l'air du temps

Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 10:17

     Occupés, que nous étions supposés l'être, par les heurs et malheurs d'Obama, (...mais qui nous fera croire au hasard ?), il était prévu que nous laissions passer sans réagir une information très grave ; il s'agit de la santé mentale des gens qui nous gouvernent. Comme prévu, juste quelques lignes, un minimum au fil des petites nouvelles et encore moins de réactions.


    L'Assemblée-dite-Nationale (on se demande pourquoi) a décidé de restreindre l'accès des sans-papiers à l'Aide Médicale d'Etat.


    Il faut bien flatter le beauf par où ça le démange ; d'expulsions rebaptisées "reconduites à la frontière" en dénaturalisations non conformes au droit international, on rame comme on peut pour rattrapper l'extrême-droite. La méthode a déjà payé, il ne faut pas changer de vélo en cours de sprint.

C'est un raisonnement politique qui se tient si l'on accepte l'idée que la politique et la justice n'ont rien à faire ensemble.
     Toutefois, depuis que de grands penseurs écrivent des traités de science politique, nous étions plus ou moins persuadés qu'elle était l'apanage de cerveaux développés.

     Alors, qu'on m'explique.
Les sans-papiers viennent, en général, de régions pauvres ou troublées par la guerre. Ce sont des conditions très favorables aux maladies infectieuses. Ils arrivent souvent porteurs de quelques agents pathogènes tels que la tuberculose, le sida et autres joyeusetés.
Ces malheureux souffrent de leurs maladies, risquent même d'en mourir ; apparemment cela ne fait ni chaud ni froid à nos députés et aux pourfendeurs d'étrangers. Peut-être ont-ils oublié que ces maladies sont extrêmement contagieuses et le microbe qui prend son envol "comme un vol de gerfauts hors du charnier natal" ne demande pas de papiers d'identité à son receveur. Laisser à sa porte un malade contagieux non soigné est le moyen le plus sûr d'être contaminé.
     A défaut de générosité ou d'altruisme, on pourrait s'attendre, de la part des politiciens qui font nos lois, à un minimum de souci du bien commun de leurs électeurs. Où est passé le fameux principe de précaution dont on nous accabla si bien en d'autres temps ?


       Quand la bêtise s'allie à la méchanceté, le pire est à craindre.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 10:40

    Bientôt le réexamen des lois de bioéthique. C'est, pour tous les groupes d'opinion, l'occasion de promouvoir leurs arguments.

    Au nombre des questions posées, la fin de l'anonymat pour les dons de sperme ; il paraît que les enfants ainsi conçus aimeraient connaître leur géniteur.


La mode veut qu'on écoute les états d'âme des enfants. Et si l'on s'intéressait un peu aux hommes ?
    Mettons-nous à la place du donneur.
Il a des enfants, cela tombe sous le sens, ne pas être stérile est une condition impérative !
Connaissant les joies de la paternité, il veut offrir le même bonheur à un couple sans enfant. Il est prêt à payer de sa personne comme on fait un don de sang ... en moins pénible, malgré tout, même si l'éprouvette manque de glamour.
C'est un service qu'il rend à l'humanité mais le geste, dans son esprit, n'a rien d'un projet parental.
Il se veut bienfaiteur de couples stériles, jamais père des enfants nés de ses dons. De toute façon, il ne connaît pas la receveuse ; sans figure maternelle, difficile de projeter une descendance.
    Même si une curiosité fugace ne peut jamais être exclue, ni le géniteur ni sa famille ne désirent être envahis par des "Papa !" tonitruants poussés par un ou des inconnus.
Supposons que l'enfant produit d'un don de sperme connaisse l'identité du donneur ; même s'il prétend le contraire, il va chercher à établir le contact. Ne soyons pas naïfs.
A partir de là, on peut tout entrevoir, surtout des problèmes.
 
   L'entente entre personnes n'est pas génétique. L'enfant issu du don est né et vit dans une autre famille que celle du donneur, avec une autre éducation . Rien ne dit que la différence génère la sympathie.
   Une famille est une cellule qui a toutes les chances de se transformer en citadelle assiégée si elle craint les empiètements d'une pièce rapportée, et la première victime du conflit sera le père. Ses enfants lui reprocheront d'avoir été imprévoyant, de les avoir exposés aux conséquences d'un geste irréfléchi.
   Le monde n'est pas habité de purs esprits dépourvus de préoccupations matérielles. Imaginons que le donneur et les parents de l'enfant aient un statut social très différent, que le donneur soit beaucoup plus riche et que l'enfant entreprenne de revendiquer sa part. Même si la loi ne lui en donne pas le droit, les demandes, réclamations et pressions diverses n'ont pas besoin de loi pour gâcher le quotidien.
   Pour les parents bénéficiaires du don de sperme, la situation ne serait pas forcément plus enviable. Voir leur enfant les mépriser parce qu'il envie une autre famille, ce n'est certainement pas ce qu'ils attendaient de la naissance d'un enfant.
   Certes, le pire n'est jamais certain mais un père de famille tenté de faire un don de sperme ne s'y déciderait plus sans entrevoir toutes ces difficultés. Parions que beaucoup renonceraient à leur projet.
Ceux qui militent pour la levée de l'anonymat y ont-ils pensé ?
    ... A moins qu'il s'agisse d'esprits retors, adversaires du don de gamètes prévoyant un résultat conforme à leurs intentions.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 10:35

Face aux manifestations d'étudiants et lycéens, beaucoup d'Anciens (ah, l'âge !) croient revoir mai 68. 

La situation est fort différente (même si la vie en 68 n'était pas aussi folichonne qu'on croit se rappeler pour les petites gens ...) Mais Il existe un point commun : les manifs, au début, ont le soutien massif de l'opinion.

Et on se rappelle aussi comment elles ont fini, par un immense défilé de soutien au Général De Gaulle.

Là aussi, comparaison n'est pas raison, le Petit Nicolas n'est pas le Grand Charles mais il le croit, donc le risque existe.
Mettons-nous dans la peau du pouvoir.
Devant le soutien populaire, il faut mettre en action la créativité et l'imagination des " Forces de l'Ordre" ou, du moins, de leurs éminences grises.
 Que faire pour couper les manifestants de leur soutien populaire, les rendre antipathiques, les changer en adversaires, en nuisances ?
Tout le monde déteste qu'on l'empêche de mener sa vie et qu'on démolisse ses affaires. Moralité : il faut démontrer aux "braves gens" que les contestataires vont tout détruire, à commencer par leurs biens. Cette conviction acquise, ils se retourneront contre les manifestants devenus en un instant des "émeutiers".
    Dans un premier temps, on déguise quelques jeunes flics en manifestants et on les place sur les bords du cortège, là où ils seront plus difficiles à contrôler par la masse, et on leur donne la mission d'exciter le monde, d'encourager à la casse. Il y aura bien quelques têtes faibles avec qui l'astuce fonctionnera.
Et si ça ne suffit pas, si le service d'ordre de la manif tient bien ses troupes ?

On peut toujours demander aux flics infiltrés de passer à la casse ... mais c'est risqué ; s'ils sont arrêtés et qu'on découvre de qui il s'agit, le coup peut se retourner contre ses organisateurs. Le mieux est d'infiltrer de vrais casseurs qui n'auraient rien à refuser à la police.
Comment cela peut-il se faire ?
     Lamentablement simple. On fait quelques descentes chez les dealers et autres voleurs du coin ; vous savez, ceux à qui, bizarrement on ne touche jamais, et on leur explique d'une manière persuasive qu'il est temps pour eux de rendre la monnaie de l'indulgence dont ils ont bénéficié, faute de quoi on pourrait s'occuper de leur cas. Pour les convaincre, on ajoute qu'ils vont bien s'amuser au petit travail qu'on leur demande.

     Ils n'ont qu'à se mêler aux manifestants et faire tout ce qu'il leur est interdit d'habitude : casser, voler, mettre le feu.


     Il ne reste plus qu'à lâcher dans la prochaine manif ceux que Nicolas appelle "les racailles" et le travail est fait.
On a connu ça en 1968 puis au début des années 70 avec les "autonomes". Ils ont si bien pourri la contestation que tout le monde voulait le retour de l'ordre.

Et ce fut l'ordre moral qu'on retrouvera si la peur revient.

Alors, on sait ce qu'il reste à faire : la police des manifs.

Il faut cesser de croire en l'innocence des anges maudits. Les "racailles" sont les meilleurs alliés de leur patron Nicolas.

 

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 23:07

   Un espoir du côté des cellules souches.
 
Ce sont des cellules embryonnaires ; au tout début de la division cellulaire, elles sont totipotentes : capables de se transformer en n'importe quel tissu de n'importe quel organe.

Du rêve à l'application, des chercheurs cogitent. Pour l'instant, il ne s'agit que d'essais mais ils ont l'air prometteurs. Et s'il était possible, grâce aux cellules souches, de reconstruire un tissu réputé irréparable : le neurone ?
Un rêve ! Des accidentés devenus tétraplégiques remarchent et les maladies dégénératives guérissent. Elles sont terrassées, Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques ... Enfin, si les études en cours aboutissent.
Et c'est ici que la situation se complique. Pour disposer de cellules embryonnaires, il faut disposer d'embryons. Elémentaire, mon cher Watson !
Dès qu'on envisage de manipuler des embryons, on voit se dresser la statue du commandeur des associations "pro-vie" et autres obsédés de la reproduction. Pour racoler l'opinion publique, ils utilisent toujours le même amalgame entre embryon et bébé (bon courage pour câliner un embryon ), comme si la vie se réduisait à une mécanique cellulaire, en ignorant toute notion de projet parental.
    Justement, des embryons sans projet parental, il en existe beaucoup.

Ils sont produits par l'Assistance Médicale à la Procréation. Pour améliorer les chances d'une grossesse, il faut multiplier les fécondations et on obtient souvent plusieurs embryons. Ils sont alors congelés au cas où il faudrait procéder à plusieurs implantations pour espérer la réussite et, à la fin, une naissance.
Quand les parents obtiennent la grossesse désirée, ils ont beau être fous de joie, ils ne désirent pas obligatoirement une famille nombreuse. Les embryons surnuméraires sont abandonnés dans l'azote liquide , ils ne seront jamais réclamés. Comme il n'est pas envisageable de prolonger indéfiniment leur stockage, on finit par les détruire.
    Finir à la poubelle ou faire oeuvre utile, le choix n'est pas difficile ... sauf pour les adorateurs de l'embryon sacré.
Sûrs de leur vérité, ils prétendent l'imposer à tous.
Personne ne les oblige à des pratiques qu'ils réprouvent ; leur liberté doit être respectée mais qu'au moins, ils rendent la pareille à ceux qui ne partagent pas leurs croyances.
Parmi eux, quelques excités poussent jusqu'à l'ignoble en qualifiant de génocide les travaux sur les embryons. Ils ne reculent devant aucune comparaison, n'hésitent même pas à comparer les chercheurs aux nazis.

    Du calme, un peu de décence !
Les victimes du génocide ont subi d'épouvantables souffrances ; rien qu'à les évoquer, c'est le cauchemar. En revanche, la douleur ressentie par un amas de cellules, même pas un organe, n'a d'existence que dans la propagande extrémiste.
Elle est bien inconsistante, carrément étique, l'espèce d'éthique en toc qui prétend interdire de soulager les souffrances du vivant au nom d'un fantasme.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 10:04

La justice avec nous !

Le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Créteil n'a pas suivi la CPAM qui poursuivait le Dr Poupardin. Il a botté en touche et souligné la nécessité de nommer un expert avant de prendre une décision. En attendant, le docteur n'est pas un délinquant et la CPAM ne peut être juge et partie.
 L'air est plus léger, même si la victoire n'est pas totale.
Nous savons à quels coups il faut s'attendre et quelle défense il faut organiser.
Le travail du médecin, pas plus que celui du juge, ne peut être réduit à un catalogue de services et de produits. Le serment d'Hippocrate lui crée l'obligation de penser ; ses décisions ne peuvent être automatiques mais prises en conscience.
Il ne peut exister de bonne médecine sans liberté.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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