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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:07

Numéro 920 - 01.02.2010 - 17 Shevat 5770 

Ce texte a été copié dans Israël Infos que nous remercions


."Nous ne serons jamais des vivants comme les autres, nous sommes des survivants"
Témoignage de Sam Braun, à l'Hôtel de Ville de Paris le 24 janvier 2010 -Commémoration du 65ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.

Il fut retrouvé, peu de temps après coupé en trois morceaux, mais quand nous avons appris le vol du fronton du portail d'Auschwitz, toutes les images du camp, une fois de plus, se sont imposées à nous et nous avons été nombreux, devant la profanation de ce symbole devenu sacré car gardien de l'entrée d'un immense cimetière, sans pierre tombale, sans sépulture, sans linceul, nous avons été nombreux à l'avoir vécu comme une espèce de viol.


Viol de la mémoire de ceux qui tous les jours rêvaient de la liberté, si lointaine, là-bas, de l'autre côté du fronton et essayaient de survivre malgré l'inhumanité et la barbarie, la violence et l'indicible ; viol de tous les martyrs qui n'ont franchi le portail qu'une seule fois, puisque leurs assassins les attendaient près d'une fausse salle de douche ; viol de nos familles qui ont été décimées, de tous ceux qui n'ont laissé personne derrière eux et dont le nom s'est éteint, alors que s'allumaient les fours crématoires ; viol de tous les enfants dont le sourire était la seule arme.

Certes, nous n'avons pas été les seuls à être indignés par cette profanation, mais ceux qui le furent n'ont pas été meurtris dans leur chair comme nous l'avons été nous-mêmes, car ils n'étaient pas là-bas durant les années noires.
"Le travail c'est la Liberté", dit en allemand le fronton, mais sous le joug nazi notre travail c'était le bagne, notre liberté les chambres à gaz et c'est parce que nous avons souffert là-bas mille morts que ce vol a ravivé nos plaies mal cicatrisées.

Car quoi que nous fassions, quelle que soit la qualité et la réussite de notre résilience, nous serons toujours des survivants même si nous donnons, parfois, l'illusion d'être des vivants comme les autres
"L'arrêt de la maltraitance n'est pas la fin du problème" a écrit Boris Cyrulnic.

De l'extérieur, souvent, rien ne parait, comme si nous avions abandonné au vestiaire de notre passé, les faits innommables auxquels nous avons assisté et dont nous fûmes, bien souvent les sujets ; la violence qui nous entourait et la faim, cette faim permanente et douloureuse, Même s'il n'en parait pas, nos souvenirs, lovés dans un coin de notre mémoire, ne sont jamais bien loin puisqu'il suffit de peu de chose pour les faire resurgir. Une image, un bruit, une odeur et ils arrivent en foule dans une bousculade infernale laissant toujours les plus cruels prendre les premières places.

L'insupportable survie au camp et la folle Marche de la Mort, nous visitent bien souvent et revivent en nous, même si avec le temps, l'intensité de la douleur s'est un peu émoussée.
Malgré notre volonté de rendre notre mémoire d'Auschwitz moins corrosive en nous intégrant dans un monde normal ; malgré nos efforts pour cultiver le paraitre afin de masquer l'être intime, parfois trop douloureux, les 65 années passées n'ont pas réussi à faire de nous, tout à fait des vivants comme les autres.
Dans ce monde inégalitaire il y a des vivants qui le sont différemment des autres, nous sommes de ceux-là.

Quelle que soit la vie que nous avons menée après la Shoah et la famille que nous avons créée ou reconstituée, quelle que soit notre réussite sociale, nous n'avons jamais été véritablement libérés du Lager, comme l'appelait Primo Lévi et nous nous réveillons parfois en sueur, après un cauchemar qui a fait revivre le camp.

Force est de constater que nous ne sommes pas des vivants tout à fait comme les autres.

Pour Nathalie Zajde, nous revivons fréquemment l'inimaginable Shoah et l'assassinat systématique des Tziganes, parce que dans les sociétés actuelles, telle une déferlante universelle, apparaissent des épurations semblables à celles que nous avons connues.
Mais il y a d'autres raisons. Si nous sommes et resterons toujours des survivants parmi les vivants, c'est aussi parce que nous avons été jetés sur une autre planète, là où régnaient en maître l'iniquité, la brutalité et où la mort était devenue familière.

Comment chasser de notre mémoire les appels qui duraient si longtemps alors que nous restions debout, sans bouger, dans le froid et le vent glacial ; comment oublier les "visites des musulmans", comme ils disaient, au cours desquelles la mort nous attendait pour nous donner rendez-vous ; comment éliminer de notre mémoire les morts-vivants que nous croisions dans les allées du camp et qui marchaient pliés en deux comme s'ils étaient en prière ; nous ne pouvons pas les oublier, car nous étions ces morts-vivants !! Comme eux nous marchions courbés par la faim et la fatigue, comme eux nous étions glacés l'hiver dans nos vêtements trop légers, comme eux nous protégions jalousement notre gamelle pour éviter que nous soit volée le peu de soupe infâme qu'ils nous donnaient pour subsister.

Nous étions effectivement sur une autre planète quand, le 18 janvier 1945, gardés par les SS et les chiens, quittant le camp pour la dernière fois, nous sommes partis en exode qui deviendra très vite, une effroyable Marche de la Mort. Marche hallucinante vers nulle part.
La victoire qui leur échappait, décuplait la violence des SS. Au camp nous avions connu la folie, là, nous étions en pleine démence
Le nombre de compagnons assassinés augmentait sans cesse et leurs cadavres, laissés sur le bord de la route jalonnaient notre passage. Parfois, celui à côté duquel nous marchions depuis des heures, ne pouvant plus avancer, s'affaissait sur la route et mourant était bousculé, presque piétiné par ceux qui suivaient et qui ne l'avaient pas vu. Je ne peux chasser de ma mémoire le jour où ils nous ont entassés sur des wagons de marchandises et demeure encore horrifié par tous les morts ........ou presque morts, sur lesquels nous nous sommes affalés tellement nous étions épuisés.
Toutes ces morts injustes sont souvent présentes dans notre mémoire et surgissent sans crier gare
Même si nous avons essayé de vivre afin de pouvoir un jour exister, nous restons habités par tout ce que nous avons vu et vécu là-bas, car on n'est pas indemne d'un passé indicible !!
Mais il y a aussi une autre raison à notre état de survivants : nous avons maintenant conscience d'être les derniers témoins à pouvoir dire "j'y étais et j'ai vu". Alors que les truqueurs, les maquilleurs de la réalité, révisionnistes et négationnistes se renouvellent de génération en génération comme toutes les mauvaises herbes, nous qui sommes les derniers à pouvoir faire revivre nos morts, nous nous demandons sans cesse si nous avons suffisamment œuvré pour que la véritable Histoire puisse ne jamais être réécrite au bénéfice d'odieux mensonges. Avons-nous suffisamment contribué à l'indispensable "travail de mémoire" ?
Chaque fois que nous rencontrons des adolescents pour parler des dangers de tous les extrémismes et que nous décrivons les actes de barbarie auxquels nous avons assisté ; chaque fois que nous expliquons où peuvent mener le fanatisme et la haine, le racisme et l'antisémitisme et que nous faisons revivre les étapes choisies pas les SS pour nous déshumaniser, même si nous le faisons avec modération ; chaque fois qu'à la fin de nos interventions ils nous demandent de leur montrer le numéro matricule tatoué sur notre bras gauche, chaque fois nous nous retrouvons à Auschwitz et vivons à nouveau ce que nous leur décrivons.
Alors, mes amis, acceptons ce fait inéluctable d'être des survivants parmi les vivants, acceptons de faire revivre nos familles et tous les martyrs anonymes que nous avons laissés là-bas, acceptons même nos cauchemars et les moments de la journée où tout nous revient comme une vague déferlante, acceptons tout cela, mais poursuivons inlassablement notre "travail de mémoire" pour donner du sens aux peu d'années qui nous restent.


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Published by Tipanda - dans solidarités
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commentaires

francesca 09/05/2010 10:49



Tant mieux car les doutes sont bien plus fructueux que les stérilles certitudes, dans tous les domaines !



francesca 07/05/2010 11:37



Alors là, je suis entièrement d'accord avec ton commentaire et je partage ton analyse de la radicalisation négative apportée par l'afflux des "juifs" (ou non...) russes absorbés sans
précaution. Encore une histoire de fric... Je sors de l'écoute de France Culture avec l'excellente émission de Raphael Enthoven, entre autres choses sur l'interprétation nécessaire des textes du
Coran, avec Abdelwahab Meddeb que l'on devrait diligenter dans les quartiers dits "sensibles" en lieu et place des imans intégristes qui les polluent, pour "un peu de poésie dans ce monde de
brutes" !


J'ai deux-trois choses triviales mais urgentes à faire qui m'obligent à abréger cette discussion mais merci, chère Tipanda, d'avoir rappelé cette très belle déclaration de Golda Meir !


Deux questions que je ne te pose pas mais ME pose : Simon est-il un nom juif. T'es-tu quelque part sur ton site exprimée sur tes origines géo-socio-familiales à partir desquelles -ou comme
moi contre lesquelles- on se construit. Le très haut niveau de ta réflexion ne peut pas sortir ex nihilo... 



Tipanda 08/05/2010 19:18



Ta question est excellente ; je suis étonnée de ne l'avoir pas rencontrée avant, au cours de ce blog. Elle me rappelle que j'ai rencontré la judéité d'une manière inattendue et je n'ai aucune
réticence à en parler.


Simon n'est pas mon patronyme, c'est le nom de mon époux (nantais et catholique de naissance), il est devenu le mien par mariage et c'est à l'occasion de la publication des bans que j'ai
découvert l'antisémitisme ordinaire. Des mégères, voisines de mes parents, ont lu l'annonce du mariage à l'entrée de la mairie. En prenant un air catastrophé, elles ont demandé à ma mère comment
sa fille avait rencontré un juif. Scandalisée, elle leur a répondu que son futur gendre n'était pas du tout juif mais elle s'est empressée de m'en demander confirmation, comme si j'étais
soupçonnée d'épouser un criminel. A tâter l'ambiance, je me suis rendue compte que certaines origines sont lourdes à porter. Mon goût pour la provoc aidant, à partir de ce moment, je n'ai plus
jamais détrompé personne. Pourquoi me défendrais-je d'une accusation qui est pour moi un compliment ? Cela me permet de trier les cons, c'est déjà ça ! 


Tu me flattes en évoquant le très haut niveau de ma réflexion. J'ai plutôt l'impression qu'elle n'est qu'à ses débuts, Je n'aurai pas trop de toute ma vie pour trouver des réponses aux questions
qui se posent les unes après les autres et elles ne seront probablement jamais définitives.



francesca 07/05/2010 02:12



Tu m'honores d'une réponse élaborée sur laquelle l'heure tardive ne me permet de m'étendre aussi longuement qu'il le faudrait (ma réponse précédente avait été écrite très vite
aussi, aux tripes et sans relecture...) car je dois songer à dormir un peu !  Je veux juste te préciser que je ne refuse pas du tout un Etat d'Israël, mais seulement
celui-ci, qui est confessionnel... Beaucoup d'Israéliens travaillent à construire un Etat réellement démocratique où ils pourront vivre en paix avec les palestiniens, les
chrétiens et...les athées! L'Etat actuel ne ressemble plus du tout à celui des premiers arrivants épuisés, marqués pour toute leur vie par les horreurs auxquelles ils avaient échappé et
dont se sont carrément débarrassés les Alliés sans se préoccuper de leur avenir en terre palestinienne entourée de nations pour le moins inamicales...


Nous en reparlerons si tu veux. C'est une telle stupeur peinée pour moi de voir certains juifs se conduire de manière inhumaine avec de moins armés qu'eux auxquels ils donnent ainsi
toutes les raisons de les haïr... une telle déception de les voir construire un nouveau MUR... mais un tel espoir de voir un jour un seul Etat, pour un seul peuple uni dans la diversité
de ses origines !!!



Tipanda 07/05/2010 10:21



Tu as raison pour l'essentiel mais je ne suis pas certaine que l'aspect confessionnel soit fondamentalement important. Il me semble, et c'est inquiétant car c'est un point commun avec ses
adversaires islamistes, que les religieux sont mis en avant par l'extrême-droite israélienne pour se faire un paravent. Ils ne sont pas foncièrerment belliqueux lorsqu'ils ne sont pas manipulés ;
par exemple, des juifs fondamentalistes (souvent des hassidim) vivent en France, ils ne sont em... qu'avec leurs coréligionaires s'ils les soupçonnent de contrevenir aux règles religieuses , ils
ignorent les autres, considérant que ce n'est pas leur affaire.


En revanche, il me semble qu'une grave erreur a été commise au moment de l'arrivée des juifs russes en Israël à la fin du régime communiste. Tout le monde a été accueilli à bras ouverts sans trop
s'embêter à contrôler, il suffisait de venir d'URSS, de se dire persécuté par les communistes, pour être accepté et intégré. Résultat : des affairistes et des délinquants, pas forcément juifs,
sont venus profiter de la modernité et du relatif état-providence d'Israël. Comme les vieilles habitudes de la Russie antisémite sont difficiles à perdre, il s'est même trouvé parmi eux des
bandes de néo-nazis, un comble ! Aujourd'hui, ils sont devenus israéliens, sont très actifs dans les partis de droite, même trés à droite, et sont pour beaucoup dans les freins à la conclusion
d'accords de paix.


Enfin, ces individus dangereux prospèrent sur les coups portés au moral des Israéliens par cette guerre qui n'en finit pas. Déjà, Golda Meir (ce n'est pas hier) avait compris quelle dégradation
apportait la guerre, c'est elle qui déclarait en parlant de l'avenir : "Nous vous pardonnerons même d'avoir tué nos enfants mais nous ne vous pardonnerons jamais de nous avoir obligés à tuer les
vôtres." Ce n'est rien de dire que la peur est mauvaise conseillère, elle amène le citoyen à porter au pouvoir ceux qui passent pour des "durs", dans l'attente illusoire d'être mieux protégé par
eux.  On ne dira jamais assez ce que la paix a perdu avec la disparition d'Ariel Sharon. Son passé de militaire coriace inspirait confiance aux inquiets et, comme c'était un vrai fort, il
était capable de prendre les mesures impopulaires qu'il fallait lorsqu'elles étaient utiles pour faire avancer la paix (pensons à l'évacuation des colons du Goush Katif). Aujourd'hui, on espère
l'émergence d'autres chefs de cette trempe... ils se font attendre.



francesca 05/05/2010 07:46



Bien que je suive ce blog passionnant avec toujours beaucouo d'attention, cet article essentiel, très juste et tès émouvant  m'avait complètement échappé... Je n'y suis venue ce matin
qu'après avoir lu le dernier, "appel à la raison", sur lequel j'ai ressenti quelques réserves car je me décmare antisioniste, mais pas du tout "antisémite" et refuse de tout mon
être cette équivalence injuste ; même si en effet elle s'avère pour certains prétendus "antisionistes" qui démontrent par ailleurs leur haine des juifs. Je suis aussitôt
remontée dans le blog pour lire ce qui s'y disait à ce propos et cet article-là, j'y souscris sans réserve !  Mais antisioniste, oui, car je pense que l'état d'Israel est confessionnel
et qu'il ne peut de ce fait rien en sortir de bon, opposée que je suis à toutes les religions, particulièrement les trois monothéistes qui ont un parcours jalonné d'horreurs...(surtout les
chrétiens !).  Issue d'une famille "bien pensante" (...) française classique, plutôt raciste -tant à l'égard des noirs, des juifs que des musulmans- j'ai découvert l'extermination
systématique des juifs par les nazis seulement à 17 ans, à mon entrée en Fac, en tombant par hasard chez un ami sur un petit livre format à l'italienne, toilé rouge, au simple titre :
"Remember". Tombée est le mot adéquat car le ciel m'est tombé sur la tête ce jour-là et toute ma vision plutôt optimiste du monde en a été à jamais changée !!!  Je n'ai pas cessé depuis
de lire, voir, écouter tout ce qui se dit sur ce sujet douloureux. J'ai lu Anthelme, Levi, et tous les autres avec empathie, compassion, révolte. J'ai milité et je milite pour un monde
meilleur. Athée d'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai constaté que les religions, loin de "lier" les hommes comme la racine du mot le signifie, ne cessent de les opposer et de leur faire
commettre en son nom les pires atrocités.  Enfin, en son nom...pas sûr, car tout n'est-il pas en fait dû à des luttes de pouvoir pour l'appropriation de territoires juteux ?


N'est-il pas venu le temps de la raison, en effet ? Qui doit tendre vers des gouvernements vraiment démocratiques et laïcs, où chacun puisse trouver sa place, sans considération de religion,
affaire exclusivement privée ? Juifs et palestiniens pourraient très bien vivre ENSEMBLE dans un tel état !  Sans doute serai-je taxée d'utopiste...mais les plus belles choses ne
découlent-elles pas d'une utopie initiale ?


Abolir les armes et l'argent, voilà une utopie sans laquelle rien ne se fera, hélas !



Tipanda 07/05/2010 01:25



Merci pour ce commentaire réfléchi. Il t'a certainement demandé beaucoup de temps, il faut le considérer avec toute l'attention qu'il mérite.


Il me semble que nous sommes tous, un jour ou l'autre, passés par tes objections ; en tout cas, elles ont fait partie des étapes que j'ai traversées.


Un état commun, fédération ou confédération? Il fut un temps où je le croyais possible mais c'était une fausse bonne idée, les intéressés n'en veulent pas, même les plus attachés à la paix
préfèrent la solution qui passerait par deux états. Alors, comment leur imposer un état commun ? Comme disait Amos Oz, "aidez-nous à divorcer".


Le sionisme est très fortement lié aux malheurs du peuple juif, bien avant la Shoah. S'il fallait le relier à un événement, il vaudrait mieux évoquer l'affaire Dreyfus. Plusieurs siècles
d'efforts pour s'intégrer aux sociétés européennes, devenir des juifs assimilés, ne parvenaient pas à empêcher les poussées d'antisémitisme. Plus le juif se faisait transparent, plus il était
pourchassé et discriminé. Pour les juifs d'Europe, apparait alors la nécessité de fonder leur propre état qui serait à la fois un refuge et la fierté du peuple juif. Pour les éléments les plus
religieux, il allait de soi que l'état juif ne pouvait s'établir que sur la terre de la Bible mais, dès l'origine, ce fut beaucoup plus qu'un mouvement religieux. Des pionniers ont réellement
fondé un état original, la seule démocratie de la région.


Israël n'est pas qu'une entité religieuse, il est le résultat d'une volonté commune de vivre ensemble avec ses propres lois. Lui refuser le droit d'exister, être antisioniste, c'est lui refuser
un droit reconnu à tous les peuples et, comme ses voisins veulent le détruire, il n'y a pas de droit à l'existence sans le droit de se défendre. On ne peut donc séparer l'antisionisme de
l'antisémitisme parce qu'être  antisioniste, c'est refuser au peuple juif un droit qu'on reconnait à tous les autres.



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