l'air du temps

Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 17:25

Voici un emprunt bien apte à qualifier l'instant.

Dans Le Monde.fr

Hervé Le Tellier Fukushima, Tokai, Onogawa. Si, après Tchernobyl, l'on doit ne jamais oublier l'un de ces trois noms, le nucléaire sera une énergie de l'avenir qui appartiendra de plus en plus au passé.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 11:11

   Nous ne parlerons pas de boucherie, ce serait jeter l'opprobre sur une profession qui est complètement en dehors du coup, mais n'hésitons pas à employer le terme MASSACRE. Une espèce d'Ubu sanglant et drogué fait tirer sur son peuple.
  Les archéo-anthropologues y trouveraient la survivance d'un usage primitif : dans certaines sociétés guerrières, l'importance d'un défunt se déterminait au nombre des volontaires désignés pour l'accompagner dans sa tombe.

   D'autres évoqueront les plus modernes coups de folie de sujets dérangés qui se saisissent d'une arme et tirent dans le tas avant, selon l'expression consacrée, de retourner leur arme contre eux.
Dans toutes ces situations, le clou du spectacle est la mort du héros.


   Pour l'instant, Khadafi ne laisse pas du tout envisager qu'il puisse se plier à l'usage. Au contraire, il s'accroche au pouvoir. Il espère vivre et règner sur un peuple de fantômes ?
Mais la ronde infernale du chasseur maudit n'est que littérature. Dans le cas présent, la mort n'est pas une fiction et les victimes auraient bien besoin qu'on les aidât à rester en vie. 
   Hélas, que la fête commence ! Les démocraties sont occupées à danser le tango.

Un pas en avant : "faisons cesser le massacre" ; deux pas en arrière : "pas d'Irak-bis".

  Pour cesser de danser, ils attendent peut-être qu'il n'y ait plus personne à tuer ?


  Il doit exister une solution qui arrangerait tout le monde en limitant les dégâts.
Eliminer un despote fait toujours hésiter devant le risque d'en faire un martyr pour ses partisans mais Khadafi est un autocrate, au sens le plus étroit du terme, il n'a même pas de véritables troupes. Son armée est composée de mercenaires qui marchent au fric.
Plus de chef, plus de paye, plus de troupes.
Restons dans la nostalgie, revoyons l'histoire de tous les tyrans qu'un héros a empêchés de nuire...

   Reste à trouver cet homme  providentiel.
Certes, la chose n'est pas si facile. Le despote a forcément prévu sa protection rapprochée, surtout en ces temps où l'attentat-suicide est à la mode.
Cependant, il paraît, enfin c'est ce qu'on nous fait croire, qu'il existe des gens formés à ces difficultés dans les services secrets de nos pays. Oui, que voulez-vous ? On a beau être en démocratie, il faut garder de quoi donner quelques coups de pouce au destin. 
Impossible que les grands chefs d'états n'y aient pas pensé...


   Alors, que font les services américains, anglais, israéliens, français et autres ?
A part foirer des coups tordus qui font rire jaune les citoyens, ils ne sont donc capables de rien ?
Sale temps pour les collections prisées des voyageurs,  James Bond a pris sa retraite, les espions ne sont plus ce qu'ils étaient.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 16:46

    C'est reparti. Sus à l'aspartam ! Voilà un nouvel ennemi à pourfendre.

Il faut raison garder !
Consommer de l’aspartam, si c’est pour maigrir, c’est sans intérêt.

   Pour mincir durablement, il faut perdre un certain nombre de mauvaises habitudes, dont l’abus du saccharose (le sucre ordinaire).

L’aspartam ne fait pas perdre le goût du sucré, on peut même dire qu’il l’entretient impunément. Le jour où l'on n’a plus de faux sucre à disposition, on repique au vrai et rien n’est gagné. La vraie solution repose sur l’acceptation d’un effort. Pour le sucre comme pour l'alcool, il faut un sevrage.  Difficile mais obligatoire.


    En revanche, il est tout aussi crétin de hurler à l’empoisonnement devant la moindre boisson light. L’aspartam est toxique à des doses qui ne sont jamais consommées par l’être humain.

     En résumé, le problème de l’aspartam ne réside pas dans sa nocivité mais dans les illusions qu’il entretient.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 23:14


       Les derniers échos suivant des suppositions insistantes, la ministre des affaires étrangères devrait incessamment céder son maroquin.

Elle a bien cherché ce qu'il lui arrive. Les âmes compatissantes ne se précipiteront pas pour la plaindre.
Et pourtant ...
Il traîne comme une odeur de brûlé, celle qui se répand quand saute un fusible.


               A moins qu'une information nous ait échappé, nous sommes toujours sous la cinquième république. Ce régime accorde au président de la république un certain nombre de droits régaliens, des privilèges et priorités qui lui composent un domaine exclusif.
Les affaires étrangères en font partie. C'est le président qui détermine et dirige la politique étrangère. Il en est responsable.


              Alors, renvoyer la ministre, c'est congédier un personnel pas vraiment responsable.

On attend que le grand chef tire la leçon des événements.

En cohérence avec les institutions, c'est le président de la République qui doit reconnaître sa responsabilité et démissionner. 

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 23:34

  Révolution ... C'est d'actualité. 

 Rotation de la terre, toujours le même point de chute.

Nous re-voilà, comme tous les ans à la même époque, au salon de l'agriculture et, comme d'habitude, la machine agricole passe inaperçue.

Comme d'habitude, la vedette appartient aux animaux du Concours Général Agricole et aux Provinces Françaises, étalage de victuailles aussi prestigieuses que traditionnelles.

   Le Salon de l'Agriculture remplit sa fonction première : montrer à l'homme des villes le paysan tel qu'il aime le voir. Il déteste le céréalier, toujours affublé de l'adjectif "gros", roulant berline allemande.

   Sa prédilection va au "petit" éleveur ; une empathie générale entoure ses réussites comme ses difficultés. Le public aime s'extasier devant les chefs d'oeuvre de l'élevage, il aime oublier qu'ils ne sont que des niches de qualité au milieu d'une masse de médiocrité et de souffrance animale. Passés à la trappe, le porc et le poulet sans goût qui pourrissent les nappes phréatiques et les plages bretonnes, une indulgence générale conduit le Français moyen à soutenir sans discrimination tous ses éleveurs, à prendre fait et cause pour leurs intérêts. Il prend leur parti dans des rivalités qui lui échappent largement. Le citadin français ne supporte pas les concurrents de l'éleveur hexagonal.
Lui-même, petit consommateur de viande d'agneau, il n'hésite pas à imputer la mauvaise santé relative de la production ovine à la concurrence (forcément déloyale) de l'élevage néo-zélandais.
   La Nouvelle Zélande est l'objet d'un solide ressentiment qui s'accentue à chaque fois que le Quinze de France se fait étaler par les Blacks.
   Le Français oublie sans difficulté les mauvais gestes qu'il devrait regretter, tels le Rainbow Warrior coulé dans le port d'Auckland.
   A ce jour, les Neo-Zélandais n'ont pas règlé de comptes dans un port français. En revanche, ils étaient là quand nous avons eu besoin de leur aide pour sauver notre liberté. Ils étaient dans les tranchées de la Grande Guerre et sur les plages du débarquement en 1944. Ils auraient pu rester bien tranquilles avec leurs moutons mais ils furent solidaires jusqu'à la mort ; ils ne nous ont jamais manqué.
En général, pour marquer sa reconnaissance, à de tels amis, on s'efforce de rendre la pareille.
   Aujourd'hui, coup du destin, la région de Christchurch est victime d'un tremblement de terre. Malgré une architecture de qualité, il y a de gros dégâts et des victimes.
   Certes, la Nouvelle-Zélande n'est pas un pays sous-développé, ils ont les hommes et la logistique pour faire face ; ils ne demandent pas d'aide ; mais un ami dans le malheur, il est au moins décent et amical de manifester de la solidarité.
   Faut pas rêver ! Aux yeux des Français, les Neo-Zélandais ne méritent aucun intérêt.

   Toute honte bue, ils préfèrent les oublier.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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