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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 23:38
C’est arrivé un 25 Juillet
Le 25 juillet 1554, Mary Tudor épouse Philippe II d’Espagne.
Rappelons la situation en quelques mots.
Depuis le début du seizième siècle, l’Europe vit au rythme du conflit entre les Valois, rois de France, et les Habsbourg qui ont réuni, grâce à une politique matrimoniale efficace, l’Autriche, l’Espagne, les Pays Bas et le royaume de Naples.
Henri VIII Tudor, le roi d'Angleterre, a toujours essayé de rester hors du conflit, il a assez à faire avec la théologie. Il a rompu avec le pape qui ne voulait pas accepter ses divorces et créé l’Anglicanisme, une sorte de catholicisme sans pape.
Obèse et diabétique, il meurt à Londres le 28 janvier 1547. Il laisse trois enfants : deux filles, Marie fille très catholique de sa première épouse Catherine d’Aragon, Elisabeth la fille d’Anne Boleyn, épouse décapitée pour adultère, et un fils, Edward qui a reçu une éducation calviniste dans la famille de sa mère Jane Seymour qu’il n’a jamais connue car elle est morte en couches.
Edward VI devient roi mais il n’a que neuf ans, sa santé est délicate, il laisse sa famille calviniste diriger le royaume et se rendre impopulaire. Le 6 juillet 1553, il meurt et, après quelques rivalités sans lendemain, sa sœur Marie monte sur le trône.
En catholique intransigeante et, n’ayons pas peur des mots, fanatique, Marie épouse le très catholique Philippe II d’Espagne qui a dix ans de moins qu'elle. Un Habsbourg, fils de Charles Quint, l’équilibre européen est rompu et, surtout, la monarchie catholique est très impopulaire. C’est à cette période que Marie acquiert le surnom de Bloody Mary (il ne s’agit pas du cocktail), Marie la Sanglante. Elle se déchaîne, à Londres, on tue, on exécute à coups de hache, on dresse des bûchers. Même Philippe prend peur de sa femme et regagne son trône espagnol pendant que Marie reste à Londres d’où elle l’accable de missives où elle se dit enceinte mais il ne s’agit que d'une grossesse nerveuse.
Marie sombre dans la folie et décède le 17 novembre
1558 à Londres sans laisser de regrets.
Elle n’a régné que cinq ans.

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 22:03
C’est arrivé un 23 Juillet.
Le 23 juillet 1945 ouverture du procès Pétain.
Le Maréchal Pétain est jugé par la Haute Cour de Justice de Paris, pour haute trahison, pour avoir collaboré avec l’Allemagne de 1940 à 1945.
Il n’a pas l’air concerné par son procès. Après la lecture d’une vague déclaration liminaire, il se mure dans un silence hautain, comme étranger aux atrocités de la collaboration.
La cour est présidée par Montgibeaux, le premier président de la Cour de Cassation. Le jury de 24 personnes se compose de 12 parlementaires et 12 Résistants.
Le Maréchal est défendu par Me Isorni, un ténor du barreau, qui ne parvient pas, malgré son talent, à éviter à son client le verdict de culpabilité, intelligence avec l’ennemi et haute trahison.
Le 15 août 1945, Pétain est condamné à mort, frappé d’Indignité Nationale, radié de l’Académie Française et déchu de tous ses biens.
De Gaulle (pour quelle raison ?) lui accorde la grâce présidentielle. Sa peine est commuée en détention à perpétuité. Il est incarcéré à l’île d’Yeu où il mourra en 1951. L’extrême droite organisera un véritable culte de sa dépouille allant même jusqu’à l’enlever mais le cercueil fut retrouvé et ré-enterré à l’île d’Yeu où il est toujours.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 22:55
Le 22 Juillet 1209 massacre de Béziers.
En 1209, le pape (mal nommé) Innocent III appelle les sujets du roi de France à partir en croisade contre les Cathares du midi. Cette croisade est restée dans l’histoire sous le nom de « Croisade contre les Albigeois ». Etrange,.. Les Cathares n’étaient pas plus nombreux à Albi qu’ailleurs
Le catharisme était surtout implanté en Languedoc où de trouvaient des villes plus riches que dans le Nord de la France. Le roi de France Philippe Auguste, toujours à l’étroit et impécunieux saisit l’occasion de la croisade pour augmenter sa cassette et faire tomber des nobles du midi dans sa vassalité.
Simon de Monfort prend la tête de troupes royales accompagné par le légat du pape Arnaud Amalric
Le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et prend la croix, tandis que Raimond-Roger Trencavel, seigneur de Béziers se prépare à se défendre contre la croisade.
Les croisés mettent le siège devant Béziers qui tombe le 22 Juillet. Ces hommes de Dieu, une fois vainqueurs, massacrent allègrement tout ce qui leur tombe sous la main. Des habitants bons catholiques s’en inquiètent auprès d’Arnaud Amalric qui leur répond
« Tuez les tous ! Dieu reconnaîtra les siens » .
A lire tous les témoignages d’époque, aucune trace de cette proclamation.
Elle a été inventée au début du XXeme siècle, temps de la séparation de l’église et de l’état, pour discréditer l’église catholique.
Encore une histoire connue qui disparaît.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 13:00
C’est arrivé un 20 Juillet
Le 20 Juillet 1031, Robert II dit « Le pieux » meurt.
La couronne de France passe à son fils Henri qui devient Henri 1er (Henri avec un i, c’est un roi de France. Les Henry sont des rois d’Angleterre).
Comme d’habitude, un frère plus jeune, Robert, soutenu par Constance, leur mère commune, lui conteste le trône. Il lui faut mener campagne pour défendre son droit. Il demande l’aide de ses grands vassaux et obtient celle de Robert le Diable, duc de Normandie, père de Guillaume, futur guillaume le Conquérant, qui prendra l’Angleterre en 1066.
Pour le moment, Robert le Diable n’est que ( !) duc de Normandie où il a établi une administration efficace dont beaucoup chercheront à s’inspirer. Anecdote qui illustre bien le personnage : devant son château, poussait un gros chêne. Robert avait accroché une chaîne en or à une branche de cet arbre. Personne n’a osé s’en emparer.
Henri sauve son trône des manigances familiales grâce à ses amis ; c’est peut-être à lui qu’on doit le vieil adage
« On choisit ses amis, pas sa famille ».
Une fois installé sur le trône, Henri doit s’occuper de son mariage. Ce n’est pas qu’une affaire de sentiment ni même de diplomatie, c’est l’occasion pour le pape de dicter sa politique aux rois.
L’Eglise veille au respect du tabou de l’inceste. C’est très bien… sauf qu’elle fixe elle-même les degrés de parenté interdits. Sont interdits sept degrés de parenté comprenant la parenté biologique et canonique (si vous êtes le parrain ou la marraine d’un enfant, vous subissez les mêmes interdits que si vous étiez son père ou sa mère). Dans le monde étroit de la noblesse au onzième siècle, en prévoyant votre mariage, vous avez tous les risques d’être dans un cas d’interdiction. Mais l’église a tout prévu, le pape peut vous accorder une dispense. Dans la pratique, il accorde ses dispenses en échange de « cadeaux » politiques. Tout « Le pieux » qu’il était, Robert II avait vu sa vie littéralement pourrie par l’ingérence du pape.
Henri veut échapper à ça.
Il a trouvé la solution, une princesse lointaine avec qui aucune parenté ne peut être trouvée. C’est ainsi qu’une ambassade est envoyée en Ukraine avec la mission de ramener une épouse.
Au bout de cette expédition improbable, la princesse Anne de Kiev débarque à Paris et devient reine de France.
Pendant des siècles, les Rois de France ont été couronnés à Reims. Ils ont prêté serment sur la bible. Et personne ne s’est jamais étonné de voir un roi français prêter serment sur un livre écrit en lettres cyrilliques. Il s’agit tout simplement de la bible d’Anne de Kiev, la princesse lointaine.

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 17:25
C’est arrivé un 16 Juillet
 
16 Juillet 1942, c’est une tragédie, la rafle du Vel d’hiv.
Les Parisiens juifs ont été raflés par la police française, entassés au vélodrome d’hiver et remis à l’occupant nazi pour être déportés et assassinés.
De prestigieux historiens bien documentés ont produit là-dessus des ouvrages qu’il faut lire. Je ne prétends pas les concurrencer mais il faut que je vous le dise, ce n’était pas la première fois que les Juifs avaient à se plaindre du 16 Juillet.
Le 16 Juillet 1394, Charles VI ordonne l’expulsion des Juifs de France, ils ont jusqu’au 3 novembre pour passer les frontières du royaume.
En un siècle, c’est la troisième expulsion des juifs, ils sont rendus responsables de tout et n’importe quoi, la famine, la misère et même la folie du roi.
En effet, Charles VI souffre de crises de folie qui auront de lourdes conséquences sur la vie politique. C’est la guerre contre les Anglais (celle qu’on appellera plus tard « guerre de cent ans » mais qui ne fut qu’une longue alternance de paix et d’escarmouches), le royaume est désuni, les grands seigneurs et leurs troupes s’opposent entre Armagnacs et Bourguignons. L’intérim, pendant les crises du roi est assuré par la reine Isabeau de Bavière toujours disposée à faire la paix avec les Anglais.
Bref, c’est le désordre qui coûte, comme toujours, très cher à la caisse du roi.
Encore une fois, et cela durera jusqu’à la Révolution Française, le roi de France doit affronter l’absence de fiscalité efficace. L’impôt ne rentre pas, il faut l’affermer et les fermiers généraux s’en mettent dans les poches plus qu’ils n’en versent au trésor royal.
Dans ces conditions, le roi a recours à un dépannage, l’emprunt.
A qui emprunter ? Aux juifs.
Ils ne sont pas plus riches que les autres mais, dans cette économie encore paysanne où la richesse est surtout foncière, les juifs, population mobile à qui, de surcroît, la propriété foncière est interdite, ont une propriété mobilière, de l’argent, de la monnaie qui circule.
Quand l’argent vient à manquer, la couronne emprunte aux juifs.
Elle n’a pas le moyen de rembourser ? Qu’à cela ne tienne, elle expulse les juifs.
Il se trouve une foule de gens dans la même situation que le roi, l’expulsion des juifs les arrange tous. Et quelques années après, on les laisse revenir, le même cercle vicieux recommence.
Pourquoi finissent-ils toujours par revenir ? Ils doivent bien savoir qu’ils se font voler.
Bien sûr, ils le savent.
Cet argent qu’on leur vole, c’est comme un droit de séjour qu’ils acceptent de payer parce qu’ailleurs, c’est encore pire.
En France, on est volé mais on n’est pas massacré… enfin, moins qu’ailleurs.

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 00:05
C’est arrivé un 14 Juillet 1223
Louis VIII devient roi de France.
Le 14 Juillet, pour les Français, c’est la fête nationale, la prise de la Bastille en 1789, la fête de la Fédération en 1790 et l’adoption de la Marseillaise en 1795, tout ça pendant la Révolution Française.
Fort bien mais la France a connu d’autres 14 Juillet avant 1789, en particulier en 1223.
Le 14 Juillet 1223, Philippe Auguste est mort et son fils Louis lui a succédé sous le nom de Louis VIII .
Succession royale ordinaire, pensez-vous…
Pas tant que ça.
Jusqu’à Philippe Auguste, tous les Capétiens directs ont été couronnés du vivant de leur père. Le roi réglait ainsi une succession qui était encore incertaine.
Mérovingiens et Carolingiens ont tous connu des successions à problèmes, il suffit de se rappeler le Traité de Verdun partageant l’empire de Charlemagne en trois royaumes. Hugues Capet et ses successeurs ont pris des précautions pour échapper à ces aléas. Les rois prenaient l’habitude, en vieillissant de désigner leur successeur, de le faire couronner et de régner ensemble jusqu’à la mort du vieux roi. Quand il mourait, le successeur était déjà roi. La succession se faisait sans contestation.
Philippe Auguste, le premier, a dérogé à cet usage. Il a « oublié » de faire couronner son fils à l’avance et la succession s’est bien passée.
Le règne de Louis VIII n’a duré que trois ans mais il marque la solidité de la dynastie capétienne.
Au passage, d’autres personnages féminins liés à Louis VIII méritent d’être rappelés.
Sa mère était la Valenciennoise Isabelle de Hainaut et sa femme, Blanche de Castille, était la petite-fille d’Aliénor d’Aquitaine dont elle héritera du fort caractère, et la mère de Louis IX plus connu sous le nom de Saint Louis.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 22:27

Le 4 juillet , c’est l’Independance day

 

Les Britanniques ont commencé à coloniser l’Amérique du Nord au début du XVIIe siècle.

À cette époque, les colons se développaient librement. Mais en 1763, la Grande-Bretagne décide de contrôler plus strictement ses 13 colonies nord-américaines. Les colonies doivent payer pour leur défense

Les colonies voulaient un droit de représentation, en échange des taxes.

 L'échec à convaincre les Britanniques conduit en 1775 à  déclarer la guerre pour l'Indépendance américaine. 

La guerre se poursuit jusqu'en 1783 mais dès le 4 juillet 1776, sept ans plus tôt, les colonies ont déclaré leur indépendance.

 Le conflit se termine par le Traité de Paris le 3 septembre 1783. Les colonies forment une union, les États-Unis d'Amérique. Ils ont pris possession des territoires à l'est du Mississippi et au sud des Grands Lacs.

 La Grande-Bretagne gardait le contrôle du Canada, tandis que l'Espagne avait la Floride.

 Depuis, les États-Unis ont connu une croissance exponentielle, les Britanniques ont perdu le contrôle sur cette région.

 Le 4 juillet n'est pas seulement une date commémorant l'indépendance, mais plutôt une journée de célébration de ce que signifie le fait d'être américain.

 Le 4 juillet représente les valeurs et la culture américaines et les célèbre avec des cérémonies, des feux d'artifice, de la nourriture, des jeux, des foires et plus encore.

Comme le 4 juillet est une fête nationale, les gens se donnent à fond pour la célébrer. La journée commence souvent par un défilé, avec des drapeaux rouges, blancs et bleus qui ornent les rues et les gens. Bien sûr, les grandes villes ont des défilés extravagants, mais ce qui est étonnant le 4 juillet, c'est à quel point il envahit les petites villes et communautés dans une ampleur tout aussi impressionnante.

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 15:00
C’est arrivé un 3 juillet
C’est arrivé le 3 juillet 1187, victoire de Saladin à Hattin.
 
Sultan d’Egypte et de Syrie, le kurde Saladin remporte une grande victoire sur les croisés, au pied de la colline de Hattîn, près du lac de Tibériade, au nord-est de la Palestine, le 3 juillet 1187.
A signaler, Saladin est kurde, musulman mais pas arabe même si les Arabes de toutes les époques ont cherché à récupérer sa réussite.
A la suite de la bataille d'Hattin, presque toute la chevalerie des états francs de Terre Sainte est détruite. Les principautés chrétiennes issues de la première croisade sont menacées de destruction...
Les musulmans ont fait leur unité sous l'égide de Saladin. En revanche, les chrétiens divisés subissent une défaite totale. Ils perdent même la relique de la Vraie Croix dont ils avaient cru bon de se faire précéder.
Le désastre est dû pour une grande part à l'incompétence de Guy de Lusignan, le roi de Jérusalem.
La geste arthurienne pénètre alors toute la société et la famille Lusignan prétend descendre de la fée Mélusine. Apparemment, Guy de Lusignan n’a pas hérité du talent de mamie-fée. De surcroît, il est fâché avec les moines soldats, templiers et hospitaliers, de Jérusalem. La situation est intenable.
À la fin de la bataille, le sultan décide du sort des vaincus. Il fait exécuter les 300 moines-soldats du Temple et des Hospitaliers... Il épargne provisoirement Gérard de Ridefort, le commandeur des templiers, celui qui est en désaccord avec Lusignan.
Après la victoire de Hattîn, Saladin part sans attendre vers Jérusalem qu’il assiège à partir du 20 septembre. Presque totalement privée de guerriers professionnels, la Ville Sainte se défend avec l'énergie du désespoir. La défense est dirigée par un jeune chevalier, Balian d'Ibelin.
Désespérant d'obtenir sa reddition, Saladin négocie la vie sauve pour l'ensemble des défenseurs et des habitants, le droit pour tous les chrétiens de quitter la ville et de rentrer chez eux en terre chrétienne.
Il libère les habitants les plus riches contre une forte rançon et 7.000 pauvres contre une rançon collective payée en rechignant par les Templiers et les Hospitaliers. Restent 11.000 à 16.000 jeunes gens, pour lesquels les ordres monastiques n'ont rien voulu payer, ils sont envoyés en esclavage. C’est l’occasion d’évoquer le sort des Européens chrétiens réduits en esclavage. Emasculés, ils ont la possibilité de faire une carrière comme eunuques de cour, seuls admis auprès des femmes du harem
En Occident, la chute de Jérusalem moins d'un siècle après sa conquête par les croisés fait l'effet d'une bombe.
Les Francs de Palestine réclament une troisième croisade pour les secourir.
Le roi de France Philippe Auguste et le nouveau roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion viennent à leur rescousse mais le coeur n'y est plus et la croisade s'enlisera dans les querelles entre les deux souverains.
C’est la fin des rois croisés, les croisades suivantes seront le fait de chevaliers sans titre et d’aventuriers.

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 11:36
C’est arrivé un 24 juin.
Le 24 juin 1948…blocus de Berlin.
Après la défaite du IIIème Reich, en 1945, les Alliés occupent l’Allemagne. Bien qu’elle soit située en zone d’occupation soviétique, l’ancienne capitale, Berlin, est découpée en quatre zones d’occupation. Les zones occupées par les occidentaux sont complètement entourées par les soviétiques.
Le 24 juin 1948, après une longue dégradation des relations entre les occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest.
Commence alors le « blocus de Berlin », qui dure jusqu’au 12 mai 1949.
C’est l'une des toutes premières crises d’une nouvelle période dans les relations internationales, la guerre froide. Berlin est au cœur de l’affrontement entre les États-Unis et l’Union soviétique. Pour empêcher la ville de tomber entièrement sous contrôle soviétique, les États-Unis et leurs alliés mettent en place un pont aérien qui permet à Berlin Ouest de continuer à vivre.
Cette première crise de Berlin accélère l’organisation de l’Europe en deux camps antagonistes Est et Ouest et la partition de l’Allemagne en deux États indépendants la République Démocratique Allemande et la République Fédérale Allemande.

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 17:26
C’est arrivé un 22 juin.
Le 22 juin 1941 …et les jours, les semaines, les mois suivants…
c’est l’opération Barbarossa, l’invasion de l’Union Soviétique par l’Allemagne Nazie.
L’opération Barbarossa (en allemand : Unternehmen Barbarossa), est ainsi nommée en référence à l'empereur Frédéric Barberousse, grand pourfendeur de slaves au douzième siècle.
C’est le nom de code qui désigne l'invasion de l'Union soviétique par le IIIème Reich, à partir du 22 juin 1941.
Le 23 août 1939, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique ont signé un pacte de non-agression et de partage de l'Est de l'Europe, à l’étonnement des observateurs connaissant l’hostilité des nazis à l’égard du communisme. Cependant, moins d’un an après, le 21 juillet 1940, Hitler demande à son état-major de préparer un plan d’invasion de l’Union soviétique.
Le 22 juin 1941, il déclenche l’opération Barbarossa qui ouvre un front à l’Est. Ce sera le cadre principal de la guerre terrestre en Europe, et il jouera un rôle déterminant dans la défaite du Troisième Reich.
Ce front connaît les batailles terrestres les plus meurtrières de la Seconde Guerre mondiale. Les conventions de Genève n’y sont pas respectées, le crime de guerre est généralisé, les prisonniers sont maltraités, affamés, et connaissent une mortalité de masse. De 1941 à 1945, 80 % des pertes de la Wehrmacht sont subies sur le front russe, au point que l’envoi sur le front de L’Est est regardé comme une sanction par les soldats allemands.
Au départ, la Wehrmacht possède une nette supériorité en hommes (de deux contre un au minimum) et en équipements.
L’Armée rouge, décapitée par les Grandes Purges staliniennes, dispose cependant d’importantes réserves humaines et d’avantages matériels (bases industrielles, armements). Après le choc initial, le patriotisme russe permettra à Staline de sauver le régime et le pays.
En ne laissant aux « Untermenschen » (sous-hommes) que le choix entre la mort ou l’esclavage, le nazisme n’a pas conquis les cœurs. Des populations soumises aux purges et exactions staliniennes auraient pu être tentées de passer à l’ennemi mais les nazis n’ont pas su jouer cette carte. A part quelques supplétifs ukrainiens, les « hiwis », ils ont peu recruté.
A l’arrière du front des unités SS spéciales, les Einzatsgruppen, massacrent les juifs et les communistes.
Comme en 1914 au début de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne entend agir rapidement : le plan Barbarossa fixe à quatre mois le délai nécessaire à l’anéantissement militaire de l’Union soviétique.
L'État nazi allemand estime surtout que le conflit avec la Russie communiste est inévitable et que leur meilleure chance de l'emporter est une attaque surprise avant que l'Armée rouge ait fini de se moderniser.
Dans la pratique, avant de mener la contre-attaque, l’Union soviétique résiste et paye un prix humain très lourd sans rien céder.

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