Mercredi 12 octobre 2011
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On n'ose pas se montrer optimiste, après une si longue attente toujours déçue, mais la libération de Guilad Shalit serait proche.
Les fous deviendraient raisonnables.
L'accord se confirmerait : mille prisonniers palestiniens en échange de Guilad.
La disproportion des chiffres vous étonne ?
- Pas de raison, il suffit ne nous rappeler que, dans le passé, Israël a déjà échangé des centaines de prisonniers contre des cadavres, simplement dans le but de les enterrer dignement dans la
terre d'Israël. Et puis un citoyen vaut l'ensemble donc il n'y a pas motif à faire des calculs et des comptes d'épicier.
Pourquoi la situation qui pourrissait depuis cinq ans s'est-elle subitement débloquée ?
Restons tout modestement à notre place d'ignorant mais accordons nous le droit de supposer.
Ces derniers temps, l'ambiance chauffe en Syrie. Le dictateur local a des chances de ne pas continuer à nuire bien longtemps. On peut conclure, sans trop de
risques, que le Hamas n'est pas à la fête ; il peut s'apprêter à perdre son protecteur. La plus élémentaire prudence voudrait qu'il se mette à couvert sous d'autres abris. Mais qui accepterait un
protégé aussi encombrant, juste bon à vous fâcher avec la terre entière ?
Pour conquérir un nouveau protecteur, il vaut mieux laisser tous ses vieux conflits derrière soi, brosser le riant tableau d'une situation claire. Il est donc prudent pour le Hamas de mettre un
terme au scandale Shalit.
Une reddition en rase campagne n'est pas forcément envisageable. Comment être pris au sérieux par les vieux antisémites bon-teint qui sont votre fond de commerce si vous n'essayez
plus de faire peur ? Il faut donc mégoter, chipoter, faire traîner, comme si on vous arrachait vraiment un gros sacrifice. La quantité acceptée, reste à discuter la qualité ; faudrait pas
vous croire assez bêtes pour jouer les gagne-petit, accepter qu'on vous rende la piétaille et garde en boîte les beaux morceaux.
C'est ce que chantent partout les porte-parole plus ou moins autorisés du Hamas, pour faire bien, pour avoir l'air sérieux.
Israël détient, pour de longues années, un gros poisson : Marwan Barghouti. Théoriquement, il peut moisir en prison jusqu'à la fin de ses jours. Dans la pratique, tout le monde
sait que ce genre de peine trouve toujours une fin politique. Barghouti sera élargi le jour où Isaraël trouvera plus d'avantages à l'avoir dehors que dedans, jugera utile de se fâcher avec son
exrtême-droite sécuritaire pour sauver la paix et son avenir.
Ce jour-là, qui sera le dindon de la farce ?
La réponse est évidente : le Hamas.
Barghouti est une autre pointure qui aura tôt fait de renvoyer à leurs chères études les enturbannés valets de l'Iran. D'ailleurs, sa vie de prisonnier est un long séminaire de préparation au
pouvoir.
En résumé, il serait fort surprenant que le Hamas transforme le cas Barghouti en imprératif absolu.
S'il le fait, c'est un attentat suicide dirigé, cette fois, contre lui.
Mais laissons les crabes s'entretuer dans le panier, l'important est de retrouver Guilad sain et sauf.