l'air du temps

Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 22:30

Hier, 20h25

AFP

Mort d'un petit garçon dans un hôpital, victime d'une erreur d'une infirmière

A part les sourds-et-aveugles, tout le monde a pris connaissance de l'info.
 Un enfant de trois ans est décédé mercredi soir à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (XIVe), victime d'une erreur de médicament d'une infirmière qui a reconnu s'être trompée et a été placée en garde à vue, une procédure contestée qui a été prolongée jeudi soir.
      Pour commencer, coupons court aux suppositions, limitons nous aux faits.
La mort d'un enfant est ce qu'il y a de pire, et plus encore, si c'est possible, lorsqu'elle survient dans un endroit prévu pour recouvrer la santé.
L'évidence admise, arrêtons-nous sur l'environnement de l'information.
Une infirmière s'est trompée. Elle a perfusé un produit différent de celui qui était prévu. C'est une erreur, lourde de conséquences, mais une erreur comme il peut en arriver dans n'importe quel établissement de soin.  Tant que des humains soigneront les humains, le risque zéro n'existera pas.
Normalement la garde à vue doit permettre aux enquêteurs d'obtenir la vérité de la part de la, ou des, personnes interrogées.
L'infirmière a reconnu son erreur immédiatement, c'est elle-même qui l'a signalée, elle a endossé sa responsabilité. Une garde à vue de 48 heures n'avait pas de sens... Il faut bien en convenir, l
'habeas corpus est un idéal bien démodé. On se trouve dans un cas de brimade inutile, de traitement inhumain et dégradant, contraire aux droits de l'Homme.
Son utilité principale ne serait-elle pas de faire parler, occuper l'information ?
Le tableau serait incomplet si nous échappions au discours forcément accusateur du père de l'enfant. Toujours le rôle de "statue du commandeur" imparti aux victimes, des victimes qui n'ont pas leur place dans une justice digne de ce nom et qui sont utilisées pour des projets qui ne sont pas les leurs.
      Quels projets ? ...Nous y sommes.
Nous sommes abreuvés, jusqu'à plus soif, des dysfonctionnements de l'hôpital public ; parallèlement, il règne un silence assourdissant autour des erreurs et autres accidents des cliniques privées.
Chacun dans son quartier connaît au moins un cas, et souvent plusieurs, d'infections nosocomiales contractées lors d'opérations réalisées en clinique, puisque désormais elles ont décidé de faire de la lucrative chirurgie leur monopole. Il y a, tour à tour, les fermetures aussi momentanées que discrètes pour cause de staphylocoque doré, les prothèses ratées, recommencées, sur-infectées malgré le supplément d'honoraires perçu au nom de la "qualité des soins" ...
Non !  Ces histoires-là, même si elles constituent une bonne part des conversations privées, publiquement n'existent pas.
Comment les cliniques privées font-elles pour s'assurer la complicité des médias ? On préfère ne pas insister ; on nous accuserait de piquer le boulot des procureurs.
L'hospitalisation privée connait l'art d'être rentable. C'est sa grande qualité.
Mais elle n'est jamais rassasiée, il reste encore trop de malades possiblement rentables qui s'adressent à l'hôpital public.
Il faut donc le discréditer ... ( pas le supprimer complètement. Qui s'occuperait des SDF, CMU et autres ALD ?)
Grâce aux échotiers, et même au "20 heures" de la télé, les "braves gens" sont abreuvés de récits de faits divers lamentables,  à la suite de quoi ils iront en troupe comme un seul homme poser la tête sur le billot des condamnés.
Qu'ils soient heureux, leur sacrifice en enrichira quelques-uns, qu'ils persévèrent, qu'ils s'offrent en victimes expiatoires aux dieux du fric glorieux  : la maladie devient un luxe et c'est un luxe obligatoire.




Un message de Janine, il tombe à pic.


Le film de Jacques COTTA:
 

 "Dans le secret de l’accès aux soins en danger"

 

Est diffusé sur France 2 :

Le: jeudi 15 janvier

A : 22 h. 40

Durée: 56 minutes.

Attention ce film retiendra votre attention ... A ne pas manquer, si vous ne voulez pas perdre la santé !!! 

Au nom du déficit, l’idée selon laquelle la sécurité sociale n’est plus viable, est répandue quotidiennement : déremboursements, franchises médicales, augmentation du risque à charge pour les patients ……..Mais il y a plus ! C’est le principe même qu’incarne la sécurité sociale qu’il faut casser. Il est en effet inacceptable pour les rendements financiers, les fonds de pensions et autres fonds spéculatifs qui cherchent dans la privatisation des services publics de nouveaux secteurs à fort rendement, que persiste un secteur dans lequel les citoyens peuvent payer en fonction de leurs moyens et recevoir selon leurs besoins.     

Les citoyens dans leur grand nombre sont les premiers à subir les conséquences d’une telle politique. La question de la santé encore une fois est la plus démonstrative. Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix.

Les exemples abondent...

    

 

 

 

 


Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 23:54

Médecins Du Monde nous adresse ce message du Zimbabwe :

L'épidémie de choléra s'étend aujourd'hui à toutes les provinces du pays.
A ce jour, près 1000 morts ont été dénombrés et des milliers de cas sont enregistrés.

Face à cette catastrophe sans précédent, Médecins du Monde, sur place depuis 2004, envoie une équipe de renfort.

Dès les premiers cas de choléra, notre mission locale du district de Chipinge (350 000 habitants) a mis en place des actions pour purifier et acheminer de l'eau, distribuer du savon et traiter les personnes infectées par le choléra.

Le pays, en crise chronique sur tous les secteurs économiques et sanitaires, n'assure plus l'assainissement des puits et des canalisations, et la maladie, qui prolifère dans l'eau souillée, continue à contaminer la population.

Notre équipe locale, constituée d'une cinquantaine de personnes fortement mobilisées, a été renforcée par l'arrivée d'une seconde équipe début décembre. L'acheminement de kits choléra, pédiatriques et de kits catastrophe permet la prise en charge des personnes infectées et complète dans un premier temps la réponse à cette urgence sanitaire.

Il faut donner, c'est une évidence.
 Quand la maison brûle, on éteint le feu. Mais une fois les pompiers en action, on recherche et arrête les coupables de l'incendie.

Le coupable du choléra, on le connaît : c'est Mugabe et son régime ubuesque.
Alors, qu'est-ce qu'on attend pour l'empêcher de nuire ?
Les grandes démocraties ont réuni des troupes pour rétablir le droit en Afghanistan, pourquoi pas au Zimbabwe ?
Le vieux dictateur serait-il plus à craindre que les talibans ?
La réponse est plus cynique : le sort des crève-la-faim du  Zimbabwe indiffère les grands de la terre.
Honte à nos gouvernants.
Puisque l'humanitaire ne suffit pas, allons nous devoir créer des brigades internationales contre les dictateurs ? Difficile à imaginer sans nous rappeler l'abandon qui fut le sort d'autres Brigades Internationales. De mal-nommées démocraties les ont laissé massacrer...
Décidément, la laideur du monde écrase les meilleures intentions.
Il faut avoir une solidarité et une indulgence infinie pour les désespérés;
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 10:06
      Comme prévu, le populo a fait un effort. Le téléthon aura des sous.
C'est une bonne nouvelle pour la recherche, même si nous avons le droit de rester circonspects quant-au choix des travaux financés. Encore une fois, la vedette a été donnée à des enfants susceptibles de faire pleurer Margot. Si vous avez dépassé l'âge médiatique, vous n'intéressez plus personne.
Mais bon, c'est toujours ça...
Comme prévu également, les gens au pouvoir ont été remarquables de discrétion. Il ne faut pas compter sur eux. Ils ont bien assez à faire à récupérer les bêtises des riches, ce qu'ils nomment La Crise et qu'il serait plus convenable d'appeler le Crime Economique.
Ils sont vraiment touchants de bonne volonté niaise. Un député Marini, a proposé sans rire que les pertes boursières puissent être déclarées au chapitre des pertes déductibles de l'impôt sur le revenu.
Nous avons bien ri (jaune) ...
Au diable la timidité ! Allons plus loin. On recherche un collègue de Marini pour déposer un projet de loi rendant déductibles les pertes de casino.  Il y a longtemps que les mafias diverses et variées s'échinent à trouver des moyens de blanchir leurs gains. En voilà un bon.
Il est grand temps de faire leur place à toutes les industries (et même à leurs chevaliers).
Encore un effort ! Vous y êtes presque. 
Après tout, c'est très simple à comprendre : puisque les pauvres sont les plus nombreux, c'est bien à eux de tout payer.
Les riches sont plus rares, peut-être faut-il les ranger parmi les espèces en voie de disparition. Il faut les aider.
Logique, on vous dit.

Episode suivant : le 1er ministre repousse la proposition.
Beaucoup se diront que le gouvernement tire à hue et à dia, en gros que c'est le b ...
Au premier abord, c'est évident.
Après mûr examen, une autre explication paraît plausible, celle du couple de flics dans les séries policières. Pour faire parler le suspect, en tirer ce qu'ils cherchent, ils se mettent à deux, un violent qui menace et brutalise, un "gentil" qui fait ami avec l'interrogé pour le convaincre de faire et dire ce qu'on lui demande, pour éviter de le livrer au "méchant".
De plus en plus, c'est la pratique de nos gouvernants. On vous annonce des horreurs, des mesures scandaleuses, puis le "deus-ex-machina" annule le projet qui faisait si peur. Tout le monde souffle.
Vous êtes rassurés, vous laissez venir un tas de mesures aussi méchantes mais médiatiquement plus discrètes.
Quand vous vous ennuyez, profitez-en pour revoir quelques vieux nanars policiers. Ils sont plus instructifs qu'il ne paraît.
   
                                
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 09:39
    C'est reparti pour le téléthon.
C'est de là que sourd une vague mais certaine sensation d'indécence.
Vous êtes choqués ? Voyons de plus près ...
Pour nous tirer des sous, on nous exhibe
des enfants comme monstres de cirque, c'est carrément Barnum avant la guerre et ... une autre fin promise aux handicapés.
Dans le même ordre d'idées, on peut faire le rapprochement avec une autre plaie de ces avant-fêtes, les associations de protection animale qui croient efficace, pour obtenir vos dons, de vous accabler de prospectus avec des images cauchemardesques d'animaux martyrisés.
Je ne sais pas quel effet ça vous fait, à vous.?
Moi, j'ai retourné toute cette littérature à leurs envoyeurs en exigeant qu'ils cessent de m'en expédier, ajoutant que nous connaissons l'existence de ces horreurs, elles nous indignent, nous voulons participer à leur éradication mais ce n'est pas en nous empêchant de dormir qu'ils obtiendront le meilleur soutien.
Au contraire, ils courent le risque d'être évités.
Le téléthon, dans les premières années, n'a pas échappé à ce travers mais la réflexion a dû venir à ses concepteurs et les dernières éditions mettaient d'avantage l'accent sur des attitudes positives. Ce n'est donc plus cette indécence-là qui gêne le plus.
Non, le scandale, l'obscénité, c'est qu'on doive recourir à la charité-spectacle pour financer la recherche  médicale pendant qu'on trouve des milliards pour éponger les erreurs des banques.
Si nous avions encore un doute sur les motivations de ceux qui nous gouvernent, nous voilà édifiés.
L'indignation stimule l'apparition d'images, de comparaisons ordurières.
 En général, le verbe "éponger" sert à décrire l'activité des praticiennes du plus vieux métier du monde ; un rapprochement logique s'impose :  serions-nous dirigés par les p... des banques ?
Elles dépensent nos sous, et même ceux que nous ne possédons pas, à faire la fête avec leurs clients.
C'est une espèce de danse macabre, comme à la fin du Moyen-Âge, au temps de la Grande Peste. Au bout de la sarabande, l'Europe avait perdu la moitié de sa population.
L'histoire ne repasse jamais les plats.
Heureusement, nous échapperons au décalque d'un temps révolu, mais, le passé nous ayant laissés ignorants, l'éventail reste ouvert des catastrophes à venir.
   
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 10:48
L'information nous rejoint, malheureusement .
Dans Le Monde du 2 décembre :
Le choléra progresse dans un Zimbabwe dévasté.
 Les autorités sanitaires internationales s'inquiètent de l'épidémie de choléra qui sévit au Zimbabwe et risque de s'étendre aux pays voisins. Les Nations unies font état de 11 435 cas et 484 décès.

Le choléra, c'est la "maladie des mains sales".
Dans le cas précis, elles sont deux fois sales : manque de sanitaires et  corruption, saleté politique de la classe dirigeante.
Est-il vraiment besoin de le rappeler (?), le choléra fait des ravages sur les organismes affaiblis. Si un individu en bon état est contaminé, la maladie se résume le plus souvent à une diarrhée sévère ; le malade s'en tire avec quelques kilos en moins et un gros coup de fatigue à soigner. La même attaque du vibrion chez un pauvre sous-alimenté, c'est la mort assurée.
C'est bien joli d'aller soigner l'épidémie, il faut le faire, mais un assainissement efficace et durable doit nécessairement passer par l'éradication d'un pouvoir corrompu.
Si rien n'est fait dans ce sens, les lamentations compassionnelles de la dite "communauté internationale" ne sont que des larmes de crocodiles.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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