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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:39
    C'est reparti pour le téléthon.
C'est de là que sourd une vague mais certaine sensation d'indécence.
Vous êtes choqués ? Voyons de plus près ...
Pour nous tirer des sous, on nous exhibe
des enfants comme monstres de cirque, c'est carrément Barnum avant la guerre et ... une autre fin promise aux handicapés.
Dans le même ordre d'idées, on peut faire le rapprochement avec une autre plaie de ces avant-fêtes, les associations de protection animale qui croient efficace, pour obtenir vos dons, de vous accabler de prospectus avec des images cauchemardesques d'animaux martyrisés.
Je ne sais pas quel effet ça vous fait, à vous.?
Moi, j'ai retourné toute cette littérature à leurs envoyeurs en exigeant qu'ils cessent de m'en expédier, ajoutant que nous connaissons l'existence de ces horreurs, elles nous indignent, nous voulons participer à leur éradication mais ce n'est pas en nous empêchant de dormir qu'ils obtiendront le meilleur soutien.
Au contraire, ils courent le risque d'être évités.
Le téléthon, dans les premières années, n'a pas échappé à ce travers mais la réflexion a dû venir à ses concepteurs et les dernières éditions mettaient d'avantage l'accent sur des attitudes positives. Ce n'est donc plus cette indécence-là qui gêne le plus.
Non, le scandale, l'obscénité, c'est qu'on doive recourir à la charité-spectacle pour financer la recherche  médicale pendant qu'on trouve des milliards pour éponger les erreurs des banques.
Si nous avions encore un doute sur les motivations de ceux qui nous gouvernent, nous voilà édifiés.
L'indignation stimule l'apparition d'images, de comparaisons ordurières.
 En général, le verbe "éponger" sert à décrire l'activité des praticiennes du plus vieux métier du monde ; un rapprochement logique s'impose :  serions-nous dirigés par les p... des banques ?
Elles dépensent nos sous, et même ceux que nous ne possédons pas, à faire la fête avec leurs clients.
C'est une espèce de danse macabre, comme à la fin du Moyen-Âge, au temps de la Grande Peste. Au bout de la sarabande, l'Europe avait perdu la moitié de sa population.
L'histoire ne repasse jamais les plats.
Heureusement, nous échapperons au décalque d'un temps révolu, mais, le passé nous ayant laissés ignorants, l'éventail reste ouvert des catastrophes à venir.
   

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Published by Tipanda - dans l'air du temps
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