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Enfin ! a-t'on envie de dire.
Tout le monde y pensait mais personne n'osait dégainer ouvertement.
Oui, la charge contre DSK avait un point commun avec l'affaire Polanski : donner aux antisémites une occasion de se déchaîner.
Chaque jour ou presque, sortaient de prétendues informations en faveur de la soi-disant victime ; les médias les étalaient avec complaisance.
Ceux qui se risquaient à dénoncer ce véritable lynchage médiatique en rappelant que l'accusé ne s'était pas exprimé et qu'il fallait aussi l'entendre, ceux-là étaient immédiatement accusés de favoritisme.
La raison de ce favoritisme ?
Tout l'art du commentateur consistait à laisser entendre sans dire, tout en insistant ... Le public devait croire qu'il trouvait lui-même un rapprochement entre les noms des défenseurs, celui de l'accusé et sa fortune. Il fallait à tout prix montrer un juif riche et puissant abusant une pauvre noire.
Quelques-uns, plus maladroits ou moins prudents que les autres, se sont découverts en parlant du "lobby juif".
Le CSA vient de le remarquer ; c'est, pour le moins, une réaction tardive mais nous la porterons à son crédit : mieux vaut tard que jamais.
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