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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 19:31
Merci à l'OMS !
L'alerte passe au niveau 6.

Grâce à elle, une fortune se prépare à choir dans l'escarcelle des laboratoires pharmaceutiques.
Un programme de vaccination couvrant toute la terre contre une maladie nouvelle, donc sans vaccin ... c'est un rêve !
Les éternuements couverts par le bruit du tiroir-caisse ; quelle douce musique !

Laissons parler les rabat-joie.
- La grippe porcine, à ce jour, n'a pas fait plus de victimes qu'une vulgaire grippe saisonnière.
Peut-être, mais ... elle pourrait en faire. Par bonheur, les industriels du médicament répondent "présents !" pour faire respecter le principe de précaution
 
- Ce principe est à géométrie variable, on ne l'applique que là où c'est facile.
Heureusement ! Comment ferait-on pour le mettre en oeuvre là où il n'y a pas d'argent ?

- Il existe des affections plus graves et endémiques qui attendent toujours un vaccin.
Vous parlez probablement de maladies tropicales, des épidémies pour fauchés, mais comment les voyez vous se payer des vaccins ?

- On pourrait leur en donner ; en se protégeant, ils nous éviteront la contagion ...
Il ne faut pas confondre industrie et charité... Si vos dames patronnesses et autres clubs-services n'ont aucun sens de l'entreprise, ils peuvent se mettre à la recherche de donateurs, mais leur première trouvaille sera la contrefaçon.

Nos grands philantropes de la pharmacie sont mobilisés pour le respect de la propriété industrielle : garder le marché à l'abri des génériques et des faussaires.
Ils doivent agir très vite. Le temps joue contre eux.
Il faut ramasser la mise quand il est encore temps.
Même bien saturé de publicité, le patient ordinaire va découvrir le pot aux roses :
porcine ou pas, la grippe est la grippe... et, par chance, la majorité des bien-portants continuera à se bien porter.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:56
     Les pas-tout-jeunes se rappellent probablement le rôle tenu par une certaine affaire de diamants dans le destin de la présidence Giscard.
    Comme, à la fin, ce fut l'élection présidentielle de 1981 remportée par François Mitterrand, beaucoup ont pensé que c'était la gauche qui avait fait mousser l'affaire pour déstabiliser le président.
Évidemment, les socialistes n'étaient pas les seuls à faire leurs choux gras de ce caillou dans la chaussure de Giscard ; la suite des événements a montré que les adeptes d'une candidature Chirac y trouvaient aussi leur avantage.

      L'histoire a suivi son cours et les diamants de Bokassa ont été oubliés ... par beaucoup mais pas par les acteurs du scandale ; la vengeance étant un plat qui se mange froid, la victime et ses amis sont restés à l'affût d'une occasion.
       Elle est arrivée : Omar Bongo est mort.
Les nostalgiques peuvent tirer leur mouchoir, c'est une grande figure de la françafrique qui disparaît et, pour beaucoup, c'est le souhait de voir la françafrique, elle-même, finir avec lui.
Alors, VLAM ! Giscard rappelle les valises de billets consacrées par Bongo à payer la campagne de son ami Chirac.
       C'est donc le coup de pied de l'âne dans une ambiance de règlement de comptes et de république bananière.
Voilà au moins du lourd, du costaud. A côté, Bayrou et Cohn-Bendit font petits joueurs.
       On apprécie et on s'amuse ... jusqu'au moment, qui arrive très vite, où on se rappelle que c'est le peuple africain, la misère africaine qui paie leurs plaisanteries.
     
       Au théâtre, en général, c'est le public qui finance la pièce, pas le SDF qui tend la main à l'entrée. Il est vrai que, dans leur sac Tati, on aurait du mal à trouver des liasses. 

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 15:32

   Devinette : qui a débarqué en Normandie, le 6 juin 1944 ?
    - Trop facile, c'étaient les troupes alliées : des Américains, des Anglais, des troupes du Commonwealth et quelques résistants français qui avaient trouvé abri à Londres.
 Si les Français ne voulaient pas que d'autres s'occupent de leurs affaires, il aurait mieux valu qu'ils en prennent soin. La France était gouvernée par des politiciens indignes qui préféraient Hitler au "danger bolchevique ", elle ne risquait pas de se libérer toute seule. 
En passant, il me revient quelques mots d'une chanson de Michel Sardou ( même un symbole de ce que vous détestez peut, de temps en temps, émettre une juste remarque !):
"  ... quand un p'tit gars de Georgie
qui se foutait pas mal de toi
est v'nu mourir en Normandie
un matin où tu n'y étais pas"...

   -  Qui étaient les plus nombreux et qui a laissé le plus de morts sur le terrain ?
- les Anglais. Si on ajoute les troupes du Commonwealth, Canadiens, Australiens, Neo-Zélandais, les sujets de Sa Majesté britannique représentent une majorité écrasante. Pour le Français traditionnellement anglophobe, c'est une vérité qui passe mal mais c'est ainsi.

    - Parmi les chefs d'états encore vivants, qui était présent le 6 juin 1944 ?
 La reine Elisabeth.
Encore une contrariété pour les anglophobes mais tout, depuis le prix  payé par ses sujets jusqu'à son histoire personnelle d'engagée militaire, en passant par les cimetières à honorer, tout aurait dû faire d'Elisabeth II le centre et l'invitée d'honneur d'une commémoration que le président français voulait grandiose.

    C'était ce que la logique et la simple politesse auraient dicté.
    C'était compter sans la volonté de transformer l'événement en propagande au service de l'entente franco-américaine représentée par ses présidents. Les médias ne devaient pas avoir l'occasion de distraire une minute d'attention en parlant d'autres chefs d'états.
     Donc on a eu tous les culots.
On n'a pas donné de prolongement à l'initiative amorcée ces dernières années d'inviter le premier-ministre allemand ; c'était pourtant un beau symbole de réconciliation et d'Europe.
Surtout, on a carrément oublié d'inviter la Queen !
Il y a moins d'un an, le couple présidentiel était pourtant ravi d'expérimenter les fastes de la couronne britannique ; normalement, entre gens bien élevés, une invitation doit être rendue ...
La reine était trop digne pour montrer son désaccord et, comme les morts anglais avaient bien droit à leur hommage comme les autres, c'est le Prince Charles, futur roi d'Angleterre qui s'est annoncé.
Il était encore temps d'adoucir la bévue, de l'inviter à partager les grandes heures de la cérémonie avec l'Américain et le Français mais, histoire de prouver qu'il ne s'agissait pas d'une erreur, que l'éviction était délibérée, rien n'a été modifié. Charles s'est acquitté de son devoir envers les victimes britanniques en presque catimini, le matin, dans un site à l'écart de la cérémonie officielle.
    
     Les Français, à nouveau, se sont montrés dignes de la réputation que leur faisait Churchill. L'expert en vacheries et phrases qui tuent ne disait-il pas qu'entre toutes les croix qu'il avait eu à porter, la pire était de Lorraine ?!
     Tant de mesquinerie pose nécessairement des questions.
Puisqu'il faut rire de tout, on peut imaginer le tableau du petit Nicolas encadré par deux grands frères, Obama et Windsor. La scène aurait définitivement perdu la réputation de sérieux et d'importance dont la cérémonie devait précisément être le symbole.
      D'ici à ce qu'on ait trouvé une explication, il reste à examiner une grave question, celle de la formation aux bonnes manières des hommes politiques en général et des diplomates en particulier.
      Autrefois, il y avait au Quai d'Orsay une école spéciale qui enseignait le savoir-vivre. Apparemment, ce n'était pas un luxe ni une matière facultative.

Parmi les vieux enseignements à réactiver, à côté du grec ancien et des leçons de morale, présentons un programme de bonnes manières au ministre de l'éducation nationale et inscrivons le gouvernement aux premières leçons.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 23:00
       "Home", le film de Yann Arthus-Bertrand, seuls les sourds n'en avaient pas entendu parler.
Alors, comme tout le monde, bête et disciplinée, je suis venue, j'ai vu et ... je ne suis pas convaincue.

       Entendons-nous bien, le propos est très juste, la planète a besoin de respect. Nous mourrons avec elle si nous n'en prenons pas soin.
       Alors pourquoi ce film est-il, en fin de compte, agaçant ?
       D'abord, rien de nouveau ; déjà le film d'Al Gore disait la même chose, ainsi qu'un tas de documentaires télévisés très bien faits mais avec moins de fric et, surtout, beaucoup moins de publicité.
          Ensuite, lorsque vous attirez les foules avec un battage du tonnerre, il ne faut pas décevoir le spectateur, il faut lui en mettre plein la vue, qu'il n'ait pas l'impression de s'être fait rouler.
Pour ébahir le monde, rien de plus efficace que la photo aérienne. Même votre paysage quotidien, vu du ciel, il vous paraît nouveau. Si vous cherchez une idée d'animation pour un village, montez une exposition des photos aériennes de la commune et vous aurez un succès fou. La population fera la queue pour contempler son quartier vu d'en haut.
Alors, si vous unissez exotisme et vue du ciel, vous êtes gagnants à coup sûr.
          Hélas, point trop n'en faut.
La photo aérienne, c'est très beau mais au cinéma, tout un film c'est lassant, surtout accompagné d'un commentaire monocorde.
         On peut faire l'effort de s'intéresser au sujet, par conviction militante, mais il est difficile de se passionner pour le sort d'individus que la caméra maintient à distance.
        
          Enfin, pour réaliser de telles images, il faut des heures et des heures de vol et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, un paradoxe propre à discréditer les meilleures intentions.

         "Home" n'est pas un mauvais film ; il restera dans l'histoire du cinéma pour la qualité de son plan medias, imbattable.


Dimanche 7 juin,

Les résultats du vote aux élections européennes sont tombés.

Un succès remarquable pour les écologistes au détriment des partis de gauche et du centre ... à rapprocher de la projection de "home" en toute-fin de campagne et le battage médiatique qui l'a entourée.
Comme on dit dans les romans policiers : cherchez à qui le crime profite ... et pourquoi de telles sommes ont été consacrées à un plaidoyer pour la nature par des financiers qu'on ne savait pas si passionnés d'écologie.
Faut-il y voir la réunion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques ?
Ce n'est pas joli, joli ...

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 09:59
      L'actualité nous ramène à l'inoubliable "java des bombes atomiques" de Boris Vian,
"Mon oncle, un fameux bricoleur, faisait en amateur des bombes atomiques.
 Sans avoir
jamais rien appris, c'était un vrai génie question travaux pratiques..."
      On aimerait chanter encore la bombe sur ce ton.

      En ce temps, la "dissuasion nucléaire" se voulait rassurante.
Au bout de la bombe, il y avait le néant, donc elle était inutilisable. Seul un fou pouvait se détruire rien que pour tuer l'autre.
On croyait à l'instinct de conservation. C'était avant le temps des attentats-suicides.
       Aujourd'hui, les belle certitudes sont tombées. Nous savons que la haine de l'autre et le mépris du genre humain peuvent faire perdre de vue sa propre survie.

       Le dictateur nord-coréen, gravement malade, attend sa fin.
Totalement exclu du fameux "concert des nations", il méprise son peuple réduit à la famine et tenu à l'écart de toute décision.
Il serait parfaitement capable de l'entraîner avec lui dans la mort.

      Histoire de se remonter le moral, on revient à l'oncle de la chanson :
"... voilà des mois et des années que j'essaie d'augmenter la portée de ma bombe
et je n' me suis pas rendu compte que la seule chose qui compte, c'est l'endroit où ç'qu'elle tombe.
Y a quèqu'chose qui cloche la d'dans,
J'y retourne immédiatement..."


      Évidemment, à condition d'être assez perméable à l'intox pour écouter les "experts", il paraît que la bombe nord-coréenne serait dix fois moins puissante que la bombe d'Hiroshima et dix fois plus lourde.
Kim Jong Il ne dispose pas d'un lanceur permettant de précipiter une telle bombe sur une cible éloignée.
    Nous voilà rassurés ... sauf pour ses voisins.  Merci pour eux, ...
... à moins que les effets de l'explosion soient arrêtés à l'entrée de la Corée du Sud, de la Chine et du Japon comme le nuage de Tchernobyl respecta les frontières de la France.

    On est forcément plein d'inquiétude : qui a été assez irresponsable pour équiper le dictateur nord-coréen de la technologie nucléaire ?
     Au moins une certitude : il s'agit du Dr Folamour pakistanais. Un grand comique, celui-là, il a consciencieusement sélectionné, parmi les dirigeants  de la planète, les plus ingérables pour leur transmettre son livre de recettes, avec une seule exigence : haïr l'Amérique et Israël.
      Les candidats ne manquaient pas, c'était l'embarras du choix. Nous n'avons pas fini d'en découvrir, mais, dans l'état actuel de nos connaissances, le plus effrayant est l'Iran.

      On n'est pas en présence de fauchés rigolos. Les pays riches et producteurs de technologie sont dépendants du pétrole. Les mollahs disposent de l'or noir donc ils peuvent se payer tout le nécessaire et ils l'obtiendront. C'est une perspective encore beaucoup plus inquiétante que le fou furieux coréen.
     
       Comme tout l'environnement des grands problèmes, les tractations qui entourent celui-là nous échappent largement mais il est certain que les Etats Unis et Israël sont obligés de réagir. C'est leur obsession, même s'ils se donnent l'air de parler d'autre-chose.
       La semaine dernière Benjamin Netanyahou est allé voir Obama. Officiellement, le dialogue a été franc (entendre : ils ne sont pas tombés d'accord ) sur le projet d'état palestinien et le devenir des implantations.
Admirez l'urgence de questions qui sont posées depuis soixante ans et le parfum d'enfumage.
       
       Ne les traitons pas de menteurs, ils ont peut-être échangé quelques mots sur la Palestine, mais l'urgence et la simple nécessité les ont forcément conduits à d'autres questions.
       Les paris restent ouverts et le resteront jusqu'à ce qu'un événement vienne donner la réponse mais on peut résumer les débats à une alternative, Netanyahou posant  une question à Obama :
"avant que la bombe iranienne soit prête, si je détruis les installations, vous m'accompagnez ou vous regardez ailleurs, que je puisse règler le problème sans qu'on vienne me gêner aux entournures ?"

        Eventualité, conjecture incertaine ?
C'est probable et plus raisonnable que la politique de l'autruche à laquelle les détenteurs de la bombe atomique nous ont, jusqu'ici, habitués. 

 


     

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 10:46

     Catastrophe pour la région du Nord : la prochaine saison de foot.

      En ligue 1, il y aura Lille, Valenciennes, Lens et Boulogne.
      Lille est la seule grande ville qui a les moyens de jouer à ce niveau,  il ne suffit pas d'avoir une bonne équipe, il faut payer la participation au "top".
      Les autres villes sont des trous à chômage et à problèmes sociaux. Elles n'auront pas les moyens.
      Des élus raisonnables renonceraient.
Mais, justement, ils sont élus ; difficile pour eux de résister à la tentation populiste de satisfaire la demande de quelques boeufs décérébrés.


      Vous direz que je n'aime pas le foot ... et vous aurez raison. Je ne l'aime pas, comme je déteste tout le sport-spectacle.
      Il est agréable à certains et probablement bénéfique à leur santé de courir après un ballon, mais regarder les autres courir ne fait que stimuler les pires tendances du
spectateur: agressivité, chauvinisme, nationalisme et autre racisme.
      La meilleure démonstration en a été faite par les régimes totalitaires.
Ils ont tous la passion des grands stades qu'on utilise très vite à d'autres usages que le sport.  Le moindre petit maire de trou perdu se prend pour un chef dans sa tribune officielle. Il serait difficile de lui en vouloir ; la tentation est trop forte de manipuler la matière première à sa disposition.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 21:23
     Toutes les cours ont leur bouffon, leur sénéchal, leur grand argentier, leur aumônier et, immanquablement, leur préposé aux basses oeuvres. Ce dernier n'est pas très séduisant et encore moins sympathique mais il sait se rendre utile.      
La fonction d'antipathique professionnel exige un grand sang froid ; il faut savoir prendre un air détaché et imperturbable pour formuler des propositions scandaleuses.

       Ce n'est pas un bon moyen de plaire aux électeurs et de faire carrière. Le croyez-vous ?
       Pas certain; il est député d'un secteur protégé, un fief royal. L'important est de servir le souverain qui aura toujours pour lui une récompense.

       Dernière trouvaille du sinistre : faire travailler les malades et les accouchées.

Horreur, malheur ! Tout le monde proteste, même les amis de Sa Majesté qui dépêche aussitôt une messagère enceinte. Sa mission, être visiblement rassurante et convaincre le bon peuple : "Sa Majesté n'a pas du tout l'intention de suivre les avis d'un oiseau de mauvais augure".
Elle se contentera de persévérer dans les franchises médicales et de remettre les hôpitaux à ses valets.
  
      Et le bon peuple pousse un ouf! de soulagement. Puisqu'il échappe au pire, il en oublie les mauvaises certitudes.
Il paraîtrait que nous aurions échappé au pire... mais alors, pourquoi avoir laissé le dictaphone s'emballer ?

       Pour un bon populiste, il n'est jamais négligeable de plaire aux beaufs et autres radins.
Vous en connaissez de ces moralistes de comptoir, champions dans l'art de vitupérer les chômeurs forcément paresseux, les malades nécessairement profiteurs et les handicapés qui pourraient essayer de travailler. Ils sont indignés par la contravention qui ornait leur pare-brise, le jour où ils ont garé leur voiture sur une place réservée aux handicapés : "ça ne travaille pas, c'est nos impôts qui leur paient des bagnoles et, par dessus le marché, ils ont tous les droits !"
Des abrutis de ce calibre, nous en avons tous rencontré.
       C'est que, pauvre France (!), ils représentent une bonne part des fidèles de St Nicolas. Il n'est pas question de les fâcher.
        Il suffit de faire miroiter de temps en temps une proposition à leur niveau.
C'est risquer de salir son beau costume, la boue ça tache... Pas de problème, on confie le travail au pas-dégoûté et c'est la victoire sur les deux tableaux.
Le beauf sait qu'il n'est pas une quantité négligeable et les éternels râleurs baissent le ton, heureux de s'en être tirés à meilleur compte que prévu et persuadés de l'avoir conquis de haute lutte.

Tant que la méthode fonctionne, Sa Majesté et la cour peuvent dormir tranquilles.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:20
   Le 19 Mai, c'est la Saint Yves. Bonne fête à tous les porteurs de ce prénom, à commencer par mon fils.
C'est la date qui a été choisie par les politiques et les médias pour activer la lutte contre les mouvements sectaires.
   Coïncidence, rien à voir.
   ... du moins, c'est ce que vous croyez.
 
   Le bon Saint Yves, patron des gens de loi et plus particulièrement des avocats, est un personnage très convenable, il consacre son éternité à faire le bien de ses fidèles en attirant sur eux tous les bienfaits de la justice divine. Pour sa fête, chaque année, les habitants de Tréguier organisent en son honneur un pardon à la mode très bien-pensante de la Bretagne catholique. Aucune trace d'emprise sectaire.

    Sauf si ...
Si vous avez l'occasion de visiter les environs de Tréguier et d'y faire preuve de curiosité,
dans une ambiance de conspiration et d'interdit, on vous parlera peut-être d'un autre saint : Saint Yves de Vérité.
Son culte n'est pas reconnu. Il est même interdit par l'église.
Pourquoi un tel discrédit ? Ils sont nombreux les saints folkloriques qui trimballent une légende et une réputation peu chrétiennes ; on ne leur consacre plus de neuvaines ni de pèlerinages, on les oublie tout doucement sans les agresser. Pour être ainsi renié par son église il faut qu'il ait dépassé les bornes. Qui est donc ce saint peu recommandable ?
 Qui est Saint Yves de Vérité ?
- c'est le même que le Saint Yves officiel, alors ... Pourquoi ce rejet ?

     La condamnation ne frappe pas le saint mais le culte qui lui est adressé.
Ses adeptes affirment qu'ils lui demandent justice ; en réalité, ils comptent sur lui pour se venger.

Un exemple : Deux paysans, Pierre et Paul, ont depuis longtemps un désaccord sur la propriété d'un champ. Leur différend est tellement irréconciliable qu'il aboutit à un procès. Le tribunal ayant examiné les arguments de chacun, fait droit à la demande de Pierre et condamne Paul qui est furieux.
      Jusqu'ici, rien que de très banal.
 Paul a perdu confiance en la justice des hommes et décide de faire appel ... non à la cour du même nom, mais à Saint Yves de Vérité.
      En route pour l'aventure.
On ne s'adresse pas directement à Saint Yves de Vérité. Il a ses interprètes , ses médiateurs ; il faut passer par eux de la même manière qu'on s'adresse à des avocats spécialisés pour ester en cour de cassation.
L'analogie s'arrête là ; les intercesseurs du saint ne sont pas de doctes juristes mais des sorciers, des rebouteux et autres jeteurs de sorts. En échange d'un cadeau (tout le monde doit vivre)  évalué d'après la fortune de Paul, l'intermédiaire se charge de présenter au saint l'attente de Paul
, en général la demande d'une vengeance bien concrète : rendre malades Pierre ou son troupeau, envoyer des intempéries qui détruiront ses moissons.
      Il se charge aussi de porter à Pierre la mauvaise nouvelle du courroux de Saint Yves. Et il paraît que l'entreprise fonctionne ; après un temps assez bref, le destin s'acharne sur les récoltes ou la santé de Pierre.
     En fait de culte, ces invocations à Saint Yves de Vérité sont une manière d'envoutement. Un folklore paysan "bien de chez nous" habille une forme de manipulation, d'emprise mentale qui évoque les poupées vaudou. Le sort ne fonctionne que s'il est connu de l'envouté et que ce dernier y croit. Il est assez démoralisé et sûr de sa perte pour tomber malade et parfois se suicider.

    
Décidément, on glisse facilement de la religion à l'activité sectaire et à la sorcellerie.
     Ceux qui observent comme des nouveautés la pénétration de croyances exotiques, allant jusqu'à leur consacrer de doctes essais, feraient bien de se rappeler que le paranormal a existé  de tout temps et en tous lieux, jusqu'au fond de nos campagnes.
 Pas besoin de chaman ni de gourou, nos sorciers feront bien l'affaire.
 

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 23:00
Histoire de rire un peu, l'occasion est plutôt rare dans la conjoncture actuelle, une info pêchée sur le net :

"Un prêtre polonais publie un guide sur la sexualité.

Le livre du Père Ksawery Knotz, intitulé "Le sexe comme vous ne l'imaginez pas ", pour les couples mariés qui aiment Dieu, est décrit comme un Kama Sutra catholique. Le prêtre franciscain raconte en détails comment les couples mariés peuvent pimenter leur vie sexuelle.  Certains Polonais mettent en doute la possibilité qu'une personne, ayant fait voeu de chasteté et vivant dans un monastère, puisse écrire un tel livre. Cependant, le guide, qui a le soutien de l'église catholique polonaise, est un succès et va être réimprimé."

Il est loin, le temps où les religieuses dans les couvents n'étaient pas autorisées à lire la Bible à cause de certains passages supposés scabreux dans l'ancien Testament.
Enfin, faut voir. Si les audaces du moine polonais ont la verdeur du cantique des cantiques, les amateurs de porno hard resteront sur leur faim. En attendant, rien que pour voir, ils auront acheté le bouquin, pour le plus grand profit de l'auteur, c'est à dire de son ordre qui, selon la règle, empoche les bénéfices. 
 
   Les dubitatifs se posent des questions sur la qualification d'un moine : a t'il l'expérience suffisante ?
Ce franciscain a peut-être pris modèle sur le fondateur de l'ordre. Le cher François d'Assise, comme beaucoup de grandes figures de l'Eglise, a mené une vie pour le moins dissolue, sexe et bagarres, avant de se convertir et de s'occuper sérieusement de sa vie éternelle.
     L'expérience sexuelle du moine est peu-être plus riche qu'on ne le croit.

     Les moines sont une communauté solidaire. On peut donc imaginer une organisation à l'image du monastère où vivait le Révérend Père Gaucher des "Lettres de mon moulin" (Alphonse Daudet ).
La providence divine lui avait permis de redécouvrir la recette d'une liqueur campagnarde ; elle remporta un tel succès que le couvent en ruines fut sauvé et retrouva la prospérité. Seulement, le brave frère Gaucher, devenu Révérend Père en reconnaissance des services rendus, ne pouvait trouver le juste équilibre des ingrédients qu'en goûtant au fur et à mesure de la fabrication. Résultat : il roulait régulièrement sous la table en chantant des refrains grivois. Comment faire pour sauver à la fois l'âme du Révérend Père Gaucher et la trésorerie du monastère ?
Aux grands maux les grands remèdes, le père abbé, en homme pratique, trouva la solution : les moines s'abîmèrent dans la prière pour racheter l'âme du dévoué Révérend Père pendant que ce dernier prenait les cuites justifiées par son dévouement à la communauté.
On se réjouit à imaginer le moine sexologue perfectionnant son expérience avec l'absolution et les prières de ses confrères.
     Le chant grégorien en mode de paillardes, accompagnant les exclamations et gémissements du stupre,  pourquoi pas ? C'est à étudier.
     Ce moine polonais est peut-être plus novateur qu'on aurait pu le croire.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 15:04
    Combien de fois l'avons nous déploré ? Les Français sont fâchés avec l'histoire ?
Hélas, l'occasion nous en est donnée trop souvent.
Et l'exemple vient d'en haut.
D'après les services de l'Elysée, le président de la République aurait célébré la journée du 8 mai pour commémorer l'Armistice de 1945.
On a beau chercher, pas de trace du moindre petit morceau d'armistice en 1945, juste la capitulation, à plates coutures et sans conditions, des restes d'un Reich qui devait durer mille ans mais a prématurément coulé dans un opprobre définitif.
Il s'est trouvé peu de monde pour relever l'erreur.
Ignorance générale ?
Hélas, c'est  vrai.
    Tout le monde parle de la deuxième guerre mondiale, elle est le cadre de nombreux films et romans, malgré tout, elle reste mal connue. Nous tenterons d'envisager une explication mais pour commencer, le plus urgent, il faut en finir avec la crasse ignorance d'une présidence en phase avec le ministère de l'éducation occupé à supprimer des postes et des heures d'enseignement de l'histoire.
    Il est grand temps de réclamer des moyens pour l'histoire.

     Il paraît que l'Europe indiffère le citoyen français. Il serait sans doute plus concerné s'il connaissait mieux l'histoire de son pays et de ses voisins. La création d'une entité européenne a établi la paix entre des états qui passaient le temps à s'entre-tuer. Une génération qui ne connaissait pas la guerre, c'était une une telle rareté qu'on en parlait durablement comme d'une époque exceptionnelle. Cette chance est la nôtre mais la conscience nous en échappe à cause des profiteurs de la mémoire.
     Qui sont-ils ?
     Ils sont nombreux, ce sont les héritiers auto-proclamés de la Résistance. Des gaullistes aux communistes, depuis 1945 ils comptent bien capitaliser le sacrifice des combattants de la France Libre pour ancrer leur pouvoir sur les nouvelles générations, quitte à prendre des libertés avec les événements.
      A la Libération, il n'allait pas de soi que la France fût au nombre des vainqueurs. L'état français, c'était Vichy, le Maréchal Pétain qui, en 1940, avait signé un armistice (celui-là en était un) honteux avec le Reich hitlérien. Des citoyens se sont insurgés, ils étaient divers ("ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n'y croyaient pas"), ils ont formé la Résistance, ils ont été l'honneur de la France et lui ont rendu sa dignité. C'étaient des illégaux héroïques.
      Mais sans les armées alliées, ils n'auraient jamais bouté l'ennemi hors de France.
      Les vainqueurs de la guerre, c'était le trio de Yalta : Churchill, Roosevelt et Staline. Il a fallu que Charles De Gaulle fît preuve d'un grand talent de négociateur pour imposer la France au nombre des vainqueurs ; après tout, les résistances des autres pays occupés n'ont bénéficié d'aucun privilège, alors qu'elles avaient aussi laissé des morts sur le terrain et causé des pertes chez l'occupant.
      Non seulement les partis issus de la résistance française n'ont manifesté aucune gratitude à l'égard des alliés qui leur avaient offert une place, mais ils n'ont jamais cessé de les dénigrer, y compris dans leur manière d'arracher la victoire.
      On peut et on doit dire que Staline a été un tyran épouvantable, il n'est pas question de passer sous silence les massacres d'opposants, le goulag, l'antisémitisme. Mais vingt millions de morts sont oubliés un peu facilement, la guerre a été gagnée à l'Est, à partir de Stalingrad. Les débarquements à l'Ouest n'ont pu avoir lieu que grâce aux sacrifices de l'Est. Même si le personnage nous déplait, nous avons une dette ineffaçable envers Staline.
     Les Anglais ? A voir de quelle manière De Gaulle les a traités, on se dit qu'à leur place, on ne l'aurait pas accueilli. Etrange conception des lois de l'hospitalité ... Nos anciens avaient coutume de dire "morceau avalé n'a plus de goût". Enfin, passons, ... les règles de la politique ne sont pas celles du savoir-vivre.
     Enfin, les hommes politiques français ont fait preuve d'une injustice intolérable à l'égard de F.D.Roosevelt, le plus grand des présidents que l'Amérique se soit donné.  A défaut de pouvoir l'égaler, on essaie de faire oublier son oeuvre. Cet homme a redressé l'économie américaine fauchée par la crise de 29 et il a gagné deux guerres mondiales, une sur l'Atlantique et l'autre sur le Pacifique. Il est mort avant la fin des opérations contre le Japon mais l'essentiel était fait ; on peut même lui accorder la circonstance atténuante de croire que s'il avait vécu, il n'aurait peut-être pas cru indispensable de jeter la bombe atomique sur Hiroshima. Quand on se rappelle que toute cette oeuvre a été accomplie au prix des dernières forces d'un malade condamné, on est saisi d'admiration. L'anti-américanisme où se complaisent tant de nos compatriotes est insupportable quand il s'attaque à un si grand héros. Nous lui devons tant !
    
      Les controverses ne sont pas finies mais elles n'auront d'intérêt que si les débatteurs savent de quoi ils parlent.
Parmi toutes les revendications que nous préparons et que nous présenterons aux détenteurs du pouvoir, n'oublions pas des moyens pour l'histoire. C'est une affaire de salubrité publique.

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