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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 10:12

     Foot et Tour de France sont terminés mais les journaux télévisés et autres magazines d'actualité occupent toujours la même surface.
Pitié, un peu de compassion pour les malheureux présentateurs obligés de remplir le désert vacancier !
     Par chance, de bonnes âmes se dévouent pour leur apporter le célèbre grain à moudre.
La dernière en date est une bonne grosse, une brave mère de famille tueuse en série de bébés.
Immédiatement, les bonnes âmes reprennent du service pour déplorer les souffrances des fameux bébés et l'abolition de la peine de mort. Si vous pensez que j'exagère, il suffit de se reporter à n'importe quel forum d'actualité générale sur Internet pour se faire une idée de la surexcitation démultipliée par la bêtise et l'ignorance.
Les commentateurs qui ne veulent pas être associés à ces furies préfèrent creuser, avec autant d'application que d'ignorance des faits, la question du déni : sommes-nous, oui ou non, en présence d'un cas de déni de grossesse à répétition ? - De quoi alimenter un discours sans fin, puisque sans réponse.

     Il en est qui doivent se frotter les mains ; voilà juste ce qu'il fallait pour faire oublier les "affaires" qui viennent gâcher les vacances de nos gouvernants.


     Conscients de son utilisation, n'entrons pas dans le débat, il est sans intérêt.  Apportons à ce fait divers un autre éclairage, celui de l'histoire :
Pendant des siècles, l'infanticide a été le seul moyen de contraception. L'église avait beau fulminer des malédictions à l'encontre des malheureuses criminelles qui se damnaient ainsi, le phénomène résistait, facilité par le mode de vie de la majorité.

Dans une ferme isolée, il était facile de cacher une grossesse. Accoucher, même dans de mauvaises conditions, était moins risqué qu'avorter par des procédés plus qu'aléatoires ; une fois le fardeau déposé, on s'en débarrassait d'autant plus facilement qu'il n'avait jamais été question qu'il vécût.
Faire disparaître le "corps du délit" sans laisser de traces, rien de plus facile : dans toute ferme digne de ce nom, il y avait une auge à cochons, remarquables éboueurs et omnivores recycleurs.


     Avant de nous lamenter sur les actes abominables de mères supposées dénaturées, peut-être plus nombreuses qu'on ne le voudrait, nous pouvons y voir, d'abord, la survivance de moeurs que nous avons, un peu vite, oubliées.

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Published by Tipanda - dans histoire
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