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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:00

Quelle est la durée d'une catastrophe naturelle ?
Une heure.
Au delà, ne parlons plus de nature. Tout dépend de l'efficacité des secours et de l'investissement humain.
Pauvres Birmans !
Ils sont écrasés par un cyclone (tiens, au fait, je croyais qu'en Asie, il fallait parler de "typhon", passons ...) mais la junte militaire les écrase bien plus.
Rien de bon à en attendre.
Dernières nouvelles : la junte accepte de recevoir des secours sous forme de matériel et de ravitaillement .
Pas de quoi se réjouir, les militaires y mettent une condition : gérer la distribution eux-mêmes. Les personnels des ONG ne doivent pas entrer dans le pays.
Le temps de trouver un arrangement , les sinistrés seront tous morts.
A nouveau, on se prend à évoquer le Droit d'ingérence si cher à Kouchner
.
Nous l'avons bien boudé, le French Doctor, il nous a tellement déçus en rejoignant Sarko, son Identité Nationale et ses réformes bling-bling toujours sur le dos des mêmes.
Mais il faut le reconnaître, c'est encore lui qui a raison. Ce ministre se croit toujours au Biafra ou parmi les boat-people. Ses heures de gloire resteront les missions qu'il a réalisées pour l'ONU.
Il a retrouvé le ton juste. Nous voilà sur le chemin de la réconciliation.
Mais nos états d'âme n'ont pas d'importance. Ils sont même ridicules en face du sort épouvantable des Birmans.
L'égoïsme féroce des uns, l'indifférence des autres et le silence effrayant des victimes, c'est un tableau trop bien connu.
Le célèbre tsunami de 2004 a été l'occasion d'un grand concours de générosité que le tremblement de terre du Cachemire n'a pas connu. Quelle sera la réaction des âmes charitables envers la Birmanie ? Nous verrons ...
Que la charité sélective préfère aider les plages thaïlandaises balayées par le tsunami parce qu'elles sont une destination vacancière des Occidentaux alors que le tourisme au Cachemire est fort limité, voilà le genre de supposition qui n'améliore pas notre bonne conscience.
 Il reste aux Birmans à espérer que nous soyons plus attentifs à communiquer sur l'action humanitaire. Avec un peu de chance, ils y trouveraient quelques miettes à récupérer.

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Published by jacqueline Simon Tipanda - dans l'air du temps
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