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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 09:52

L'archéologie est un véritable sport national en israël, passion du savoir et désir de retrouver les racines longtemps interdites d'une vieille civilisation. C'est un loisir culturel et bien pacifique ... croyez-vous ?

Les chantiers de fouilles et les sites non défendus sont littéralement dévalisés. Les vestiges pillés se retrouvent chez les marchands d'antiquités de tout le proche et moyen Orient. Les archéologues doivent surveiller leurs recherches et les protéger des pillards.

C'est comme partout, direz-vous, tout ce qui est recherché vaut cher, et provoque les convoitises donc les vols. Le pillage est la plaie de tous les sites archéologiques du monde entier. Ne parlons pas des pays en guerre comme l'Irak où même les musées ont été pillés.

Si on essaie de creuser (c'est le cas de le dire!) plus avant, on découvre une situation spécifiquement israélienne. La plupart des pillards sont palestiniens. Leur motivation n'est pas uniquement l'appat du gain. Il faut surtout détruire les preuves matérielles de l'ancienneté et de la continuité de la présence juive sur la terre d'Israël. Qu'on se rappelle les échauffourées suscitées, il y a peu, par les travaux entrepris sur un des accès au Mont du Temple ; les vieilles pierres sont de l'étoupe qui se demande qu'à s'enflammer.

Les gens raisonnables peuvent arriver, peut-être plus facilement qu'on ne le croit, à un accord juste pour un partage du pays. Il faut avant tout le vouloir et ne pas désespérer. Le seul point d'achoppement irréductible c'est Jérusalem, ville sainte de trois religions. On peut mettre de côté les chrétiens ; depuis la fin des croisades, ils ne sont plus chez eux à Jerusalem et se contenteront d'un droit d'accès pour aller prier sur leurs lieux saints. Restent les juifs et les musulmans. Il faudrait partager, mais on ne peut pas diviser Jérusalem puisque les lieux saints, ou ce qu'il en reste, ne sont pas juxtaposés mais superposés. La question de l'antériorité constitue donc un puissant facteur de légitimité. Voilà pourquoi, même si la chose paraît folle, l'histoire reste un puissant facteur de guerre.

Et changer l'état d'esprit des belligérants est un projet désespéré car la question de Jerusalem ne participe pas de la raison mais de la religion, c'est donc l'affectivité qui gouverne et on ne parle pas au coeur avec les mots du cerveau.

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