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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 21:05
   Comme prévu, les foudres sont déchaînées autour d'Elisabeth Badinter.
 Moins les autres la comprennent et plus ils me donnent envie de la soutenir ... peut-être à cause de souvenirs qui ne demandent qu'à remonter.
    J'ai envie d'aggraver le constat par le rappel d'une mauvaise expérience hospitaliere.
    En décembre 1973, j'ai accouché de mon fils dans une maternité d'hôpital, ni mieux ni plus mal réputée que d'autres.
 J'avais décidé de ne pas allaiter. Pourquoi ?
A vrai dire, je n'ai pas vraiment d'explication. Formée à la santé et l'hygiène alimentaire, j'avais une assez bonne connaissance des vertus supposées de l'allaitement maternel ... mais je n'avais pas envie.
    Imaginez l'effet qu'un affrontement peut déclencher sur une obstinée de mon espèce...
Et le choc se produisit.
A peine remontée dans ma chambre, après un travail de 36 heures, je comptais bien récupérer un peu.
En fait de repos, je reçois la visite de l'auxiliaire-puéricultrice qui m'annonce tout de go : "je vais vous montrer comment vous installer pour mettre le bébé au sein".
Je réponds "non". Devant son air interloqué, comme si je craignais qu'elle n'ait pas compris, je répète : "Non, je vais lui donner le biberon".
Perturbée, elle bredouille : "Je ne sais pas si c'est possible, je vais demander à l'infirmière" et elle disparaît.
A partir de ce moment, j'aurais pu me prendre pour une véritable VIP ; tout le staff a défilé pour essayer, en vain, de me faire changer d'avis. L'infirmière, la puéricultrice, la sage-femme, l'interne ... jusqu'au médecin chef.
Et là, ce fut homérique.
Il faut préciser que cet obstétricien hospitalier se prenait pour un grand patron, dans le genre militaire,  style "Un ordre est fait pour être obéi, pas discuté". Il avait quelques idées bien arrêtées, s'y tenait et ne supportait pas d'être contredit.
 En 1973, la péridurale n'était pas encore généralisée mais la pratique commençait à se répandre dans quelques maternités, pas dans la sienne... La prise en compte de la douleur, dans cette maternité, se résumait en quelques principes : Tu enfanteras dans la douleur, le mieux qu'on puisse faire pour toi, c'est te gratifier de quelques conseils abusivement dénommés "accouchement sans douleur", et puis, après tout, tu n'as pas pleuré quand on te l'a fait, tu ne vas pas pleurer pour le sortir ! Bref, question douleur, c'était un archéo-pontife. Mais pour l'allaitement maternel, c'était un militant aussi intransigeant que les modernes sectateurs du sein nourricier.
Il a entrepris de m'asséner les vertus du lait maternel. Plus il parlait, plus je me renfermais dans le refus.
Bref, le ton a monté et l'explication a tourné à l'altercation.
De plus en plus hors de lui, il a fini par me traiter de "mère dénaturée". Ne voulant pas être en reste, je lui ai rétorqué que je n'étais pas une vache laitière. Il est sorti fâché, je ne l'ai pas revu de mon séjour, mais je n'ai pas allaité, j'ai fait la preuve de mon autonomie et mon fils nourri au biberon ne s'en est pas plus mal porté.
   J'ai bien ri de l'épisode mais je suis restée furieuse du traitement exercé sur les femmes plus timides ou plus respectueuses de l'autorité.
   En effet, même hébergées en chambres individuelles, les mères se rencontraient tous les matins dans la salle de gymnastique. C'est là que j'ai appris à quel point l'ambiance était à la pression. Des femmes un peu timides, naïves, impressionnables avaient accepté de pratiquer un allaitement qu'elles refusaient au départ parce qu'on n'avait pas hésité à leur faire croire que, si elles ne voulaient pas donner le sein, le bébé n'aurait rien d'autre...
Ridicule, n'est-ce pas ; comment peut-on croire tant de stupidité ? Eh bien, si, il existe des femmes assez crédules pour qu'un tel chantage fonctionne.

En résumé, non seulement, Elisabeth Badinter a raison de parler de pression exercée sur les mères, mais je n'hésiterais pas à forcer le trait.
Il existe un vrai terrorisme de l'allaitement.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 23:35
   
     Au gré de mes voyages en histoire, j'ai rencontré votre remarquable "L'amour en plus" où vous démontriez qu'entre mère et enfant, pour affective qu'elle soit, la relation est construite, acquise et non instinctive.
Plus tard, je ne vous ai pas suivie dans la mansuétude qui vous animait à l'égard des utilisatrices de mères porteuses. Le risque est grand de voir les femmes pauvres subir une nouvelle exploitation ; d'une féministe comme vous, j'aurais attendu plus de circonspection.
     Enfin, je vous retrouve avec allégresse. Vous proclamez ex-cathedra et avec quel talent (!), ce que bien des femmes aimeraient dire si elles pouvaient se faire entendre.
     Merci de rendre justice aux nullipares volontaires.
Vous avez trois enfants, on ne peut vous accuser d'avoir écrit un plaidoyer pro-domo. Vous avez compris que défendre la liberté de choisir, c'est aussi accepter que d'autres fonctionnent autrement que soi-même, soutenir  leur revendication d'autres désirs.
Vous avez démontré (et avec quel brio !) que l'effarante mortalité infantile à l'âge classique était largement provoquée par la mise en nourrice générale des nouveau-nés. Vous connaissez donc les qualités de l'allaitement maternel, qualités qui doivent être nuancées en fonction du niveau sanitaire entourant la mère et l'enfant. Le sein maternel est absolument irremplaçable pour les prématurés, les fragiles et toutes les fois que la qualité de  l'eau ne peut être garantie.
Dans toutes les autres situations, vous rappelez fermement le principe qui ne doit pas être oublié : allaiter est d'abord le choix de la mère et doit le rester.
Il est odieux, méprisable, que la cause magnifique de l'écologie soit détournée pour faire reculer la liberté des femmes. Faudrait-il renoncer au biberon, aux couches, et mêmes aux protections périodiques jetables au nom de la NATURE ?
Quand les hommes sont concernés par un produit, un objet, s'il pose un problème environnemental mais qu'ils y tiennent, jamais ils ne décident d'y renoncer ; ils lancent des recherches pour leur trouver une version éco-compatible, pourquoi devrait-il en aller autrement lorsque les intéressées sont des femmes ?

Voilà quarante ans, avec d'autres femmes énergiques, vous meniez le combat pour nos droits.
Un temps, nous avons pu croire qu'il était définitivement gagné.
Hélas, c'était une illusion.
Il est effrayant de se dire que les victoires des anciennes seraient remises en question pour les plus jeunes qui n'ont pas vraiment l'air de s'alarmer et de se préparer au combat.
   Il sera bien difficile de prendre notre retraite de féministes combattantes.
   Nous vous (et nous) souhaitons longue vie et santé pour mener à bien tout ce travail.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 21:41
    Les années 70, féminisme, MLF et planing familial, auraient changé la vie des femmes, à ce qu'il parait.
Les magazines dégoulinent de triomphalisme béat ; les femmes auraient remporté toutes les batailles.

Qu'on se le dise, la femme idéale existe, celle qui se charge de toutes les corvées des hommes ... et n'oublie pas de rester femme.
     C'est à dire ?

     N'en déplaise aux mânes d'Aragon, la femme n'est plus l'avenir de l'homme, elle est son alter ego simultané.
Comme tous les néophytes, la femme met un point d'honneur (ou de déshonneur) à singer les comportements les plus discutables des hommes. Elle peut être aussi arriviste ou injuste que lui et elle le prouve. Si le métier de bourreau existait encore, pas de doute, il se trouverait des femmes pour briguer le poste.
     La femme serait l'égale de l'homme ?
Non, les corps ne se laissent pas si facilement oublier, la femme est très vite renvoyée aux supposés devoirs de sa chair.
     Assistée par l'opinion commune, elle se met, elle même, sous pression. Elle a digéré la contrainte pour la changer en plaisir, un vrai modèle d'aliénation.
    
    Chacun peut, sans problème, annoncer un dégoût pour le poisson, le foot ou un style de musique.  De la même façon, un homme qui n'éprouve aucune appétence pour la compagnie des enfants l'avouera sans trop de difficulté. On accepte qu'il organise sa vie autrement.
     Pour une femme, c'est une autre affaire. Les médias sont remplis de chroniques édifiantes où celles qui ont indéniablement réussi dans les arts, la science, l'industrie ou la politique, exhibent triomphalement leur ventre ou leur nouveau-né en assurant qu'il s'agit de leur plus belle réussite. Il ne fait pas bon déclarer qu'on est heureuse sans enfant et qu'on a d'autres projets.
 C'est très suspect. On s'expose aux critiques féroces de tous les natalistes.
Il y a les moralistes qui vous accusent d'égoïsme, comme si la reproduction de l'espèce était le seul service qu'on puisse rendre à ses semblables.
Surtout, il y a tous les adeptes de la nature féminine. Ils voient en toute femme d'abord une génitrice chez qui l'absence de maternité créerait un manque insupportable. On n'est pas loin des anciens couplets sur la femme hystérique. En réalité, ils ont vu passer de loin la révolution sexuelle, ils n'ont toujours pas accepté que la chair puisse exulter sans se reproduire.
     Et les femmes leur emboîtent le pas, surtout les Françaises qui semblent briguer la première place au concours des pondeuses volontaires.
      On ne peut éviter le rapprochement avec un autre constat. Notre contemporain tout-sociologique adore interroger tout le monde à tout propos ; au hasard des multiples enquêtes, nous apprenons que, de toutes les femmes, la Française est celle qui croit le plus à l'existence du (fameux !) point G. Les nordiques, par exemple, sont nombreuses à considérer qu'il s'agit d'une légende et à s'en remettre à leur clitoris pour déclencher l'orgasme, à rapprocher des africaines qui se préoccupent moins de sciences sociales mais savent parfaitement que c'est lui, l'organe à supprimer pour oter le plaisir aux filles et les rendre sages, d'où la funeste pratique de l'excision.
      Quelle relation entre l'injonction reproductive et le point G ?
Elémentaire, mon cher Watson ! La supposée nature féminine ferait du plaisir des femmes une jouissance intérieure et dépendante de l'homme.
Evidemment, pour faire des enfants, il y a la procréation assistée mais la mise en oeuvre du point G requiert toujours le sercice d'un partenaire masculin.
       Par bonheur, chacune trouve son plaisir où et comme elle veut mais il faut garder à l'esprit que nos françaises libérées ne sont pas bien différentes de leurs grand'mères.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 18:57
    Etienne-Emile Baulieu, à 83 ans, lance un travail de recherche sur une protéine qui interviendrait dans la maladie d'Alzheimer.
     Décidément, cet homme est un défi vivant à une foule d'idées reçues.
     Qu'en pensent tous ceux qui prétendent avec un bel aplomb que les cerveaux quitteraient la France, faute de pouvoir y travailler au delà de l'âge de la retraite ?

     Je m'épargnerai, et vous épargnerai, un débat scientifique au-dessus de mes aptitudes.
    C'est avant tout une aventure humaine qui remplit d'allégresse. On a tellement envie qu'il réussisse...
pour les malades, bien sûr, mais aussi parce qu'on a tous encore un bout de notre âme d'enfant, on aime que les belles histoires finissent bien.
     Jusqu'à présent, Etienne-Emile Baulieu, dans son rôle de philanthrope, ne nous a pas déçus.

     Le conte de fée nous réserve peut-être des épisodes inédits..

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 21:59
     Allons bon, encore Haïti !
Pourquoi en remettre une couche quand on est saturé des mêmes informations ?

      Il y aurait comme un malaise. Ni décence, ni seulement peur du ridicule, les querelles les plus rances  s'épanouissent au milieu des ruines.

     Un tremblement de terre a tué, blessé, ruiné tout un peuple, surtout les plus pauvres. L'heure n'est pas aux projets d'architectes et d'urbanistes. On reconstruira plus tard ; dans l'immédiat, ce qui compte, c'est la survie.  Les survivants extraits de leur tas de ruines, il faut les soigner, les faire boire et manger. 
Il faut assainir l'air et l'eau, faire disparaître les cadavres, installer des abris.
Et tout doit être apporté ; on ne peut rien trouver sur place ni dans le voisinage. Le chantier est d'abord affaire de logistique et de moyens.
     Si, comme moi, vous attendiez une réaction efficace, vous êtes soulagés de voir s'ébranler la puissance américaine, le plus grand au secours du plus faible. Eh bien, il paraît que vous et moi sommes dans l'erreur.
Les anti-américains, canal-historique et canal-révolutionnaire, nous expliquent ardemment que derrière les belles actions se cachent des intentions abominables.
 Sans rire, on va même jusqu'à soupçonner je ne sais quel projet d'exploiter les Haïtiens. Faut se calmer ! Nothing, nada, nichevo, il n'y a rien a tirer de ce fin fond de la misère, à part des ennuis.
Que cela plaise ou non, il faut bien admettre la possibilité que les Américains aient avant tout l'intention d'aider.
En juin 1944, la France a été libérée par un débarquement de troupes alliées parmi lesquelles les Américains occupaient une place essentielle. Ils ont fourni les armes et n'ont pas lésiné sur la vie de leurs soldats. En débarrassant le pays des occupants nazis, ils ont prouvé que la liberté avait besoin d'eux même en France.
 A grand renfort de moulinets et de trémolos dans la voix, les chefs de la Résistance (De Gaulle en tête) ont mis en place la légende qui leur convenait : la libération de la France par elle-même.
Les Ricains, il paraît qu'on n'aurait pas eu besoin d'eux.
Tout doucement, les années passent, elles protègent mieux la vérité que la légende.
Le mythe de l'auto-libération vacille. Mais les vieux réflexes subsistent, en France, on en veut toujours aux Américains d'avoir, par leurs exploits, montré que nous étions tout-petits, que nous avions besoin d'eux.
Toutes les occasions sont bonnes pour affûter la mauvaise foi et voir dans chaque décision américaine plus de noirceur qu'au fond d'un vieux chaudron.
On croit même utile d'en rajouter là où le simple énoncé de la réalité suffirait.
Rappelons-nous le cas dobeuliou. Dans son désir d'en découdre avec Sadam Hussein, il avait mis en avant la présence supposée d'armes de destruction massive. Littéralement, le terme peut désigner toutes sortes d'engins capables de tuer des masses de gens, on n'a que l'embarras du choix. Le dictateur irakien ne s'était pas privé d'utiliser des gaz toxiques qui correspondent parfaitement à la définition.
 Tout le monde avait pudiquement fermé les yeux devant le massacre et n'avait pas envie d'insister.
Comme personne n'éprouvait le besoin de se justifier, on a  préféré parler d'autre chose, on a laissé entendre que dobeuliou soupçonnait Sadam de posséder des armes nucléaires.
 Dobeuliou était à un va-t-en-guerre. Etait-il bien nécessaire de forcer le trait, de le présenter comme un un idiot?
    Il aurait suffi d'une explication pour démontrer que l'option militaire n'était pas la bonne ... mais on aurait manqué le plaisir de rabaisser un grand.

     L'élection du nouveau président des Etats Unis a suscité l'espoir d'une réconciliation ; on a même connu provisoirement une espèce d'engouement. Hélas, l'Obamania dura ce que durent les roses ...
Les roquets hargneux ont repris leurs aboiements.
      C'est alors qu'arriva le désastre haïtien. En présence d'un si grand malheur, solidarité et dignité auraient été de mise... pour les gens raisonnables, mais les aboyeurs ont d'autres priorités.
       Dès l'annonce du séisme, Obama envoie l'armée au secours des victimes.
       Pourquoi l'armée ? Parce qu'elle a du matériel autonome, prévu pour tous pays, toutes conditions, et des hommes entraînés à l'efficacité. C'est la logistique de guerre appliquée au traitement des catastrophes naturelles.
Efficace, rapide, on devrait l'applaudir, c'est d'ailleurs ainsi que les Haïtiens lui répondent, pas les persifleurs. Quand c'est trop bien il faut trouver le moyen de mépriser et dénigrer.
      Deux semaines de journaux, magazines et télés donnent une vue à peu près exhaustive des stupidités et calomnies qui ont été proférées, sans compter les actions qu'on a minimisées quand il était impossible de les passer sous silence.
     On a passé fort rapidement sur l'arrivée rapide de ce porte-avion-hôpital, de surcroit équipé pour dessaler l'eau de mer. Evidemment, d'une affriolante couleur kaki, arborant la bannière étoilée et marqué US NAVY, c'est un bâtiment de guerre, mais quelle importance ? On préfère des militaires qui sauvent les gens à des pacifistes bêlants incapables.
      Lorsque d'une maison effondrée, des sauveteurs en treillis sortaient un survivant et que les gens se mettaient à crier "Vive l'Amérique" ou même (horreur !), "Vive Israël", ils auraient pu être gênés, leurs adversaires.
      Ne rêvons pas, il en faut d'avantage pour les faire douter.
      Des Cubains qui crèvent d'envie sans oser le dire, aux cocaïnomanes dictateurs d'opérette, ils ont tous crié beaucoup plus qu'ils n'ont offert leurs services.
Quant-à nos grands penseurs, ils ne pouvaient rater une si belle occasion de se taire. Les pages "décryptages" du Monde sont remplies de leurs élucubrations. Nous avons l'embarras du choix.
       
       Ceux qui trouvent l'exercice trop déprimant rencontreront dans le même quotidien une déclaration d'Obama.
C'est la Bonne Volonté au sens noble du terme et, contrairement à tous ses détracteurs, il ne prétend pas détenir la solution. Il affirme "Nous ne pourrons répondre seuls à aucun grand défi".

C'est un grand professionnel, dommage que l'espèce soit si peu répandue.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 22:31
         Les fêtes de Noël et Nouvel An sont passées, les agapes sont digérées (du moins, faut-il l'espérer) ; il est maintenant possible d'évoquer le réveillon sans dyspepsie. Il me vient le très grand désir de m'attarder auprès de Sylvestre.
Saint Sylvestre, c'est le dernier jour de l'année, le réveillon du premier de l'an. Mais, de son vivant, qui fut donc ce Saint Sylvestre ?
          Le saint éponyme, Sylvestre Ier, était un évêque contemporain de l'empereur Constantin, il fut même la courroie de transmission permettant à l'homme politique de construire à sa guise l'Eglise en formation. Rien de très passionnant.

          Beaucoup plus intéressant : Sylvestre II, le pape de l'an mille.

Sa vie est aussi éloignée de la "Légende Dorée" que des idées toutes faites qui traînent encore sur l'église du haut Moyen-Âge.
     Gerbert, c'est le vrai nom de Syvestre II (tous les papes choisissent un pseudo parmi leurs prédécesseurs), est né vers 945 de paysans attachés aux terres de Saint-Géraud d'Aurillac, une abbaye bénédictine de l'ordre clunisien.
Première surprise. Beaucoup se font des établissements religieux une image d'Ancien Régime. Bien isolés par la clôture monacale,  le pouvoir et la vie intellectuelle sont réservés aux nobles et aux riches, c'est un décalque parfait de la société du temps. Aucune promotion sociale pour les religieux d'origine modeste ; les frères convers, moines de second rang, issus du peuple, sont employés aux tâches matérielles pour laisser aux Révérends Pères (les Dom...) le temps de louer Dieu et d'épanouir leur intelligence.
Heureusement pour Gerbert, au dixième siècle, l'ordre clunisien offrait leur chance aux sujets doués, de quelque ordre soient-ils.
Une tradition édifiante explique comment le prieur de Saint-Géraud s'attarda à contempler un jeune berger qui observait les étoiles en improvisant des repères sur des baguettes qu'il avait taillées. Convaincu d'avoir affaire à un sujet doué, il aurait alors convaincu ses parents de le confier à l'abbaye. La réalité semble beaucoup moins romantique ; l'enfant aurait été donné aux moines de Saint Géraud pour la réalisation d'un voeu ou, dans une période de disette, pour se défaire d'une bouche à nourrir. Peu importe, il est entré au monastère.
  Très vite, les moines se disent qu'ils ont fait une acquisition de choix mais que Saint Géraud d'Aurillac n'est pas le foyer intellectuel qu'il faut à un garçon aussi doué. Ils sont en relation avec des établissements plus importants en Catalogne ; ils y envoient le jeune moine parfaire son instruction dans les abbayes catalanes de Vich et de Ripoll.
C'est là qu'il est remarqué par Borrell, le comte de Barcelone.
En 970, le comte Borrell amène Gerbert à Rome où il étonne le pape Jean XII et l'empereur Otton 1er par sa science de l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie. (Gerbert sera le créateur de la sphère armillaire, elle n'a plus d'utilité scientifique mais on l'utilise encore pour la déco des bibliothèques)
Contrairement à toute attente, Gerbert ne choisit pas de s'installer près du pape à Rome ; il gagne la faveur de l'archevêque Aldabéron, reprend ses études à Reims, et obtient la direction de l'école épiscopale de la ville.  Parmi ses élèves figure le futur roi Robert le Pieux. C'est le début se son alliance avec les Capétiens.
 Sa réputation lui vaut de recevoir la direction de l'abbaye de Bobbio, en Italie, en 982. La bibliothèque du monastère comble le savant de bonheur. Il n'en poursuit pas moins son enseignement à Reims.
Au passage, une autre idée préconçue s'écroule, celle de l'immobilité du Moyen Âge et, spécialement, du haut Moyen Âge. Il n'existait pas de train ni d'avion, pas même de routes dignes de ce nom, le mauvais état des chemins interdisait de circuler en voiture, le voyageur était forcément un cavalier. Malgré ces obstacles, on voyageait beaucoup. Les intellectuels se déplaçaient pour consulter les fonds des bibliothèques réputées.
Au cours de ses voyages, ou malgré eux, Gerbert, faisant preuve de sens pratique,  trouve le temps d'imposer l'usage des chiffres arabes et du zéro. 
Contrairement aux idées en vogue aujourd'hui, ces outils sont bien commodes mais pas indispensables aux mathématiques. Thalès et Euclide qui n'étaient pas des abrutis ont réussi à s'en passer. Disons que l'initiative de Gerbert a bien facilité la vie des matheux.
Histoire de l'obliger à s'extraire de la bibliothèque, autour de 990, l'Eglise entre  dans une période de zizanie. Comme d'habitude, les autorités religieuses, les rois et l'empereur s'opposent avec un luxe de retournements d'alliances.
  Gerbert, en bon diplomate, tire les marrons du feu et devient pape en 997.
Il sera donc le pape de l'an Mille. Belle promotion pour un fils de serf.

Tout bien considéré, ce n'est peut-être pas si incroyable. Il faut avant tout se rappeler que Gerbert était moine dans l'ordre de Cluny qui était beaucoup plus riche en autorité et en prestige que la papauté.
Il choisit de s'appeler Sylvestre. Ce n'est pas un hasard ; un seul pape a porté ce nom avant lui, 7 siècles plus tôt, Syvestre 1er, resté dans l'histoire pour son partenariat avec l'empereur Constantin.
Et Gerbert, devenu Sylvestre II, entretient une ambition : instaurer avec l'empereur Otton III un empire chrétien universel, par l'union du pouvoir séculier et du pouvoir ecclésial.
Sa tentative a échoué (sinon, il serait mieux connu) mais ce pape de l'an Mille reste un personnage attachant. Homme de lumière et de science, il est la meilleure preuve de l'inanité des croyances encore très répandues sur l'an Mille.
Qui n'a pas entendu parler des terreurs de l'An Mil ?
C'est une idée bien tentante pour les amateurs de chiffres ronds, ceux qui veulent y voir des conjonctions fatidiques, mais à l'observation des faits, la croyance ne tient pas.
Le pape le plus savant que la chrétienté ait connu et qui n'aura pas de concurrence avant longtemps, en même temps que débutait la construction du "blanc manteau d'églises" de l'occident chrétien, comme âge de terreur et de ténèbres, on a connu pire.

Un millénaire après, on aimerait que le pape en exercice soit aussi peu obscurantiste ...

 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 23:38
Le 23 décembre 2009, mourait Yitzhak Aharonovitch, le capitaine d'Exodus.

On a l'impression que tout a été dit sur l'aventure de ce bateau, il y a même eu un film célèbre et récompensé (d'Otto Preminger avec Paul Newman). Alors, quel besoin d'y revenir ?

Un bref rappel.
    En 1947, des juifs rescapés de la Shoah embarquent sur Exodus, un vieux bateau rafistolé, pour tenter de rejoindre la Palestine, terre de leurs ancêtres, de leur foi et de leur espoir. Après les horreurs qu'ils avaient connues, leur projet aurait pu inspirer la sympathie internationale, aurait pu ... mais la politique des états n'a que faire de la solidarité.
La Palestine n'était pas un pays, juste un débris de l'empire ottoman morcelé après le traité de Versailles ; en 1947, elle n'avait toujours pas de statut définitif. Elle dépendait de la Grande Bretagne, puissance mandataire, qui n'entendait pas mettre en péril sa politique régionale fondée sur la bonne entente avec les arabes (à nouveau, souvenir d'un film : "Lawrence d'Arabie.")
Ce territoire exigu abritait, dans une paix fort relative, une mosaïque de communautés représentant les  trois grands monothéismes et leurs variantes ; il y a deux mille ans que le moindre caillou est capable d'y déchaîner les passions et la guerre.
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, c'était prévisible, un équilibre aussi branlant que provisoire ne pourrait plus durer longtemps. Les différentes forces en présence entreprirent de faire avancer leur dossier.
Les arabes de Palestine avaient pris du retard, désunis et distancés, ils n'avaient pas réussi à former un projet d'état et leurs voisins étaient plus occupés à revendiquer leur part du gâteau qu'à promouvoir la création d'un nouvel état arabe indépendant.
En revanche, le projet sioniste était prêt, le "Foyer National Juif" pouvait devenir un état.
 Ce n'était pas du tout l'objectif des Anglais qui voulaient maintenir le statu quo ; ils voulaient d'abord freiner l'accroissement de la pression démographique juive, donc empêcher le retour vers la mère-patrie de juifs de la diaspora. Les embarcations étaient arraisonnées par la marine britannique avant de toucher la côte et l'Exodus ne fit pas exception.
Il fut ramené avec tous ses réfugiés en Europe et conduit à Hambourg où ses passagers furent internés, dans l'attente d'une décision. Les rescapés étaient à nouveau en Allemagne dans un camp de prisonniers !.
Malgré les protestations indignées, les juifs sont en captivité et ne pourront reprendre la direction de leur terre promise qu'avec la proclamation de l'état d'Israël en mai 1948. En attendant, ils ont gagné la sympathie des Européens et promu la cause du nouvel état.

D'autres bateaux ont connu les mêmes vicissitudes. Exodus n'est pas un cas unique.
Mais son histoire est devenue symbole.
Elle illustre et démontre la mauvaise foi qui préside à une erreur très répandue :

Les ennemis d'Israël, véritables antisémites qui se prétendent antisionistes, ont répandu l'affirmation selon laquelle l'état d'Israël serait un cadeau fait aux juifs sur le dos des arabes en dédommagement de la Shoah.
L'examen des événements, illustrés par l'odyssée de l'Exodus, permet de rétablir nettement la vérité.
- Israël n'a pas volé aux arabes un état qui n'existait pas.
- Israël n'est pas un cadeau fait aux juifs. Les Européens n'ont pas éprouvé assez de honte après la Shoah pour se croire tributaires. Les juifs ont lutté contre mille traquenards pour obtenir la création de leur état souverain.
- A sa naissance, l'état d'Israël fut immédiatement en lutte avec ses voisins arabes. Ils appliquèrent une tactique aussi vieille que la guerre, se chargeant des opérations militaires et suscitant un front de l'intérieur chez les arabes palestiniens. A l'époque, il était encore temps d'établir les conditions d'une coexistence pacifique en prévision de la paix. En réalité, les autorités communautaires arabes et les religieux musulmans poussèrent la rue palestinienne au jusqu'au-boutisme, avec des promesses de soutien qui n'ont jamais été tenues.
Les arabes palestiniens ont été la masse de manoeuvre de combats extérieurs, ils sont aujourd'hui dans une situation difficile, loin de la paix,  mais les responsabilités ne sont pas toutes en Israël.

   Ces faits sont connus, faciles à vérifier, pourtant le discours le plus répandu est celui qui a été distillé par les antisémites. En même temps, ceux qui le répètent avec candeur pousseraient des cris d'orfraie si on les accusait d'antisémitisme. La contradiction n'est qu'apparente.
Elle réunit des alliés inattendus tels que la bien-pensance bourgeoise et le tiers-mondisme révolutionnaire.
Ils croient ne pas être antisémites parce qu'ils détestent les pogroms et la violence, ils commémorent le jour des déportés et pétitionnent contre le négationnisme. Ils détestent l'antisémitisme ...
... mais s'affirment antisionistes.
Ils ont remplacé la brutalité par la condescendance. Ils croient aimer les juifs ; en réalité, ils aiment le petit juif humilié du ghetto. Lorsqu'il est malheureux et maltraité, ils le défendent et l'aident ; mais ils lui refusent le droit d'être puissant, indépendant, de se défendre.
Israël est la fin du petit juif qu'ils croyaient voir éternellement dominé.
Les passagers de l'Exodus ont couru les pires dangers parce qu'ils avaient besoin de ce changement essentiel.
D'avance, ils avaient compris.

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 11:15
  Tout doit disparaître !
C'est une opération saisonnière.
Il faut faire de la place avant de rentrer la nouvelle collection, se débarrasser des invendus accumulés.
Quand on s'est trompé dans ses prévisions, que le public a boudé la petite merveille surstockée, on tente de le séduire en baissant les prix. Il faut rentrer au moins de quoi reconstituer un stock à la dernière mode.
Tout le monde s'y est mis. Autrefois spécialité du textile et de la chaussure, la saison des soldes a gagné tous les commerces, même ... le ministère de la santé.
Pour fêter le démarrage des soldes, d'entrée de jeu, grosse promotion sur les vaccins.
La saison a été mauvaise pour l'article vedette.
Pas assez de malades grippés A. Les gens n'ont pas eu la frousse attendue. L'énorme stock de vaccins risque bien d'être périmé avant de trouver preneur.
Les individus normaux, sains de corps et d'esprit, trouvent que c'est plutôt une bonne nouvelle : moins de malades que prévu.
Mais l'économe s'arrache les cheveux. Il rappelle que gouverner c'est prévoir.
Qui s'est planté dans ses prévisions doit aujourd'hui se débrouiller pour limiter la casse. Inutile de pleurnicher, de faire valoir qu'on n'y est pour rien, qu'on avait cru bien faire, les responsables seront virés, non à la circulation comme les flics sans flair, mais au département "colportage".
Et tout échec des soldes signera un licenciement sec.
Alors on tente de séduire le gogo mais les clients solvables ne sont pas faciles à trouver et ils sont très sollicités par d'autres sur-stockés. Comment faire ?
On pourrait tenter une méthode courante dans la VPC : offrir un cadeau lié à l'achat.
C'est peut-être l'idée : demander aux autres ministères d'inventorier les nanars qui leur restent aussi sur les bras. On fait un paquet-cadeau bien alléchant et ça doit pouvoir marcher.
Une idée : refiler au meilleur client l'EPR ou le "Rafale" en prime avec les vaccins. Depuis le temps qu'on essuie des refus, on aurait l'air d'avoir réussi une vente.
C'est bientôt l'anniversaire du VRP en chef ; ça lui ferait sans doute plaisir à Nicolas.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 11:05
      Et voilà ! Depuis le 24 décembre j'ai encore un an de plus ... et je ne m'en suis pas rendu compte.
Il faut dire que tout le monde, famille et amis, comme d'habitude, a oublié l'événement. "Joyeux Noël !" me dit-on, en oubliant l'anniversaire. Tant mieux !
Quand on n'a pas d'anniversaire, on ne vieillit pas.
De toute façon, j'ai l'habitude.
Enfant, j'avais déjà une bûche de Noël comme gâteau d'anniversaire et un seul cadeau.
Il faudra songer à fonder une association de tous les handicapés du calendrier :
ceux qui sont nés un 1er Janvier (c'est la fête, on a connu pire),
les natifs du 1er Novembre (c'est déjà moins drôle), du 1er Avril (ça ne fait pas sérieux),
le pire, les abonnés du 29 février ... notez qu'ils vieillissent quatre fois moins vite que les autres ; au fond ce sont des veinards.

Blague à part, plus le temps passe, plus je suis certaine d'avoir toute la vie devant moi et, pourquoi pas, comme les chats, neuf vies.
Pas de doute : la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 10:19
...vous êtes bien mal embouchées", chantait Georges Brassens.
Rien n'a changé. Célébrité et sympathie font la paire et, pour faire parler de soi, la technique se perfectionne sans arrêt.
L'important n'est pas l'événement mais l'usage qu'en font les médias.
Sans prétendre à l'exhaustivité, arrêtons-nous sur quelques exemples récents, nous avons l'embarras du choix.

   Un chanteur popu, triste vieux fantoche qui joue la comédie de la jeunesse, est victime d'un accident de santé. Immédiatement, les catastrophes, les guerres et la misère sont oubliées ; on ne parle plus que du grand malade, (enfin, en France ; le reste du monde, fort heureusement s'en contrefiche), M et Mme Beauf s'improvisent experts et enquêteurs. En même temps, la vente des disques est relancée, une tournée  imprudemment annoncée pourra être annulée sans dommage financier.  Comme dit l'adage, "à quelque-chose malheur est bon".
La comédie dans le monde du spectacle... c'est logique.

    La politique, en revanche, est l'affaire de gens sérieux. Dans une démocratie, les gouvernants tiennent leur élection de l'assentiment populaire. S'ils sont approuvés c'est qu'ils ont su convaincre de la justesse de leurs idées. Enfin, c'est ce qu'on croit.
Mais il y a les sondages d'opinion ; ils se disent informatifs, en réalité ce sont des girouettes, des instruments bien pratiques pour se caler sur les vents dominants. Il suffit du manque de pudeur d'un démagogue italien pour que la politique spectacle se transforme en farce. Avant que des journalistes raisonnablement méfiants n'examinent de plus près les clichés d'une certaine agression pour conclure au bidonage, la cote de popularité de la victime avait bondi sans que sa politique ait changé d'un iota.
Les citoyens sont traités comme des marionnettes et ils en redemandent. Triste et risible.

   Plus récemment, le pape est bousculé et fait une chute. Pour le vieil homme qu'il est, c'est un danger, il aurait pu être grièvement blessé. Chance pour lui, il s'en tire bien et, bonheur supplémentaire, pendant que les gazettes racontent l'aventure, elles oublient son dernier exploit : béatifier le très contesté Pie XII en même temps que le médiatique Jean-Paul II, histoire de faire passer la pilule, en laissant de côté le grand pape d'ouverture que fut Jean XXIII. Pour le téléspectateur, l'actualité vaut toujours mieux que le passé. Etonnez-vous, après cela, qu'on ne trouve pas indispensable d'enseigner l'histoire.

    Dans l'actualité récente, on aurait pu s'attendre à ce qu'une nouvelle provoque l'émotion : ahurissant, des individus ont volé le panneau portant l'inscription «Arbeit Macht Frei» («Le travail rend libre») à l'entrée du  camp d'Auschwitz !
 Pas de scandale médiatique, très vite on nous annonce que l'objet a été retrouvé . La police a affirmé : les cinq Polonais arrêtés n'étaient pas des néo-nazis et leur motivation était uniquement financière.
Question : comment comptaient-ils en faire de l'argent ?
- En le vendant.
Qui peut se montrer acquéreur ?
- Trop risqué pour un récupérateur, trop reconnaissable, ce n'est quand même pas une vulgaire ferraille.
Donc les démonteurs du panneau ne sont peut-être que des petites cervelles, voire des abrutis, mais ils avaient un client ou même un commanditaire.
Qui peut chercher à s'approprier ce genre de relique ? C'est LA QUESTION intéressante mais on refuse de la poser.
Le 31/12, ça se confirme :
(31/12, ça se confirme :
Poursuite de l'enquête sur le vol à Auschwitz
L'interrogatoire des cinq repris de justice polonais inculpés du vol de l'inscription "Arbeit macht frei", le 18 décembre dernier, de l'entrée de l'ex-camp de concentration d'Auschwitz Birkenau, aurait permis d'établir que le commanditaire de ce vol est un Suédois affilié à l'extrême droite, qui comptait financer un attentat avec l'argent de la vente du panneau volé.     (Israël Infos)

La Shoah, ce n'est plus vendeur. Il y a eu un certain engouement autour du soixantième anniversaire de la libération des camps mais, aujourd'hui, la politique internationale demanderait qu'on fasse appel à d'autres mémoires. Alors on pacifie, même s'il faut nier l'évidence. Il n'y aurait pas d'extrêmisme, pas de racisme ni d'antisémitisme.
Les médias se prêtent au jeu sans états d'âmes.
   A propos, qui parlait de fournir aux annonceurs des cerveaux disponibles ?

   Demeurons inquiets, continuons à poser des questions, c'est une affaire de salubrité publique.

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