Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 10:02
 le CSA met en demeure Sud Radio
 
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé de "mettre en demeure" Sud Radio pour "propos discriminatoires", à la suite d'une émission où avait été évoqué un "lobby juif" dans le cadre de l'affaire DSK.
 
 

Enfin ! a-t'on envie de dire.

Tout le monde y pensait mais personne n'osait dégainer ouvertement.

Oui, la charge contre DSK avait un point commun avec l'affaire Polanski : donner aux antisémites une occasion de se déchaîner.

Chaque jour ou presque, sortaient de prétendues informations en faveur de la soi-disant victime ; les médias les étalaient avec complaisance. 

Ceux qui se risquaient à  dénoncer ce véritable lynchage médiatique en rappelant que l'accusé ne s'était pas exprimé et qu'il fallait aussi l'entendre, ceux-là étaient immédiatement accusés de favoritisme. 

La raison de ce favoritisme ?

Tout l'art du commentateur consistait à laisser entendre sans dire, tout en insistant ... Le public devait croire qu'il trouvait lui-même un rapprochement entre les noms des défenseurs, celui de l'accusé et sa fortune. Il fallait à tout prix montrer un juif riche et puissant abusant une pauvre noire.

Quelques-uns, plus maladroits ou moins prudents que les autres, se sont découverts en parlant du "lobby juif".

Le CSA vient de le remarquer ; c'est, pour le moins, une réaction tardive mais nous la porterons à son crédit : mieux vaut tard que jamais.

 

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mardi 30 août 2011 2 30 /08 /Août /2011 10:22

Aujourd'hui, c'est la fête des Aristide.

Ils sont peu nombreux mais leur fête est l'occasion de rappeler la grande figure d'Aristide le Juste, modèle du démocrate athénien. (En 2008, notre actualité m'avait fourni une bonne raison de l'évoquer)

Athènes, où est née la démocratie, a expérimenté quelques pratiques destinées à donner la parole et le pouvoir au peuple (tiens, tiens, ça rappelle des politiques d’aujourd’hui …) Ils n’ont pas eu besoin d'inventer le référendum, les dimensions de la cité permettaient de rassembler tous les citoyens en un même lieu pour leur demander leur avis. Craignant les tentatives de prise du pouvoir qui auraient mis la démocratie en danger, ils ont mis au point ce qui leur paraissait un "must" de décision populaire : l’ostracisme.
Lorsqu’un Athénien soupçonnait l’un d’entre eux de fomenter ce que nous appellerions un coup d’état, il rassemblait les citoyens et leur demandait, s'il leur paraissait qu’un homme mettait la démocratie en danger, d’écrire son nom sur une sorte de jeton (on utilisait un tesson de poterie ,“ostrakon”, d’où le mot ostracisme).
L’invention se retourna très vite contre son but ; lorsqu’un ambitieux voulait prendre le pouvoir, il lançait une rumeur accusant tel homme de valeur susceptible de lui barrer la route. L’assemblée des citoyens l’ostracisait et le candidat dictateur n’avait plus qu’à ramasser le pouvoir sur une cité qui se livrait sans défense. Pas besoin de révolte ; il suffisait de manipuler le peuple souverain.
Evidemment, Aristide, l’honnêteté personnifiée, fut ostracisé suite aux manigances d’un démagogue.

L’histoire a conservé une anecdote montrant jusqu’où il poussait le respect de la démocratie :

  Un homme qui ne le connaissait pas l’a abordé pour lui demander de remplir son “ostrakon” à sa place, il ne savait pas écrire.

Aristide lui demanda quel nom il fallait écrire, l’homme répondit “Aristide”. Ce fut fait.
   Rassurez-vous, lorsque l’homme providentiel auto-proclamé eut fait la preuve de son incompétence et de sa nocivité, les citoyens rappelèrent Aristide.

   Que la morale républicaine y trouve un réconfort dont elle a bien besoin et embrassons les Aristide.

Par Tipanda - Publié dans : C'est votre jour.
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 18:52

Nul besoin d'approfondir les recherches autour d'une Sainte Sabine.

Bien sûr, qui cherche trouve, nous en rencontrerons une, veuve et martyre exécutée sous le règne de l'empereur Adrien (celui du mur). En réalité, c'est plus que probable, nous serions à nouveau en présence, d'une opération de recyclage.  

Les Sabines faisaient partie du vieux fonds mi-historique, mi-légendaire de la civilisation romaine.

Charme d'abord, écoutons la légende.

Romulus et ses copains ont fondé Rome où ils se sont vite rendu compte que la vie uniquement entre hommes ne pourrait durer longtemps.

Où trouver des femmes ? Il existe une solution simple à ce petit problème : enlever celles des voisins. Aussitôt dit, aussitôt fait, ils se rendent à une fête organisée par les Sabins et, au mépris de toutes les lois de l'hospitalité, ils s'emparent de leurs femmes, les Sabines.

Comme on n'attire ni ne retient les mouches avec du vinaigre, ils se montrent particulièrement séducteurs et gentils avec leurs prises, si bien qu'elles sont ravies de les épouser et devenir des Romaines.

Certes, il reste un petit problème, trois fois rien : les Sabins sont furieux, on le serait à moins,. Ils marchent sur Rome, bien décidés à se venger. La guerre est inévitable.

C'est sans compter avec les Sabines, elles sont restées les filles et les soeurs des Sabins, elles leur sont encore attachées mais pas du tout décidées à quitter leur nouvel époux romain. Elles se jettent dans la bagarre pour séparer les belligérants. Leur détermination s'impose à tous, les adversaires se réconcilient, comme le montrent quelques chefs d'oeuvre de la peinture (Poussin, David etc.)

Lorsqu'ils eurent converti Rome, les chrétiens s'avisèrent qu'il y avait quelque-chose à faire d'une histoire si édifiante. Ces sabines ardentes à réconcilier les hommes, pour des païennes, avaient des vertus bien chrétiennes.

Au nom de la vertu pacificatrice des femmes, l'Eglise annexa les Sabines et s'en servit beaucoup dans toutes les guerres civiles et familiales. Montrées en exemple au temps où s'installait la trêve de Dieu, il valait mieux en faire un joli nom chrétien.

Nous avons une claire conscience du recyclage qui préside à votre gloire mais nous vous souhaitons une bonne fête et vous embrassons.

Par Tipanda - Publié dans : C'est votre jour.
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 11:10

28 août, c'est la fête des Augustins. Ils partagent les quelques lignes écrites, hier, pour les Monique.  Que leur journée soit bonne.

Hélas, le 28 août, nous n'avons pas le coeur à la fête. C'est l'anniversaire d'un être cher mais il n'est pas là pour qu'on puisse l'embrasser.

Guilad Shalit a 25 ans.

Un garçon de vingt-cinq ans, le plus souvent il fait la fête pour son anniversaire. On lui accorde même le droit à certains excès ; on n'a pas tous les jours 25 ans !

Guilad, lui, est toujours otage et dans quelles conditions ?

Des puissants, amis ou ennemis, pourraient débloquer la situation, au moins se parler, pour trouver un accord qui ouvrirait la cage à l'oiseau. Lui, pauvre otage, il ne peut rien.

Ces décideurs pleins de mauvaise volonté ont tous largement dépassé les 25 ans. Peuvent-ils se revoir à l'âge de Guilad et s'imaginer en prison et sans prévision de sortie ? Leur mémoire est sélective.

Sa famille et ses amis, comme il convient, manifestent leur attachement et l'espoir de son retour.

C'est vers eux, aujourd'hui, que va notre solidarité.

Par Tipanda - Publié dans : C'est votre jour.
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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 17:10

Le 27 août, c'est la fête des Monique.

Le cas de Ste Monique n'est pas unique ; quelques recherches suffiraient pour établir rapidement une liste de ces mères qui ne sont connues que par leur fils.  On peut, au hasard, citer Ste Ida de Boulogne dont le seul acte remarquable fut d'avoir accouché de Godefroy de Bouillon, le conquérant de Jérusalem.

Monique est une figure tellement archétypique qu'on se demande si elle a vraiment existé telle que la "légende dorée" nous la présente ou si le personnage fut créé, après coup, pour l'édification des masses.

Résumons :

Au IVème siècle, dans une famille patricienne de l'Afrique du Nord romaine, Monique était l'épouse malheureuse d'un mari débauché et violent. Entre deux accès de larmes et de désespoir, elle consacrait toute son énergie et sa valeur morale à l'éducation et l'édification de son fils Augustin.

Dans un premier temps, elle gagna surtout de quoi se décourager ; le fils suivait la voie du père et préférait à toute autre occupation les plaisirs que la morale réprouve. Imperturbable, Monique continuait à prier Dieu de lui accorder sa grâce et sa lumière.

Vous l'avez sans doute constaté, ainsi que le proclame un dicton populaire, "La vertu devient rigide quand le reste ne l'est plus". Augustin ne fit pas exception à la règle ; quand il eût épuisé les plaisirs que la jeunesse accorde, il se convertit, ne fit pas les choses à moitié, devint évêque et docteur de l'Eglise.

Saint Augustin ne fut pas la moitié d'un théologien ; ses fameuses "Confessions" font partie du répertoire obligé des philosophes et des séminaristes ; très logiquement, il fut canonisé.

L'Eglise n'a jamais aimé gâcher les occasions qui s'offrent à elle. Elle fit d'une pierre deux coups et, attribuant à Monique la conversion de son fils, la promut à la sainteté, elle aussi.

Monique est devenue la sainte patronne des mères méritantes.

Son sort ne vous fait pas envie ? Tant pis, nous pensons quand-même à vous et vous embrassons pour votre fête.

Par Tipanda - Publié dans : C'est votre jour.
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