Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 10:35
   Mardi 20 octobre, sur ARTE, un document d'actualité sur la grippe A et, plus précisément, sur les campagnes de vaccination initiées dans les divers pays d'Europe.
   D'abord, nous avons une impression de déjà vu, mais une bonne remise en ordre, n'est-ce pas, ça ne fait jamais de mal. Et, au milieu du ronron, un coup de tonnerre : les membres du gouvernement, en Allemagne (mais pourquoi en irait-il autrement en France ?), recevront un vaccin sans adjuvant.
    On se pince, on se dit "ils n'oseront pas", et si !
Le citoyen lamda peut se rendre à l'évidence : les labos, histoire de toucher le jackpot, vont nous injecter massivement des cochonneries (c'est le terme qui convient pour une "grippe porcine" ); mais ils sont assez conscients du problème pour ne pas s'attirer les foudres des puissants ... qui les laissent faire ; le danger ne les concernera donc pas.
    A défaut d'être devenus altruistes, depuis l'affaire du sang contaminé, nous imaginions que les gouvernants avaient appris la prudence.
Nous les croyions devenus exagérément précautionneux, victimes du syndrome de la canicule. C'était agaçant mais pardonnable. N'est-ce pas, on n'est jamais trop prudent.
Nous n'y étions pas du tout.
Nulle inconscience ni pusillanimité chez eux ; ils sont parfaitement au courant des risques.
Résumons :
Ils organisent la panique pour créer le besoin de vaccins, la demande grandit. Leurs copains, industriels du vaccin sont ravis et fourbissent les armes.
Pour y répondre, il faut augmenter la productivité des labos. Heureusement, ces derniers avaient tout prévu et trouvé la solution : les adjuvants.
L'idée est très simple (la réalisation, un peu moins).
Rappel : le principe de la vaccination est de mettre l'organisme en contact avec un agent pathogène affaibli  pour générer une réaction de défense : la production d'anticorps, l'immunité. Résultat : lorsque le vrai méchant microbe bien virulent monte à l'attaque, bing ! les anticorps le nettoient avant qu'il ait eu le temps de dégainer les armes.
Normalement, il faut ce qu'il faut, on ne peut obtenir de réaction intéressante qu'à partir d'une dose suffisante de vaccin. C'est ici qu'entre en scène l'inventivité des labos ; ils ont trouvé des adjuvants, par exemple l’adjuvant AS03, un mélange de squalène et de polysorbate. Ces substances ont été mises en cause dans le passé mais, au diable la prudence (!), elles agissent, à ce que j'ai compris, en excitant l'immunité du sujet vacciné, ce qui lui permet de réagir à partir d'une quantité bien plus faible d'antigène.
Et l'antigène, dans le vaccin... c'est justement ce qui coûte le plus cher !
     A ce qu'ils essaient de nous faire croire : "dormez, braves gens on veille sur vous".
Alors, si leur camelote est tellement irréprochable, pourquoi  ne l'appliquent-ils pas aux puissants ?
Ils auraient droit, eux aussi, à quelques coups de folie de leur immunité, ils pourraient aprécier tout le charme des maladies auto-immunes. Il en est de véritablement époustouflantes : la polyarthrite, le diabète insulino-dépendant, la sclérose en plaques ...c'est autrement plus chic d'en être atteint que d'attrapper la vulgaire grippe de tout le monde.
Et pourtant, non, on ne leur fera pas essayer les adjuvants. Pas fous les industriels, quand on veut caser son produit chez un client, on ne s'amuse pas à intoxiquer le directeur des achats.
      Pour ce qui est du vulgum pecus, la grande masse des utilisateurs du médicament, ils auront droit aux substances incriminées. Libre à eux de s'offrir un voyage à Lourdes (ou à La Mecque selon les goûts).

Bon, il n'y a pas de quoi en faire un scandale, la vaccination n'est pas obligatoire, si vous n'en voulez pas, vous n'avez qu'à refuser. Fort bien...

Mais on en connait d'autres, des éléments facultatifs qui ne se refusent pas. Essayez de vous faire embaucher dans une entreprise en précisant que vous refusez de faire des heures supp...
Il y aura des pressions et les gens cèderont.
    
L'inégalité n'est pas qu'une question de fortune.
Tout le monde ne dispose pas des mêmes informations, des mêmes moyens de se faire un jugement et de la force de dire NON.
L'attitude des labos et des autorités de santé est un scandale, les uns sont plus exposés que les autres.
C'est la marque du mépris des riches qui savent envers la foule des pauvres, des dominés et des ignorants.

Liberté, Egalité et Fraternité étaient bonnes filles mais aujourd'hui, elles ont mauvaise mine.
Elle ont peut-être attrappé la grippe.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 10:08

    Retour vers des souvenirs scolaires.
    Nous l'avons tous appris, c'est au motif qu'il "pervertissait la jeunesse" que Socrate fut condamné à boire la ciguë (... et c'est pas bon ! . En ce temps-là,  on donnait la mort avec recherche et  diversité).
    Un pervers, des jeunes ... C'est à la mode.
Vous avez besoin d'un prétexte pour conforter une opinion ? Pas d'hésitation, ciblez la jeunesse et, encore mieux, l'enfance.
Défendre les enfants, surtout les têtes à claques, ceux qui font tout pour qu'on "leur en mette une", voilà une noble cause, tellement intouchable qu'elle vous épargnera même la nécessité d'une explication. Personne n'osera vous contester ; protéger la jeunesse est l'argument ultime.
   On accusait Socrate d'éloigner les jeunes des cultes civiques, c'était grave mais peu croustillant. Immédiatement,  l'homme du vingt-et-unième siècle, en obsédé du sexe des autres,  imagine dans "l'affaire Socrate" un scandale à base de pédophilie.

     Voilà qui aurait bien fait rire Socrate et ses contemporains !
On ne trouvait rien à reprocher à ses moeurs sexuelles, c'étaient celles de tout le monde.

     Entre pédophilie et pédérastie, on ne faisait pas l'amalgame.
Les garçonnets vivaient auprès des femmes jusqu'à la puberté ; ensuite le couple masculin adulte-adolescent était la norme et la conséquence logique de l'absence d'éducation des filles. Les citoyens d'Athènes faisaient des enfants à leur femme. Pour le reste ... il valait mieux chercher ailleurs.
    Une chanson de Jean Ferrat ironise : "Une femme honnête n'a pas de plaisir" ; les mères de famille athéniennes n'avaient pas non plus de conversation, sauf Aspasie, mais c'était une hétaïre, autant dire une putain ... donc presque pas une femme. Les sexes menaient une vie sociale séparée. La vie sentimentale et sexuelle était affaire d' hommes.

      Le plus beau, le plus passionné des poèmes d'amour de la littérature grecque est un chant de l'Illiade, celui où Achille hurle son désespoir après la mort de Patrocle, son jeune amant.
      Pendant nos études de grec, il est vrai, on n'a pas hésité à nous livrer une version de l'Illiade expurgée de ce poème. Il était jugé scandaleux, alors qu'on n'a jamais hésité à nous donner le texte des autres chants remplis de massacres et de vengeance.
      Étonnant ? - non : à la mesure de nos conventions. Nous ignorons les codes du passé.

    Dans l'antique Grèce, une génération faisait l'éducation intellectuelle, affective et sexuelle de la suivante...et on n'y trouvait rien à redire. On cultivait même les attachements ainsi créés ; la phalange macédonienne , qui a conquis un empire pour Alexandre, s'était construite sur des couples de guerriers, on savait qu'ils se battraient jusqu'au bout pour défendre leur ami. Les Egaux de Leonidas, aux Thermopyles, se sont fait hacher menu, inséparables jusqu'à la mort.
     Socrate avait des disciples qui ont d'abord été ses amants puis se sont occupés de sa mémoire. Ils avaient nom Platon ou Xenophon. Ils ont fait carrière dans la philosophie ou la littérature, ils ont fait l'éloge de Socrate et nous l'ont rendu admirable.

     Pourtant, si nous le rencontrions aujourd'hui, nous aurions peut-être du mal à accepter le personnage.
Il passait le plus clair de ses journées, dans une crasse oisiveté, à flâner dans les jardins avec la jeunesse dorée d'Athènes. Tout ce beau monde n'avait d'autre occupation que le coupage en quatre des cheveux ... qu'il avait rares()!.
     Une personne ne riait pas, c'était Xanthippe, la femme de Socrate.
Elle avait ses raisons de manquer d'humour. La vie qu'il lui imposait était insupportable.
Ses disciples étaient des gosses de riches ; lui était pauvre (pas même les moyens d'entretenir des esclaves !), mais il s'interdisait de faire payer ses leçons.
C'est la pauvre femme qui se débrouillait pour assurer le minimum nécessaire à leur survie. Elle exerçait le périlleux métier de pêcheuse de poulpes ; elle plongeait pour faire bouillir la marmite (dans tous les sens du terme) du philosophe qui n'aurait pas remué le petit doigt.
    Les disciples du maître, non seulement, ne l'ont l'ont jamais aidée mais ont transmis à la postérité la légende d'une abominable mégère qui faisait des scènes, sans considération pour la qualité de philosophe de son mari. Facile à  comprendre : eux-mêmes étaient à l'abri de la nécessité, ne l'imaginaient même pas.

    Qu'elle soit consolée. Une compagne lui est arrivée au dix-neuvième siècle, en la personne de Jenny Von Westphalen, alias Mme Karl Marx.
Née dans la bonne société allemande, elle s'est mariée en apportant une dot permettant de démarrer une vie de ménage, avec Karl Marx, un garçon peu fortuné mais équipé d'un solide bagage d'études. Le jeune couple, logiquement, avait les moyens de s'en sortir, moyennant un peu de travail, considération scandaleuse face aux prétentions du jeune homme.
Il était convaincu d'avoir une oeuvre à produire, pas le temps de se livrer à des tâches subalternes. A en juger par l'étendue du résultat, il avait raison mais...en attendant la gloire, il fallait vivre.
   Un tel cerveau ne pouvait pas se louer comme un vulgaire prolétaire (sa prédilection).
En attendant le succès d'édition, il était destiné à crever de faim, à moins de trouver une "poire" qui l'entretînt. Il  finit par la trouver en la personne d'Engels qui lui donna son héritage à manger. Trop heureux d'assister le grand homme, il poussa la magnanimité jusqu'à endosser la paternité d'un enfant que l'ineffable Karl avait fait à la bonne !
En attendant l'ami providentiel, Marx ne dérogea pas à ses principes, il dépensa la dot de Jenny.
Comme ses loisirs lui laissaient un peu de temps pour des ébats conjugaux, des enfants lui naquirent.
Tout le monde survécut dans la misère, à l'exception du petit Guido qui en mourut.
Marx était spécialiste du prolétariat mais pas de la honte ; c'est sans gêne aucune qu'il accepta la collecte des pauvres ouvriers et dockers de Whitechapel pour les frais d'enterrement de l'enfant.

     La misère dans le smog de Londres était plus sordide que sous le ciel radieux du Pirée mais, en fin de compte, Jenny et Xanthippe sont bien soeurs.

      Tout cela, c'est de l'histoire, c'est bien loin de nous.  Sauf que ... Nombre de féministes, aujourd'hui, se disent marxistes. N'y voient-elles pas de contradiction ?
      Est-ce toujours aux hommes de dire où sont le bien et le mal ?
Des femmes s'y risquent mais celles qu'on entend se placent sur un terrain balisé par les hommes.
Elles aussi répandent une Morale des cerveaux.
      Nous attendons impatiemment la morale des coeurs et des tripes.

     Qu'on se décide enfin à proclamer la seule vérité qui compte : le mal est dans la souffrance et, en la supprimant, on approche du bien.

     Sans doute, est-ce trop simple ? N'importe qui peut le comprendre ... même une bonne femme !
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /2009 10:17
   15 octobre. Thérèse, c'est je jour où je prends un malin plaisir à vous embrasser.

J'ai consciencieusement oublié le 1er octobre et sa Thérèse de Lisieux pour fêter ostensiblement la Thérèse d'Avila.
A vrai dire, leur sainteté m'importe peu ; il paraîtrait logique que je sois indifférente à l'autre comme à l'une. Précisément, chez elles, je vois surtout des femmes.
     D'un côté, nous avons Thérèse d'Avila, fondatrice d'ordre et docteur de l'Eglise, une intelligence supérieure et un vrai tempérament, vivant sa relation avec Dieu comme une passion amoureuse jamais niée ; c'est le genre de sainte théologienne qu'on donnerait volontiers comme modèle à une jeunesse intellectuelle, une sainte au catholicisme glorieux.
     De l'autre, la célébrité de Lisieux ; nous voyons en elle une petite sainte, comme une certaine Eglise "pas franche du collier" aime en citer en exemple depuis le XIXème siècle, la médiocrité exemplaire, adepte de la mortification jusqu'au masochisme.
     La pauvre subissait une lourde hérédité qui en a fait une malade, toute sa vie. Inapte à la plupart des fonctions, elle a poursuivi un seul but : sanctifier sa souffrance.

      Laquelle a eu les faveurs de l'Eglise contemporaine ?
      - évidemment, la petite sainte minable et souffreteuse de Lisieux.

     Pour qu'elle n'ait pas à rougir de la comparaison, on l'a faite à son tour "docteur de l'Eglise".
 De qui se moque-t'on ?

      Il est un fait certain : si les tenants de la foi catholique espèrent susciter des vocations dans la jeunesse d'aujourd'hui, ils feraient bien de revoir leur catalogue de modèles, à moins qu'il ne s'agisse d'un des derniers bastions de la "douleur rédemptrice". Si, comme je le crains, il s'agit encore de sanctifier la souffrance acceptée, l'Eglise a peu de chances de faire recette, son déclin est certain.

En attendant, bonne fête aux glorieuses Thérèse, celles qui ne craignent ni l'étude ni l'amour.
Par Tipanda - Publié dans : Feuilleton
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 23:54
      Combien désespèrent de jamais rien faire de bon!
Ils dépriment de voir des "bac+8" peiner à trouver une situation.  Alors, pensez ... avec beaucoup moins ... quel avenir ?

      Aujourd'hui, fini le chagrin, adieu l'angoisse. Bac+2 à vingt trois ans, c'est beaucoup mieux que des études brillantes.
C'est un niveau suffisant pour diriger un  établissement très grand, très riche.

      Ce sont les bêtes à concours, les majors de promo X-mines ou ENA qui vont déprimer pour de bon.

     Au choix, nous optons pour le rire ou la colère ?
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 14:41
     Campagne de pub oblige, tout le monde est au courant : on est prié de mettre la main à la poche pour l'Institut Pasteur. Cause utile, c'est pour le bien de l'humanité.
      Comme chacun sait, les bien-portants sont des malades en puissance. Tout le monde aura besoin des progrès de la médecine, un jour ou l'autre. Il faut que les chercheurs aient les moyens de chercher. Que chacun en soit bien convaincu ; pour lancer la campagne, on a extrait de son labo une "nobelisée made in Pasteur": ici votre argent est bien employé.
       Il ne manquerait plus qu'il soit gaspillé !... C'est vrai, il est juste de préciser, n'est-ce pas, ma pauvre amie, avec tout ce qu'on a déjà vu, de l'ARC à l'hormone de croissance ... Bon, on peut se fier à Pasteur. Courons chercher le carnet de chèques.
        En le cherchant, les infos continuent à défiler ... Tiens, les cours de la bourse... Ces derniers mois, ils ne  risquaient pas le vertige ni le mal des sommets... ah, cette crise !
Apparemment, un secteur a fait mieux que résister, ce sont les laboratoires pharmaceutiques.
Alors, les labos, on dit merci à l'OMS ? !
Un vrai cadeau qu'elle vous a fait
 Réussir à semer la panique quand on n'a comme épouvantail qu'une gripette, c'est fort, très fort ! Et vous rendre l'énorme service de promouvoir l'asepsie, l'antisepsie et le vaccin, tout ça pour votre poche, les labos, vous pourriez faire un petit geste.
         Il n'est pas question de faire du chagrin à vos actionnaires ?
Voyez-vous, il y a longtemps que nous l'avons compris. Alors, si le citoyen-malade ou malade en puissance donne l'impression d'avoir les poches cousues, il ne faudra pas se donner l'air surpris et navré.
        La maladie est votre affaire quand il s'agit d'engranger des sous, qu'elle le soit aussi quand il faut semer.

 Ne tuez pas le cochon de payant ni la vache à lait.
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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