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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 21:38

Dans le Monde du 25 août 2007, une analyse de Jean-Yves Nau ayant pour titre " Dieu, le peuple et les embryons". Que, diable, allait-il (Dieu) faire dans cette galère ? Il est à craindre que la réponse soit peu claire et, pire, que l'obscurité soit préméditée dans certains intérêts.
 Evidemment, le problème tourne autour de l'utilisation des embryons pour la recherche. De quoi parle-t'on ?
De l'usage excessif du DPI ? Certes, nous avons déjà évoqué le risque de sélection et d'eugénisme attaché à la généralisation d'une telle pratique. Faire un enfant parfait est un rève dangereux, sutout si la définition de la perfection appartient à un pouvoir arbitraire et non démocratique. Pour l'instant, pas de panique, la réalisation d'un DPI suppose une fécondation in-vitro, l'examen des embryons produits et la réimplantation des embryons choisis. Pour toutes sortes de raisons dont le plaisir de faire un enfant n'est pas la plus négligeable, la fécondation in- vitro est encore un pis-aller qui ne peut être généralisé. On peut s'attendre à beaucoup plus de danger dans le développement d'analyses sanguines poussées qui donneront les mêmes informations sans avoir à manipuler l'embryon. Donc l'embryon n'est pas réellement concerné  par ce type de recherche.
De l'utilisation des embryons pour l'intérêt de leur matériau cellulaire ? L'embryon soumis à de tels travaux n'est pas destiné à durer au-delà de l'expérience ; aucun tort à qui que ce soit, la recherche dispose d'un matériau destiné, de toute façon, à la poubelle : la masse des embryons surnuméraires produits lors des fécondations in-vitro,  non implantés et non réclamés par leurs géniteurs. Où est le problème ?
Le problème, c'est l'attitude des militants qui se disent pro-vie, manière d'accuser leurs opposants de vouloir la mort. Jamais ils ne parlent d'embryons, ils n'ont à la bouche que le mot "bébé", histoire de culpabiliser les femmes qui ne seraient pas obsédées par la passion de se reproduire. On croyait que ce genre de délire appartenait à nos vieux combats pour faire admettre le droit des femmes à l'IVG. Erreur, les religieux s'abritent derrière un écran d'aspect scientifique et médical pour tenter de réinstaller leur loi. On les a jetés par la porte, ils reviennent par la fenêtre.
La lutte est toujours à recommencer, la lutte pour le droit des femmes à choisir ce qu'on fait de leur corps. 

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