Samedi 6 juin 2009
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"Home", le film de Yann Arthus-Bertrand, seuls les sourds n'en
avaient pas entendu parler.
Alors, comme tout le monde, bête et disciplinée, je suis venue, j'ai vu et ... je ne suis pas convaincue.
Entendons-nous bien, le propos est très juste, la planète a besoin de respect. Nous mourrons avec elle si nous n'en prenons pas soin.
Alors pourquoi ce film est-il, en fin de compte, agaçant ?
D'abord, rien de nouveau ; déjà le film d'Al Gore disait la même chose, ainsi qu'un tas de documentaires télévisés très bien faits mais avec moins de fric et, surtout,
beaucoup moins de publicité.
Ensuite, lorsque vous attirez les foules avec un battage du tonnerre, il ne faut pas décevoir le spectateur, il faut lui en mettre plein la
vue, qu'il n'ait pas l'impression de s'être fait rouler.
Pour ébahir le monde, rien de plus efficace que la photo aérienne. Même votre paysage quotidien, vu du ciel, il vous paraît nouveau. Si vous cherchez une idée d'animation pour un village, montez
une exposition des photos aériennes de la commune et vous aurez un succès fou. La population fera la queue pour contempler son quartier vu d'en haut.
Alors, si vous unissez exotisme et vue du ciel, vous êtes gagnants à coup sûr.
Hélas, point trop n'en faut.
La photo aérienne, c'est très beau mais au cinéma, tout un film c'est lassant, surtout accompagné d'un commentaire monocorde.
On peut faire l'effort de s'intéresser au sujet, par conviction militante, mais il est difficile de se passionner pour le sort d'individus que la
caméra maintient à distance.
Enfin, pour réaliser de telles images, il faut des heures et des heures de vol et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, un
paradoxe propre à discréditer les meilleures intentions.
"Home" n'est pas un mauvais film ; il restera dans l'histoire du cinéma pour la qualité de son plan medias, imbattable.
Dimanche 7 juin,
Les résultats du vote aux élections européennes sont tombés.
Un succès remarquable pour les écologistes au détriment des partis de gauche et du centre ... à rapprocher de la projection de "home" en toute-fin de campagne et le battage médiatique qui l'a
entourée.
Comme on dit dans les romans policiers : cherchez à qui le crime profite ... et pourquoi de telles sommes ont été consacrées à un plaidoyer pour la nature par des financiers qu'on ne
savait pas si passionnés d'écologie.
Faut-il y voir la réunion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques ?
Ce n'est pas joli, joli ...
Par Tipanda
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Dimanche 14 juin 2009
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21:58
Un reportage nous présente avec bienveillance des Afro-américains qui, à grand renfort de
tests ADN, recherchent leurs origines et aboutissent sur la côte africaine d'où leurs ancêtres étaient partis en esclavage vers l'Amérique.
Dès qu'ils savent d'où ils sont venus, ils s'offrent le voyage à la rencontre de leurs racines.
Pour certains, la découverte est si forte qu'ils décident de rester et font construire leur maison dans leur pays d'Afrique.
C'est une aventure que le monde regarde avec sympathie comme une réparation de l'esclavage. Ils sont chez leurs ancêtres donc chez eux.
Leur pouvoir d'achat américain représente une concurrence déloyale pour les acquéreurs locaux ; peu importe, personne ne remet en question leur droit à s'implanter dans la
terre de leurs aïeux.
Changeons de continent et de mémoire.
Voyons du côté de la Judée et de la Samarie, les deux pays où s'épanouissaient les douze tribus d'Israël. Ceux qui ont lu la bible, ou simplement un peu d'histoire, sont
habitués à ces deux noms plus évocateurs que "Cisjordanie", un vocable administratif à l'usage des géographes et des diplomates coincés.
A l'instar des Afro-américains en Afrique, des juifs ont entrepris de réintégrer leur lieu de mémoire.
Là s'arrête l'analogie et commence l'indignation des vertueux.
Leurs implantations sont affublées du vocable injurieux de "colonies", les Arabes qui acceptent de leur vendre des terres sont qualifiés de traîtres et, comme tels,
menacés de mort, sans que cela émeuve grand monde.
Les implantations juives n'ont pas la cote ; on va jusqu'à les assimiler à l'apartheid des Afrikaners.
La mémoire qui leur a donné vie n'a pas droit de cité. Comme le diable, il faudrait l'extirper.
Il y a fort à parier que l'arrêt de la colonisation ne changerait rien au conflit israélo-palestinien. Les implantations donnent un prétexte bien commode à ceux qui n'ont
jamais accepté le retour des juifs en Israël. La guerre durera aussi longtemps que la haine, autant dire aussi longtemps que l'humanité.
Des guerres, sur la planète il y en beaucoup et ceux qui ont la chance de vivre ailleurs sont en général fort peu concernés. Pourquoi en va-t'il autrement de
ce conflit-là ?
La civilisation occidentale à laquelle nous appartenons est mouillée jusqu'au cou dans le commerce triangulaire et dans les malheurs du peuple juif. Nous ne pouvons pas être
indifférents à la mémoire de l'esclavage et de la persécution des juifs mais nous ne répondons pas avec la même empathie.
Tentons une explication.
Il existe des formes d'esclavage moderne, même dans nos pays, mais il est interdit, passible des foudres de la loi. Dans son écrasante majorité, l'opinion est
hostile à la traite des êtres humains.
C'est d'autant plus facile pour des Européens qu'à l'exception de quelques descendants
d'armateurs négriers, ils ont peu d'occasions d'un choc des mémoires.
A l'opposé, la question des persécutions antisémites est toujours présente. C'est une plaie qui ne demande qu'à se rouvrir et, paradoxalement, c'est le juif
qui est regardé comme le responsable de l'absence d'apaisement.
En cas d'agression antisémite, la victime est sommée de faire la preuve du caractère antisémite du délit ou du crime. Lorsqu'un Français juif mérite des louanges,
on le présente normalement comme français mais lorsque son comportement appelle la critique, c'est toujours le juif qui est coupable. On pourrait allonger la liste mais nous nous éloignerions de
notre sujet, une illustration remarquable du tri sélectif (!) des mémoires.
La mémoire n'est pas l'histoire. Pour qu'elle le devienne, il faut qu'elle soit acceptée, apaisée ... ce qui passe nécessairement par l'égalité de traitement.
Par Tipanda
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Samedi 20 juin 2009
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14:10
Et c'est reparti : une poussée de burqa d'un côté, une volée de laïcité de l'autre. On remet ça
pour la Nième fois, avec un résultat connu d'avance : la guerre de position, chacun s'accroche à ses tranchées après avoir converti les convaincus.
Elles sont agaçantes et inquiétantes ces fantomettes en négatif, drap noir en décalque de drap blanc. Des Belges, toujours portés sur le festif, ont trouvé un moyen de les
interdire : les assimiler à des masques et déguisements de carnaval. Les travestis sont interdits dans la rue en dehors des dates prévues à cet effet, logiquement, les voiles et autres
costumes islamiques ne sont tolérés dans les lieux publics qu'à mardi-gras et mi-carème et... les policiers belges sont obligés de verbaliser de plus en plus de provocatrices qui
éprouvent une certaine jouissance à braver l'interdiction.
Donc il faut trouver autre-chose.
On a bien essayé le préchi-précha, à grand renfort de laïcité républicaine assaisonnée d'une pincée de droits des femmes.
Et c'est un flop . Les adeptes du camouflage prétendument religieux proclament, l'air décidé et menaçant, que personne ne les oblige,
qu'elles ont décidé elle-même de se voiler.
Évidemment, nous n'en croyons rien ; hier encore, nous en avons rencontré de ces jeunettes prenant le soleil en mini-jupe et décolleté aux terrasses du centre-ville ; le
soir, nous avons retrouvé les mêmes emballés dans leur sac poubelle à l'arrêt d'autobus de leur quartier. Comme elles sont toujours flanquées d'un grand sac de sport, nous n'avons pas de mal
à comprendre ce qu'il se passe. La burqa sort du sac ou y retourne selon les moments du jour et les rencontres prévues ... A part ça, elles sont libres.
Entre la provocation, courante pour des ados, et la peur bien compréhensible, inutile d'espérer les convaincre.
Il faut trouver autre-chose. Et j'ai une idée
!
Même si nous avons affaire à des petites cervelles, et peut-être parce qu'elles sont des têtes de moineaux, ce sont des fashion victims, ultra-réceptives au baratin publicitaire (sinon,
comment les imams intégristes parviendraient-ils à les enrôler ?) Donc appelons à la
rescousse rumeur et matraquage publicitaire . Il faut les persuader d'une idée forte
:
Les filles qui portent le voile sont toutes des boudins et des cageots qui n'osent pas se
montrer de peur qu'on se moque d'elles.
On n'a jamais connu de filles qui apprécient de passer pour moches. Si le truc ne marche pas à 100%, il
devrait quand-même donner des résultats.
Et puis, qu'est-ce que ça coûte d'essayer ?
Par Tipanda
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Samedi 27 juin 2009
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00:00
Une guerre sans merci fait rage entre l'homme et les insectes .
Ils piquent, sucent le sang et dévorent les récoltes.
Un par un, ils sont de petits êtres faciles à écraser mais en nombre ils sont féroces.
Obama peut bien être filmé en train d'écraser une mouche importune, Pharaon a été vaincu par la pire des plaies d'Egypte : une invasion de sauterelles.
Depuis toujours, c'est la guerre.
De la moustiquaire à la fumigation, en passant par le piège à guêpes et le papier tue-mouches, l'homme n'a jamais eu de cesse de perfectionner son arsenal.
En même temps, les insectes ont amélioré leurs armes défensives.
Plus ils sont attaqués, plus ils deviennent résistants, au point qu'il est à présent admis qu'ils survivront à tout le règne animal.
Côté espèce humaine, comme d'habitude, on "met le paquet", c'est la course aux armements ; on se voit écrasant l'ennemi sous un tapis de bombes et,
quand la fumée se dissipe, bzz,bzz ... le moustique est toujours là, narguant l'adversité. Agaçant !
Au vingtième siècle, on a mis a contribution un renfort de poids : la chimie.
Au lieu d'écrabouiller l'adversaire, on allait l'intoxiquer. C'était la revanche des faibles. La cuisine des poisons passait de l'arrière-cour à l'industrie. César
Borgia était réhabilité et encensé, on allait voir ce qu'on allait voir.
On a vu, et on a été déçu.
N'oublions pas que, malgré leur aspect chétif, les insectes sont bien plus résistants que les hommes ; alors, comment détruire les indésirables sans apporter aux hommes la mort et la maladie
?
D'autant que c'est tentant, par moment ... Est-il nécessaire de rappeler l'histoire du sinistre Zyklon B, le poison des chambres à gaz ? Ce n'était pas le dérivé d'un quelconque gaz de combat ;
non, non, c'était le gagnant d'un concours lancé par la Kriegsmarine pour obtenir le produit le plus efficace dans la désinsectisation des cales de bateaux. On ignore ce que les charançons et
autres blattes en ont pensé mais on a pu constater les dégâts dans l'extermination des juifs.
En règle générale, la confiance règne à priori envers les têtes pensantes de la chimie. De si grands scientifiques ont nécessairement les meilleures intentions.
On interdit le DDT, les OGM prévus pour systématiser l'usage des pesticides déclenchent un mouvement massif d'opposition mais c'est toujours au prix d'un combat acharné. Les potentats de la
chimie ne se laisseront pas vaincre si facilement.
Ils ont une espèce d'assurance vie sous la forme d'un bâillon à faire taire les grincheux qui tiennent à leur santé : l'industrie pharmaceutique.
Pour un coup de génie, c'est un coup de génie.
Les remèdes sont des poisons et vice-versa, c'est connu depuis Esculape ; c'est surtout une mine d'or.
Fabriquer des poisons, rendre les gens malades et leur vendre le remède : une affaire définitivement profitable, il suffit de renouveler l'expérience à l'émergence de chaque nouveau problème.
Le dernier est révélé par un rapport de l'INSERM : les pesticides sont directement en cause dans l'émergence de nombreux cas de maladie de parkinson ... en
attendant qu'on découvre le même lien causal avec d'autres maladies neurologiques.
Ce n'est pas un scoop, direz-vous, il y a longtemps que des mouvements écologistes comme le WWF ont tiré le signal d'alarme mais cette fois, l'INSERM a une image de marque scientifique donc
indiscutable.
Le scandale sera peut-être plus difficile à étouffer. Du moins, il faut l'espérer.
La maladie liée à la pollution n'est pas une fatalité. Des gens souffrent et leurs empoisonneurs, loin de faire amende honorable, augmentent leurs profits en leur vendant l'antidote.
Les entreprises savent fusionner lorsqu'elles ont besoin de grossir pour accroître leur puissance , elles sont tout aussi capables de se fractionner pour
échapper à leurs responsabilités.
Rien ne semble devoir enrayer cet engrenage. Même les spécialistes habituels de la protestation et de la manifestation restent bien calmes pour ne pas dire amorphes.
C'est que, devant la maladie, l'audace faiblit. Dans la guerre entre la chimie et les insectes, la peur nous oblige à demeurer victimes collatérales et consentantes. Tout plutôt qu'être privé de
potion salvatrice.
Et, pendant ce temps-là, à part nos amies les abeilles, les insectes sont toujours vivants.
Par Tipanda
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Lundi 29 juin 2009
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10:03
Dernière nouvelle présentée comme une découverte.
C'est ce qu'on appelle inventer l'eau tiède.
L'homme est comme le porc un omnivore (tiens, tiens ... cela explique peut-être pourquoi certains refusent de manger du cochon, trop proche !)
On sait également qu'un omnivore est souvent un ancien carnivore que des modifications de son environnement
ont contraint à modifier son régime : prédateur de gibier de plus en plus facile, puis charognard et cannibale, pour finir, les ressources diminuant encore, par s'adapter aux végétaux.
Tout ce qui peut se manger est une ressource ; les derniers exemples ne sont pas très anciens.
L'évidence présentée en scoop ... triste exemple de l'indigence des journaux qui prétendent nous informer !
A moins que ce ne soit volontaire ... l'enfumage habituel des vacances.
Par Tipanda
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