Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 10:20
    Décidément, nous n'avons pas fini de "nous esbaudir" devant les prises de position des belles âmes de la gauche démocratique.
 Elles ont au moins une qualité : elles sont fidèles.
Très logiquement,  elles ont toujours été opposées au racisme et à la colonisation. Qui pourrait les en blâmer ?
En vertu de ces principes humanistes et généreux, elles soutiennent les combattants qui s'illustrent dans ces grandes causes.
Très bien, sauf que ... ça sa gâte lorsqu'elles négligent de rectifier le tir.
 Des héros de la décolonisation ont "oublié" d'évoluer. Les grands espoirs se sont changés en déception pour les décolonisés. Mais il est des rectifications bien difficiles aux belles âmes. 
Le portait du Che, le soleil tropical et les cigares de Cuba aident les fossiles du communisme-canal-historique à fermer les yeux sur la faillite du régime castriste.
 Au nom du souvenir des combats contre l'apartheid, un voile pudique recouvre la gestion erratique de Mugabe;
Ce sont des citoyens noirs du Zimbabwe qui osent regretter l'ancienne Rhosésie, quand "la vie était dure mais on parvenait à élever ses enfants". Les belles âmes des pays bien nourris tiennent  la ruine du pays pour accident négligeable . Il en faudrait, plus pour qu'ils renoncent à leur rêve.
Les premiers coups de semonce remontent à plus de trente ans. L'exode des boat-people vietnamiens, la découverte du génocide cambodgien et des exactions commises en Chine au nom de la Révolution Culturelle laissent impavides les nostalgiques des manifs étudiantes. Se dire qu'on a usé des semelles de chaussures, pris des coups de matraque et parfois raté ses examens pour rien,  à n'en pas douter, c'est déprimant.  
Les belles âmes préfèrent se réfugier dans leurs rêves, même au prix de la négation des réalités.
Hélas, elles en deviennent aveugles. L'expérience n'a pas servi .
Chaque nouvel événement est soumis au même filtrage.
Un mouvement islamo-fasciste s'approprie la revendication palestinienne ? Qu'importe, les belles âmes ont décidé de soutenir la cause et, dans la foulée, tous ses représentants. 
Il vaut la peine de s'y attarder. 
D'abord, la gauche serait-elle antisémite ? Si vous lui posez la question, soyez certains de recevoir une dénégation indignée. On vous citera en exemple la participation des mouvements de gauche à toutes les cérémonies commémoratives de la Shoah et la loi Gayssot initiée par un communiste. C'est même dans leurs rangs qu'on trouve le gros des bataillons de la mémoire.
La victime juive a du succès auprès des militants, du moment qu'ils peuvent l'associer à d'autres combats. On aime la porter en emblème, entre "des sous !" et "nos retraites !"...
Mais un bon juif est un juif mort...
S'il est vivant et décidé à le rester, de Vallès à Guesde, la gauche retombe dans les vieux démons de l'antisémitisme populiste où elle opère d'improbables jonctions avec les thèmes les plus éculés de la vieille droite catho. Les juifs seraient tous riches (voir l'affaire Siné). On oublie le petit tailleur, le savant, l'artiste, on ne voit plus que le banquier, on a même pris un malin plaisir à souligner la judéité de Madoff soupçonné d'escroquerie.
Surtout, le peuple juif serait le seul peuple qui n'aurait pas droit à un état. Lorsqu'Israël est attaqué, il faudrait que le juif retrouve son éternelle position de victime, il n'a pas le droit de se défendre.
Certes, les gens de gauche ne se voient pas en suppôts de l'antisémitisme mais beaucoup n'hésitent pas à se dire antisionistes. Ils reprennent et popularisent une vieille scie : "on" aurait donné un état aux juifs en dédommagement de la Shoah. Il n'est pas difficile d'en avoir la confirmation en interrogeant les foules, on arrive forcément à bourrer les crânes quand on néglige d'enseigner l'histoire.
Un minimum de connaissances suffirait pour mettre à mal de tels contes à dormir debout.
Israël n'a pas été donné ; les militants sionistes présents dans le pays se sont battus pour faire naître un état, particulèrement contre la puissance mandataire, une Grande-Bretagne qui avait d'autres vues sur cette terre et ne voulait surtout pas contrarier sa politique arabe.
 Ils n'ont pas dépossédé la Palestine ; elle n'existait pas. On se trouvait en réalité dans une ancienne colonie ottomane. La défaite de la Turquie, alliée de l'Allemagne pendant la première guerre mondiale, avait placé sous mandat britannique ce territoire qui abritait de nombreuses communautés religieuses, des juifs et des musulmans mais, aussi, des chrétiens de toutes obédiences ... globalement des représentants de toutes les religions du Livre, tous convaincus d'y avoir des lieux saints.  Parmi eux, les premiers à revendiquer la création d'un état furent les sionistes ; ils avaient acheté de la terre aux colons turcs et constitué depuis longtemps un embryon d'état reconnu par la déclaration de Balfour comme un Foyer National Juif. On ne peut jamais refaire l'histoire mais, pour ceux qui voudraient absolument s'y risquer, il faut reconnaître qu'à l'époque, il n'existait  aucun projet arabe cohérent pour concurrencer la revendication d'un état d'Israël. Et il n'en existe toujours pas. Ceux qui parlent de La Palestine sont incapbles de se mettre d'accord pour en donner une définition.
Ni l'histoire, ni le droit international ne justifient de déclarer
Israël illégitime.
Les gens de gauche, particulièrement soucieux du Droit et de la Mémoire, sont mal placés, en contradiction avec leurs propres certitudes, s'ils contestent l'existence de l'Etat d'Israël et son droit à l'autodéfense qui est en est la conséquence directe.
Malgré toutes ces considérations, une grande partie de la gauche est hostile à Israël. Elle va jusqu'à soutenir des religieux intégristes, des islamo-fascistes à l'opposé de toutes ses convictions.
Il existe heureusement des amis d'israël à gauche mais, comme moi, ils se sentent bien seuls.
  Comment justifier tant d'incohérence ?
Hélas, par de petits calculs franco-français.
Tout parti politique a besoin d'électeurs et de militants, il doit cultiver, ménager tous les viviers possibles. Pour l'opposition, il faut travailler les moins bien traités par le pouvoir en place, parmi eux, les familles et amis des immigrés. Il est facile d'imaginer que ces électeurs potentiels sont des musulmans antisémites...
...c'est peut-être vite dit.

Il est, de toute façon, indigne de faire reposer l'essentiel, le socle de ses convictions sur d'aussi  misérables petits calculs.














Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 21:47
  Où réside la force du Hamas ?...
Ce sont les autres qui le rendent fort. Un tas de gens qui n'ont pourtant pas l'air plus idiots que les autres abdiquent tout esprit de questionnement pour relayer ses informations et nous laver le cerveau.
L'effet est saisissant sur la presse et les médias.
Histoire de rire un peu, France 2 s'est fait avoir encore une fois. Obligés de se fendre d'un démenti et de plates excuses pour une video bricolée acceptée sans discernement, il faut croire que l'affaire Al-Dura ne leur avait pas servi de leçon, sauf à Charles Enderlin qui est devenu beaucoup plus circonspect ; c'est un grand professionnel, il a su ne pas persévérer dans l'erreur, on est content pour lui.
Le catalogue des médias contaminés serait trop long à établir (un bon point pour l'édito de Val dans Charlie Hebdo, une lucidité rare), nous remarquerons seulement, avec chagrin, que la radio spécialiste des programmes de qualité, France Culture, n'échappe pas à la contagion. Dès les premiers jours de l'offensive, les plats étaient passés bien poliment à Henry Laurens ou Pascal Boniface. Il n'y avait probablement pas d'autres commentateurs disponibles ...
Ils ont une excuse imparable : l'armée israélienne ne laisse pas les journalistes passer dans la zone des combats. Etant donnée l'absence de neutralité des médias, difficile de leur en faire le reproche. Et surtout, au cas où cela vous aurait échappé, c'est la guerre, des bombardements, c'est dangereux. Si un reporter était blessé ... je vous laisse deviner les commentaires, l'occasion rêvée d'en "repasser une couche".
Pour résumer, l'information et, à la suite, l'opinion générale sont docilement alignées sur la propagande du Hamas.
Car il faut appeler un chat un chat. Le lavage de cerveau par la communication de guerre s'appelle de la propagande ; le terme n'est plus à la mode mais la réalité est toujours la même.

   Goebbels, souvenez-vous, c'était l'inventeur et l'organisateur de la propagande nazie. A la fin de sa noire aventure, il s'est donné la mort. Il n'a donc pas été jugé à Nuremberg, ce qui ne l'a pas empêché de laisser une réputation de spécialiste dans l'art de la manipulation mentale au service d'un pouvoir totalitaire.
A la base, il se fondait sur quelques idées simples.
Pour arriver à ses fins, il faut s'appuyer sur la majorité, les masses, les foules.
Comme les imbéciles sont plus nombreux que les génies, ils sont le gros des troupes ; leur tenir un langage simple et même simpliste mais qui leur laisse entendre qu'ils sont les plus intelligents, les plus forts.
Personne ne se tourne spontanément vers l'autocritique ; pour séduire les masses, leur présenter en toute circonstance des coupables à lyncher, des bouc-émissaires qui assumeront tous les problèmes.
Le premier de la classe est à la fois envié et détesté par les nuls ; il convient de livrer à la vindicte des foules les sujets brillants qui pourraient mettre des bâtons dans les roues du maître.
Car le maître est le sommet de l'édifice social ; sans lui tout s'écroulerait. Les masses travaillent pour lui. Il les utilise comme il le désire ; elles sont une tourbe malléable, sacrifiée et consentante.
Le grand art du maître est d'obtenir ce consentement, puis de le conserver, n'importe comment, la fin justifie les moyens.
Il paraît impossible de surpasser Hitler dans ce rôle mais ... l'idée n'est pas abandonnée.
Les idées fondatrices de sa folie continuent à hanter les candidats-dictateurs et autres nostalgiques du totalitarisme.
Où peut-on trouver en circulation de nos jours la noire littérature nazie ? 
Elle infiltre assez peu les démocraties occidentales ; ses ouvrages-vedettes n'y sont pas introuvables mais leur diffusion se limite à des milieux bien circonscrits, sectes négationnistes et autres activistes d'extrême-droite. Ils sont capables de nuire et même, parfois, de gagner des succès d'estrade mais ils ne prêchent que des convertis. Pour se montrer authentiquement dangereux, ils doivent se greffer à d'autres mouvements intérieurs ou extérieurs. Et justement, il existe un terrain qui partage les mêmes haines que les nazis, leurs idées y ont droit de cité dans les marchés, les librairies, les télévisions. C'est le Proche et Moyen-Orient depuis longtemps (le grand Mufti de Jerusalem était au mieux avec Hitler).
Justement le Hamas a bouclé la boucle. Contaminer à la fois ses proches et ceux à qui on veut nuire,voilà le fin du fin de la propagande fasciste.
En l'absence de réaction vigoureuse de la part des démocraties, la logique sera de réhabiliter Goebbels.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 23:09

Le producteur de Dieudonné en Franche-Comté déprogramme trois spectacles

La société de production chargée des spectacles de l'humoriste Dieudonné prévus en février et mars à Besançon, Belfort et en Haute-Saône a décidé de les déprogrammer, après que ce dernier eut invité sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson  

"En voyant Faurisson se faire remettre un prix par une personne déguisée en déporté juif, je me suis dit: +ou tu cautionnes, ou tu as une conscience et tu annules les spectacles+, - ce que j'ai fait", a indiqué mardi à l'AFP Hamid Asseila, responsable de la société bisontine Nouvelle Génération Production, en charge de l'organisation des spectacles.

"J'ai eu mal au coeur pour le peuple juif qui a beaucoup souffert. On ne peut pas s'asseoir sur 2 millions de morts", a-t-il ajouté, précisant qu'il avait visionné de "longs extraits du spectacle au Zénith".

Pour Yves-Michel Dahoui, adjoint à la culture de Besançon, "les organisateurs ont pris leurs responsabilités. Ce n'était pas aux politiques de censurer, et c'est à chaque citoyen de se rendre compte des dérives nettement condamnables de Dieudonné".

L'humoriste "a une fâcheuse tendance à comparer le malheur des peuples et à faire des amalgames douteux, sous-entendant qu'il y en a toujours trop pour les juifs et pas assez pour les noirs", a dénoncé M. Dahoui.

Près de 500 places étaient déjà vendues pour le spectacle prévu le 4 février à Besançon, 300 pour celui programmé le 5 février à Belfort, et entre 150 et 200 pour le 28 mars à Port-sur-Saône, a indiqué Hamid Asseila qui estime ses pertes à près de 20.000 euros, dont 5.000 euros déjà déboursés en communication.

"J'avais signé trois contrats avec la boîte de production de Dieudonné qui peut désormais me demander des dommages et intérêts", redoute-t-il.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire "aux fins de vérifier dans quelles conditions Dieudonné Mbala Mbala a remis" le "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" à Robert Faurisson.

Trois spectacles ... On peut considérer que c'est négligeable mais ça met du baume au coeur à un moment où nous en avons bien besoin.

Cette haine antisémite qui s'avance masquée par un faux nez d'antisioniste ... Elle nous assiège. Pour un peu, elle nous déprimerait.

Il faut savoir tirer parti de chaque bonne nouvelle, et toutes les fois que Dieudonné se prend une claque, nos contemporains reprennent face humaine.

Accessoirement, ce genre d'accroc nous permet de comprendre pourquoi il veut entreprendre une carrière au Canada. L'air d'ici lui paraît probablement trop malsain.

Bon débarras ! Sauf que ... la France va "se payer la honte" : et si les Canadiens allaient s'imaginer que les comiques français ressemblent à ce sinistre même pas drôle ...?

Il est vrai qu'outre-Atlantique le négationnisme n'est pas un délit mais une opinion dont la liberté est garantie par la constitution, et que la plupart de ses éditeurs y sont domiciliés.  Dieudonné ne fera peut-être pas scandale.

Mais nous espérons dans le bon goût des Canadiens. Ils renverront à l'oubli ce prétendu comique qui ne fait même pas rire.


Par Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 00:00
       Un jour, Golda Meir a déclaré : "Si nos ennemis aimaient leurs enfants autant qu'ils nous haïssent, nous serions en paix depuis longtemps".
Bien qu'elle nous ait quittés depuis trente ans, ses propos restent furieusement(
c'est le cas de le dire !) actuels ...
Actuels, mais toujours incompris. 
      Le Hamas a changé la bande de Gaza en nid de scorpions, les localités israéliennes qui l'entourent sont obstinément arrosées de roquettes et autres obus. A leur grand soulagement, le gouvernement d'Israël se décide enfin à réagir pendant que le Hamas garde  les gens de Gaza enfermés sous les bombardements.
Illico, les pleureuses professionnelles reprennent du service, se lamentent et manifestent. Comme d'habitude, elles accusent  Israël de tous les maux, en particulier le pire, l'impardonnable : des femmes et des enfants sont  les victimes d'une agression.
Il va de soi que, lorsqu'il pleut des bombes, ceux qui se trouvent dessous en sont victimes. Par un curieux hasard, les combattants courageux  du Hamas ont logé leur petite famille dans les dépôts de munitions et les bases de tir. C'est bête ...
       Les pleureuses et autres bonnes âmes plus apitoyées que futées n'y voient pas malice, sortent les mouchoirs et dégainent leur indignation contre Tsahal et sa violence disproportionnée ; elles soulignent qu' il y a beaucoup plus de victimes à Gaza qu'à Sdérot ... qui subit, pourtant, une pluie d'obus depuis plus de dix ans.
Ce qui fait toute la différence, c'est qu'à Sdérot les enfants sont protégés. En cas d'alerte, ils sont les premiers à bénéficier d'abris, ils ont même une école avec toit blindé. Ils sont précieux pour leurs parents et toute la société.
     Les pauvres enfants de Gaza et leurs mères sont d'abord victimes de l'islamo-fascisme qui règne autour d'eux.


Ils subissent l'assaut  d'Israël comme les enfants de toutes les guerres, comme ceux de Dresde ou Berlin ont subi les bombardements des Alliés à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Mais, à l'époque, très justement, il ne s'est pas trouvé de bonnes âmes pour en faire le reproche aux libérateurs.
Lutter contre le nazisme et, plus généralement tous les fascismes, justifiait les destructions et les victimes.
Il est temps d'ouvrir les yeux sur la nature exacte du Hamas. Il ne cherche à libérer personne. A la suite d'un tel guide, le peuple palestinien est sûr de se mettre au service d'un maître.
 Serait-ce trop demander aux pleureuses que de ne pas prêter la main au maintien d'une dictature ?

Il est possible de faire la paix entre Israéliens et Palestiniens de bonne volonté, mais elle ne pourra se faire qu'après l'élimination de tous les obscurantistes, dont le Hamas.
Tipanda http://www.jacquelinesimon.com

 


Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 00:00
      Dimanche  soir, sur Fr5,  une sorte de résumé de la première année de Knut , le bébé ours blanc du zoo de Berlin...
Devançons les sarcasmes. De graves censeurs croient sérieux de dénoncer l'utilisation médiatique, pour ne pas dire publicitaire, de cet ourson transformé en peluche, Dans un  haussement d'épaules, ils font remarquer que sauver un ours blanc en le rendant inapte à la vie sauvage c'est un caprice bien coûteux qui ne pourra en rien modifier l'inéluctable destin de l'espèce. Les ours blancs sont condamnés par le réchauffement climatique, c'est à lui qu'il faut s'attaquer, et patati et patata ...  Leur gravité sentencieuse m'agace.
Knut respire la vie, câline son soigneur comme fait un chaton près de sa mère. Pourquoi refuser notre plaisir ?
L'ourson n'est pas conscient du destin de ses semblables. Il jouit de la vie et le spectacle de son plaisir nous ravit. Que lui demander de plus ?
   Mais la réalité ne se laisse pas oublier, la trêve des confiseurs est passée de mode. L'aviation israélienne attaque Gaza.
Qui peut s'en étonner ?
Nous sommes dans un talon d'Achille d'une antiquité biblique mais nous ne retournerons pas aux calendes grecques, ou plutôt philistines dans ce cas, nous nous contenterons des vingt dernières années.
Voilà des lustres que les villes israéliennes autour de Gaza reçoivent des explosifs tous les jours ;  n'importe quel autre pays soumis à une telle agression pourrait se livrer à des représailles avec la bénédiction de ses voisins, de l'ONU et des autorités morales de toutes obédiences.
N'importe quel état ... sauf Israël.
C'est qu'il est toujours vivant, l'antisémitisme bien recuit, pas déstabilisé pour deux sous par les exploits des nazis. Il a seulement appris à parler politiquement correct ; il ne dit plus "mort aux juifs" (trop direct) mais "le sionisme doit cesser".
Un bon juif est un juif mort, voilà l'idée fondamentale qui détermine les réactions de beaucoup, avec son corollaire : le juif est né pour subir ; le voir se défendre est, en quelque sorte, une erreur de casting.
Pourtant, il a déjà connu des bouleversements, ce casting. Il y a eu la guerre des six-jours gagnée, la guerre de Kippour gagnée. C'était un autre temps, pas encore très éloigné de la Shoah ; le peuple d'Israël connaissait le prix à payer pour exister. Aujourd'hui, chacun de ses enfants est devenu précieux, il veut défendre le droit de tous à exister avec le moins de pertes possible, c'est le recours à l'aviation. Le soldat est mieux protégé mais l'adversaire peut tirer parti du manque de précision dans les détails pour s'incruster, se terrer dans des abris qui seront autant d'abcès de fixation rendant illusoire tout règlement militaire définitif. Il reste le choix de l'action terrestre, à condition d'être prêt à de lourdes pertes.
Précisément, un tel sacrifice, le Hamas serait prêt à l'envisager. Difficile pour un état de droit d'affronter un ennemi formé de parents qui acceptent de faire de leurs enfants de futurs kamikazes. Une mère digne de ce nom qui voit son gamin sortir pour aller jeter des pierres l'enferme à la maison et lui interdit d'aller risquer sa vie dans la rue. Chez les islamo-fascistes, les parents sont fiers de voir leurs enfants affronter des soldats et, même, s'éclater(!) dans des attentats-suicides. Ils les appellent des "martyrs" pour faire pleurer dans les chaumières, en oubliant que le martyre, d'après sa définition religieuse, est toujours subi, jamais volontaire ; par la même occasion, ils négligent aussi de rappeler que, la plupart du temps, ils ont touché le prix du sang.
Le grand problème pour Israël est là : une démocratie consciente du prix de la vie humaine ne peut se battre à égalité contre des fanatiques instrumentalisés.
Il y aurait bien une solution : que les autres démocraties, au nom des droits humains, veillent au désarmement de Gaza.
Ne rêvons pas, l'ONU, représentation théorique des états de droit,
regarde ailleurs lorsque les combattants islamistes utilisent ses ambulances UN pour transporter des munitions. Elle est influencée ou intimidée par les dictatures de tout poil ... et spécialement les barbus (ça va se soi).
La situation est dramatiquement simple : Israël n'est pas près d'en avoir fini avec Gaza.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Concours

Recommander

Recherche

Profil

  • Tipanda
  • -Jacqueline Simon - dite
  • Femme
  • im-patiente et obstinée.
  • Je ne tiens pour vrai qu'une certitude : rien ne vaut la vie
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés