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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:35
   Mardi 20 octobre, sur ARTE, un document d'actualité sur la grippe A et, plus précisément, sur les campagnes de vaccination initiées dans les divers pays d'Europe.
   D'abord, nous avons une impression de déjà vu, mais une bonne remise en ordre, n'est-ce pas, ça ne fait jamais de mal. Et, au milieu du ronron, un coup de tonnerre : les membres du gouvernement, en Allemagne (mais pourquoi en irait-il autrement en France ?), recevront un vaccin sans adjuvant.
    On se pince, on se dit "ils n'oseront pas", et si !
Le citoyen lamda peut se rendre à l'évidence : les labos, histoire de toucher le jackpot, vont nous injecter massivement des cochonneries (c'est le terme qui convient pour une "grippe porcine" ); mais ils sont assez conscients du problème pour ne pas s'attirer les foudres des puissants ... qui les laissent faire ; le danger ne les concernera donc pas.
    A défaut d'être devenus altruistes, depuis l'affaire du sang contaminé, nous imaginions que les gouvernants avaient appris la prudence.
Nous les croyions devenus exagérément précautionneux, victimes du syndrome de la canicule. C'était agaçant mais pardonnable. N'est-ce pas, on n'est jamais trop prudent.
Nous n'y étions pas du tout.
Nulle inconscience ni pusillanimité chez eux ; ils sont parfaitement au courant des risques.
Résumons :
Ils organisent la panique pour créer le besoin de vaccins, la demande grandit. Leurs copains, industriels du vaccin sont ravis et fourbissent les armes.
Pour y répondre, il faut augmenter la productivité des labos. Heureusement, ces derniers avaient tout prévu et trouvé la solution : les adjuvants.
L'idée est très simple (la réalisation, un peu moins).
Rappel : le principe de la vaccination est de mettre l'organisme en contact avec un agent pathogène affaibli  pour générer une réaction de défense : la production d'anticorps, l'immunité. Résultat : lorsque le vrai méchant microbe bien virulent monte à l'attaque, bing ! les anticorps le nettoient avant qu'il ait eu le temps de dégainer les armes.
Normalement, il faut ce qu'il faut, on ne peut obtenir de réaction intéressante qu'à partir d'une dose suffisante de vaccin. C'est ici qu'entre en scène l'inventivité des labos ; ils ont trouvé des adjuvants, par exemple l’adjuvant AS03, un mélange de squalène et de polysorbate. Ces substances ont été mises en cause dans le passé mais, au diable la prudence (!), elles agissent, à ce que j'ai compris, en excitant l'immunité du sujet vacciné, ce qui lui permet de réagir à partir d'une quantité bien plus faible d'antigène.
Et l'antigène, dans le vaccin... c'est justement ce qui coûte le plus cher !
     A ce qu'ils essaient de nous faire croire : "dormez, braves gens on veille sur vous".
Alors, si leur camelote est tellement irréprochable, pourquoi  ne l'appliquent-ils pas aux puissants ?
Ils auraient droit, eux aussi, à quelques coups de folie de leur immunité, ils pourraient aprécier tout le charme des maladies auto-immunes. Il en est de véritablement époustouflantes : la polyarthrite, le diabète insulino-dépendant, la sclérose en plaques ...c'est autrement plus chic d'en être atteint que d'attrapper la vulgaire grippe de tout le monde.
Et pourtant, non, on ne leur fera pas essayer les adjuvants. Pas fous les industriels, quand on veut caser son produit chez un client, on ne s'amuse pas à intoxiquer le directeur des achats.
      Pour ce qui est du vulgum pecus, la grande masse des utilisateurs du médicament, ils auront droit aux substances incriminées. Libre à eux de s'offrir un voyage à Lourdes (ou à La Mecque selon les goûts).

Bon, il n'y a pas de quoi en faire un scandale, la vaccination n'est pas obligatoire, si vous n'en voulez pas, vous n'avez qu'à refuser. Fort bien...

Mais on en connait d'autres, des éléments facultatifs qui ne se refusent pas. Essayez de vous faire embaucher dans une entreprise en précisant que vous refusez de faire des heures supp...
Il y aura des pressions et les gens cèderont.
    
L'inégalité n'est pas qu'une question de fortune.
Tout le monde ne dispose pas des mêmes informations, des mêmes moyens de se faire un jugement et de la force de dire NON.
L'attitude des labos et des autorités de santé est un scandale, les uns sont plus exposés que les autres.
C'est la marque du mépris des riches qui savent envers la foule des pauvres, des dominés et des ignorants.

Liberté, Egalité et Fraternité étaient bonnes filles mais aujourd'hui, elles ont mauvaise mine.
Elle ont peut-être attrappé la grippe.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:08

    Retour vers des souvenirs scolaires.
    Nous l'avons tous appris, c'est au motif qu'il "pervertissait la jeunesse" que Socrate fut condamné à boire la ciguë (... et c'est pas bon ! . En ce temps-là,  on donnait la mort avec recherche et  diversité).
    Un pervers, des jeunes ... C'est à la mode.
Vous avez besoin d'un prétexte pour conforter une opinion ? Pas d'hésitation, ciblez la jeunesse et, encore mieux, l'enfance.
Défendre les enfants, surtout les têtes à claques, ceux qui font tout pour qu'on "leur en mette une", voilà une noble cause, tellement intouchable qu'elle vous épargnera même la nécessité d'une explication. Personne n'osera vous contester ; protéger la jeunesse est l'argument ultime.
   On accusait Socrate d'éloigner les jeunes des cultes civiques, c'était grave mais peu croustillant. Immédiatement,  l'homme du vingt-et-unième siècle, en obsédé du sexe des autres,  imagine dans "l'affaire Socrate" un scandale à base de pédophilie.

     Voilà qui aurait bien fait rire Socrate et ses contemporains !
On ne trouvait rien à reprocher à ses moeurs sexuelles, c'étaient celles de tout le monde.

     Entre pédophilie et pédérastie, on ne faisait pas l'amalgame.
Les garçonnets vivaient auprès des femmes jusqu'à la puberté ; ensuite le couple masculin adulte-adolescent était la norme et la conséquence logique de l'absence d'éducation des filles. Les citoyens d'Athènes faisaient des enfants à leur femme. Pour le reste ... il valait mieux chercher ailleurs.
    Une chanson de Jean Ferrat ironise : "Une femme honnête n'a pas de plaisir" ; les mères de famille athéniennes n'avaient pas non plus de conversation, sauf Aspasie, mais c'était une hétaïre, autant dire une putain ... donc presque pas une femme. Les sexes menaient une vie sociale séparée. La vie sentimentale et sexuelle était affaire d' hommes.

      Le plus beau, le plus passionné des poèmes d'amour de la littérature grecque est un chant de l'Illiade, celui où Achille hurle son désespoir après la mort de Patrocle, son jeune amant.
      Pendant nos études de grec, il est vrai, on n'a pas hésité à nous livrer une version de l'Illiade expurgée de ce poème. Il était jugé scandaleux, alors qu'on n'a jamais hésité à nous donner le texte des autres chants remplis de massacres et de vengeance.
      Étonnant ? - non : à la mesure de nos conventions. Nous ignorons les codes du passé.

    Dans l'antique Grèce, une génération faisait l'éducation intellectuelle, affective et sexuelle de la suivante...et on n'y trouvait rien à redire. On cultivait même les attachements ainsi créés ; la phalange macédonienne , qui a conquis un empire pour Alexandre, s'était construite sur des couples de guerriers, on savait qu'ils se battraient jusqu'au bout pour défendre leur ami. Les Egaux de Leonidas, aux Thermopyles, se sont fait hacher menu, inséparables jusqu'à la mort.
     Socrate avait des disciples qui ont d'abord été ses amants puis se sont occupés de sa mémoire. Ils avaient nom Platon ou Xenophon. Ils ont fait carrière dans la philosophie ou la littérature, ils ont fait l'éloge de Socrate et nous l'ont rendu admirable.

     Pourtant, si nous le rencontrions aujourd'hui, nous aurions peut-être du mal à accepter le personnage.
Il passait le plus clair de ses journées, dans une crasse oisiveté, à flâner dans les jardins avec la jeunesse dorée d'Athènes. Tout ce beau monde n'avait d'autre occupation que le coupage en quatre des cheveux ... qu'il avait rares()!.
     Une personne ne riait pas, c'était Xanthippe, la femme de Socrate.
Elle avait ses raisons de manquer d'humour. La vie qu'il lui imposait était insupportable.
Ses disciples étaient des gosses de riches ; lui était pauvre (pas même les moyens d'entretenir des esclaves !), mais il s'interdisait de faire payer ses leçons.
C'est la pauvre femme qui se débrouillait pour assurer le minimum nécessaire à leur survie. Elle exerçait le périlleux métier de pêcheuse de poulpes ; elle plongeait pour faire bouillir la marmite (dans tous les sens du terme) du philosophe qui n'aurait pas remué le petit doigt.
    Les disciples du maître, non seulement, ne l'ont l'ont jamais aidée mais ont transmis à la postérité la légende d'une abominable mégère qui faisait des scènes, sans considération pour la qualité de philosophe de son mari. Facile à  comprendre : eux-mêmes étaient à l'abri de la nécessité, ne l'imaginaient même pas.

    Qu'elle soit consolée. Une compagne lui est arrivée au dix-neuvième siècle, en la personne de Jenny Von Westphalen, alias Mme Karl Marx.
Née dans la bonne société allemande, elle s'est mariée en apportant une dot permettant de démarrer une vie de ménage, avec Karl Marx, un garçon peu fortuné mais équipé d'un solide bagage d'études. Le jeune couple, logiquement, avait les moyens de s'en sortir, moyennant un peu de travail, considération scandaleuse face aux prétentions du jeune homme.
Il était convaincu d'avoir une oeuvre à produire, pas le temps de se livrer à des tâches subalternes. A en juger par l'étendue du résultat, il avait raison mais...en attendant la gloire, il fallait vivre.
   Un tel cerveau ne pouvait pas se louer comme un vulgaire prolétaire (sa prédilection).
En attendant le succès d'édition, il était destiné à crever de faim, à moins de trouver une "poire" qui l'entretînt. Il  finit par la trouver en la personne d'Engels qui lui donna son héritage à manger. Trop heureux d'assister le grand homme, il poussa la magnanimité jusqu'à endosser la paternité d'un enfant que l'ineffable Karl avait fait à la bonne !
En attendant l'ami providentiel, Marx ne dérogea pas à ses principes, il dépensa la dot de Jenny.
Comme ses loisirs lui laissaient un peu de temps pour des ébats conjugaux, des enfants lui naquirent.
Tout le monde survécut dans la misère, à l'exception du petit Guido qui en mourut.
Marx était spécialiste du prolétariat mais pas de la honte ; c'est sans gêne aucune qu'il accepta la collecte des pauvres ouvriers et dockers de Whitechapel pour les frais d'enterrement de l'enfant.

     La misère dans le smog de Londres était plus sordide que sous le ciel radieux du Pirée mais, en fin de compte, Jenny et Xanthippe sont bien soeurs.

      Tout cela, c'est de l'histoire, c'est bien loin de nous.  Sauf que ... Nombre de féministes, aujourd'hui, se disent marxistes. N'y voient-elles pas de contradiction ?
      Est-ce toujours aux hommes de dire où sont le bien et le mal ?
Des femmes s'y risquent mais celles qu'on entend se placent sur un terrain balisé par les hommes.
Elles aussi répandent une Morale des cerveaux.
      Nous attendons impatiemment la morale des coeurs et des tripes.

     Qu'on se décide enfin à proclamer la seule vérité qui compte : le mal est dans la souffrance et, en la supprimant, on approche du bien.

     Sans doute, est-ce trop simple ? N'importe qui peut le comprendre ... même une bonne femme !

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:17
   15 octobre. Thérèse, c'est je jour où je prends un malin plaisir à vous embrasser.

J'ai consciencieusement oublié le 1er octobre et sa Thérèse de Lisieux pour fêter ostensiblement la Thérèse d'Avila.
A vrai dire, leur sainteté m'importe peu ; il paraîtrait logique que je sois indifférente à l'autre comme à l'une. Précisément, chez elles, je vois surtout des femmes.
     D'un côté, nous avons Thérèse d'Avila, fondatrice d'ordre et docteur de l'Eglise, une intelligence supérieure et un vrai tempérament, vivant sa relation avec Dieu comme une passion amoureuse jamais niée ; c'est le genre de sainte théologienne qu'on donnerait volontiers comme modèle à une jeunesse intellectuelle, une sainte au catholicisme glorieux.
     De l'autre, la célébrité de Lisieux ; nous voyons en elle une petite sainte, comme une certaine Eglise "pas franche du collier" aime en citer en exemple depuis le XIXème siècle, la médiocrité exemplaire, adepte de la mortification jusqu'au masochisme.
     La pauvre subissait une lourde hérédité qui en a fait une malade, toute sa vie. Inapte à la plupart des fonctions, elle a poursuivi un seul but : sanctifier sa souffrance.

      Laquelle a eu les faveurs de l'Eglise contemporaine ?
      - évidemment, la petite sainte minable et souffreteuse de Lisieux.

     Pour qu'elle n'ait pas à rougir de la comparaison, on l'a faite à son tour "docteur de l'Eglise".
 De qui se moque-t'on ?

      Il est un fait certain : si les tenants de la foi catholique espèrent susciter des vocations dans la jeunesse d'aujourd'hui, ils feraient bien de revoir leur catalogue de modèles, à moins qu'il ne s'agisse d'un des derniers bastions de la "douleur rédemptrice". Si, comme je le crains, il s'agit encore de sanctifier la souffrance acceptée, l'Eglise a peu de chances de faire recette, son déclin est certain.

En attendant, bonne fête aux glorieuses Thérèse, celles qui ne craignent ni l'étude ni l'amour.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 22:54
      Combien désespèrent de jamais rien faire de bon!
Ils dépriment de voir des "bac+8" peiner à trouver une situation.  Alors, pensez ... avec beaucoup moins ... quel avenir ?

      Aujourd'hui, fini le chagrin, adieu l'angoisse. Bac+2 à vingt trois ans, c'est beaucoup mieux que des études brillantes.
C'est un niveau suffisant pour diriger un  établissement très grand, très riche.

      Ce sont les bêtes à concours, les majors de promo X-mines ou ENA qui vont déprimer pour de bon.

     Au choix, nous optons pour le rire ou la colère ?

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 13:41
     Campagne de pub oblige, tout le monde est au courant : on est prié de mettre la main à la poche pour l'Institut Pasteur. Cause utile, c'est pour le bien de l'humanité.
      Comme chacun sait, les bien-portants sont des malades en puissance. Tout le monde aura besoin des progrès de la médecine, un jour ou l'autre. Il faut que les chercheurs aient les moyens de chercher. Que chacun en soit bien convaincu ; pour lancer la campagne, on a extrait de son labo une "nobelisée made in Pasteur": ici votre argent est bien employé.
       Il ne manquerait plus qu'il soit gaspillé !... C'est vrai, il est juste de préciser, n'est-ce pas, ma pauvre amie, avec tout ce qu'on a déjà vu, de l'ARC à l'hormone de croissance ... Bon, on peut se fier à Pasteur. Courons chercher le carnet de chèques.
        En le cherchant, les infos continuent à défiler ... Tiens, les cours de la bourse... Ces derniers mois, ils ne  risquaient pas le vertige ni le mal des sommets... ah, cette crise !
Apparemment, un secteur a fait mieux que résister, ce sont les laboratoires pharmaceutiques.
Alors, les labos, on dit merci à l'OMS ? !
Un vrai cadeau qu'elle vous a fait
 Réussir à semer la panique quand on n'a comme épouvantail qu'une gripette, c'est fort, très fort ! Et vous rendre l'énorme service de promouvoir l'asepsie, l'antisepsie et le vaccin, tout ça pour votre poche, les labos, vous pourriez faire un petit geste.
         Il n'est pas question de faire du chagrin à vos actionnaires ?
Voyez-vous, il y a longtemps que nous l'avons compris. Alors, si le citoyen-malade ou malade en puissance donne l'impression d'avoir les poches cousues, il ne faudra pas se donner l'air surpris et navré.
        La maladie est votre affaire quand il s'agit d'engranger des sous, qu'elle le soit aussi quand il faut semer.

 Ne tuez pas le cochon de payant ni la vache à lait.

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:49
   L'automne est arrivé, les jours raccourcissent et la lumière baisse ; la saison est dangereuse pour les déprimés.
Adoptons une attitude prophylactique, sans masque ni vaccin. Comme le petit cheval blanc de la chanson, prenons la vie du bon côté.
De toutes les catastrophes qui tombent sur le pauvre monde, extrayons de quoi sourire et tenir bon.

     C'est LA CRISE.
     Dur, dur, pensent les gens raisonnables, d'y trouver matière à se réjouir.
En cherchant bien, on trouve. Embrassons les Irlandais que la dèche a ramenés à la raison.
Arrogants pendant les années fastes du Tigre Celtique, ils caressaient l'illusion (on caresse ce qu'on peut ! ) d'être un îlot de prospérité dans le vieux monde épuisé. Ils croyaient ne pas avoir besoin de l'Europe, ne rien avoir à faire de leur vieil ennemi, le colon anglais. Il a fallu que le fauve perdît quelques dents, que, chez eux aussi, on fermât et délocalisât, pour qu'ils fussent tout à coup persuadés des vertus de la solidarité. Ils disent enfin "oui", comme une compagne pacsée qui accepte d'engager son avenir dans un mariage en bonne et due forme. Vivent les mariés !
     Les esprits chagrins déclinent l'invitation à fêter une Europe qu'il jugent imparfaite.
     C'est un début. Continuons le combat !
Un peu est mieux que rien. La paix et le débat se sont établis entre des partenaires qui ne connaissaient que la guerre pour régler leurs conflits. Pourquoi l'esprit européen ne pourrait-il pas faire mieux ?
De toute façon, nous n'avons pas le choix.
     Que les Européens y croient ensemble et le vieil humanisme des lumières peut encore faire des merveilles.
     Et puis, nous sommes contents de retrouver, les Irlandais,
ils nous sont tellement  proches ! Indisciplinés, teigneux, bagarreurs ... Astérix, en quelque sorte. Ils ont même la cervoise Guiness ( à consommer avec modération).
Ils nous sont trop proches, pas question de divorcer.

     La crise, ce n'est pas drôle mais, raisonnablement, on peut  considérer que c'est un tracas provisoire. En revanche, la mort est définitive. Et Marek Edelman est mort.
     Il avait 90 ans, d'aucun trouveront que c'est un âge où mourir n'a plus rien de scandaleux.
 Qu'au moins, sa mort nous permette de rappeler ses mérites : il a été le chef de l'insurrection du ghetto de Varsovie, du moins, parmi les chefs, un des rares qui ont survécu à son écrasement.
Ils ont préféré mourir au combat qu'attendre les effets du froid et de la faim, dans ce quartier-prison, ou une rafle qui les aurait "liquidés" vers les chambres à gaz de Treblinka, avec le reste du ghetto. Ils sont morts, les armes à la main. Seule une poignée a survécu, dont Marek Edelman.
Nous passerons, les circonstances ne s'y prêtent pas, sur les controverses qui l'entourent.
      Parmi les résistants juif qui ont eu la chance de survivre à la shoah, beaucoup ont, après la guerre, émigré en Israël ; parfois, comme Yehuda Lerner, héros de Sobibor, bien connu grâce à Claude Lanzmann, ils ont rempilé dans la Haganah pour faire naître et vivre le jeune état hébreu.
Marek Edelman n'a pas choisi cette option ; natif de Pologne, il est resté polonais. Devenu un cardiologue réputé, il a participé au côté de Solidarnosc à l'émancipation de son pays. Il n'était pas un cas unique, tous les juifs n'ont pas opté pour l'émigration vers Israël, mais les antisionistes de tout poil ont abondamment utilisé son histoire, créant autour du héros une ambiance trouble, une gêne qui explique probablement la grande discrétion autour de son décès.
     Laissons la boue aux habitants des marécages.
     Nous sommes pleins d'admiration pour ces gens qui ont touché de si près le risque extrême ; ils sont un merveilleux exemple de résilience.
  Ils ont connu le pire, ils ont touché la mort. Le malheur qui aurait dû les tuer les grandit.
  Le retour au monde des vivants, ils en font une vie nouvelle, plus réussie.
C'est vrai pour Marek Edelman et c'est vrai pour un grand nombre d'anciens déportés.
Ils sont un véritable antidote à la déprime.

No pasaran ... à la dépression saisonnière.



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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 09:47
     Si vous n'êtes ni sourd ni aveugle, vous êtes forcément au courant : Roman Polanski a été cueilli par la police suisse.
     Hélas, ce n'est pas une histoire suisse, c'est arrivé .
     Je sens déjà la moutarde qui me monte au nez ...!
     Pour complaire aux Américains et restaurer avec eux la bonne entente quelque peu ébréchée ces derniers temps par des histoires de secret bancaire, la Suisse monte un traquenard : elle invite Polanski à venir se faire remettre une médaille. Aussitôt arrivé, il est arrêté.
    Étrange conception des bonnes manières...
Passons ... mais où était la nécessité d'une telle mise en scène alors que le présumé délinquant possède un chalet sur place, à Gsdaat et y effectue chaque année de longs séjours ?
     Il fallait probablement donner un maximum de publicité à la glorieuse arrestation de ce dangereux malfaiteur, en vieux monsieur à visage de gosse.
     La prétendue victime, désireuse de tranquilité, ayant pardonné et retiré sa plainte depuis longtemps, la seule douleur que la Suisse soit encore en mesure de consoler, c'est la susceptibilité d'un juge américain qui , depuis trente ans, veut "se faire" un artiste juif et désespère d'y parvenir.

      Le juge, pour le moins acharné et probablement sous employé, poursuit sa cible depuis 1977.
Dans la très prude Amérique, l'affreux cinéaste aurait profité d'une séance de photos pour violer la modèle qui, circonstance aggravante, n'avait que treize ans. Énorme !
Manque de chance pour l'accusation, la "victime", une vraie Lolita, n'était pas à son coup d'essai, elle  avait sa petite idée derrière la tête en venant seule à un rendez-vous (à propos, le défaut de surveillance des parents d'une fille de cet âge, on n'en dit rien), elle était consentante, depuis, elle a pardonné et retiré sa plainte. Qu'à cela ne tienne, il reste le délit de "relations inappropriées", ce qu'en France, nous appelons "détournement de mineure".
Savonarole s'obstine et cherche toujours à faire tomber Polanski ... pour une infraction dégonflée, de celles qui relèvent d'un juge de paix.
      S'il y a un scandale dans cette affaire, c'est bien l'acharnement avec lequel une soi-disant justice s'obstine à fourrer son nez dans toutes les petites culottes.
      De quoi rire ?

      Depuis le scandale d'Outreau, nous ne rions plus.
      A cette occasion, chacun s'est rassuré en chargeant le juge et son manque de flair. Nous avons ainsi évité de sonder les coeurs et les cerveaux. Si nous l'avions fait, il nous aurait fallu reconnaître que de tels gâchis sont possibles parce que l'opinion, comme des chiens de chasse, attend la curée.
      La pédophilie est devenue une véritable obsession publique, au point d'anéantir le discernement le plus élémentaire. On amalgame sans frémir, dans la même appellation infâmante, le jeune enfant kidnappé, violé, assassiné, et l'adolescente délurée qui a "le feu au fesses" et recherche la fréquentation d'hommes plus experts et plus riches que ses camarades.
      Ces deux situations n'ont rien en commun. Si l'opinion publique les confond c'est  qu'elle y trouve l'occasion de se déchaîner contre un homme célèbre et riche, une jouissance pour les médiocres.
       Les crimes d'enfants sont des prétextes rêvés pour exiger le rétablissement de la peine de mort.
Comme il est impossible, même aux pères-la-pudeur, de requérir la mort pour un détournement de mineure, surtout lorsqu'il s'agit vraisemblablement d'un "détournement de majeur"( !), c'est l'occasion de réactiver la plus archaïque des polices du sexe.
       Il faut faire un exemple avec le cas Polanski ?
Alors, espérons que la raison revienne aux Suisses, ce sera un exemple du terrassement de la bêtise et de l'hypocrisie.


NB:  Dans l'expression "détournement de majeur", je fais référence à une expérience vécue à la même époque. Dans les années 70-80. Nous assurions le reportage, cour et jardin (salle et coulisses), de la KBM (Kermesse de la Bière de Maubeuge).
Contrairement à ce que l'appellation pourrait laisser imaginer, l'événement n'avait rien à voir avec les traditionnelles fêtes de la bière bavaroises  ; c'était une énorme organisation de spectacle. Pendant dix jours, il y avait chaque soir une vedette, les plus grands noms de la variété s'y sont produits, et quelques attractions. Évidemment, il s'y déroulait des concours de "miss" parmi lesquels une compétition organisée par OK Magazine.
 C'était une publication pour adolescentes, le concours s'adressait donc à des filles de moins de 18 ans, souvent beaucoup moins. Elles étaient visiblement prêtes à tout pour accéder à une célébrité de starlette, et passaient leur kermesse à draguer tout ce qui avait l'air important. On éprouvait très vite de la gêne devant le mélange affiché d'une apparente ingénuité (broderie anglaise et socquettes) et des gestes racoleurs, surtout en présence des "huiles" de la fête, souvent beaucoup plus repoussants pour une jeunette qu'un Polanski au physique d'éternel gamin .
      Visiblement, elles n'avaient pas froid aux yeux, elles savaient ce qu'elles voulaient, comment faire, et ne reculaient pas devant les moyens. Entendre certaines de leurs conversations entre elles avait de quoi faire rougir les moins prudes mais il paraît que nous étions naïfs, que "celles qui veulent arriver font toutes ça."
Lorsqu'on est adulte, il faut garder la tête sur les épaules et ne pas se laisser entraîner dans des jeux qui n'attireront des ennuis qu'aux majeurs, les apprenties ayant l'excuse de minorité.
C'est pourquoi, lorsque nous avions repéré quelles cibles étaient visées, nous leur balancions en boutade et avertissement : "Y a du détournement de majeur dans l'air !"

C'est incroyable à quel point des hommes importants et responsables peuvent perdre toute raison,. Les polytechniciens sont aussi bêtes que les jardiniers devant la tentation facile, les manoeuvres séductrices de gamines qui n'ont souvent qu'un atout : leur jeune âge.
... mais on a vu des crimes plus graves.


Annexe :

Il y a aujourd'hui (30/09) trois jours que les commentaires s'accumulent dans les médias.
   Les anti Polanski, ceux qui le vouent à l'exécration éternelle, sont les mêmes qui, au moment de la guerre de Gaza, en janvier dernier, se déchaînaient contre Israël. 
Bizarre, vous avez dit bizarre ...
   Vous pouvez dire que j'ai une idée fixe et même me supposer une paranoïa. Vous n'empêcherez pas la réalité de la persécution.
Où va se nicher l'antisémitisme ...

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 23:00
      Retour vers les croisades.

      De l'histoire ancienne ?
Oui, si on se réfère aux dates ; presque mille ans, c'est vieux.
A observer les réactions que le mot suscite encore, c'est moins sûr.
On serait tenté d'y voir un phénomène mémoriel : les croisades participeraient du même registre expiatoire que les traites négrières ou les guerres coloniales.
Pour en arriver là, il a fallu plier et repasser l'histoire, lui faire dire ce qu'il convenait, certes, au prix de quelques erreurs ; mais c'est si loin ... Les protagonistes ne viendront pas se plaindre. 

      Erreur aussi générale que facile à corriger : on répète à l'envi que les chrétiens sont venus attaquer les arabes pour leur prendre Jérusalem. 
En 1095, lorsque le pape Urbain II donne le signal de la croisade, il y a plus de vingt ans que Jerusalem et sa région sont passées sous la domination des Turcs Seldjoukides. Prendre les Turcs pour des Arabes et vice-versa ...  ennuis garantis !
Les Français, il est vrai, sont coutumiers de la confusion ; faut-il évoquer les prétendus Arabes que Charles Martel aurait battus à Poitiers ? C'était la rencontre des Francs mérovingiens avec des conquérants musulmans qui s'établiront dans le sud de l'Espagne pour des siècles ; mais, qui dit musulman ne dit pas forcément arabe, les combattants de l'islam rencontrés par le maire du palais venaient en majorité d'Afrique du nord, accompagnés d'aventuriers ibères ou basques cherchant fortune au nord.
       Les musulmans qui tenaient Jérusalem étaient provisoirement des turcs, ils seront remplacés  à plusieurs reprises par d'autres occupants,  et... récupérés par la tradition arabe. Elle est toujours fière d'un grand vainqueur du XIIéme siècle, Saladin, héros de légende autant que d'histoire : ... un kurde !
      Une histoire complexe, à bien des égards ; précisément, c'est la conquête turque qui a provoqué des tensions avec les chrétiens. Jusqu'à ce changement de propriétaire , les communautés avaient cohabité plutôt pacifiquement, en respectant  la dhimmitude imposée par l'islam aux autres religions. Avec la conquête turque, l'atmosphère est devenue beaucoup plus hostile ; les chrétiens autochtones étaient devenus indésirables à  Jérusalem et les pèlerinages en provenance d'Europe n'étaient plus en sécurité.

       On voyageait beaucoup au moyen-âge. Contrairement à l'image qui en est souvent répandue et malgré des conditions matérielles incertaines, les gens n'hésitaient pas à prendre la route, ou ce qui en tenait lieu. Même les moines que la célèbre "clôture" change à nos yeux en modèles d'immobilité, avaient l'habitude d'effectuer de véritables tournées des établissements de leur ordre, comme en témoignent les "rouleaux des morts".
        On allait souvent en pèlerinage pour obtenir la réalisation d'un voeu ou le divin pardon d'une faute. Suivant l'importance de la sollicitation ou du demandeur, la destination était plus ou moins lointaine ; les pélerinages les plus prestigieux conduisaient à Saint Jacques de Compostelle, Rome et, bien sûr, en Terre Sainte.
        Le durcissement des rapports avec l'islam seldjoukide venait contrecarrer un système bien huilé de résolution des conflits mais ce n'était pas le seul motif pour que le pape de Rome décidât la conquête des lieux saints ; après tout, l'affaire aurait pu revenir aux chrétiens d'Orient, ils étaient géographiquement mieux placés, mais un événement était venu tout bousculer : le schisme entre les Eglises d'Orient et d'Occident s'est produit en 1054. Les églises d'Orient et d'Occident sont devenues concurrentes. Il est évident que les premiers à mettre la mains sur les lieux saints auront marqué un point décisif dans la compétition.
       Le christianisme orthodoxe est fractionné en évêchés sans hiérarchie ; toute décision d'ensemble exige une concertation. En face, le catholicisme est centralisé autour du pape ; se rassembler sous un seul chef, pour mener une guerre, c'est un avantage. Néanmoins, si la hiérarchie donne de l'autorité, elle ne crée pas de force armée. Le pape ne dispose pas de soldats, il doit faire appel à ceux qui détiennent la force : les nobles, ses adversaires de toujours et ses alliés par nécessité.
      
       D'où Urbain II lance-t'il un appel à reprendre Jérusalem ?

      S'il était un pape du XXIème siècle, il le ferait de Rome mais, au XIème siècle, Rome n'est pas un endroit très sûr. Le cher homme préfère rejoindre ses fidèles en terre franco-anglaise. Lui même est issu du véritable centre de la chrétienté, l'abbaye de Cluny où se traitent les grandes questions  théologiques, diplomatiques et politiques. Saint Pierre de Rome n'est qu'une petite église de province à côté de l'Abbatiale de Cluny.
   Encore une idée toute faite à balayer : beaucoup sont convaincus que ce chef d'oeuvre de l'architecture romane a été détruit sous la Révolution. Ils ont tort. L'abbatiale, dont un transept encore debout donne une vague idée de la grandeur, a été vendue comme bien national sous la Révolution mais n'a été démolie qu'en 1820, sous une royauté catholique bien conservatrice. Ses propriétaires, désespérant de la rentabiliser, ont pris le parti de l'exploiter en carrière de pierres. Pour faire tomber le porche, trop solide, il a fallu utiliser des explosifs. La qualité du matériau qui compose les murs des villages alentour est le témoignage cinglant de l'ampleur du gâchis )
Donc Urbain II se rapproche de ses bases mais, peu soucieux d'attiser les habituelles jalousies, il ne lance pas son appel de Cluny. Il choisit Clermont Ferrand où se tient, fort opportunément, un concile, à proximité des grandes puissances du temps, les rois de France et d'Angleterre.
   
        Les chrétiens sont invités à mettre leurs armes au service de la libération des lieux saints.
Les chevaliers sans patrimoine, toujours un peu brigands, manifestent immédiatement leur enthousiasme : voilà une bonne occasion de chercher fortune au loin. Le pape, de son côté,  aimerait voir s'impliquer les princes, seuls capables d'engager les énormes moyens que l'entreprise va exiger. Mais justement, la haute noblesse risque gros et elle en est consciente ; elle rechigne à partir de longs mois en laissant son domaine aux mains dépouses sans expérience. Les petits malins qui ne répondraient pas à l'appel du pape auraient tôt fait d'en tirer profit.
Urbain II connaît la situation ; il a donc prévu la réponse : les combattants pour la foi seront ornés de la croix (d'où "croisé" et "croisade"), le clergé veillera sur leurs avoirs et ceux qui porteraient atteinte à la personne ou aux biens des croisés seront aussitôt excommuniés et leur fief soumis à l'anathème.
Ce n'est pas un péril symbolique. Dans un fief soumis à l'anathème, plus de mariages ni de funérailles, aucun acte notarié, rien qui nécessite de prêter serment. Toute vie sociale est empêchée. c'est l'anarchie. Le pape espère ainsi convaincre les nobles de faire l'union sacrée.
Il faut le temps de mettre en place les rouages, la première croisade ne voit partir que des seconds couteaux, mais le succès militaire est là : Godefroy de Bouillon prend Jerusalem. Excellent en terme de communication !
         D'aventure incertaine, la croisade devient le défi du siècle et le beau monde s'y précipite ; aux croisades suivantes, on rencontre les rois de France et d'Angleterre, l'empereur du St Empire Romain Germanique et tout le fin du fin de la noblesse européenne.
Ce serait magnifique si ce n'était pas le commencement des ennuis. Les musulmans ne se laissent pas si facilement déposséder, les petits rois chrétiens s'adaptent mal, leurs règnes sont brefs, raccourcis par des maladies qu'ils ne peuvent affronter et la papauté ne tient pas ses promesses. Le contrat semble rompu lorsque Richard Coeur de Lion, héritier du trône d'Angleterre est enlevé à son retour de croisade par Leopold d'Autriche qui nourrissait quelques griefs à son égard.
 C'était une violation flagrante du code de la croisade ; le pape aurait dû réagir et il n'en fit rien.
La mère de Richard, l'énergique Aliénor d'Aquitaine somma le pape dans une lettre pleine de courroux "Moi, Aliénor, mère et reine par la colère de Dieu ..."
Rien n'y fit. le pape resta sourd, Aliénor se débrouilla pour réunir l'énorme rançon exigée par Léopold mais la leçon porta ses fruits. La fin des croisades fut l'affaire de seconds couteaux et de mercenaires animés par le goût du lucre bien plus que par la dévotion pour les lieux saints.

         Et pourtant, c'était au commencement une idée géniale (du moins, pour la noblesse et l'église). 
C'était la solution au problème insoluble que l'intervention cléricale avait introduit dans les mariages et les successions.
         Résumons.
L'église avait imposé la monogamie et contrôlait le choix des unions.
Dans la noblesse farouchement patriarcale, l'épouse unique était forcément celle que le père avait choisie pour son fils, c'était un bon parti, elle était porteuse d'espérances et de richesses mais ce n'était que rarement le rêve du fils qui entretenait d'autres ménages non reconnus avec des compagnes plus désirables qui lui donnaient des enfants.
D'autre part, après quelques siècles de flottement dans les règles de succession, la noblesse, avec quelques variantes locales, avait fixé sa préférence à l'ordre de primogéniture par les mâles : on ne partageait pas, tout allait au fils aîné, à charge pour lui de faire vivre ses frères.
La maison d'un seigneur féodal était constituée de la troupe entretenue des frères cadets et des bâtards, ce qui n'allait pas sans créer des rivalités incessantes.

On vient à se demander si l'engouement pour la croisade, projet capable de durer trois siècles, n'est pas, avant tout, le succès d'une trouvaille : un formidable exutoire à la violence intrinsèque de la société féodale. D'ailleurs, les croisades ont définitivement cessé après la Mort Noire. La grande épidémie de peste fit tant de morts que l'espace était tout à coup devenu trop grand. La terre manquait de bras, personne n'avait plus besoin d'aller chercher fortune ailleurs.

        Ce grand repli durera un bon siècle . Ensuite, les cadets se remettront à chercher fortune à l'autre bout des mers avec les grandes découvertes. Là encore, nous entendrons parler de l'église. ce sera l'heure de gloire de l'"Inquisition "    ...

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 20:32
    Le soulagement est à la mesure de nos craintes, Farouk Hosni ne sera pas directeur de l'UNESCO.
Buvons un coup pour fêter ça !
Exit la vie parisienne, vive le retour au désert.
Pour meubler son ennui, à n'en pas douter, il peut compter sur l'aide de son ami, le mystique Garaudy. Ensemble ils se confondront en imprécations et malédictions contre le prétendu lobby juif.
Vae victis, ils ont perdu, ils sont ridicules.

    Cerise sur le gâteau, au sinistre antisémite les votants ont préféré une femme. Pas de doute, les temps changent.
                                              Bienvenue Irina.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:09
              Vous désirez faire carrière dans l'escroquerie ?
Cessez de bricoler
Le temps n'est plus aux gagne-petit ni aux aventures solitaires.
La mafia, c'est démodé.
Constituez une secte. Votre petite affaire croîtra et multipliera avec la protection de la justice.
Euh ... Comment dit-on "merci" en langue scientologue ?
Faudra demander à Tom Cruise, la prochaine fois qu'il vient en visite à l'Elysée.

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