l'air du temps

Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 21:59
     Allons bon, encore Haïti !
Pourquoi en remettre une couche quand on est saturé des mêmes informations ?

      Il y aurait comme un malaise. Ni décence, ni seulement peur du ridicule, les querelles les plus rances  s'épanouissent au milieu des ruines.

     Un tremblement de terre a tué, blessé, ruiné tout un peuple, surtout les plus pauvres. L'heure n'est pas aux projets d'architectes et d'urbanistes. On reconstruira plus tard ; dans l'immédiat, ce qui compte, c'est la survie.  Les survivants extraits de leur tas de ruines, il faut les soigner, les faire boire et manger. 
Il faut assainir l'air et l'eau, faire disparaître les cadavres, installer des abris.
Et tout doit être apporté ; on ne peut rien trouver sur place ni dans le voisinage. Le chantier est d'abord affaire de logistique et de moyens.
     Si, comme moi, vous attendiez une réaction efficace, vous êtes soulagés de voir s'ébranler la puissance américaine, le plus grand au secours du plus faible. Eh bien, il paraît que vous et moi sommes dans l'erreur.
Les anti-américains, canal-historique et canal-révolutionnaire, nous expliquent ardemment que derrière les belles actions se cachent des intentions abominables.
 Sans rire, on va même jusqu'à soupçonner je ne sais quel projet d'exploiter les Haïtiens. Faut se calmer ! Nothing, nada, nichevo, il n'y a rien a tirer de ce fin fond de la misère, à part des ennuis.
Que cela plaise ou non, il faut bien admettre la possibilité que les Américains aient avant tout l'intention d'aider.
En juin 1944, la France a été libérée par un débarquement de troupes alliées parmi lesquelles les Américains occupaient une place essentielle. Ils ont fourni les armes et n'ont pas lésiné sur la vie de leurs soldats. En débarrassant le pays des occupants nazis, ils ont prouvé que la liberté avait besoin d'eux même en France.
 A grand renfort de moulinets et de trémolos dans la voix, les chefs de la Résistance (De Gaulle en tête) ont mis en place la légende qui leur convenait : la libération de la France par elle-même.
Les Ricains, il paraît qu'on n'aurait pas eu besoin d'eux.
Tout doucement, les années passent, elles protègent mieux la vérité que la légende.
Le mythe de l'auto-libération vacille. Mais les vieux réflexes subsistent, en France, on en veut toujours aux Américains d'avoir, par leurs exploits, montré que nous étions tout-petits, que nous avions besoin d'eux.
Toutes les occasions sont bonnes pour affûter la mauvaise foi et voir dans chaque décision américaine plus de noirceur qu'au fond d'un vieux chaudron.
On croit même utile d'en rajouter là où le simple énoncé de la réalité suffirait.
Rappelons-nous le cas dobeuliou. Dans son désir d'en découdre avec Sadam Hussein, il avait mis en avant la présence supposée d'armes de destruction massive. Littéralement, le terme peut désigner toutes sortes d'engins capables de tuer des masses de gens, on n'a que l'embarras du choix. Le dictateur irakien ne s'était pas privé d'utiliser des gaz toxiques qui correspondent parfaitement à la définition.
 Tout le monde avait pudiquement fermé les yeux devant le massacre et n'avait pas envie d'insister.
Comme personne n'éprouvait le besoin de se justifier, on a  préféré parler d'autre chose, on a laissé entendre que dobeuliou soupçonnait Sadam de posséder des armes nucléaires.
 Dobeuliou était à un va-t-en-guerre. Etait-il bien nécessaire de forcer le trait, de le présenter comme un un idiot?
    Il aurait suffi d'une explication pour démontrer que l'option militaire n'était pas la bonne ... mais on aurait manqué le plaisir de rabaisser un grand.

     L'élection du nouveau président des Etats Unis a suscité l'espoir d'une réconciliation ; on a même connu provisoirement une espèce d'engouement. Hélas, l'Obamania dura ce que durent les roses ...
Les roquets hargneux ont repris leurs aboiements.
      C'est alors qu'arriva le désastre haïtien. En présence d'un si grand malheur, solidarité et dignité auraient été de mise... pour les gens raisonnables, mais les aboyeurs ont d'autres priorités.
       Dès l'annonce du séisme, Obama envoie l'armée au secours des victimes.
       Pourquoi l'armée ? Parce qu'elle a du matériel autonome, prévu pour tous pays, toutes conditions, et des hommes entraînés à l'efficacité. C'est la logistique de guerre appliquée au traitement des catastrophes naturelles.
Efficace, rapide, on devrait l'applaudir, c'est d'ailleurs ainsi que les Haïtiens lui répondent, pas les persifleurs. Quand c'est trop bien il faut trouver le moyen de mépriser et dénigrer.
      Deux semaines de journaux, magazines et télés donnent une vue à peu près exhaustive des stupidités et calomnies qui ont été proférées, sans compter les actions qu'on a minimisées quand il était impossible de les passer sous silence.
     On a passé fort rapidement sur l'arrivée rapide de ce porte-avion-hôpital, de surcroit équipé pour dessaler l'eau de mer. Evidemment, d'une affriolante couleur kaki, arborant la bannière étoilée et marqué US NAVY, c'est un bâtiment de guerre, mais quelle importance ? On préfère des militaires qui sauvent les gens à des pacifistes bêlants incapables.
      Lorsque d'une maison effondrée, des sauveteurs en treillis sortaient un survivant et que les gens se mettaient à crier "Vive l'Amérique" ou même (horreur !), "Vive Israël", ils auraient pu être gênés, leurs adversaires.
      Ne rêvons pas, il en faut d'avantage pour les faire douter.
      Des Cubains qui crèvent d'envie sans oser le dire, aux cocaïnomanes dictateurs d'opérette, ils ont tous crié beaucoup plus qu'ils n'ont offert leurs services.
Quant-à nos grands penseurs, ils ne pouvaient rater une si belle occasion de se taire. Les pages "décryptages" du Monde sont remplies de leurs élucubrations. Nous avons l'embarras du choix.
       
       Ceux qui trouvent l'exercice trop déprimant rencontreront dans le même quotidien une déclaration d'Obama.
C'est la Bonne Volonté au sens noble du terme et, contrairement à tous ses détracteurs, il ne prétend pas détenir la solution. Il affirme "Nous ne pourrons répondre seuls à aucun grand défi".

C'est un grand professionnel, dommage que l'espèce soit si peu répandue.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 10:19
...vous êtes bien mal embouchées", chantait Georges Brassens.
Rien n'a changé. Célébrité et sympathie font la paire et, pour faire parler de soi, la technique se perfectionne sans arrêt.
L'important n'est pas l'événement mais l'usage qu'en font les médias.
Sans prétendre à l'exhaustivité, arrêtons-nous sur quelques exemples récents, nous avons l'embarras du choix.

   Un chanteur popu, triste vieux fantoche qui joue la comédie de la jeunesse, est victime d'un accident de santé. Immédiatement, les catastrophes, les guerres et la misère sont oubliées ; on ne parle plus que du grand malade, (enfin, en France ; le reste du monde, fort heureusement s'en contrefiche), M et Mme Beauf s'improvisent experts et enquêteurs. En même temps, la vente des disques est relancée, une tournée  imprudemment annoncée pourra être annulée sans dommage financier.  Comme dit l'adage, "à quelque-chose malheur est bon".
La comédie dans le monde du spectacle... c'est logique.

    La politique, en revanche, est l'affaire de gens sérieux. Dans une démocratie, les gouvernants tiennent leur élection de l'assentiment populaire. S'ils sont approuvés c'est qu'ils ont su convaincre de la justesse de leurs idées. Enfin, c'est ce qu'on croit.
Mais il y a les sondages d'opinion ; ils se disent informatifs, en réalité ce sont des girouettes, des instruments bien pratiques pour se caler sur les vents dominants. Il suffit du manque de pudeur d'un démagogue italien pour que la politique spectacle se transforme en farce. Avant que des journalistes raisonnablement méfiants n'examinent de plus près les clichés d'une certaine agression pour conclure au bidonage, la cote de popularité de la victime avait bondi sans que sa politique ait changé d'un iota.
Les citoyens sont traités comme des marionnettes et ils en redemandent. Triste et risible.

   Plus récemment, le pape est bousculé et fait une chute. Pour le vieil homme qu'il est, c'est un danger, il aurait pu être grièvement blessé. Chance pour lui, il s'en tire bien et, bonheur supplémentaire, pendant que les gazettes racontent l'aventure, elles oublient son dernier exploit : béatifier le très contesté Pie XII en même temps que le médiatique Jean-Paul II, histoire de faire passer la pilule, en laissant de côté le grand pape d'ouverture que fut Jean XXIII. Pour le téléspectateur, l'actualité vaut toujours mieux que le passé. Etonnez-vous, après cela, qu'on ne trouve pas indispensable d'enseigner l'histoire.

    Dans l'actualité récente, on aurait pu s'attendre à ce qu'une nouvelle provoque l'émotion : ahurissant, des individus ont volé le panneau portant l'inscription «Arbeit Macht Frei» («Le travail rend libre») à l'entrée du  camp d'Auschwitz !
 Pas de scandale médiatique, très vite on nous annonce que l'objet a été retrouvé . La police a affirmé : les cinq Polonais arrêtés n'étaient pas des néo-nazis et leur motivation était uniquement financière.
Question : comment comptaient-ils en faire de l'argent ?
- En le vendant.
Qui peut se montrer acquéreur ?
- Trop risqué pour un récupérateur, trop reconnaissable, ce n'est quand même pas une vulgaire ferraille.
Donc les démonteurs du panneau ne sont peut-être que des petites cervelles, voire des abrutis, mais ils avaient un client ou même un commanditaire.
Qui peut chercher à s'approprier ce genre de relique ? C'est LA QUESTION intéressante mais on refuse de la poser.
Le 31/12, ça se confirme :
(31/12, ça se confirme :
Poursuite de l'enquête sur le vol à Auschwitz
L'interrogatoire des cinq repris de justice polonais inculpés du vol de l'inscription "Arbeit macht frei", le 18 décembre dernier, de l'entrée de l'ex-camp de concentration d'Auschwitz Birkenau, aurait permis d'établir que le commanditaire de ce vol est un Suédois affilié à l'extrême droite, qui comptait financer un attentat avec l'argent de la vente du panneau volé.     (Israël Infos)

La Shoah, ce n'est plus vendeur. Il y a eu un certain engouement autour du soixantième anniversaire de la libération des camps mais, aujourd'hui, la politique internationale demanderait qu'on fasse appel à d'autres mémoires. Alors on pacifie, même s'il faut nier l'évidence. Il n'y aurait pas d'extrêmisme, pas de racisme ni d'antisémitisme.
Les médias se prêtent au jeu sans états d'âmes.
   A propos, qui parlait de fournir aux annonceurs des cerveaux disponibles ?

   Demeurons inquiets, continuons à poser des questions, c'est une affaire de salubrité publique.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 09:58
    Il y eut les aristocrates, puis les ploutocrates, les bureaucrates, les technocrates...
    Voici venir le temps des nullocrates.

Au nom de l'efficacité, il faudrait spécialiser les individus.
Ceux qui en sont persuadés feraient bien de réviser leur cours d'économie au chapitre de la division du travail. Un bref dépoussiérage, une remise en ordre des notions oubliées, leur rendra la conviction que, plus une tâche est parcellisée, plus elle abrutit son auteur, plus elle facilite son exploitation. Les allergiques à l'écrit peuvent revoir "Les Temps Modernes" de Charlie Chaplin. Ils en tireront la même conclusion :  confiner l'individu à des automatismes tue l'initiative et le raisonnement.
Plus les connaissances sont étendues et variées, plus le travailleur est libre et mieux il réussit dans sa tâche.

On avait cru la tentation tayloriste éliminée, jetée aux poubelles du mouvement ouvrier. Hélas, chaque jour nous apporte des exemples contraires. Non seulement elle n'est pas morte mais elle a contaminé toutes les professions jusqu'au sommet. Il faut apprendre utile, l'utilité étant comprise de la manière la plus étroite, réduite à des savoirs techniciens. On fait semblant de ne pas voir les lacunes béantes et les contradictions du système.

Si l'on prenait au mot les tenants de la spécialisation, on formerait des techniciens sans perdre de temps. La scolarité réduite à l'apprentissage d'un métier serait l'ambition suprême de beaucoup.
L'ennui, c'est que ça ne fonctionne pas.
Alors, on essaie de contourner l'obstacle.
La majorité des élèves voit augmenter la durée de ses études, pas la qualité de leurs débouchés ; ils seront précaires diplômés. C'est tellement prévisible qu'on leur en demande de moins en moins ; pour des exécutants, le niveau suffira.

Et les autres, les futures élites professionnelles et politiques ? On trie, on sélectionne sans le dire.
Les fonctions auxquelles ils seront appelés exigent une formation de haut niveau ; il est important que l'étudiant soit intelligent et qu'il ait acquis très tôt le goût et l'habitude du travail ardu.
 En conséquence, les Grandes Écoles et toutes les formations prestigieuses basent leur recrutement sur les disciplines réputées difficiles. La voie royale est toujours celle des mathématiques. L'élève qui a été capable, après un bac S, de digérer les classes préparatoires sans être découragé et d'obtenir un bon classement au concours de sortie peut espérer  commencer une carrière brillante.
C'est un moyen d'éliminer mais est-ce le bon choix ?
Qui peut m'expliquer par quel moyen les mathématiques dures peuvent faire une bonne médecine, des  fonctionnaires intègres et un bon gouvernement ?
Naguère, les politiques et la haute fonction publique venaient de Normale Sup - Lettres. Ils n'étaient pas moins bons que leurs homologues d'aujourd'hui, même dans les ministères dits "techniques" (Edgar Faure, homme du livre, a fait un ministre de l'agriculture plus efficace que certains syndicalistes  - lobbyistes de l'industrie agro-alimentaire).
Une fois pour toutes, c'est décidé : il est prévu de supprimer toute perte de temps, les futures élites de la nation seront matheuses à l'exclusion de toute autre inclination.
Pour ceux qui douteraient du grand nettoyage, les cours d'histoire en terminale, vont devenir optionnels, autant dire que, confrontés à la répartition des  horaires et des locaux, ils vont disparaître. C'est le sort de toutes les options au lycée, on commence pour un an ou deux puis on abandonne.

Ils ne vont pas s'arranger, les matheux.
Quand on sait qu'une bonne partie va faire l'ENA puis entrer dans un gouvernement, on a peur.
"En oubliant le passé, on se condamne à le revivre ..."
Il sera beau l'avenir dirigé par des amnésiques.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 10:15
        Les Européens sont à présent équipés d'un président bien gentil mais incolore ... C'est mal parti pour un grand dessein fédéraliste.
        Pour se consoler ( est-ce bien une consolation ?) d'autres présidences restent à pourvoir, particulièrement celle de l'Autorité Palestinienne puisque Mahmoud Abbas a opportunément décidé de jeter l'éponge.
        Beaucoup ont imaginé que, pour établir la paix entre Israéliens et Palestiniens, il fallait se parler et qu'on parlerait plus facilement avec un "modéré" qu'avec un dur. Grave erreur, l'histoire de tous les pays démontre, s'il en était besoin, que les plus grandes avancées ont été le fait des coriaces ; les chefs de guerre connaissent le prix de la paix.

Israël a besoin de sécurité. Après plus d'un demi-siècle, son existence est toujours contestée par les antisémites du monde entier, ravis de souffler sur les braises de l'incendie palestinien.
Dans un état démocratique comme Israël, l'électeur n'est pas à l'abri de la peur, il accorde sa confiance aux chefs qui semblent capables de décider plutôt que subir. C'était la force de Sharon ; il a obtenu l'évacuation du Goush Katif parce qu'on le croyait capable de protéger les citoyens en cas d'agression. "Nul ne peut tirer gloire de sa bonté s'il n'a pas la force d'être méchant" dit un vieil adage. La disparition de Sharon a mis à la tête du pays des faux durs ; plus leur discours est intransigeant et moins ils trouvent de solutions. S'il existe une vie après la mort, les héros du sionisme triomphant, de Ben Gourion à Golda Meir, doivent se retourner dans leur tombe à voir l'incurie de leurs successeurs ...

     En face, la situation est encore moins réjouissante.
Que peuvent-ils attendre du Hamas ?
Pas grand-chose de bon et surtout pas la paix.
Hors de l'aventure islamo-fasciste, il reste les héritiers d'Arafat, spécialistes en corruption, confondant diplomatie et petits arrangements. Ils ne sont pris au sérieux ni chez eux, ni à l'étranger, alors que leur subsistance dépend totalement des donateurs internationaux.
Alors, quel avenir ?   
    Les arabes de Palestine ont besoin de vivre en paix chez eux. Depuis un demi-siècle, on se dit que les problèmes se résoudront avec la création d'un état palestinien (quel que soit le nom qu'on lui donne. La sémantique n'est pas une priorité). La confiance en une direction fiable, solide, pour le lancement d'un véritable état, c'est précisément ce qu'il leur manque.
Dans l'ambiance actuelle de profond découragement, une hypothèse trouve de plus en plus de crédibilité : élargir Marwan Barghouti !
     Oui, c'est moi, l'inconditionnelle d'Israël, qui envisage froidement de confier le destin d'un jeune état à un terroriste.
Barghouti purge en ce moment une collection de peines de prison à perpétuité pour des attentats. Ce n'est pas du sang qu'il a sur les mains, c'est carrément une chaîne de boucheries.

Bon, les hurlements sont terminés ?... Reprenons.

Amos Oz a trouvé, un jour, l'expression qui convient aux relations israélo-palestiniennes : "Aidez-nous à divorcer".
Il arrive que d'anciens adversaires décident de reprendre la vie commune, ce fut le cas de l'Afrique du Sud après l'apartheid, mais, s'ils ne peuvent envisager l'avenir que dans la séparation, les obliger à vivre ensemble ne ferait que créer des souffrances inutiles, obliger les enfants à recevoir la vaisselle cassée dans les bagarres des adultes.
Un divorce, ce n'est jamais une partie de plaisir mais il se passe plutôt moins mal entre partenaires qui savent ce qu'ils veulent et sont décidés à conclure. Pour bien divorcer, se recréer de chaque côté un foyer supportable, il faut tirer un trait sur les vieilles haines recuites (ce qui ne veut pas dire oublier), aller de l'avant, faire du neuf, comme au temps de la création d'Israël, les pères fondateurs qui sont d'abord passés par la case-terrorisme.
Se parler entre états, c'est une vieille méthode qui s'appelle "diplomatie". Toutes les relations internationales sont fondées sur elle. Ce n'est pas un long fleuve tranquille mais, les relations économiques aidant, des ennemis d'hier peuvent devenir partenaires ; l'Europe d'aujourd'hui en est l'exemple flagrant.
Il faut traiter avec un état, un gouvernement, sur des questions clairement posées.
Même s'ils n'en parlent que difficilement (la crainte des réactions de leur opinion ?), les responsables politiques israéliens y pensent : le seul chef palestininien qui aurait l'étoffe et la crédibilité nécessaire est Marwan Barghouti.
La preuve ? Le véritable statut VIP dont il bénéficie dans sa prison.
Un détenu qui possède et utilise un téléphone portable et va jusqu'à donner de vraies conférences, c'est presque un cabinet fantôme ; tout ce qu'il reste de la prison, c'est qu'il ne peut pas sortir.
Alors, on attend le moment où tout ce beau monde jouera cartes sur table. Nous cesserons enfin de nous croire obligés de nous étriper au nom de causes qui seront réglées sans nous en réservant des surprises.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 10:35
   Mardi 20 octobre, sur ARTE, un document d'actualité sur la grippe A et, plus précisément, sur les campagnes de vaccination initiées dans les divers pays d'Europe.
   D'abord, nous avons une impression de déjà vu, mais une bonne remise en ordre, n'est-ce pas, ça ne fait jamais de mal. Et, au milieu du ronron, un coup de tonnerre : les membres du gouvernement, en Allemagne (mais pourquoi en irait-il autrement en France ?), recevront un vaccin sans adjuvant.
    On se pince, on se dit "ils n'oseront pas", et si !
Le citoyen lamda peut se rendre à l'évidence : les labos, histoire de toucher le jackpot, vont nous injecter massivement des cochonneries (c'est le terme qui convient pour une "grippe porcine" ); mais ils sont assez conscients du problème pour ne pas s'attirer les foudres des puissants ... qui les laissent faire ; le danger ne les concernera donc pas.
    A défaut d'être devenus altruistes, depuis l'affaire du sang contaminé, nous imaginions que les gouvernants avaient appris la prudence.
Nous les croyions devenus exagérément précautionneux, victimes du syndrome de la canicule. C'était agaçant mais pardonnable. N'est-ce pas, on n'est jamais trop prudent.
Nous n'y étions pas du tout.
Nulle inconscience ni pusillanimité chez eux ; ils sont parfaitement au courant des risques.
Résumons :
Ils organisent la panique pour créer le besoin de vaccins, la demande grandit. Leurs copains, industriels du vaccin sont ravis et fourbissent les armes.
Pour y répondre, il faut augmenter la productivité des labos. Heureusement, ces derniers avaient tout prévu et trouvé la solution : les adjuvants.
L'idée est très simple (la réalisation, un peu moins).
Rappel : le principe de la vaccination est de mettre l'organisme en contact avec un agent pathogène affaibli  pour générer une réaction de défense : la production d'anticorps, l'immunité. Résultat : lorsque le vrai méchant microbe bien virulent monte à l'attaque, bing ! les anticorps le nettoient avant qu'il ait eu le temps de dégainer les armes.
Normalement, il faut ce qu'il faut, on ne peut obtenir de réaction intéressante qu'à partir d'une dose suffisante de vaccin. C'est ici qu'entre en scène l'inventivité des labos ; ils ont trouvé des adjuvants, par exemple l’adjuvant AS03, un mélange de squalène et de polysorbate. Ces substances ont été mises en cause dans le passé mais, au diable la prudence (!), elles agissent, à ce que j'ai compris, en excitant l'immunité du sujet vacciné, ce qui lui permet de réagir à partir d'une quantité bien plus faible d'antigène.
Et l'antigène, dans le vaccin... c'est justement ce qui coûte le plus cher !
     A ce qu'ils essaient de nous faire croire : "dormez, braves gens on veille sur vous".
Alors, si leur camelote est tellement irréprochable, pourquoi  ne l'appliquent-ils pas aux puissants ?
Ils auraient droit, eux aussi, à quelques coups de folie de leur immunité, ils pourraient aprécier tout le charme des maladies auto-immunes. Il en est de véritablement époustouflantes : la polyarthrite, le diabète insulino-dépendant, la sclérose en plaques ...c'est autrement plus chic d'en être atteint que d'attrapper la vulgaire grippe de tout le monde.
Et pourtant, non, on ne leur fera pas essayer les adjuvants. Pas fous les industriels, quand on veut caser son produit chez un client, on ne s'amuse pas à intoxiquer le directeur des achats.
      Pour ce qui est du vulgum pecus, la grande masse des utilisateurs du médicament, ils auront droit aux substances incriminées. Libre à eux de s'offrir un voyage à Lourdes (ou à La Mecque selon les goûts).

Bon, il n'y a pas de quoi en faire un scandale, la vaccination n'est pas obligatoire, si vous n'en voulez pas, vous n'avez qu'à refuser. Fort bien...

Mais on en connait d'autres, des éléments facultatifs qui ne se refusent pas. Essayez de vous faire embaucher dans une entreprise en précisant que vous refusez de faire des heures supp...
Il y aura des pressions et les gens cèderont.
    
L'inégalité n'est pas qu'une question de fortune.
Tout le monde ne dispose pas des mêmes informations, des mêmes moyens de se faire un jugement et de la force de dire NON.
L'attitude des labos et des autorités de santé est un scandale, les uns sont plus exposés que les autres.
C'est la marque du mépris des riches qui savent envers la foule des pauvres, des dominés et des ignorants.

Liberté, Egalité et Fraternité étaient bonnes filles mais aujourd'hui, elles ont mauvaise mine.
Elle ont peut-être attrappé la grippe.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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