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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:07
   C'était attendu et, comme prévu, nous n'y avons pas échappé.
Jusqu'à plus soif, nous avons ingurgité le quarantième anniversaire du' "petit pas qui était un grand pas pour l'humanité".
Forcément, nous avons eu droit aux mêmes documents chez tout le monde et toujours la même sensation : ils en ont eu du culot !
A l'époque, nous avons tous eu peur qu'ils n'en reviennent pas. Même les grincheux qui trouvaient la dépense inutile et les anti-américains (toujours sur la brèche, ceux-là), tout le monde a poussé un soupir de soulagement à leur retour. Il a même fallu quelque-temps aux conspirationnistes pour activer leurs mensonges ridicules. Étrangement, on les entend plus aujourd'hui qu'à l'époque.
Ensuite, quand les héros ont retrouvé le plancher des vaches, nous avons participé aux inquiétudes pour leur santé : les effets de l'apesanteur et des rayonnements cosmiques ... Personne ne semblait craindre ce qui, en fin de compte, a été leur pire épreuve :  comment redevenir un humain ordinaire après avoir été regardé comme un héros ?
Ces surhommes, pour être sélectionnés, avaient passé triomphalement tous les tests physiques et psychiques ; ils ont révélé des fragilités de stars pipoles quand il a été question de gérer les affres de la notoriété. Il y a eu de la dépression et même de l'alcoolisme.
On s'en trouve plein d'excuses à l'endroit de nos petits travers. Puisque même les héros ne sont pas à l'abri, de pauvres faibles cervelles comme les nôtres ont bien le droit d'être imparfaites ou fatiguées.

Il n'empêche, quand j'étais gamine parents et professeurs n'arrêtaient pas de me secouer ; il paraît que j'étais dans la lune...
Au lieu d'en être mortifiée, j'aurais dû m'en glorifier.
De tout il faut garder la meilleure part.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 07:52

Transmis par Janine qui le tenait, elle-même, de Brigitte :



ET RAPPELEZ-VOUS 

La personne que vous voyez dans la rue tituber et chanceler n'est pas forcément saoule...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui baille au travail et n'est pas très efficace n'a pas forcément fait la fête hier soir...

elle a peut-être la sclérose en plaques......

La personne qui se déplace avec sa canne n'est pas forcément vieille...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui voit double n'a pas forcément bu cinq whiskies...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui subitement ne voit plus n'est pas forcément une menteuse...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui ne travaille plus n'est pas forcément une feignante ou une tire-au-flanc...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui se gare sur une place handicapée mais marche encore n'est pas forcément une resquilleuse ...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui a des fourmis partout n'est pas forcément restée immobile pendant une heure...

elle a peut-être la sclérose en plaques....

La personne dont les bras et les cuisses sont couvertes de traces rouges ne se drogue pas forcément...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui tremble devant vous n'a pas forcément froid ou la maladie de Parkinson...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui ne se souvient pas vous avoir parlé hier ne cherche pas forcément à vous éviter....

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne dont les mots s'emmêlent et qui dit n'importe quoi n'est pas forcément étrangère...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui touche une pension d'invalidité n'est pas riche...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui raconte ses sensations tout à fait étranges n'est pas forcément une illuminée...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui n'arrive pas à écrire correctement n'est pas forcément illettrée....

elle a peut-être la sclérose en plaques...


Alors prenez garde avant de juger une personne....

 elle a peut-être la sclérose en plaques....

 

Comment vivre avec la sclérose en plaque?
ON ne peut rien prévoir...
ON ne sait jamais comment sera le lendemain
On ne sait jamais quand viendra le désespoir....

Tout le monde me dit que je suis forte
Mais qu'en savent-ils?

Ces moments de déprime....de très grosse déprimes même!
Ces envies de lâcher prise et de m'enfuir...

 

 

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 09:44
Le verdict est tombé dans le procès du "gang des barbares".
Un verdict attendu : Fofana condamné au maximum, il aurait été difficile de faire moins.
Tout, son crime et son attitude face à la justice, allait dans ce sens.

   Il est content : il se prend pour un martyr, lui qui ne laissera dans les mémoires que l'image d'une petite frappe qui se voulait sadique sans avoir l'intelligence de ses modèles.
    Mais il reste une sensation d'inachevé. Les autres accusés s'en tirent plutôt à bon compte, la famille et les amis du supplicié sont insatisfaits.
On les comprend, ils sentent leur chagrin insulté, mais pour ceux qui ont la chance de regarder les événements de l'extérieur, le plus grave n'est peut-être pas le niveau des peines infligées à tel ou tel accusé. Avant l'accusation et le jugement, c'est l'enquête qui pose une foule de questions.
   Un jeune homme a été séquestré des semaines dans un appartement où l'on circulait apparemment beaucoup, ceci dans une cité de type HLM où, c'est bien connu, il est difficile de garder un secret.
    Une foule de gens savaient, une foule de témoins qui n'ont rien dit.
Nous sommes en face d'une non-dénonciation de crime. Elle est punie par la loi quand elle est le fait d'individus isolés.
Pourquoi un crime resterait-il impuni du seul fait qu'il est collectif ?

La sévérité vis à vis d'un seul n'est qu'une facilité exonérant la foule de ses crimes.
 A quand la tolérance face aux lynchages et autres pogroms ?

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 23:00
       Dans les bagages des vacances, tous les ans, il y a des livres. Bon, d'accord, St Machin -les-bains et St Truc-sur-Mer, ce n'est pas le désert, mais on n'est jamais sûr de ce qu'on va trouver au tabac-presse-dépôt de pain du camping, à part Gala et Voici. Et puis, blindé de bonnes intentions, on va en profiter  pour se mettre à jour, lire tous les livres qu'on a achetés mais qui traînent depuis plusieurs mois.
Ne rêvons pas ; les bouquins qu'on n'a pas trouvé le temps d'ouvrir depuis longtemps, ils finiront les vacances comme ils les ont commencées. Dans le fond, il faut en convenir, s'ils nous avaient réellement attirés on aurait trouvé le temps de les lire, on n'aurait pas eu besoin de l'ennui des vacances pour s'y mettre.
Et puis, ne pas confondre vacances et travaux forcés. Oublions les retards de lecture et faisons-nous plaisir. Achetons les titres qui nous font envie.
Et si on pensait "Histoire" ...?
Justement, il vient de sortir "Attila" de Michel Rouche. Ce que j'ai lu à son propos me donne une envie furieuse d'y plonger.
Attila est au nombre des mal-aimés de l'histoire. Malgré les "Nouveaux Historiens", on a oublié de rouvrir le procès de quelques personnages et il en fait partie.
Grâce aux travaux des archéologues, on découvre une réalité différente des récits à la base de nos traditions historiques.
Le féroce Attila était surnommé le "fléau de Dieu "... Une si mauvaise réputation s'explique facilement : au Vème siècle, l'écriture était, pour ainsi dire, le monopole des moines et les Huns pillaient les abbayes.
Logique, une troupe de nomades pillards n'a rien à voir avec une armée de colonisateurs. Comme ils ne projettent pas de s'installer, s'emparer de la terre et des bâtiments ne les intéresse pas ; ils recherchent l'argent et autres "trésors" qu'ils peuvent emporter. Du numéraire, à cette époque, on n'en trouve pas beaucoup à la campagne, sauf dans les monastères pillés systématiquement. On comprend sans peine que les moines aient cultivé une rancune tenace à l'égard des Huns, suivis par les historiens dont les travaux ont longtemps reposé exclusivement sur l'étude des écrits.
    Nous comprenons, aujourd'hui, que les religieux aient noirci leur ennemi à plaisir mais les auteurs des siècles suivants ont aggravé le tableau et n'ont pas échappé aux contresens.
    Immanquablement, Attila est affublé du qualificatif "barbare". C'est oublier le sens que les Romains donnaient à ce mot. Le barbare est celui qui ne parle pas la langue des Romains, le latin.
 Attila, précisément, n'était pas un barbare.
A l'époque, lorsque deux adversaires faisaient la paix, pour garantir le respect de la parole donnée, ils s'échangeaient des filles à marier et des fils à éduquer. Un abus de langage les a fait nommer "otages", il serait plus conforme à la réalité de parler d'échanges. Attila fut donc éduqué à Rome en compagnie, ironie de l'histoire, d'Aetius son futur vainqueur des Champs Catalauniques. Son éducation soignée l'équipa d'un latin très supérieur à la langue des mercenaires de tous pays qui composaient l'armée romaine.
    Les Huns faisaient peur... comme tout ce qui est inconnu. Les Gallo-romains et autres Européens n'étaient pas nombreux à en avoir rencontré. En fait de Huns, il n'est arrivé en Occident qu'un petit comité, la garde rapprochée d'Attila ; le reste de la troupe était formée de Magyars et autres Germains toujours prêts à intégrer une opération de pillage chez plus riches qu'eux. Les batailles qui se sont livrées ont opposé des Germains mercenaires de Rome à ... des Germains ralliés aux entreprises de rapine des Huns. On y rencontre peu de Romains, l'Urbs dépeuplée ne faisant plus d'enfants à fournir aux armées, et peu de Huns véritables, l'Asie centrale est loin.
   L'aventure d'Attila et des Huns est d'abord un sujet d'étonnement ; pourquoi ces nomades de l'Asie centrale ont-ils étendu leurs razzias jusqu'en Europe de l'Ouest, à des milliers de kilomètres de leur lieu d'origine ? Même pour d'excellents cavaliers, l'expédition n'était pas banale et leur avancée vers l'ouest a poussé devant eux, par ricochets jusqu'à l'Atlantique, d'autres nomades qui ont complètement modifié le peuplement de l'Europe .
    C'est le passé, la question n'intéresse plus que les historiens spécialistes de la chute de l'empire romain ; aucun rapport avec nos préoccupations d'aujourd'hui.
    C'est un peu vite conclu.
Depuis que nous réfléchissons sur le bouleversement du climat, un nouveau concept est apparu, celui de réfugiés climatiques. Des populations seraient obligées de quitter leur pays pour refaire leur vie ailleurs. Et si le phénomène avait commencé depuis longtemps ?
     Après l'histoire, un peu de géographie.
L'Asie est vaste et, les phénomènes côtiers mis à part, au nord de la zone des moussons, les vents porteurs de pluie soufflent toujours d'ouest en est pour des raisons liées à la rotation de la terre. L'Asie centrale et orientale est donc faiblement arrosée à l'exception des hauts sommets qui accrochent littéralement les quelques nuages encore chargés de pluie. Les terres basses ne reçoivent que très peu de précipitations et leur alimentation en eau, pour abreuver hommes et bêtes et pour l'irrigation, dépend des  fleuves dévalant des montagnes arrosées. L'Homme n'a pas amélioré la situation, on connaît la catastrophe subie par la mer d'Aral au XXème siècle, mais la nature elle même a considérablement changé.
Il est aujourd'hui au Xinjiang (le pays des Ouïgours, comme on se retrouve (!), le pire des déserts froids, le Taklamakan, accessible uniquement aux chameaux de Bactriane, avec beaucoup de précautions. Des fouilles réalisées par des archéologues français et chinois, voici trois ou quatre ans, ont mis à jour des vestiges du premier millénaires prouvant l'existance d'une culture avancée, des gens qui menaient une existence confortable. Ces découvertes montrent que le bouleversement hydrologique de la région a commencé en même temps que les grands déplacements de populations dont ce que nous appelons "grandes invasions" n'est que l'aboutissement occidental.
  Ce qui est arrivé à l'empire romain et à l'Occident, soyons humbles, n'était que la "queue de comète" d'un changement millénaire et pas encore terminé.
    Et si nous regardions d'un autre oeil, les vagues de réfugiés climatiques qui se préparent ?

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 23:00
     Ils étaient comoriens. Ils avaient émigré en France mais restaient attachés au pays de leur naissance.
Mais les Comores sont loin, dans l'Océan Indien. On s'y rend en avion en faisant escale à Sanaa.
A l'occasion de cette escale, on peut changer d'avion et, même, de compagnie.
Les voyageurs en partance pour la terre natale ont donc embarqué dans un avion yémenite.
L'appareil était en mauvais état comme la réputation commerciale de la compagnie, mais quand on n'a pas les moyens d'être difficile, on prend des risques.
A force de faire tourner la roulette russe, survient la catastrophe attendue. L'avion est tombé.
Tout le monde est mort à l'exception d'une adolescente qui a peut-être échappé à deux malheurs : la mort et un autre risque, en cette saison des mariages comoriens.
    Fatalité ? Impossible d'employer ce mot, le péril était trop évident.
    Y avait-il un moyen d'y échapper ? Il fallait prendre un autre avion d'une autre compagnie. Encore fallait-il avoir l'argent.
Voilà le mot-clé lâché. L'aéroport de Sanaa est peu important mais il y transite plusieurs compagnies et, pour aller aux Comores, les voyageurs qui ont les moyens embarquent sur les avions d'une compagnie kéniane plus sûre mais plus chère.
C'était donc le scénario d'une mauvaise pièce mal jouée par de mauvais comédiens. La fin était connue d'avance, le suspens inexistant ou presque mais on a laissé le drame se dérouler. Personne ne s'est cru habilité à stopper la mascarade.

Dormez-vous bien, vous, les autorités ? Ce n'étaient que des pauvres, alors, évidemment ...
Votre conscience est élastique, comme le portefeuille des transporteurs.
     Tout de même, ils sont forts.
Faire accepter des conditions inacceptables à ceux qui en ont l'habitude, ce n'était malheureusement pas très difficile, mais faire décoller un équipage dans ces conditions-là ...

             Cette seule question représente un abîme de conjectures.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 09:17
LeMonde.fr

 Selon une étude rendue publique, mercredi 1er juillet, par le Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU), un professionnel de santé sur quatre exerçant à Paris (25,5 %) refuse de soigner les patients les plus défavorisés.

      Le serment d'Hippocrate a doté les médecins de grandes responsabilités et du prestige assorti.
      Ils jouissent de la confiance du malade persuadé que son état de santé est le premier souci de son docteur.
      Las ! D'autres préoccupations viennent concurrencer Hippocrate : le sens des affaires et ce qu'en d'autres temps on appelait le standing.
       Un professionnel libéral, comme son nom l'indique, est rétribué par ses clients qui le rejoignent ou le quittent en fonction de la qualité du service.
La course au client solvable et consommateur de suppléments d'honoraires impose de lui plaire, ne pas l'obliger à fréquenter dans la même salle d'attente une clientèle peu décorative.

     Plaire aux riches passerait donc par le rejet des pauvres. Hippocrate est bien loin...

... jusqu'à la déclaration d'une vraie maladie grave.
Quand la survie est en jeu, le client redevenu patient oublie ses préventions contre le populaire. Le joli médecin de cour (on se croirait chez Molière !) perd tout à coup de son attrait au profit du CHU et de ses sommités. C'est moins glamour mais plus rassurant.

   C'est ainsi qu'
on résoud
une grave question éthique : en séparant le nécessaire du facultatif.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 09:03
     Dernière nouvelle présentée comme une découverte.
C'est ce qu'on appelle inventer l'eau tiède.
L'homme est comme le porc un omnivore (tiens, tiens ... cela explique peut-être pourquoi certains refusent de manger du cochon, trop proche !)

On sait également qu'un omnivore est souvent un ancien carnivore que des modifications de son environnement ont contraint à modifier son régime : prédateur de gibier de plus en plus facile, puis charognard et cannibale, pour finir, les ressources diminuant encore, par s'adapter aux végétaux.

Tout ce qui peut se manger est une ressource ; les derniers exemples ne sont pas très anciens.

      L'évidence présentée en scoop ... triste exemple de l'indigence  des journaux qui prétendent nous informer !


A moins que ce ne soit volontaire ... l'enfumage habituel des vacances.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 23:00
       Une guerre sans merci fait rage entre l'homme et les insectes .
Ils piquent, sucent le sang et dévorent les récoltes.
Un par un, ils sont de petits êtres faciles à écraser mais en nombre ils sont féroces.
Obama peut bien être filmé en train d'écraser  une mouche importune, Pharaon a été vaincu par la pire des plaies d'Egypte : une invasion de sauterelles.
Depuis toujours, c'est la guerre.
De la moustiquaire à la fumigation, en passant par le piège à guêpes et le papier tue-mouches, l'homme n'a jamais eu de cesse de perfectionner son arsenal.
      En même temps, les insectes ont amélioré leurs armes défensives.
Plus ils sont attaqués, plus ils deviennent résistants, au point qu'il est à présent admis qu'ils survivront à tout le règne animal.
       Côté espèce humaine, comme d'habitude, on "met le paquet", c'est  la course aux armements ; on se voit écrasant l'ennemi sous un tapis de bombes et, quand la fumée se dissipe, bzz,bzz ... le moustique est toujours là, narguant l'adversité. Agaçant !
        Au vingtième siècle, on a mis a contribution un renfort  de poids : la chimie.
      Au lieu d'écrabouiller l'adversaire, on allait l'intoxiquer. C'était la revanche des faibles. La cuisine des poisons passait de l'arrière-cour à l'industrie. César Borgia était  réhabilité et encensé, on allait voir ce qu'on allait voir.
        On a vu, et on a été déçu.
N'oublions pas que, malgré leur aspect chétif, les insectes sont bien plus résistants que les hommes ; alors, comment détruire les indésirables sans apporter aux hommes la mort et la maladie ?
D'autant que c'est tentant, par moment ... Est-il nécessaire de rappeler l'histoire du sinistre Zyklon B, le poison des chambres à gaz ? Ce n'était pas le dérivé d'un quelconque gaz de combat ; non, non, c'était le gagnant d'un concours lancé par la Kriegsmarine pour obtenir le produit le plus efficace dans la désinsectisation des cales de bateaux. On ignore ce que les charançons et autres blattes en ont pensé mais on a pu constater les dégâts dans l'extermination des juifs.
      En règle générale, la confiance règne à priori envers les têtes pensantes de la chimie. De si grands scientifiques ont nécessairement les meilleures intentions.
On  interdit le DDT, les OGM prévus pour systématiser l'usage des pesticides déclenchent un mouvement massif d'opposition mais c'est toujours au prix d'un combat acharné. Les potentats de la chimie ne se laisseront pas vaincre si facilement.
      Ils ont une espèce d'assurance vie sous la forme d'un bâillon à faire taire les grincheux qui tiennent à leur santé : l'industrie pharmaceutique.
       Pour un coup de génie, c'est un coup de génie.
Les remèdes sont des poisons et vice-versa, c'est connu depuis Esculape ; c'est surtout une mine d'or.
Fabriquer des poisons, rendre les gens malades et leur vendre le remède : une affaire définitivement profitable, il suffit de renouveler l'expérience à l'émergence de chaque nouveau problème.
       Le dernier est révélé par un rapport de l'INSERM : les pesticides sont directement en cause dans l'émergence de nombreux cas de maladie de parkinson ... en attendant qu'on découvre le même lien causal avec d'autres maladies neurologiques.
Ce n'est pas un scoop, direz-vous, il y a longtemps que des mouvements écologistes comme le WWF ont tiré le signal d'alarme mais cette fois, l'INSERM a une image de marque scientifique donc indiscutable.
       Le scandale sera peut-être plus difficile à étouffer. Du moins, il faut l'espérer.
      
La maladie liée à la pollution n'est pas une fatalité. Des gens souffrent et leurs empoisonneurs, loin de faire amende honorable, augmentent leurs profits en leur vendant l'antidote.
  
       Les entreprises savent fusionner lorsqu'elles ont besoin de grossir pour accroître leur puissance , elles sont tout aussi capables de se fractionner pour échapper à leurs responsabilités.
      
Rien ne semble devoir enrayer cet engrenage. Même les spécialistes habituels de la protestation et de la manifestation restent bien calmes pour ne pas dire amorphes.
C'est que, devant la maladie, l'audace faiblit. Dans la guerre entre la chimie et les insectes, la peur nous oblige à demeurer victimes collatérales et consentantes. Tout plutôt qu'être privé de potion salvatrice.

Et, pendant ce temps-là, à part nos amies les abeilles, les insectes sont toujours vivants.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 13:10

   Et c'est reparti : une poussée de burqa d'un côté, une volée de laïcité de l'autre. On remet ça pour la Nième fois, avec un résultat connu d'avance : la guerre de position, chacun s'accroche à ses tranchées après avoir converti les convaincus.
    Elles sont agaçantes et inquiétantes ces fantomettes en négatif, drap noir en décalque de drap blanc. Des Belges, toujours portés sur le festif, ont trouvé un moyen de les interdire : les assimiler à des masques et déguisements de carnaval. Les travestis sont interdits dans la rue en dehors des dates prévues à cet effet,  logiquement, les voiles et autres costumes islamiques ne sont tolérés dans les lieux publics qu'à mardi-gras et mi-carème et... les policiers belges sont obligés de verbaliser de plus en plus de provocatrices qui éprouvent
une certaine jouissance à braver l'interdiction.
       Donc il faut trouver autre-chose.
       On a bien essayé le préchi-précha, à grand renfort de laïcité républicaine assaisonnée d'une pincée de droits des femmes.
        Et c'est un flop .  Les adeptes du camouflage prétendument religieux proclament, l'air décidé et menaçant, que personne ne les oblige, qu'elles ont décidé elle-même de se voiler.
    Évidemment, nous n'en croyons rien ; hier encore, nous en avons rencontré de ces jeunettes prenant le soleil en mini-jupe et décolleté aux terrasses du centre-ville ; le soir, nous avons retrouvé les mêmes emballés dans leur sac poubelle à l'arrêt d'autobus de leur quartier. Comme elles sont toujours flanquées d'un grand sac de sport, nous n'avons pas de mal à comprendre ce qu'il se passe. La burqa sort du sac ou y retourne selon les moments du jour et les rencontres prévues ... A part ça, elles sont libres.
Entre la provocation, courante pour des ados, et la peur bien compréhensible, inutile d'espérer les convaincre.
       Il faut trouver autre-chose. Et j'ai une idée  ! 
Même si nous avons affaire à des petites cervelles, et peut-être parce qu'elles sont des têtes de moineaux, ce sont des fashion victims, ultra-réceptives au baratin publicitaire (sinon, comment les imams intégristes parviendraient-ils à les enrôler ?) Donc appelons
à la rescousse rumeur et matraquage publicitaire . Il faut les persuader d'une idée forte :
Les filles qui portent le voile sont toutes des boudins et des cageots qui n'osent pas se montrer de peur qu'on se moque d'elles.
        On n'a jamais connu de filles qui apprécient de passer pour moches. Si le truc ne marche pas à 100%, il devrait quand-même donner des résultats.
      
          Et puis, qu'est-ce que ça coûte d'essayer ?  

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 20:58
    Un reportage nous présente avec bienveillance des Afro-américains qui, à grand renfort de tests ADN, recherchent leurs origines et aboutissent sur la côte africaine d'où leurs ancêtres étaient partis en esclavage vers l'Amérique.
    Dès qu'ils savent d'où ils sont venus, ils s'offrent le voyage à la rencontre de leurs racines.
Pour certains, la découverte est si forte qu'ils décident de rester et font construire leur maison dans leur pays d'Afrique.
    C'est une aventure que le monde regarde avec sympathie comme une réparation de l'esclavage. Ils sont chez leurs ancêtres donc chez eux.
    Leur pouvoir d'achat américain représente une concurrence déloyale pour les acquéreurs locaux ; peu importe, personne ne remet en question leur droit à s'implanter dans la terre de leurs aïeux.

     Changeons de continent et de mémoire.
     Voyons du côté de la Judée et de la Samarie, les deux pays où s'épanouissaient les douze tribus d'Israël. Ceux qui ont lu la bible, ou simplement un peu d'histoire, sont habitués à ces deux noms plus évocateurs que "Cisjordanie", un vocable administratif à l'usage des géographes et des diplomates coincés.
A l'instar des Afro-américains en Afrique, des juifs ont entrepris de réintégrer leur lieu de mémoire.
Là s'arrête l'analogie et commence l'indignation des vertueux.
     Leurs implantations sont affublées du vocable injurieux de "colonies",  les Arabes qui acceptent de leur vendre des terres sont qualifiés de traîtres et, comme tels, menacés de mort, sans que cela émeuve grand monde.
     Les implantations juives n'ont pas la cote ; on va jusqu'à les assimiler à l'apartheid des Afrikaners.
     La mémoire qui leur a donné vie n'a pas droit de cité. Comme le diable, il faudrait l'extirper.

     Il y a fort à parier que l'arrêt de la colonisation ne changerait rien au conflit israélo-palestinien. Les implantations donnent un prétexte bien commode à ceux qui n'ont jamais accepté le retour des juifs en Israël. La guerre durera aussi longtemps que la haine, autant dire aussi longtemps que l'humanité.

      Des guerres, sur la planète il y en beaucoup et ceux qui ont la chance de vivre ailleurs sont en général fort peu concernés.  Pourquoi en va-t'il autrement de ce conflit-là ?
     
      La civilisation occidentale à laquelle nous appartenons est mouillée jusqu'au cou dans le commerce triangulaire et dans les malheurs du peuple juif. Nous ne pouvons pas être indifférents à la mémoire de l'esclavage et de la persécution des juifs mais nous ne répondons pas avec la même empathie.
      Tentons une explication.
      Il existe des formes d'esclavage moderne, même dans nos pays, mais il est interdit, passible des foudres de la loi. Dans son écrasante majorité, l'opinion est hostile à la traite des êtres humains.
 C'est d'autant plus facile pour des Européens qu'
à l'exception de quelques descendants d'armateurs négriers, ils ont peu d'occasions d'un choc des mémoires.
      A l'opposé, la question des persécutions antisémites est toujours présente. C'est une plaie qui ne demande qu'à se rouvrir et, paradoxalement, c'est  le juif qui est regardé comme le responsable de l'absence d'apaisement.
      En cas d'agression antisémite, la victime est sommée de faire la preuve du caractère antisémite du délit ou du crime. Lorsqu'un Français juif mérite des louanges, on le présente normalement comme français mais lorsque son comportement appelle la critique, c'est toujours le juif qui est coupable. On pourrait allonger la liste mais nous nous éloignerions de notre sujet, une illustration remarquable du tri sélectif (!) des mémoires.

      La mémoire n'est pas l'histoire. Pour qu'elle le devienne, il faut qu'elle soit acceptée, apaisée ... ce qui passe nécessairement par l'égalité de traitement.
 



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