Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:56
     Les pas-tout-jeunes se rappellent probablement le rôle tenu par une certaine affaire de diamants dans le destin de la présidence Giscard.
    Comme, à la fin, ce fut l'élection présidentielle de 1981 remportée par François Mitterrand, beaucoup ont pensé que c'était la gauche qui avait fait mousser l'affaire pour déstabiliser le président.
Évidemment, les socialistes n'étaient pas les seuls à faire leurs choux gras de ce caillou dans la chaussure de Giscard ; la suite des événements a montré que les adeptes d'une candidature Chirac y trouvaient aussi leur avantage.

      L'histoire a suivi son cours et les diamants de Bokassa ont été oubliés ... par beaucoup mais pas par les acteurs du scandale ; la vengeance étant un plat qui se mange froid, la victime et ses amis sont restés à l'affût d'une occasion.
       Elle est arrivée : Omar Bongo est mort.
Les nostalgiques peuvent tirer leur mouchoir, c'est une grande figure de la françafrique qui disparaît et, pour beaucoup, c'est le souhait de voir la françafrique, elle-même, finir avec lui.
Alors, VLAM ! Giscard rappelle les valises de billets consacrées par Bongo à payer la campagne de son ami Chirac.
       C'est donc le coup de pied de l'âne dans une ambiance de règlement de comptes et de république bananière.
Voilà au moins du lourd, du costaud. A côté, Bayrou et Cohn-Bendit font petits joueurs.
       On apprécie et on s'amuse ... jusqu'au moment, qui arrive très vite, où on se rappelle que c'est le peuple africain, la misère africaine qui paie leurs plaisanteries.
     
       Au théâtre, en général, c'est le public qui finance la pièce, pas le SDF qui tend la main à l'entrée. Il est vrai que, dans leur sac Tati, on aurait du mal à trouver des liasses. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Tipanda - dans l'air du temps
commenter cet article

commentaires

walkmindz 10/06/2009 14:22


Just a friend from Africa
Entre les réseaux de bienséances et la raison économique, se trouve un territoire vide de sens.
Même le meilleur des partenariats peut toucher à sa fin, à sa faim, plus en temps de crise que de famine.
Depuis que l’anticolonialisme festif a laissé sa place à un mariage de convenance sans amour, la culpabilité d’usage a construit des repentances saisonnières.
La suite ici
http://tiny.cc/1S4nc
 

Tipanda 10/06/2009 14:59



Bienvenue aux amis de loin (c'est un bon côté de la toile).
Certes, l'enfer est pavé de bonnes intentions et personne de peut se glorifier de manifester la bonne attitude en réaction à toutes les autres qui seraient mauvaises ; mais il existe des réponses
constructives qu'il n'est pas juste de traiter de la même manière que toutes les formes de colonialisme (neo ou non).  
Je pense aux promoteurs de l'agriculture familiale ; leur travail manque peut-être de "bling bling", mais son aboutissement est sans risque : un peuple qui se nourrit de manière autonome est sur
le bon chemin et sera soumis à moins de domination que s'il dépend du négoce des matières premières ou de l'économie de rente.



Recherche

Articles Récents

Liens