l'air du temps

Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /2007 22:20

Un anniversaire passé sous silence ou presque.

Il y a quarante ans, Israël déclarait et remportait la guerre des six jours.

Il est de bon ton chez les bonnes âmes de lui en vouloir et de lui imputer le désastre qui règne aujourd'hui au Proche Orient . Les vainqueurs sont forcément et définitivement coupables.

Autre question digne d'être posée : si Israël avait été battu, que serait-il arrivé pour la région et le monde ?  Un Proche Orient au pouvoir des dictatures syrienne et égyptienne ? La réponse est vite trouvée. Nous pourrions tous vivre en Israël, pas dans les dictatures arabes ni chez les islamistes.

Alors, longue vie à Israël. Notre solidarité ne fera jamais défaut à nos frères.

Par jacqueline simon - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 11:11

Notre monde moderne, paraît-il, n'a plus le sens du sacré. Erreur, il a beaucoup perdu le sens du religieux mais il continue à vouer une confiance et un respect absolus à ceux qui disposent de la vie de leurs semblables : les médecins. Vous pouvez être le plus riche, le plus puissant, le plus autoritaire, vous êtes l'humilité même en face de votre cardiologue et,  plus encore, de votre chirurgien. En eux réside votre espoir de conserver ou retrouver la santé. Dans ce but, vous leur donnez carte blanche sur votre vie. Vous jouez gros, ces gens-là vous font courir des risques : les médicaments actifs ne sont bénéfiques que parce qu'ils recèlent des poisons potentiels, l'anesthésie qui vous empêche de succomber à la douleur rend possible les réussites de la chirurgie mais elle peut vous tuer. Si un individu quelconque vous proposait de risquer l'empoisonnement, vous refuseriez à coup sûr. Et vous acceptez, sans question ou presque, lorsque la proposition vient d'un médecin. Pourquoi ?

Vous ne le prenez ni pour un ange, ni pour un saint ; de toute façon, il ne vous est pas assez proche, en général, pour que vous puissiez évaluer ses qualités personnelles. La réponse est d'une simplicité naïve : vous avez confiance parce que vous croyez au respect de cette éthique médicale symbolisée par le fameux serment d'Hippocrate. Dans un monde où le parjure est la règle, vous savez qu'il est nécessaire à votre survie de croire que le médecin est toujours fidèle à son serment, qu'il place le respect de la vie, surtout la votre (!) au sommet de tout.

 Et tout le monde croit.

Et tout est bien, don't think twice, il's all right, ... tant que le serment sacré reste la clé de voûte de l'édifice médical. Beaucoup de criminels seront pardonnés avant Mengele ou Hirt ; tout manquement est un scandale voué à l'exécration éternelle. Et pourtant, des cas émergent au hasard de l'actualité. Les dernières attaques terroristes contre le Royaume Uni sont le fait d'un réseau de médecins. Heureusement, ils n'ont pas l'air très doués pour les explosifs, on les espère plus compétents dans leurs spécialités médicales mais...on a froid dans le dos à l'idée de remettre son sort entre de telles mains. Semer le doute à l'égard d'une profession qui repose sur la confiance peut être plus destructeur, en fin de compte, qu'une explosion meurtrière provoquée par n'importe qui.

Dans la presse, peu signalé mais révélateur d'un autre malaise : la mort pas exceptionnelle d'une petite égyptienne excisée dans une clinique gynécologique. La gynécologue a proposé de verser une somme d'argent aux parents pour les indemniser. L'affaire est révoltante à plusieurs titres. Au départ, ce qu'il faut bien appeler la lâcheté du gouvernement égyptien ; pris entre le poids d'une tradition africaine très implantée dans la population et quelques tentatives internationales de faire cesser un usage barbare, il a opté pour l'hypocrisie : l'excision n'est autorisée que si elle est pratiquée dans un établissement chirurgical garantissant le respect de l'hygiène. Les promoteurs de cette loi la présentent comme un progrès par rapport aux charcutages pratiqués traditionnellement. Ils évitent surtout de dénoncer le scandale intolérable d'une mutilation imposée par une haine imbécile du plaisir féminin. Que des médecins soient les acteurs de cette pratique sinistre est inacceptable et encore plus révoltant lorsque ce médecin est une femme. L'appat du gain est évidemment ce qui explique l'absence d'un minimum de solidarité féminine et c'est encore l'argent qui est présenté comme le pretium doloris dû aux parents, alors que ceux-ci partagent la culpabilité de la mort de leur fille, le médecin s'est livré à une pratique médicalement inutile et même nuisible qui a entraîné la mort, mais ce sont les parents qui ont demandé l'intervention. La transaction financière est révoltante autant pour celui qui paie que pour celui qui reçoit.

Des médecins apprentis-terroristes à l'implication d'autres médecins dans la torture, la barbarie et l'obscurantisme, un même risque, trop dangereux pour qu'on accepte de le courir, celui de faire douter de ceux en qui la confiance est absolument nécessaire.

Par jacqueline simon - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /2007 20:22

Qui peut répondre à ces questions ?

- Comment se fait-il que les éleveurs italiens supportent le loup, et pas leurs homologues français ?

- Comment les éleveurs espagols font-ils pour s'accomoder de l'ours qui donne des crises de nerfs aux bergers français ?

- Pourquoi serait-il juste que mes petites filles devenues adultes ne puissent jamais manger d'anchois parce qu'à la survie de l'espèce, leurs grands-parents ont préféré permettre aux chalutiers bretons une dernière saison de pêche ?

- Pourquoi les gouvernements français successifs se laissent-ils impressionner par des leaders agricoles ou maritimes qui ne représentent qu'eux-mêmes, c'est-à dire plus grand-chose ?

 

Par jacqueline simon - Publié dans : l'air du temps
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /2007 22:38

Dans le Monde du 25 août 2007, une analyse de Jean-Yves Nau ayant pour titre " Dieu, le peuple et les embryons". Que, diable, allait-il (Dieu) faire dans cette galère ? Il est à craindre que la réponse soit peu claire et, pire, que l'obscurité soit préméditée dans certains intérêts.
 Evidemment, le problème tourne autour de l'utilisation des embryons pour la recherche. De quoi parle-t'on ?
De l'usage excessif du DPI ? Certes, nous avons déjà évoqué le risque de sélection et d'eugénisme attaché à la généralisation d'une telle pratique. Faire un enfant parfait est un rève dangereux, sutout si la définition de la perfection appartient à un pouvoir arbitraire et non démocratique. Pour l'instant, pas de panique, la réalisation d'un DPI suppose une fécondation in-vitro, l'examen des embryons produits et la réimplantation des embryons choisis. Pour toutes sortes de raisons dont le plaisir de faire un enfant n'est pas la plus négligeable, la fécondation in- vitro est encore un pis-aller qui ne peut être généralisé. On peut s'attendre à beaucoup plus de danger dans le développement d'analyses sanguines poussées qui donneront les mêmes informations sans avoir à manipuler l'embryon. Donc l'embryon n'est pas réellement concerné  par ce type de recherche.
De l'utilisation des embryons pour l'intérêt de leur matériau cellulaire ? L'embryon soumis à de tels travaux n'est pas destiné à durer au-delà de l'expérience ; aucun tort à qui que ce soit, la recherche dispose d'un matériau destiné, de toute façon, à la poubelle : la masse des embryons surnuméraires produits lors des fécondations in-vitro,  non implantés et non réclamés par leurs géniteurs. Où est le problème ?
Le problème, c'est l'attitude des militants qui se disent pro-vie, manière d'accuser leurs opposants de vouloir la mort. Jamais ils ne parlent d'embryons, ils n'ont à la bouche que le mot "bébé", histoire de culpabiliser les femmes qui ne seraient pas obsédées par la passion de se reproduire. On croyait que ce genre de délire appartenait à nos vieux combats pour faire admettre le droit des femmes à l'IVG. Erreur, les religieux s'abritent derrière un écran d'aspect scientifique et médical pour tenter de réinstaller leur loi. On les a jetés par la porte, ils reviennent par la fenêtre.
La lutte est toujours à recommencer, la lutte pour le droit des femmes à choisir ce qu'on fait de leur corps. 

Par Jacqueline Simon - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /2007 08:57

La commission des lois de l'Assemblée Nationale vient d'accepter de présenter un projet légalisant l'usage des tests ADN pour lutter contre l'immigration clandestine. Résumons : l'immigrant bien accepté et même souhaité est un actif jeune, sans charges et formé. Celui-ci pourrait faire son trou n'importe où, on ne voit pas ce qui le pousserait à venir en France où il peut s'attendre à encaisser toutes sortes d'avanies ; donc le gros des candidats à l'entrée en France relèvent de ce qu'on a coutume d'appeler "le regroupement familial" qui est, pour adopter le vocabulaire des comptables, plus riche en charges qu'en produits. Nos brillants législateurs sont toujours à la recherche d'astuces permettant d'embêter les candidats pour les dissuader de faire venir leur famille et donc de s'installer dans la durée. 
Arguant de ce que le regroupement familial peut être un prétexte pour faire venir des gens qui ne sont pas réellement parents, Ils viennent de découvrir l'eau chaude, les tests ADN qui prouveraient une parenté mieux que l'état civil du pays d'origine soupçonné d'avance de falsification.
Hélas pour cette "brillante idée", les grincheux ont déjà leurs objections. 
La demande la plus fréquente de regroupement familial concerne l'épouse. Si l'on excepte quelques rares sociétés connaissant l'endogamie, la plupart des mariages ont été conclus entre individus qui ne sont pas parents, le test ADN ne dira rien sur la réalité de leurs liens familiaux. Plus probablement, est-il question d'empêcher l'immigré d'introduire frauduleusement des enfants qui ne sont pas les siens. Au lieu d'appeler la biologie au secours, il serait beaucoup plus satisfaisant pour tout le monde, et d'abord pour les enfants, d'enquêter sur les cas avérés, ce qui permettrait de sanctionner des formes  d'exploitation enfantine. A ce jour, la protection des victimes de ces trafics est bien insuffisante. 
On s'apprête à supprimer un bienfait sous le prétexte qu'il y a des abus. Au lieu de s'attaquer aux abus, comme d'habitude, on "jette le bébé avec l'eau du bain".
Surtout, ce serait une atteinte au respect de la vie privée, respect qui fait partie des droits fondamentaux reconnus par notre "belle patrie, mère des Droits de l'Homme". Les nationaux auraient donc des droits qui ne seraient pas reconnus aux autres. Insensé et inquiétant. 
Pour contourner par avance cette objection, il est prévu que les tests ne seront effectués que sur des volontaires. On ne précise pas ce qu'il adviendra de la demande de ceux qui auront refusé, mais on devine sans peine la réponse. De qui se moque t'on ?
Il serait temps d'arrêter de convoquer la science à des pratiques inhumaines. On a déjà connu et on ne veut pas revoir.

Par Jacqueline Simon - Publié dans : l'air du temps
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