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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 23:01
    Ces derniers temps, les climato-sceptiques reprennent du poil de la bête ; le public leur tend une oreille un peu moins sévère.
    L'hiver qui se termine, sans être exceptionnel, s'est montré un peu plus rude que les précédents. On a beau répéter qu'une orientation climatique ne se juge pas sur une seule année dans une seule région, les esprits craignent moins un réchauffement qu'ils ne l'espèrent.
    Beaucoup osent avouer qu'ils n'y croient pas vraiment, ils sont agacés par ce qu'ils  appellent l'omniprésence du changement climatique dans les médias. C'est le moment difficile que traversent toutes les informations, même les plus graves ; quand le public est à saturation, il ne suit plus.
   Cherchez à qui la situation profite : à tous les négateurs du réchauffement climatique. Ils profitent de l'occasion pour se replacer dans la course aux médias où des oreilles les écoutent avec une nouvelle bienveillance.
     Qui sont-ils ? On y trouve de tout : des scientifiques dont les conclusions diffèrent de celles du GIEC et des lobbyistes. Les premiers ne rechignent pas à soutenir les seconds ; l'industrie a des moyens et il est difficile à un chercheur nécessiteux de refuser des subsides.

     Après les tableaux apocalyptiques autant qu'incontestés, le ton des médias a changé, la dernière mode est à la confrontation : un chercheur du GIEC contre un climato-sceptique. Tout ce beau monde s'arc-boute sur ses convictions et le spectateur semble réduit à un choix mortel : être ruiné, victime de la décroissance, ou léguer une catastrophe à ses enfants. Choisir entre la peste et le choléra, posée de cette manière, la question ne mène à rien.
     Et si on faisait une sorte de "pari de Pascal"
 (pour mémoire : si je parie que Dieu n'existe pas, je ne prépare pas ma vie après la mort.
 Si Dieu existe, je perds ma vie éternelle.
En revanche, si je parie que Dieu existe, je gagne la vie éternelle donc beaucoup plus que ma petite vie terrestre.,
S'il n'existe pas, j'ai quand-même vécu donc je n'ai rien perdu.
 J'ai tout avantage à parier que Dieu existe.)

Aucun rapport avec le changement climatique ?
      Voyons de plus près.
    
      Parions que l'hypothèse du réchauffement est la bonne.
 Nous modifions nos habitudes. 
Nous privilégions les sources d'énergie sans carbone et les cultures plutôt que l'élevage. La forêt demeure  sur pied, on cesse de lui substituer le palmier à huile sans intérêt alimentaire. On admet enfin que l'homme doit se nourrir là où il vit : l'agriculture vivrière avant l'exploitation industrielle des sols et l'économie de rente.
Un accroissement modéré de la population ménagera la terre et ses ressources. Les femmes trouveront mieux à faire que des concours de reproductrices.

Qu'aurons-nous gagné ? ... Peu de chose : la santé !
L'humanité en bonne santé pourra enfin développer ses talents. Ce ne sera pas la décroissance mais une meilleure croissance.

Peu importe que le réchauffement climatique soit une réalité ou une idée fausse.
C'est notre intérêt d'y croire.
Comme dit le poète, "Notre père qui êtes aux cieux, restez-y", notre pari de Pascal tient sans vous.

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Published by Tipanda - dans l'air du temps
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