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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 09:34
            Claude Levi-Strauss, donc, a  eu cent ans. L'anniversaire n'a pas pu nous échapper. Journaux, radios et télés ont abondamment traité l'événement et c'est tant mieux, cela nous change agréablement des festivités-spectacles et de la politique du même nom.
Néanmoins, dans le concert de louanges, un silence assourdissant : celui des bonnes âmes rancunières, une certaine catégorie d'antiracistes fâchés depuis longtemps avec Claude Levi-Strauss. 
Que lui reprochent-ils, à ce défenseur des peuples menacés, lui qui traite de sauvage celui qui dit que l'autre est un barbare ?
Ils lui en veulent de parler de races. Fi, quelle horreur !
La bien-pensance a décrété une fois pour toutes qu'il n'y a pas de races humaines.
Tous les jours, nous devons chercher des arrangements avec ce casse-tête : lorsque sous décrivez quelqu'un, il faut surtout éviter de préciser qu'il est noir, ce serait trop affreux, immédiatement vous seriez étiqueté "raciste". Pour échapper à l'anathème, vous devez utiliser de ridicules périphrases qui diront la même chose sans utiliser le mot fatidique qui vous déshonorerait à tout jamais. 
Tant pis, plutôt se déshonorer auprès des cons dont le jugement nous importe peu que patauger dans le vague et, pire, l'hypocrite.
Quand nous parlons des noirs, nous utilisons un concept utile à la description et au débat. Rien ne permet aux antiracistes auto-proclamés de nous tr
aiter de racistes.
Dire d'Untel que c'est un noir ou un métis n'a rien de péjoratif.
La haine raciale doit être combattue, énergiquement mais il n'est pas certain que la négation des races soit une arme efficace. Quand les choses se sont pas dites clairement, le non-dit peut opérer insidieusement ses dégâts.
Depuis la disparition de l'homme de néandertal, il n'y a qu'une espèce humaine  mais celle-ci se répartit en sous-groupes qui se prolongent en transmettant des gènes spécifiques, ce sont des races. Certains, de bonne ou mauvaise foi, prennent un malin plaisir à compliquer la situation en embrouillant les concepts,   Lorsque Claude Levi-Strauss utilise le mot "races", il ne fait pas la confusion et il n'y a pas de quoi fouetter un chat (pauvre bête !)

Justement, les chats vont nous donner l'occasion d'une comparaison éclairante.
Les amateurs de chiens et de chats ont une attitude radicalement différente.
L'espèce "chiens" se répartit en races très variées, du St Bernard au chihuahua. Leurs propriétaires cultivent la race pure. La reproduction est contrôlée, parfois jusqu'à la consanguinité, et les métis, sous l'appellation infamante de "corniauds", n'ont pas droit de cité.
Parmi les chats, il n'y a pas de corniauds. Certes, il y a des amateurs exclusifs du chartreux ou du persan, mais le minet de "pures-races-au-pluriel" n'est pas rejeté comme un rebut. Dans les concours de beauté féline, il a sa catégorie. Il peut se faire admirer, et même obtenir un prix, en tant que "chat de compagnie" ou "chat européen".
Il faut paix et raison garder ; avec les êtres humains conduisons nous en chats. Autrement dit, donnons caresses et ronrons au lieu d'aboyer et de mordre, ne soyons pas chiens ! 
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 10:13
 ... et surtout de leurs familles.
J'entends déjà les cris d'orfraie : "comment peut-on s'en prendre à des victimes ?! Le malheur mérite empathie et commisération."
Rassurez-vous, le sort des victimes ne m'est pas indifférent et j'affirme que la justice doit s'en occuper.
... puisque nous sommes sensés vivre dans un état de droit.
L'état de droit commence précisément lorsqu'une justice codifiée remplace la loi du plus fort ou la vengeance.
Jusqu'à peu, nous étions assurés d'avoir atteint ce niveau de civilisation. Mais l'actualité s'acharne à nous en faire douter.
    Voici le tableau d'un procès tel que les medias en raffolent :
Un enfant, forcément adorable, a été enlevé puis assassiné, avec ou sans viol et actes de barbarie, par un individu forcément haïssable et, cerise sur le gâteau, récidiviste. Le procès a lieu devant une cour d'assise.
 La presse n'est pas autorisée à filmer les débats mais elle tourne autour du palais de justice comme une nuée de vautours se réserve une charogne, et fond sur les bons morceaux, c'est- à- dire les proches de la victime.
Les familiers du meurtrier pourraient tenir des propos différents du consensus. On les évitera donc consciencieusement, à moins qu'ils ne soient préposés au rôle d'imprécateurs, dans le registre : "il fera mourir sa mère de chagrin " ou "à le voir battre sa femme, les soirs de cuite, il fallait s'en douter". En revanche, les micros s'attardent complaisamment sur les parents de la victime et présentent le châtiment du meurtrier comme le seul moyen pour eux de "faire leur deuil"....(tiens, c'est curieux, j'ai toujours cru que seul le temps pouvait faciliter le travail du deuil ...)
Très vite, il apparaît que ces familles ne recherchent pas la justice, extérieure et réfléchie, mais la vengeance. Elles ont besoin de lyncher un coupable, elles regrettent de ne pas y être autorisées physiquement et compensent avec les mots, l'étalage du pathos et de la haine. Elles ne sont accessibles à aucune forme de doute ; plutôt risquer de punir un innocent qu'être privé de vengeance ; c'est une réaction qui fait froid dans le dos. Entre les lignes ou même ouvertement, certains envisagent le retour de la peine de mort, et même son exécution publique, une espèce de sommet dans la jouissance de leur vengeance. Navrant.
Que la presse de chiottes et de caniveaux y trouve de quoi augmenter son tirage, pas de quoi s'étonner.
Ce qui devrait, en revanche, nous inquiéter c'est la faveur que les vindicatifs rencontrent auprès du pouvoir politique. Le populisme joue à l'apprenti-sorcier.
Une garde des sceaux (dur de résister à la tentation d'écrire :" sots" .) trouve toutes les occasions de rabaisser la justice et de soutenir les victimes auto-proclamées, avant même le bouclage des enquêtes.
Elle veut être populaire.
 Mais ce n'est pas sa fonction d'être populaire.
Son ministère, c'est la justice, tâche ardue et sans "glamour". Si le côté rébarbatif lui déplaisait, nul ne l'a obligée d' accepter le job.
Elle sape le pouvoir judiciaire pour séduire la populace et complaire au pouvoir exécutif, son maître inconditionnel. Ceux qui ferment les yeux devant le processus en cours sont mûrs, selon les goûts, pour l'éclosion d'une forme de fascisme ou, au minimum, l'installation de big brother.
Une telle stratégie défait l'équilibre des pouvoirs, condition impérative de l'état de droit.
La refuser n'a rien à voir avec une complaisance envers le crime.
 Il s'agit de respecter un certain nombre de procédures qui sont la garantie du droit. Elles sont parfois lourdes, vécues comme frustrantes, mais c'est lorsqu'on ne les respecte plus que l'état se déshonore et augmente les risques. Plus les peines encourues sont féroces et impitoyables, plus la criminalité est violente, ce qui provoque un durcissement supplémentaire des sanctions. C'est un cercle vicieux de plus.
De temps en temps, il peut être salutaire de relire "l'Esprit des lois" et la théorie des climats de Montesquieu .
La répression des crimes ne regarde pas les victimes.
C'est assez facile à démontrer pour les affaires de droit commun, celles qui vont du banditisme au crime passionnel.
Mais il ne peut exister d'exception, de domaine protégé.
La répression du crime contre l'humanité doit se défaire également de l'intrusion des familles. A moins de s'en remettre à des médiations, leur règlement judiciaire doit passer par des tribunaux.
La justice doit dire et faire respecter la vérité. Pour ce faire, elle a besoin, en plus des preuves matérielles, de témoins qui aideront à établir les faits. Ces témoins peuvent être des survivants ; les victimes ont donc toute leur place mais les familles des victimes ne doivent pas s'immiscer dans les procès.
Il m'a fallu du temps pour faire ce chemin. Aujourd'hui, je suis persuadée qu'il existe une place pour les familles, en particulier les descendants, dans des fondations, des mouvements d'opinion, pour faire vivre la mémoire et lutter contre le négationnisme, pas comme demandeurs ni auxilliaires de justice.
Il ne faut pas confondre les genres et les fonctions.
En aucun cas, les familles n'ont de place dans les décisions de justice.
Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 15:37

Citez-moi un métier dont les diplômes sont très difficiles à obtenir,
qui bénéficie d'une importante notoriété,
dont l'utilité sociale est universellement reconnue,
dont personne ne prendrait le risque de se passer
mais que tout un chacun, du plus ignorant au plus érudit, prétend juger : .. ? 
Laissez-tomber les majors de promo de toutes les grandes écoles. Il ne s'agit pas non plus des experts en produits financiers, ils sont en train de nous ruiner mais vous verrez qu'ils s'en tireront avec les honneurs. Figurez-vous que ce métier  tellement envié et malmené est celui de médecin.
Autrefois, les familles possédaient un gros volume nommé  "livre de médecine". C'était un outil pratique pour faire le plein des salles d'attente ; la lecture d'un tel ouvrage avait un effet automatique, vous en sortiez persuadé(ée) d'être affligé(e) de toutes les maladies dont vous veniez de lire la description. Les femmes étaient persuadées de ne pas souffrir de la prostate, les hommes se félicitaient d'avoir échappé à l'endomètriose. C'étaient à peu près les seules affections qui ne pouvaient les affecter. De tout le reste vous étiez atteints ou menacés, peu ou prou. 
Vous preniez d'assaut la salle d'attente de votre médecin, il vous recevait en consultation et vous le quittiez satisfait(e), en général parce qu'il ne vous avait trouvé aucune des épouvantables maladies que vous lui avez racontées et, parfois, aprés qu'il vous a détécté une petite chose qui ne deviendra pas grave puiqu'elle aura été prise à temps.
Et puis, survint Internet qui mit au rancart le vieux livre de médecine et communiqua la sainte parole à tous ... sans discrimination. Alors, chacun se crut savant. On rencontra des coiffeuses se prenant pour des dermatologues et des mères de famille accomplissant leur vocation de pédiatres.
L'attirance est plus forte vers ce qui paraît le plus accessible. Les soignants-amateurs ont peu d'appétit pour les formules scientifiques et les matériels réservés à un usage professioinnel. Ils aiment la nature (prouvant ainsi qu'ils ne sont pas rancuniers). Ils ne sont pas capables d'assumer les risques induits par leur attitude irresponsable. Ils recherchent ce qui fera de l'effet sur les naïfs sans courir trop de risques. Passons sur les sectes guérisseuses qui font le malheur de leurs adeptes en les décourageant de recourir à la médecine. Vous l'avez certainement remarqué : ils ont une véritable prédilection pour l'homéopathie, elle soigne très bien les maladies qui guérissent toutes seules, l'ostéopathie qui fait des miracles dans un laps de temps où la maladie laissée à elle-même  n'aurait pas fait d'histoire pour guérir.
Ils nous agacent, ils font monter notre tension ... mais ce sont de doux rêveurs, pas le temps de les pourchasser.
Néanmoins, parfois, l'autodésignation d'expertise et d'autorité peut faire des dégats. . 
Il vient de survenir un fait divers révélateur d'une autre dérive :
 Une personne âgée est victime chez le coiffeur d'une perte de connaissance qui nécesssite l'appel du SAMU .        Un médecin urgentiste prend donc la victime en charge et tente de la ranimer. Des "témoins", ni médecins ni pompiers, sont interloqués par les manipulations effectuées par l'urgentiste. Au lieu de lui demander le sens de ses gestes, ils rameutent des gens plus qualifiés mais qui n'ont pas assisté à la scène et, sans plus s'inquiéter du bien-fondé de leur étonnement, ils déposent plainte contre l'urgentiste. L'homme de justice à qui Outeau n'a rien appris enfourche la monture si complaisamment offerte et fait embastiller le médecin ... jusqu'au moment où les vérifications effectuées l'amènent à libérer piteusement le praticien trop vite incriminé.
Tout est bien qui finit bien, certes... Il en reste la constatation désagréable que l'usager moyen, et malade en puissance, se comporte avec son médecin comme il n'oserait pas le faire avec son plombier ou sa coiffeuse.
Après cela, allez expliquer aux enfants que s'ils ont d'excellents résultats scolaires, ils pourront devenir médecins !
Bon courage !

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 09:25
               Les génies qui nous gouvernent se tortillent comme un candidat au suicide au bord du trou de la sécu.  Quand faut-y aller, faut -y aller,... mais on essaie d'abord quelques exercices, dans le cas improbable où ça marcherait.
Dernière trouvaille : on va noter les hôpitaux.
Non-dit, mais implicite : pour sanctionner les plus mauvais résultats.
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de mettre une note de satisfaction ... Bon courage !
Pour que la note soit le moins discutable possible, il faut trouver des éléments chiffrables. C'est comme la correction d'une copie de maths ; plus facile de mettre une note qu'à un devoir de philo. "Bon ou faux"... peu de risques de contestation.
Un statisticien de génie, comme seule l'ENA est capable de nous en fournir, a trouvé le critère : le taux de mortalité.
Plus on décède dans votre service, plus votre note sera mauvaise.
Et le grand public, avec son petit esprit, d'approuver : "on pourra évaluer les risques et choisir le meilleur hôpital".
 Le statisticien est content ; sa trouvaille permettra de réduire des établissements au régime sec dans une ambiance de consensus. C'est toujours ça de pris.
Une question semble leur échapper complètement : de quoi meurt-on dans un hôpital ? Les inconscients, ils ne se croient pas concernés !
Réponse limpide, à la limite du pléonasme : on meurt d'une maladie mortelle.
Conséquence d'une logique imparrable : tout hôpital qui veut une bonne note doit éviter à tout prix de soigner ce genre de maladies.
Tous les malades incurables sont indésirables dans les hôpitaux. A qui vont-ils s'adresser ? Aux cliniques privées ? Surtout pas !
Les cliniques privées ont compris depuis longtemps : elles ne pratiquent que de très profitables interventions chirurgicales. Le risque est moindre et le profit indiscutable.
On commence à comprendre où notre statisticien veut nous amener : remplacer nos bons vieux hôpitaux par des entreprises chirurgicales "high tech", avec des patients qui accepteront de payer parce qu'ils auront l'impresssion de choisir et quand on aime, on ne compte pas, chacun le sait.
Le rêve ...
Petite interrogation en passant : "que deviennent les incurables ?"
Un ange passe ... il faut être bien mal élevé pour oser proférer une telle incongruité, une question aussi déplacée.
L'incurable, donc, il doit rester bien enfermé et bien invisible, mourir chez lui en causant le moins  de frais  possibles  à la société.
Vous n'avez pas envie de finir incurable ? - c'est fou comme ils vous font penser aux intouchables, caste maudite.
Ne vous posez pas la question, de toute façon, le moment venu, personne ne demandera votre avis.
Un conseil : Priez, mes frères, priez pour ne jamais vous trouver dans cette situation.  
De toute manière, l'avenir n'a pas beaucoup de chances de s'améliorer. Il ne vous reste que la foi.
Les étudiants en médecine vont, de ce pas, fuir les maladies graves, à grandes enjambées. A leur place, je ferais de la chirurgie esthétique : rien que des patients volontaires, qui paient le prix et vous permettent d'être rapidement propriétaire d'une villa cossue dans un paradis touristique.
A ce train-là, nous aurons tous un nez mignon, plus de culotte de cheval ; et nous confierons nos cancers en phase terminale à la Bonne Vierge de Lourdes ... qui en a vu d'autres.
Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 10:28
La mémoire, c'est vivant. Nous gardons le souvenir des faits et des gens ... un certain temps.
Plus un événement ou une personne nous ont marqués, plus longtemps nous en conservons le souvenir.
C'est la mesure de la survie pour les incroyants : la trace des morts demeure dans notre vie, le temps que nous nous les rappelons. Le jour où plus personne ne se souvient, on est bien mort.
Et les événements anciens ? Que deviennent les générations que nous n'avons pas connues, que nous avons oubliées ?
Ils sont l'histoire.

Des faits et des gens viennent à notre mémoire pendant que d'autres en glissent pour devenir histoire.
Parfois, ils s'attardent et ne peuvent nous quitter. C'est qu'il leur reste encore quelques comptes à régler.
Paradoxalement, les négationnistes qui s'acharnent à détruire le souvenir du génocide
entretiendront sa mémoire après la mort du dernier témoin,  en nous interdisant de ranger leurs victimes dans les savoirs historiques.
La mémoire n'est donc pas l'histoire car elle est terriblement affective.
Elle vit en nous le temps que nous nous sentons concernés et que nous sommes capables de nous battre pour elle. L'histoire
est beaucoup plus tranquille, elle est question de savoir, nul ne vous demande de prendre parti.
Prenons un exemple pour illustrer : deux massacres.
La Shoah est toujours dans notre mémoire ; il reste des témoins, des survivants douloureux et, malheureusement, des nostalgiques qui rêvent de "finir le travail".
La Saint Barthélémy fut une abominable tuerie mais je ne connais personne qu'elle obséderait encore aujourd'hui. Il y a des chercheurs, des historiens intéressés mais ils le sont en scientifiques. Si un groupe de protestants en affronte un de catholiques (en Irlande, par exemple) ce n'est pas en mémoire de la St Barthélémy.
Mais il ne faut jamais sous estimer la capacité humaine de nuire .
Il y a toujours des nuisibles prêts à ranimer l'histoire pour la changer en mémoire.
La guerre, pas si ancienne, au Kosovo a été déclenchée par le rabachage de la bataille du Champ des Merles par des nationalistes serbes. Il y a fort à parier que le jeune kosovar moyen se fichait du fameux champ comme d'une guigne jusqu'au jour où les tenants de la Grande Serbie le lui ont rappelé.
Je vois d'ici le parallèle qui va être établi : Jérusalem.
"Lorsque les juifs et les musulmans s'étripent allègrement pour la possession de Jérusalem, c'est une instrumentalisation de l'histoire et on n'est pas près de résoudre la controverse s'il faut remonter jusqu'à Abraham pour retrouver le premier occupant qui ferait valoir ses droits." Dit-on.
Eh bien, non. Jerusalem n'entre pas dans ce processus. Sa mémoire est toujours restée vive.
"L'an prochain à Jérusalem ...", voilà des générations que ces mots rythment l'espoir des juifs dispersés.
Jérusalem est plus que jamais dans la mémoire d'un peuple, donc dans son coeur.
La question n'est pas forcément insoluble mais il faut certainement faire appel à d'autres ressorts que la démonstration historique.
Il faut parler aux coeurs, pas aux ordinateurs.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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