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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:47
  Où réside la force du Hamas ?...
Ce sont les autres qui le rendent fort. Un tas de gens qui n'ont pourtant pas l'air plus idiots que les autres abdiquent tout esprit de questionnement pour relayer ses informations et nous laver le cerveau.
L'effet est saisissant sur la presse et les médias.
Histoire de rire un peu, France 2 s'est fait avoir encore une fois. Obligés de se fendre d'un démenti et de plates excuses pour une video bricolée acceptée sans discernement, il faut croire que l'affaire Al-Dura ne leur avait pas servi de leçon, sauf à Charles Enderlin qui est devenu beaucoup plus circonspect ; c'est un grand professionnel, il a su ne pas persévérer dans l'erreur, on est content pour lui.
Le catalogue des médias contaminés serait trop long à établir (un bon point pour l'édito de Val dans Charlie Hebdo, une lucidité rare), nous remarquerons seulement, avec chagrin, que la radio spécialiste des programmes de qualité, France Culture, n'échappe pas à la contagion. Dès les premiers jours de l'offensive, les plats étaient passés bien poliment à Henry Laurens ou Pascal Boniface. Il n'y avait probablement pas d'autres commentateurs disponibles ...
Ils ont une excuse imparable : l'armée israélienne ne laisse pas les journalistes passer dans la zone des combats. Etant donnée l'absence de neutralité des médias, difficile de leur en faire le reproche. Et surtout, au cas où cela vous aurait échappé, c'est la guerre, des bombardements, c'est dangereux. Si un reporter était blessé ... je vous laisse deviner les commentaires, l'occasion rêvée d'en "repasser une couche".
Pour résumer, l'information et, à la suite, l'opinion générale sont docilement alignées sur la propagande du Hamas.
Car il faut appeler un chat un chat. Le lavage de cerveau par la communication de guerre s'appelle de la propagande ; le terme n'est plus à la mode mais la réalité est toujours la même.

   Goebbels, souvenez-vous, c'était l'inventeur et l'organisateur de la propagande nazie. A la fin de sa noire aventure, il s'est donné la mort. Il n'a donc pas été jugé à Nuremberg, ce qui ne l'a pas empêché de laisser une réputation de spécialiste dans l'art de la manipulation mentale au service d'un pouvoir totalitaire.
A la base, il se fondait sur quelques idées simples.
Pour arriver à ses fins, il faut s'appuyer sur la majorité, les masses, les foules.
Comme les imbéciles sont plus nombreux que les génies, ils sont le gros des troupes ; leur tenir un langage simple et même simpliste mais qui leur laisse entendre qu'ils sont les plus intelligents, les plus forts.
Personne ne se tourne spontanément vers l'autocritique ; pour séduire les masses, leur présenter en toute circonstance des coupables à lyncher, des bouc-émissaires qui assumeront tous les problèmes.
Le premier de la classe est à la fois envié et détesté par les nuls ; il convient de livrer à la vindicte des foules les sujets brillants qui pourraient mettre des bâtons dans les roues du maître.
Car le maître est le sommet de l'édifice social ; sans lui tout s'écroulerait. Les masses travaillent pour lui. Il les utilise comme il le désire ; elles sont une tourbe malléable, sacrifiée et consentante.
Le grand art du maître est d'obtenir ce consentement, puis de le conserver, n'importe comment, la fin justifie les moyens.
Il paraît impossible de surpasser Hitler dans ce rôle mais ... l'idée n'est pas abandonnée.
Les idées fondatrices de sa folie continuent à hanter les candidats-dictateurs et autres nostalgiques du totalitarisme.
Où peut-on trouver en circulation de nos jours la noire littérature nazie ? 
Elle infiltre assez peu les démocraties occidentales ; ses ouvrages-vedettes n'y sont pas introuvables mais leur diffusion se limite à des milieux bien circonscrits, sectes négationnistes et autres activistes d'extrême-droite. Ils sont capables de nuire et même, parfois, de gagner des succès d'estrade mais ils ne prêchent que des convertis. Pour se montrer authentiquement dangereux, ils doivent se greffer à d'autres mouvements intérieurs ou extérieurs. Et justement, il existe un terrain qui partage les mêmes haines que les nazis, leurs idées y ont droit de cité dans les marchés, les librairies, les télévisions. C'est le Proche et Moyen-Orient depuis longtemps (le grand Mufti de Jerusalem était au mieux avec Hitler).
Justement le Hamas a bouclé la boucle. Contaminer à la fois ses proches et ceux à qui on veut nuire,voilà le fin du fin de la propagande fasciste.
En l'absence de réaction vigoureuse de la part des démocraties, la logique sera de réhabiliter Goebbels.

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Published by Tipanda - dans l'air du temps
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commentaires

Milla 24/01/2009 12:26

D'accord avec vous concernant le passé lointain du mufti, toutefois, revoyez la loi de Vichy concernant les droits des Juifs de France a cette époque, cette loi qui s'étalait jusqu'aux colonies française sous l'occupation. Ce n'est donc pas un hasard, quand a Goebbles, un nain qui était doctorant en philologie, rien d'étonnant non plus quand on pense a la manière dont il s'est servi de la culture pour en récupérer le pire !   Nietzsche  biensure ! Puis un petit homme a parfaitement décrypter l'atmosphère, c'est Viktor Klemperer qui a écrit son oeuvre sur la propagande menée sous le nazisme, la LTI ou la novlangue nazie, c'est stupéfiant et c'est un peu le contexte qu'on revit actuellement a travers les médias, le verbiage de certains hommes politiques entre autre !

Tipanda 25/01/2009 00:09



Les exemples que vous citez sont très justes. Si j'ai cru bon de faire un rapprochement avec Goebbels, c'est pour souligner la facilité avec laquelle, non seulement les politiques, mais d'une
manière plus générale, tous ceux qui ont page ouverte dans les médias suivent docilement la propagande bornée et criminelle du Hamas.
 Tous lobotomisés ? - Ce serait trop simple. En réalité, ils ont tous besoin d'un méchant croquemitaine, un bouc émissaire qui est le même depuis des siècles.



Weinheber 08/01/2009 22:51

Jacqueline, la désinformation existe toujours, on doit la combattre?Amitiés.Serge

Tipanda 09/01/2009 00:01



Certainement, il faut la combattre. Mais, pour reprendre la boutade d'un auteur de théatre qui n'avait pas de succès, "Venez armé, l'endroit est désert". En fait, je n'ai pas vraiment de coeur à
plaisanter. Les antisémites ont sauté sur l'occasion et se frottent les mains en déversant des barriques d'accusations aussi haineuses que fausses.



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