Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 09:56
     Les pas-tout-jeunes se rappellent probablement le rôle tenu par une certaine affaire de diamants dans le destin de la présidence Giscard.
    Comme, à la fin, ce fut l'élection présidentielle de 1981 remportée par François Mitterrand, beaucoup ont pensé que c'était la gauche qui avait fait mousser l'affaire pour déstabiliser le président.
Évidemment, les socialistes n'étaient pas les seuls à faire leurs choux gras de ce caillou dans la chaussure de Giscard ; la suite des événements a montré que les adeptes d'une candidature Chirac y trouvaient aussi leur avantage.

      L'histoire a suivi son cours et les diamants de Bokassa ont été oubliés ... par beaucoup mais pas par les acteurs du scandale ; la vengeance étant un plat qui se mange froid, la victime et ses amis sont restés à l'affût d'une occasion.
       Elle est arrivée : Omar Bongo est mort.
Les nostalgiques peuvent tirer leur mouchoir, c'est une grande figure de la françafrique qui disparaît et, pour beaucoup, c'est le souhait de voir la françafrique, elle-même, finir avec lui.
Alors, VLAM ! Giscard rappelle les valises de billets consacrées par Bongo à payer la campagne de son ami Chirac.
       C'est donc le coup de pied de l'âne dans une ambiance de règlement de comptes et de république bananière.
Voilà au moins du lourd, du costaud. A côté, Bayrou et Cohn-Bendit font petits joueurs.
       On apprécie et on s'amuse ... jusqu'au moment, qui arrive très vite, où on se rappelle que c'est le peuple africain, la misère africaine qui paie leurs plaisanteries.
     
       Au théâtre, en général, c'est le public qui finance la pièce, pas le SDF qui tend la main à l'entrée. Il est vrai que, dans leur sac Tati, on aurait du mal à trouver des liasses. 
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 16:32

   Devinette : qui a débarqué en Normandie, le 6 juin 1944 ?
    - Trop facile, c'étaient les troupes alliées : des Américains, des Anglais, des troupes du Commonwealth et quelques résistants français qui avaient trouvé abri à Londres.
 Si les Français ne voulaient pas que d'autres s'occupent de leurs affaires, il aurait mieux valu qu'ils en prennent soin. La France était gouvernée par des politiciens indignes qui préféraient Hitler au "danger bolchevique ", elle ne risquait pas de se libérer toute seule. 
En passant, il me revient quelques mots d'une chanson de Michel Sardou ( même un symbole de ce que vous détestez peut, de temps en temps, émettre une juste remarque !):
"  ... quand un p'tit gars de Georgie
qui se foutait pas mal de toi
est v'nu mourir en Normandie
un matin où tu n'y étais pas"...

   -  Qui étaient les plus nombreux et qui a laissé le plus de morts sur le terrain ?
- les Anglais. Si on ajoute les troupes du Commonwealth, Canadiens, Australiens, Neo-Zélandais, les sujets de Sa Majesté britannique représentent une majorité écrasante. Pour le Français traditionnellement anglophobe, c'est une vérité qui passe mal mais c'est ainsi.

    - Parmi les chefs d'états encore vivants, qui était présent le 6 juin 1944 ?
 La reine Elisabeth.
Encore une contrariété pour les anglophobes mais tout, depuis le prix  payé par ses sujets jusqu'à son histoire personnelle d'engagée militaire, en passant par les cimetières à honorer, tout aurait dû faire d'Elisabeth II le centre et l'invitée d'honneur d'une commémoration que le président français voulait grandiose.

    C'était ce que la logique et la simple politesse auraient dicté.
    C'était compter sans la volonté de transformer l'événement en propagande au service de l'entente franco-américaine représentée par ses présidents. Les médias ne devaient pas avoir l'occasion de distraire une minute d'attention en parlant d'autres chefs d'états.
     Donc on a eu tous les culots.
On n'a pas donné de prolongement à l'initiative amorcée ces dernières années d'inviter le premier-ministre allemand ; c'était pourtant un beau symbole de réconciliation et d'Europe.
Surtout, on a carrément oublié d'inviter la Queen !
Il y a moins d'un an, le couple présidentiel était pourtant ravi d'expérimenter les fastes de la couronne britannique ; normalement, entre gens bien élevés, une invitation doit être rendue ...
La reine était trop digne pour montrer son désaccord et, comme les morts anglais avaient bien droit à leur hommage comme les autres, c'est le Prince Charles, futur roi d'Angleterre qui s'est annoncé.
Il était encore temps d'adoucir la bévue, de l'inviter à partager les grandes heures de la cérémonie avec l'Américain et le Français mais, histoire de prouver qu'il ne s'agissait pas d'une erreur, que l'éviction était délibérée, rien n'a été modifié. Charles s'est acquitté de son devoir envers les victimes britanniques en presque catimini, le matin, dans un site à l'écart de la cérémonie officielle.
    
     Les Français, à nouveau, se sont montrés dignes de la réputation que leur faisait Churchill. L'expert en vacheries et phrases qui tuent ne disait-il pas qu'entre toutes les croix qu'il avait eu à porter, la pire était de Lorraine ?!
     Tant de mesquinerie pose nécessairement des questions.
Puisqu'il faut rire de tout, on peut imaginer le tableau du petit Nicolas encadré par deux grands frères, Obama et Windsor. La scène aurait définitivement perdu la réputation de sérieux et d'importance dont la cérémonie devait précisément être le symbole.
      D'ici à ce qu'on ait trouvé une explication, il reste à examiner une grave question, celle de la formation aux bonnes manières des hommes politiques en général et des diplomates en particulier.
      Autrefois, il y avait au Quai d'Orsay une école spéciale qui enseignait le savoir-vivre. Apparemment, ce n'était pas un luxe ni une matière facultative.

Parmi les vieux enseignements à réactiver, à côté du grec ancien et des leçons de morale, présentons un programme de bonnes manières au ministre de l'éducation nationale et inscrivons le gouvernement aux premières leçons.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 00:00
       "Home", le film de Yann Arthus-Bertrand, seuls les sourds n'en avaient pas entendu parler.
Alors, comme tout le monde, bête et disciplinée, je suis venue, j'ai vu et ... je ne suis pas convaincue.

       Entendons-nous bien, le propos est très juste, la planète a besoin de respect. Nous mourrons avec elle si nous n'en prenons pas soin.
       Alors pourquoi ce film est-il, en fin de compte, agaçant ?
       D'abord, rien de nouveau ; déjà le film d'Al Gore disait la même chose, ainsi qu'un tas de documentaires télévisés très bien faits mais avec moins de fric et, surtout, beaucoup moins de publicité.
          Ensuite, lorsque vous attirez les foules avec un battage du tonnerre, il ne faut pas décevoir le spectateur, il faut lui en mettre plein la vue, qu'il n'ait pas l'impression de s'être fait rouler.
Pour ébahir le monde, rien de plus efficace que la photo aérienne. Même votre paysage quotidien, vu du ciel, il vous paraît nouveau. Si vous cherchez une idée d'animation pour un village, montez une exposition des photos aériennes de la commune et vous aurez un succès fou. La population fera la queue pour contempler son quartier vu d'en haut.
Alors, si vous unissez exotisme et vue du ciel, vous êtes gagnants à coup sûr.
          Hélas, point trop n'en faut.
La photo aérienne, c'est très beau mais au cinéma, tout un film c'est lassant, surtout accompagné d'un commentaire monocorde.
         On peut faire l'effort de s'intéresser au sujet, par conviction militante, mais il est difficile de se passionner pour le sort d'individus que la caméra maintient à distance.
        
          Enfin, pour réaliser de telles images, il faut des heures et des heures de vol et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, un paradoxe propre à discréditer les meilleures intentions.

         "Home" n'est pas un mauvais film ; il restera dans l'histoire du cinéma pour la qualité de son plan medias, imbattable.


Dimanche 7 juin,

Les résultats du vote aux élections européennes sont tombés.

Un succès remarquable pour les écologistes au détriment des partis de gauche et du centre ... à rapprocher de la projection de "home" en toute-fin de campagne et le battage médiatique qui l'a entourée.
Comme on dit dans les romans policiers : cherchez à qui le crime profite ... et pourquoi de telles sommes ont été consacrées à un plaidoyer pour la nature par des financiers qu'on ne savait pas si passionnés d'écologie.
Faut-il y voir la réunion des pouvoirs politiques, économiques et médiatiques ?
Ce n'est pas joli, joli ...
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 10:59
      L'actualité nous ramène à l'inoubliable "java des bombes atomiques" de Boris Vian,
"Mon oncle, un fameux bricoleur, faisait en amateur des bombes atomiques.
 Sans avoir
jamais rien appris, c'était un vrai génie question travaux pratiques..."
      On aimerait chanter encore la bombe sur ce ton.

      En ce temps, la "dissuasion nucléaire" se voulait rassurante.
Au bout de la bombe, il y avait le néant, donc elle était inutilisable. Seul un fou pouvait se détruire rien que pour tuer l'autre.
On croyait à l'instinct de conservation. C'était avant le temps des attentats-suicides.
       Aujourd'hui, les belle certitudes sont tombées. Nous savons que la haine de l'autre et le mépris du genre humain peuvent faire perdre de vue sa propre survie.

       Le dictateur nord-coréen, gravement malade, attend sa fin.
Totalement exclu du fameux "concert des nations", il méprise son peuple réduit à la famine et tenu à l'écart de toute décision.
Il serait parfaitement capable de l'entraîner avec lui dans la mort.

      Histoire de se remonter le moral, on revient à l'oncle de la chanson :
"... voilà des mois et des années que j'essaie d'augmenter la portée de ma bombe
et je n' me suis pas rendu compte que la seule chose qui compte, c'est l'endroit où ç'qu'elle tombe.
Y a quèqu'chose qui cloche la d'dans,
J'y retourne immédiatement..."


      Évidemment, à condition d'être assez perméable à l'intox pour écouter les "experts", il paraît que la bombe nord-coréenne serait dix fois moins puissante que la bombe d'Hiroshima et dix fois plus lourde.
Kim Jong Il ne dispose pas d'un lanceur permettant de précipiter une telle bombe sur une cible éloignée.
    Nous voilà rassurés ... sauf pour ses voisins.  Merci pour eux, ...
... à moins que les effets de l'explosion soient arrêtés à l'entrée de la Corée du Sud, de la Chine et du Japon comme le nuage de Tchernobyl respecta les frontières de la France.

    On est forcément plein d'inquiétude : qui a été assez irresponsable pour équiper le dictateur nord-coréen de la technologie nucléaire ?
     Au moins une certitude : il s'agit du Dr Folamour pakistanais. Un grand comique, celui-là, il a consciencieusement sélectionné, parmi les dirigeants  de la planète, les plus ingérables pour leur transmettre son livre de recettes, avec une seule exigence : haïr l'Amérique et Israël.
      Les candidats ne manquaient pas, c'était l'embarras du choix. Nous n'avons pas fini d'en découvrir, mais, dans l'état actuel de nos connaissances, le plus effrayant est l'Iran.

      On n'est pas en présence de fauchés rigolos. Les pays riches et producteurs de technologie sont dépendants du pétrole. Les mollahs disposent de l'or noir donc ils peuvent se payer tout le nécessaire et ils l'obtiendront. C'est une perspective encore beaucoup plus inquiétante que le fou furieux coréen.
     
       Comme tout l'environnement des grands problèmes, les tractations qui entourent celui-là nous échappent largement mais il est certain que les Etats Unis et Israël sont obligés de réagir. C'est leur obsession, même s'ils se donnent l'air de parler d'autre-chose.
       La semaine dernière Benjamin Netanyahou est allé voir Obama. Officiellement, le dialogue a été franc (entendre : ils ne sont pas tombés d'accord ) sur le projet d'état palestinien et le devenir des implantations.
Admirez l'urgence de questions qui sont posées depuis soixante ans et le parfum d'enfumage.
       
       Ne les traitons pas de menteurs, ils ont peut-être échangé quelques mots sur la Palestine, mais l'urgence et la simple nécessité les ont forcément conduits à d'autres questions.
       Les paris restent ouverts et le resteront jusqu'à ce qu'un événement vienne donner la réponse mais on peut résumer les débats à une alternative, Netanyahou posant  une question à Obama :
"avant que la bombe iranienne soit prête, si je détruis les installations, vous m'accompagnez ou vous regardez ailleurs, que je puisse règler le problème sans qu'on vienne me gêner aux entournures ?"

        Eventualité, conjecture incertaine ?
C'est probable et plus raisonnable que la politique de l'autruche à laquelle les détenteurs de la bombe atomique nous ont, jusqu'ici, habitués. 

 


     
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 11:46

     Catastrophe pour la région du Nord : la prochaine saison de foot.

      En ligue 1, il y aura Lille, Valenciennes, Lens et Boulogne.
      Lille est la seule grande ville qui a les moyens de jouer à ce niveau,  il ne suffit pas d'avoir une bonne équipe, il faut payer la participation au "top".
      Les autres villes sont des trous à chômage et à problèmes sociaux. Elles n'auront pas les moyens.
      Des élus raisonnables renonceraient.
Mais, justement, ils sont élus ; difficile pour eux de résister à la tentation populiste de satisfaire la demande de quelques boeufs décérébrés.


      Vous direz que je n'aime pas le foot ... et vous aurez raison. Je ne l'aime pas, comme je déteste tout le sport-spectacle.
      Il est agréable à certains et probablement bénéfique à leur santé de courir après un ballon, mais regarder les autres courir ne fait que stimuler les pires tendances du
spectateur: agressivité, chauvinisme, nationalisme et autre racisme.
      La meilleure démonstration en a été faite par les régimes totalitaires.
Ils ont tous la passion des grands stades qu'on utilise très vite à d'autres usages que le sport.  Le moindre petit maire de trou perdu se prend pour un chef dans sa tribune officielle. Il serait difficile de lui en vouloir ; la tentation est trop forte de manipuler la matière première à sa disposition.
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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