Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 10:44
Le verdict est tombé dans le procès du "gang des barbares".
Un verdict attendu : Fofana condamné au maximum, il aurait été difficile de faire moins.
Tout, son crime et son attitude face à la justice, allait dans ce sens.

   Il est content : il se prend pour un martyr, lui qui ne laissera dans les mémoires que l'image d'une petite frappe qui se voulait sadique sans avoir l'intelligence de ses modèles.
    Mais il reste une sensation d'inachevé. Les autres accusés s'en tirent plutôt à bon compte, la famille et les amis du supplicié sont insatisfaits.
On les comprend, ils sentent leur chagrin insulté, mais pour ceux qui ont la chance de regarder les événements de l'extérieur, le plus grave n'est peut-être pas le niveau des peines infligées à tel ou tel accusé. Avant l'accusation et le jugement, c'est l'enquête qui pose une foule de questions.
   Un jeune homme a été séquestré des semaines dans un appartement où l'on circulait apparemment beaucoup, ceci dans une cité de type HLM où, c'est bien connu, il est difficile de garder un secret.
    Une foule de gens savaient, une foule de témoins qui n'ont rien dit.
Nous sommes en face d'une non-dénonciation de crime. Elle est punie par la loi quand elle est le fait d'individus isolés.
Pourquoi un crime resterait-il impuni du seul fait qu'il est collectif ?

La sévérité vis à vis d'un seul n'est qu'une facilité exonérant la foule de ses crimes.
 A quand la tolérance face aux lynchages et autres pogroms ?
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Commentaires

Bonjour Jacqueline, justice a été rendue,dommage que le procés se soit déroulé à huit clos.

Amitiés.

Serge

Commentaire n°1 posté par Weinheber le 11/07/2009 à 11h34
Depuis l'enlèvement d'Ilan, rien ne s'est organisé normalement. Le clou du non-sens a été ce procès à huis clos sous prétexte de minorité. Dans beaucoup d'autres cas, lorsqu'il s'agissait d'un groupe d'accusés, on a réussi à séparer l'affaire en deux audiences : une à huis clos pour les mineurs et une publique pour les majeurs, surtout lorsque le chef est parmi eux. Mais dès le départ, l'enquête aurait été plus efficace avec une véritable police de proximité, des policiers  connaissant bien le quartier et jouissant de la confiance des habitants. Ils n'auraient pas tardé à être mis au courant de ce qui semble avoir été un secret de polichinelle dans le quartier.
Amitiés.
Réponse de Tipanda le 12/07/2009 à 22h55
Je crois que c'est bien pire pour cette affaire Jacqueline... c'est que sur 30 personnes impliquées qui ont vécu cette histoire, il aurait suffi d'une seule d'entre elle pour un coup de fil, juste un à la police,  ou je ne sais qui, mais rien, pas un n'a bougé...  c'est ce que je ne comprends pas et çà me donne la nausée... la loi est vraiment mal faite ! Et Je pense en effet que le procès a huit clos a été au centre de la question, ils étaient mineurs au moment des faits et la loi en tient compte.. Mais là, dans un même temps, imaginez le spectacle auquel se serait livré ce monstre face a son auditoire, enfin, c'est juste une remarque, sans doute les magistrats ont ils été mieux concentrés dans leur travail... De toutes manières, là ou va ce monstre aujourd'hui et pour 22 ans, c'est vraiement pas un endroit pour fillette, il va souiller d'ailleurs il ne sortira probablement pas même après avoir purgé sa peine... par contre, la nana qui a servi d'appat n'a pas été assez pénalisée, il parait qu'elle ne savait pas que le Gamin serait éliminé aussi froidement, mais l'un dans l'autre, sans son aide, il serait encore en vie... et c'est là ou je bloque quand même !
Commentaire n°2 posté par Milla le 13/08/2009 à 22h48
Je partage évidemment ton indignation et ton dégoût. Le résultat de ce procès ne pouvait satisfaire personne. Plus j'y reviens (à tête reposée), plus je suis convaincue qu'hélas, il ne pouvait pas en aller autrement. Tous les problèmes étaient en amont : malgré des rodomontades destinées à rassurer le gogo, il n'y a pas de volonté d'éradiquer l'antisémitisme. La police de proximité a été laminée, remplacée par des casseurs de manifesttants. Résultat : la prévention et la surveillance sont réduites à rien ;  le crime accompli, c'est la justice qui entre en scène dans son rôle : réagir après-coup. C'est une façon de prendre les problèmes à l'envers et, par conséquent, d'aboutir à de mauvaises solutions.
Réponse de Tipanda le 14/08/2009 à 11h04
Police de proximité ou pas, la police (normale) a un rôle à tenir, qui ne se limite pas à la prévention des crimes, et dans cette histoire, le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a pas été du tout à la hauteur.
Commentaire n°3 posté par Marcoroz le 22/08/2009 à 22h02
Depuis des siècles ,la réussite du travail d'élucidation repose sur l'utilisation du renseignement, l'observation du milieu ambiant et l'écoute des indics. Lorsque la police est complètement coupée du quartier qu'elle est supposée surveiller, elle ne contrôle plus rien du tout. Les besoins de la police judiciaire ne seront pas couverts par l'augmentation du nombre de CRS.
Réponse de Tipanda le 22/08/2009 à 23h56

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