la nation France.

C’est assez étonnant, l’homme du XVème siècle était champenois, flamand ou provençal mais il n’avait pas encore le sentiment d’être français.

L'histoire est bien indulgente envers un autre personnage peu sympathique : le roi Charles VII, celui que Jeanne a fait sacrer à Reims. Il n’a rien fait pour sauver celle à qui il devait son trône.

A l'époque, les prisonniers importants étaient d'abord des otages, leur liberté se négociait. Charles VII aurait pu racheter Jeanne d'Arc ou l'échanger.

Il ne l'a pas fait. Son attitude restera définitivement une question sans réponse et une tache sur la royauté française.

L’héroïne Jeanne d’Arc a inspiré des romanciers, le dernier en date est Philippe de Villiers,

des cinéastes, le dernier film est celui de Luc Besson.

et elle est représentée par de nombreuses statues dans le domaine public et dans les églises.

A Lille, place jeanne d’Arc, on voit une statue équestre de Jeanne d'Arc brandissant fièrement son drapeau. Ce monument d'Emmanuel Fremiet, a été érigé en 1912, volée par l’occupant allemand en 1918, puis refaite à l'identique en 1925.

Plus près de chez nous, à Bavay, une statue équestre.

Cette statue fut achetée après la guerre 14/18

par Gaston Derome, industriel bavaisien.

Il avait été élu Maire de Bavay sous une étiquette radicale et laïque, puis il s’était rapproché de l’église catholique jusqu'à devenir un fervent pratiquant.

Le conseil municipal resté laïc et radical ne lui donna pas l’autorisation d’installer la statue sur une place publique.

Il la fit installer sur le terrain de l’école Jeanne d’Arc.

Après la second guerre mondiale, pour faire cesser le litige, son héritier Léon Derome fit transférer la statue en face de son domicile Rue de Gommegnies.

Les sœurs Fernig

Nées dans une famille de militaires, elles combattirent héroïquement pendant la Révolution.

Elles sont les filles deFrançois Louis Joseph de Fernig, commandant de la garde et les sœurs du général comte Jean Louis Joseph de Fernig,

Elles sont nées à Château - L'abbaye, entre Mortagne et Thun Saint Amand.

Marie-Félicité-Louise Fernig née le 17 mai 1770 et morte à Bruxelles le 2 août 1819)

Marie-Françoise-Théophile-Robertine née le 17 juillet 1775 et morte à Bruxelles le 4 août 1841).

Ces deux sœurs étaient d'une grande beauté.

En 1792, elles étaient âgées l'une de seize ans et l’autre de treize ans lorsqu'elles se placèrent dans les rangs de la garde nationale de Mortagne où elles se battirent contre les Autrichiens.

Elles s’attachèrent, en tout bien tout honneur, à la fortune de Dumouriez qui en fit des officiers d'état major et les prit pour aides de camp.Elles combattirent à Valmy, à Jemmapes, à Anderlecht et à Nerwinde, où et elles firent plusieurs actions glorieuses.

Dumouriez était toujours resté favorable à une monarchie constitutionnelle. Il s'opposa au procès de Louis XVI et dut fuir la France. Il entraîna les sœurs Fernig dans sa disgrace et sa fuite.

Elles ont tenté de se réconcilier avec la république en venant à Paris demander leur radiation de la liste des émigrés mais elles furent mal reçues et ne rentrèrent qu’après la Révolution en 1802.

Elles ont sû gérer leur carrière en se mariant.

Marie Antoinette, l'aînée des deux combattantes, épousa vers 1803 un négociant d' Amsterdam, Hendrich Neremburger.

Marie-Adrienne, la cadette, épousa le général comte d'empire Guilleminot militaire et géographe.
 

La mémoire de ces héroïnes est entretenue par un tableau de Le Dru, peintre militaire du XIXème siècle. Il les représente dans une scène de bataille.

 

Les héroïnes de la défense

Jeanne Laisné dite Jeanne Hachette

C’est l’Héroïne de Beauvais

Elle serait née dans l'actuelle rue Jeanne Hachette.

Son père, Mathieu Laisné, est un bourgeois de Beauvais, officier supérieur des gardes du palais de Louis XI. Il fut tué à la bataille de Montlhéry le 16 juillet 1465, C’était une des nombreuses batailles entre Louis XI et le duc de Bourgogne, Philippe le Bon,

En 1472, Philippe le Bon est mort. Son fils, Charles le Téméraire  est devenu duc de Bourgogne.

Plus riche que le roi de France, il envahit le nord du royaume avec plus de tout, moyens financiers, soldats, et une meilleure artillerie que Louis XI,

mais il commet une erreur tactique, ses troupes se dispersent et s'épuisent en assaillant trop de petites places fortes. Louis XI n’a plus qu’à les harceler.

Le 27 juin 1472, Charles le Téméraire met le siège devant Beauvais. La ville est sans garnison mais les habitants, hommes et femmes, montent aux remparts et combattent pour défendre leur cité..

Parmi eux, Jeanne Laisné, saisit une hache et repousse un attaquant en appelant les autres femmes au combat.

Les assaillants sont repoussés et l’assaut de Charles le Téméraire est arrêté le 22 juillet 1472.Aussitôt, Jeanne Laisné est désignée sous le nom de Jeanne Hachette.

 

Pour célébrer la victoire, le roi décide d’une procession, nommée procession de l’assaut, où les femmes précèdent les hommes.

A une époque où le costume est socialement très marqué, les filles de Beauvais ont l’autorisation de porter des ornements qui ne sont habituellement permis qu’aux filles nobles lors de leur mariage.
 

Aujourd’hui, il existe une association,

Les Amis des Fêtes Jeanne Hachette

Cette association organise Les Fêtes Jeanne Hachette (ou Fêtes de l'Assaut) tous les ans, le dernier week-end de juin, ce sont des défilés en costumes d'époque.

Le Monument à Jeanne Hachette (1851]

 

Vital Dubray érige la Statue de Jeanne Hachette

Sur la place qui porte son nom, face à l'hôtel de ville de Beauvais.

Lors de son inauguration en 1851, 734 musiciens interprêtent la Cantate à Jeanne Hachette, une œuvre de Sigismond von Neukomm originaire de Salzbourg,

Au début du XXème siècle,la mémoire de Jeanne Hachette se perdait.

Elle fut réactivée par la canonisation de Jeanne d’Arc.Lorsque Jeanne d'Arc est canonisée en 1920, Jeanne Hachette devient pour la gauche anticléricale le pendant laïque de la Pucelle.


 

Statue de Jeanne Hachette à Beauvais.

 

Marie Fouré à Péronne

« Marie Fouré » est la Jeanne Hachette de la ville de Péronne.

En 1536, elle a défendu la cité assiégée par les troupes de Charles Quint.

D’après la légende, Marie Fouré se trouvait près des remparts. Un Espagnol essaye de planter un étendard ennemi sur le rempart pour marquer la prise de Péronne.

Marie Fouré monte sur le rempart, elle saisit l’étendard espagnol, précipite le soldat dans le vide et dépose l’étendard au coeur de la cité.

.Cette dame est l'épouse de  Jean-François de La Rocque seigneur de Roberval(Oise)

Il possède des terres à Poix Terron, d’où son surnom d’écuyer de Poix.

Elle a donné la victoire à la ville, le roi la récompense en

lui accordant des privilèges, à elle et à sa descendance.

Les tribulations commencent.

Au XIXème siècle, la ville de Péronne a fait édifier une statue de Marie Fouré.

C’est une statue monumentale en bronze, fondue à partir d’un canon offert par le ministère de la Guerre.

Elle est inaugurée le 25 juillet 1897.

Le monument fait l’orgueil des Péronnais. C’est le centre d’une procession qui rappelle, chaque année au mois d’août, le glorieux combat contre les soldats de Charles Quint.

En 1917 : elle est volée par l’occupant allemand et envoyée à la fonte. Après avoir constellé le socle de pierre de graffitis outrageants, ils y placent un mannequin grotesque que les troupes britanniques retirent en mars.

En janvier 1927, le socle est nettoyé et installé square Saint-Jean. Au mois d’octobre, Guiraud-Rivière est mandaté pour refaire une statue à l’identique, elle est installée l’année suivante.

Les ennuis continuent.

Le 19 janvier 1942, elle est déposée par l’occupant allemand pour être fondue mais la commission départementale de réquisition demande à la commune d’exécuter un moulage.

A la Libération, on ne retrouve pas la sculpture originale. On repousse l’utilisation du moule et, en fin de compte, on l’oublie jusqu’en 1993 où la municipalité décide d’installer une nouvelle statue devant l’église. Ce sera une statue en pierre érigée par Michel Bonnand en Juillet 1996.

Finis les problèmes de bronze fondu.

Héroïnes guerrières mais à l’historicité douteuse.

Jacqueline Robins
 

En 1710, c’est la guerre dite de Succession d'Espagne.

François de Savoie, également nommé prince Eugène, et l’Anglais Jean Churchill, comte de Malborough, assiègent Saint-Omer.
La ville est presque dépourvue de vivres et d'armes, donc hors d'état d'opposer une résistance sérieuse.

Une femme du peuple, Jacqueline-Isabelle Robins offre aux magistrats de la commune d'aller en barque à Dunkerque chercher des munitions et des vivres.
Elle navigue la nuit et dissimule sa cargaison sous des couches de légumes. Jacqueline Robins réussit, au péril de sa vie, à assurer le ravitaillement des Audomarois.
Saint-Omer a élevé, sur la place Vainquai, une statue de bronze à cette héroïne locale. Cette oeuvre vigoureuse est due à M. Edouard Lormier, qui est un compatriote de Jacqueline Robins.

La statue fut érigée en 1884, elle a disparu pendant la dernière guerre mondiale, fondue par les Allemands.


 

Belle Roze

Géante d'Ardres

 

Nous sommes en 1653, à l'époque de Louis XIV.

Le site bastionnée d'Ardres, est ville frontière avec les anglais et les espagnols.

.

Françoise Roze est la septième enfant de l’hôtelier Nicolas Roze qu’elle aide à l'auberge du Dauphin.

Elle tient une place importante dans ce lieu de vie, elle attire la clientèle au plus grand plaisir de son père. Elle devient un personnage notoire et incontournable de cette cité fortifiée !

Elle est amoureuse en secret du Capitaine des Rambures, une troupe de mercenaires chargés de défendre la cité.

Elle apprend fortuitement que les mercenaires ont traité avec le prince de Robecq et décidé de livrer la ville aux Espagnols.

Françoise prévient le gouverneur. Il organise un repas

en conviant tous les Rambures.

Les citadins ont décidé secrètement d'éliminer un à un tous ces soldats pour sauver leur honneur.

"Grâce à la claivoyance de Françoise Roze et la détermination des ardrésiens, la ville ne fut finalement pas livrée aux Espagnols !"

L'héroïne de l'affaire, Françoise Roze, se maria en 1654; elle mourut le 25 mai 1681 et fut inhumée en la chapelle Saint-Nicolas de l'église paroissiale d'Ardres. La Belle Roze est ainsi devenue la Jeanne Hachette locale.

La ville d'Ardres peut s’enorgueillir d'une bande-dessinée sur sa Géante, la Belle-Roze. Conçu par Papito (scénariste) et Yohann Petit (dessinateur), "Françoise Roze, la conjuration des Rambures".

 La ville d'Ardres dispose d'une géante figurant la Belle Roze.


 

Jeanne Maillotte

Jeanne Maillotte est un personnage légendaire de l'histoire de Lille, elle aurait contribué à repousser une attaque des hurlus en 1582.

 L’histoire se déroule au xvie siècle lors des conflits religieux entre les catholiques et des protestants que, dans la région, on appelle les hurlus.


Un récit du xixe siècle parle d’un épisode lillois daté du 29 juillet 1582,

Une bande de hurlus aurait attaqué Lille par le faubourg de Courtrai, provoquant la stupeur de la population.

Une cabaretière appelée Jeanne Maillotte travaillait dans une échoppe de la place aux bleuets Elle voit arriver les hurlus, elle alerte les archers de la confrérie de Saint Sébastien et galvanise la résistance des habitants si bien que les assaillants sont repoussés.

L'existence de ce personnage n'est pas prouvée mais la légende a du succès, suscitant des œuvres d'arts et des chansons populaires (un poème d’Alexandre Desrousseaux)

l'inauguration d'une statue à Lille en 1935, œuvre d'Edgar Boutry

Historiquement, les Hurlus sont des protestants pendant les guerres de religion,

mais, dans l’histoire de Jeanne Maillotte, on retrouve le modèle des géants du Nord comme Reuze papa et Reuze maman, sauvant leurs villes, Dunkerque et Cassel des Normands pendant les invasions viking.


 


Héroïnes non combattantes

 

Marguerite Grumiau

Au cours de la Révolution française, sous la Convention nationale, après l’exécution du couple royal, se forme une coalition des monarchies européennes liguées contre la révolution française.

Les armées de la première coalition assiègent Landrecies du 17 au 30 avril 1794.

Onze batteries de canons et mortiers bombardent la ville pendant trois jours. La forteresse et la ville sont totalement dévastées. On compte environ 2 000 tués, militaires et civils,

D'après les témoignages de l'époque, il ne restait pas dix maisons intactes à l'issue du bombardement. Tous les historiens s'accordent à souligner la résistance héroïque dont les habitants ont fait preuve. Notamment une certaineMarguerite Grumiau qui a aujourd'hui une rue à son nom .

Malgré la résistance acharnée de ses troupes et des habitants, le général Roulland qui commandait la garnison doit se rendre.

La ville est reconquise par le capitaine Schérer à la Fin août 1794

La Convention nationale décréte que Landrecies serait reconstruite aux frais de l’Etat et que « ses habitants ont bien mérité de la patrie ».

La ville de Landrecies fut décorée de la croix de la Légion d'honneur, le 29 septembre 1900, en mémoire de ce fait de guerre.


Femmes célèbres hors de la guerre.

Marie Camembert

Celle qui n’a jamais existé

La légende

Une certaine Marie Harel inventa le célèbre fromage et lui donna le nom de son village.

Marie Harel est née Marie Catherine Fontaine le 28 avril.1761 à Crouttes, près de Vimoutiers en Normandie et morte le 9 novembre 1844 à Vimoutiers.

C’était une agricultrice.

Selon la petite histoire, Elle aurait inventé le camembert, pendant la révolution, avec l’aide d’un prêtre réfractaire, l'abbé Charles-Jean Bonvoust, venu de la Brie et réfugié à Camembert.

 

La réalité :

L'histoire du Camembert commence en Normandie au XVIIIeme .

C‘était au départ un fromage blanc produit par tous les éleveurs laitiers.

Marie Harel vend son Camembert sur les marchés de Vimoutiers et d'Argentan. Elle reçoit de très nombreuses récompenses pour la qualité de ses fromages

Les producteurs sont nombreux en ces XVIIIe et XIXe siècles, Ces fromages sont fabriqués par les paysans mais ce sont les affineurs qui achètent le fromage "en blanc" et qui l'affinent pour le vendre.
L'histoire du Camembert se poursuit au XIXeme : de passage aux Haras du Pin le 8 août 1863, Napoléon III goûte un camembert, le trouve très bon et en fait livrer aux Tuileries.

la pasteurisation.

Le Camembert entre dans sa phase industrielle grâce à la découverte de Pasteur.
Deux innovations permettent l’essor de ce fromage.

la ligne de train Paris-Lisieux-Caen en 1850, qui mettait la Normandie à six heures de Paris ; 

la boîte en bois, qui dès 1890 assure meilleurs conservation et transport que le simple lit de paille

 

Héroïnes uniquement littéraires.

Gaud et Moan

N’ont pas d’existence historique, ce sont les

Les personnages de Pêcheurs d’Islande, roman de Pierre Loti.( Julien Viaud)

Résumé :

Yann, un grand marin, et Gaud, une jeune fille, se rencontrent dans un bal. Ils dansent ensemble toute la soirée mais ensuite ils s’ignorent.

En fait, Gaud est éprise de Yann et elle attend son retour d’Islande où il pêche la morue.

Yann revient mais il ne porte plus attention à Gaud. Elle est triste et ne désire plus vivre.

A la mort de son père, lors d’une autre saison de pêche, Gaud perd tout son argent au jeu, elle va habiter chez Moan, sa grand-mère, et en prend soin.

Moan a un petit fils Sylvestre qui est l’ami de Gaud. Il fait son service militaire et meurt dans une guerre en Chine.

Tout à coup, Yann demande Gaud en mariage, ils se marient mais Yann repart en Islande…Gaud se dit qu’elle ne le reverra jamais et elle se jette à l’eau.

L’intérêt de ce roman est d’abord le tableau de la vie des pêcheurs de grande pêche partis pour longtemps à Terre Neuve ou en Islande et la vie solitaire et dure des femmes de marin.

A Paimpol une statue réalisée par Charly Sallé représente Gaud et Moan en femmes de marin jeune et âgée.

 

.

 

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 20:27

     Foi de Noé, je ne suis pas bavard, je n'ai pas l'habitude de vous accabler de mes récriminations, mais là, c'en est trop.

Comme tous les chats bien élevés, on m'a opéré quand j'étais petit. J'étais endormi, je ne me suis rendu compte de rien mais, à mon réveil, mes humains avaient l'air contents, ils m'ont fait encore plus de câlins pour me consoler.

Me consoler de quoi ? Je ne sais pas. Comme je ne m'étais jamais servi de ce qu'on m'a enlevé, je n'ai pas perdu grand chose.

C'est mieux ainsi, d'après ce que disent les humains. A la saison des amours, je reste calme et tranquille, je me tiens à l'écart des bagarres, je ne prends pas de mauvais coups, je reste beau... mais oui, pas de fausse modestie, je suis beau. 

Quand je vois tous ces mal élevés qui n'ont pas honte d'exhiber leurs plaies et bosses...on ne peut pas dire que ça les améliore. J'en ai vu un que ses humains ont même dû raser tant sa fourrure était en loques.

Quant-à leurs chansons, n'en parlons pas. Il y a de quoi vouloir perdre l'ouïe. Et, surtout, n'allez pas croire que les hurlements sont le monopole des matous, les chattes s'y mettent aussi.

Ces derniers temps, mon affolante beauté a séduit une minette du quartier. Au fond, je devrais la plaindre, elle a certainement une mauvaise vue, à moins que ce soit ma glorieuse fourrure qui empêche de contempler le détail de mon anatomie.

Bref, elle n'a toujours pas compris que je ne pouvais lui rendre aucun service, en tout cas, pas le service qu'elle attend. 

Elle envahit mon domaine. Avec ce genre de voisinage, on n'est plus chez soi et rien ne lui fait peur. 

Elle ne pille pas ma nourriture. De toute façon, elle n'a pas le temps de manger, elle me tourne autour en poussant des cris déchirants.

Je suis impatient de voir débarquer un matou encore entier. S'il pouvait s'occuper de mon admiratrice, je serais soulagé. 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 17:21

      Une majorité écrasante de Français approuve les gilets jaunes. 
Après tout, nous partageons l'essentiel de leurs revendications autour de la cherté de la vie et s'ils obtiennent quelque chose, nous en profiterons tous allègrement.

 

Parmi eux, toutefois, quelques personnages inquiétants retenaient notre méfiance...
Quand il parlait d'ultra-droite, le ministre de l'intérieur n'avait pas complètement tort...

 

Et, ce matin, la présence d'infréquentables se confirme.
Je ne suis probablement pas la seule à avoir reçu ce message : 


" Hitler gazait des juifs, Macron gaze son peuple".


Assimiler quelques bouffées de lacrymogène aux chambres à gaz et leurs millions de morts, c'est une faute inexcusable.


Ses auteurs se sont discrédités définitivement.

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 15:33

Antoine Sfeir vient de nous quitter.

Il est vrai que, depuis quelque temps, on ne le voyait plus dans les émissions de télévision autour des conflits au Proche-Orient. Maintenant, nous comprenons pourquoi et c'est triste.

Nous ne l'oublierons pas. Nous nous souviendrons de sa "gueule cassée", souvenir d'une séance de torture par un commando palestinien et nous nous rappellerons que les propos tenus par cette bouche martyrisée étaient toujours justes et informés, ce qui ne court pas les rues.

Hélas, le destin semble s'acharner contre lui, même dans la mort.

Il doit subir la concurrence d'un petit mort de poids, Charles Aznavour. Il y a fort à parier que radios, télés, Internet et journaux vont se répandre sur l'Arménien médiatique et oublier le Libanais doué.

On aime bien Charles Aznavour, on le réentendra, ses disques nous accompagneront longtemps encore, mais il aurait pu attendre un jour ou deux, ce n'aurait pas été trop lui demander.

La grande ombre de ce petit homme n'aurait pas recouvert celle du martyr Antoine.

Cher Antoine, ta mémoire va rejoindre celle de Jean Cocteau mort le même jour qu'Edith Piaf. Tu y seras en bonne compagnie, celle des handicapés funéraires.

 

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 21:33
Bon vent à l'Arche de Noé.

Vous avez peut-être gardé le souvenir de Panda.

Il s'épanchait volontiers, écrivait ses mémoires avec la complicité de son humaine.

Un matin d'automne, il est parti en fumée. Ses humains l'ont pleuré et ont juré qu'on ne les y prendrait plus. Vous connaissez le refrain "On a trop de chagrin quand ils s'en vont..."

Le doute était quand-même permis, elle s'était gardé ouverte une porte de sortie.

Le trop énergique "Plus de chat" était suivi d'un "sauf pour rendre service".

Il était question d'offrir une belle fin de vie au compagnon d'une personne décédée ou partie en maison de retraite... Cette espèce-là étant fort répandue dans nos campagnes, on pouvait s'attendre à voir réoccupé le monde enchanté de Panda.

Et ce fut moi.

J'étais le compagnon  d'une dame très âgée.

Je partageais sa belle maison et même son lit. Des employées veillaient à mes besoins, me brossaient, exécutaient mes moindres désirs...jusqu'au jour où la dame n'a plus bougé, la chambre est devenue froide et noire et des mains inamicales m'ont bouclé dans le garage. Un monsieur que j'avais vaguement entraperçu une fois ou deux faisait les cent pas avec un air de propriétaire et annonçait sur un ton péremptoire qu'il voulait bien de la maison mais pas du chat.

Regardez moi. Est-ce bien raisonnable de ne pas vouloir de moi ?

Je vous tairai toute la chaîne d' amies des chats qui, de Thérèse à Sylvie, m'ont trouvé ce point de chute...et me voilà.

Ma nouvelle humaine m'a appelé Noé, beau nom pour un rescapé.

Je vais avoir 8 ans et je compte vivre encore beaucoup  d'années entre fauteuils et bureau.

 

Vous n'allez sans doute pas tarder à lire de mes nouvelles.  

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 15:57

Le sort des Rohingyas fait scandale. Ils sont pourchassés, discriminés, massacrés.

Leur tort ? Ils sont musulmans en Birmanie.

La Birmanie héberge une foule de groupes ethniques et autant de religions plus ou moins exotiques. Les minorités y sont en principe tolérées... sauf les Rohingyas. La Birmanie est majoritairement bouddhiste. Le bouddhisme est réputé pour son pacifisme et sa tolérance.

Pour contredire cette réputation, un prédicateur, furieusement haineux bien que bouddhiste, excite la foule qui se déchaine, appuyée par l'armée qui n'en demandait pas tant. 

La communauté internationale hurle et fait les gros yeux, à l'exception de la Chine. Probable coïncidence, elle ne se conduit pas autrement avec ses Ouïgours, autre  minorité musulmane. Les Chinois approuvent les Birmans. Evidemment, Ils oublient de leur expliquer les conséquences prévisibles de leur attitude. A force de discrimination, les Ouïgours se sont radicalisés, les Rohingyas prennent le même chemin.

Au milieu du concert des protestations, une grande voix se tait, celle de Aung San Suu Kyi.

Prix Nobel de la Paix, devenue co-détentrice du pouvoir birman, elle était si respectée qu'on ne l'appelait pas autrement que "La Dame". Pourquoi a-t'elle prix le risque de flétrir à ce point son image?

Elle craindrait que les militaires toujours en place lui retirent sa part de pouvoir. Petit souci de carrière, la préoccupation est bien mesquine en face de l'enjeu humain et d'un prestige sans tache.

Voilà un Prix Nobel de la Paix terni et des jurés honteux. On ne tardera pas à leur reprocher d'avoir préféré Aung San Suu Kyi à d'autres candidats moins compromis. Ils ne pouvaient pas prévoir... certes, elle avait l'air si bien quand elle était dans l'opposition.

Pour l'avenir du prix, il importe de ne pas refaire une telle bévue.

Il y aurait bien une piste à explorer...Qu'ils prennent conseil auprès du pape.

Dans la religion catholique, il existe une récompense prestigieuse et plus durable que le Nobel de la Paix, c'est la canonisation, l'impétrant devient saint.

En la circonstance, une règle s'impose : quel que soit son mérite, un être humain ne peut être canonisé qu'après sa mort. Un mort ne risque pas de changer et commettre crimes ou bêtises, Les papes prennent moins de risques qu'un jury Nobel.

Prudence est mère de longévité.

 

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