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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 21:30

   "En littérature, la censure est toujours mauvaise et tout écrivain a droit à l'abjection." Voilà ce que nous rappelle Marc Weitzmann dans l'excellent "Les bienveillants", article publié dans le Monde des livres de ce vendredi 18 novembre 2011.

C'est l'argument que mettent en avant les adorateurs de Céline et les contempteurs de la loi Gayssot mais, dans le cas présent, il ne s'agit que de la dernière production de Marc-Edouard Nabe, auteur sans éditeur mais non sans public. Le Marc-Edouard, depuis longtemps, s'est fait le spécialiste du scandale et de la provocation, des moyens plus simples et efficaces que le talent quand on veut faire parler de ses vomissures plumitives.

Cette fois, qui a-t'il choisi de traîner dans la fange et l'opprobre ?

Sans originalité, il a décidé de s'en prendre à DSK. Mais c'est une cible fort répandue, voire banale ; il sait qu'un as de la provocation doit trouver plus original. Il a perfectionné son attaque, il s'en prend à Anne Sinclair. Regardée par le public comme une victime dont la dignité est admirée, cette femme conserve un grand capital de sympathie. Alors il faut la couvrir d'opprobre et d'insultes, c'est un moyen de faire parler dans les bas-fonds.

Elle ne serait pas la première à faire rire de ses déconvenues, le public préfère rire de la femme trompée que la plaindre, Hillary Clinton pourrait lui faire part de son expérience.

    En effet, le Nabe qui ne craint rien tant que le politiquement correct a foncé dans la plus glissante et la plus abjecte des directions : l'antisémitisme.

    Ce dérapage-là, nous l'attendions. Depuis le début de l'affaire, des échos, des messages sur Internet se faisaient de plus en plus précis et insistants. Mais il s'agissait surtout de ragots à peine écrits, pas d'un livre qu'on suppose pesé et réfléchi. Il faut croire que son antisémitisme le démangeait, le Nabe (naze ?). Il a bien étudié son coup, peaufiné ses formules et produit un ouvrage au titre tout pénétré de distinction "L'Enculé".

   Évitons de le citer, sa prose nous salirait. Il reprend les attaques et les injures qui se sont déchaînées contre Anne Sinclair, dès le début, lorsqu'elle présentait 7/7, émission vedette de TF1 où elle a toujours refusé d'inviter Le Pen.

Au moins, la situation est claire, aucun doute n'est plus possible quand s'affichent les soutiens du livre, à commencer par Dieudonné. Parole d'expert !

Ce tissu d'ordures, mine de rien, réconforte. Voilà six mois qu'on riait de nous, qu'on criait à l'obsession ou à la paranoïa quand nous évoquions les relents d'antisémitisme qui imprégnaient l'affaire DSK.

Et voilà ! CQFD.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 19:58

        Impossible d'échapper au 11 novembre.

Il nous a même fallu subir l'indécente exhibition des petits orphelins dont les pères sont morts en Afghanistan.

Même si on ne sait pas toujours pourquoi ils sont allés au carnage, on comprend vite à qui leur mort doit profiter.

Commémoration pour commémoration, revenons au cher Brassens qui nous a quittés, voisi trente ans.

                 Lui, avait son idée sur les guerres en général et celle de 14/18 en particulier.

 

 

Depuis qu'il bataille à cœur joie
Entre mille et une guerr' notoires
Si j'étais t'nu de faire un choix
A l'encontre du vieil Homère
Je déclarerais tout de suite:
"Moi, mon colon, cell' que j'préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis
Que je m'soucie comm' d'un'cerise
De celle de soixante-dix?
Au contrair', je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Je sais que les guerriers de Sparte
Plantaient pas leurs epées dans l'eau
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux
Leurs faits d'armes sont légendaires
Au garde-à-vous, je les félicite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout à fait déçu
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens, elle ne vaut guère
Guèr' plus qu'un premier accessit
Moi, mon colon, celle que j' préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Mon but n'est pas de chercher noise
Au guérillas, non, fichtre, non
Guerres saintes, guerres sournoises
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chos' pour plaire
Chacune a son petit mérite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Du fond de son sac à malices
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une, un vrai délice
Qui me fera grosse impression
En attendant je persévère
A dir' que ma guerr' favorite
Cell', mon colon, que j'voudrais faire
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 10:22

   Les cliniques privées attaquent l'État pour atteinte à la libre concurrence.

L'affaire ne se passe pas aux Etats Unis, ce n'est pas le dernier coup de gueule d'un tea-party, la plainte émane de quelques industriels français de l'hospitalisation privée. Les pauvres ! ils seraient discriminés...

Quand nous aurons le temps, nous les plaindrons.

  Pour mettre en évidence l'inanité de leur raisonnement, on se laisserait bien aller à dire : "CHICHE ! Vous revendiquez la libre concurrence ; allez-y, mais prenez la entière, effectuez toutes les tâches et corvées de l'hôpital public et nous en reparlerons".

 

  L'hôpital soigne les malades sans faire de tri. Que le patient ait besoin d'une opération chirurgicale ou de soins médicaux, l'hôpital s'en occupe. Les cliniques privées font surtout, pour ne pas dire uniquement, de la chirurgie facturée un bon prix à l'assurance maladie.

A l'hôpital, les séjours qui ne rapportent rien ; aux cliniques, les juteuses prothèses.

Mesdames et Messieurs les gestionnaires de cliniques, êtes- vous disposés à soigner des malades chroniques qui vont occuper de la place et du personnel et laisser partir vers l'hôpital les prothèses de hanche et autres cataractes qui font votre fond de commerce ?

Evidemment, votre réponse est négative. Vous êtes là pour faire du rentable, pas du solidaire. D'ailleurs, vous avez tout prévu depuis des temps immémoriaux, vous avez vos réseaux. Le patient "ordinaire", pas forcément très riche mais doté d'une bonne mutuelle (comme dit la publicité), s'il a besoin de subir une opération, se voit systématiquement conseiller une clinique par son médecin traitant. S'il manifeste assez d'originalité pour suggérer l'hypothèse "Hôpital Public", il se heurte au manque d'expérience de son interlocuteur, voire à sa réprobation.

Comment l'hôpital peut-il être autre-chose qu'un gouffre si les soins rentables sont systématiquement détournés  vers le secteur marchand ?

   Si vous désirez parler des monopoles de l'hôpital public, il faudra bien aborder les questions liées de l'enseignement et de la recherche. Nous attendons toujours que vous mettiez la main à la poche pour financer des secteurs qui ne sont pas des frais mais des investissements. Là-dessus, votre attitude est d'une clarté sans équivoque : l'hôpital investit et vous encaissez les bénéfices quand l'heure est venue d'appliquer. Vous êtes des développeurs, pas des chercheurs.

   Partons du principe que tout le monde est honnête et de bonne foi, laissons de côté les problèmes de sur-facturation. Limitons le débat aux simples questions de bilan, charges et profits.

Sale temps pour les forcenés du libéralisme intégral, à la place des actionnaires de l'hospitalisation privée, je me ferais du souci de voir les gestionnaires revendiquer une égalité de traitement avec le public. Une remise à niveau ne sera pas à leur avantage.

 

 

 

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 10:02
 le CSA met en demeure Sud Radio
 
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé de "mettre en demeure" Sud Radio pour "propos discriminatoires", à la suite d'une émission où avait été évoqué un "lobby juif" dans le cadre de l'affaire DSK.
 
 

Enfin ! a-t'on envie de dire.

Tout le monde y pensait mais personne n'osait dégainer ouvertement.

Oui, la charge contre DSK avait un point commun avec l'affaire Polanski : donner aux antisémites une occasion de se déchaîner.

Chaque jour ou presque, sortaient de prétendues informations en faveur de la soi-disant victime ; les médias les étalaient avec complaisance. 

Ceux qui se risquaient à  dénoncer ce véritable lynchage médiatique en rappelant que l'accusé ne s'était pas exprimé et qu'il fallait aussi l'entendre, ceux-là étaient immédiatement accusés de favoritisme. 

La raison de ce favoritisme ?

Tout l'art du commentateur consistait à laisser entendre sans dire, tout en insistant ... Le public devait croire qu'il trouvait lui-même un rapprochement entre les noms des défenseurs, celui de l'accusé et sa fortune. Il fallait à tout prix montrer un juif riche et puissant abusant une pauvre noire.

Quelques-uns, plus maladroits ou moins prudents que les autres, se sont découverts en parlant du "lobby juif".

Le CSA vient de le remarquer ; c'est, pour le moins, une réaction tardive mais nous la porterons à son crédit : mieux vaut tard que jamais.

 

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 23:22

  Aux dernières nouvelles :

Affaiblis par des mois de sécheresse qui ont répandu la famine dans leur pays, des réfugiés de Somalie ont entamé lundi le mois de jeûne du ramadan au milieu des tentes et des baraquements du plus vaste camp de réfugiés du monde.

Il faut relire plusieurs fois, se frotter les yeux, se pincer pour s'assurer qu'on ne rêve pas et, pour finir, laisser éclater une colère homérique.

Ils ont vraiment perdu la tête ou ils sont des criminels de masse ou les deux, les chefs religieux qui ne lèvent pas le précepte religieux pour leurs fidèles en danger.

Même une connaissance imparfaite de l'islam nous apprend que tous les croyants ne sont pas tenus de respecter le jeune de ramadan. Les malades, les enfants, tous ceux dont la vie est menacée ont même le devoir de s'en abstenir.

Alors, qui organise ce jeune criminel pour des gens sous-alimentés ? Probablement les mêmes qui interdisent aux ONG d'effectuer leurs distributions de nourriture. Ces victimes sont réellement des otages, de quoi donner à réfléchir à tous les usagers qui emploient ce terme sans pudeur et à contre-temps.

Vous les bonnes âmes qui aimez tant vous indigner, voilà une bonne occasion de le faire.

Quant-à ceux qui ont trouvé intelligent de se moquer de l'"ingérence humanitaire", c'est le moment qu'ils nous expliquent quelle autre solution ils proposent pour sauver les affamés.

Naguère, les mêmes adeptes du laisser-faire ont assisté sans broncher au génocide khmer. Cette épouvantable expérience n'a pas suffi, un autre génocide est en cours.

Quand les bonnes âmes se réveilleront, il leur restera à compter les morts, un peuple aura été exterminé par ses chefs.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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