Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 08:52

Transmis par Janine qui le tenait, elle-même, de Brigitte :



ET RAPPELEZ-VOUS 

La personne que vous voyez dans la rue tituber et chanceler n'est pas forcément saoule...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui baille au travail et n'est pas très efficace n'a pas forcément fait la fête hier soir...

elle a peut-être la sclérose en plaques......

La personne qui se déplace avec sa canne n'est pas forcément vieille...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui voit double n'a pas forcément bu cinq whiskies...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui subitement ne voit plus n'est pas forcément une menteuse...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui ne travaille plus n'est pas forcément une feignante ou une tire-au-flanc...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui se gare sur une place handicapée mais marche encore n'est pas forcément une resquilleuse ...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui a des fourmis partout n'est pas forcément restée immobile pendant une heure...

elle a peut-être la sclérose en plaques....

La personne dont les bras et les cuisses sont couvertes de traces rouges ne se drogue pas forcément...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui tremble devant vous n'a pas forcément froid ou la maladie de Parkinson...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui ne se souvient pas vous avoir parlé hier ne cherche pas forcément à vous éviter....

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne dont les mots s'emmêlent et qui dit n'importe quoi n'est pas forcément étrangère...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui touche une pension d'invalidité n'est pas riche...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui raconte ses sensations tout à fait étranges n'est pas forcément une illuminée...

elle a peut-être la sclérose en plaques...

La personne qui n'arrive pas à écrire correctement n'est pas forcément illettrée....

elle a peut-être la sclérose en plaques...


Alors prenez garde avant de juger une personne....

 elle a peut-être la sclérose en plaques....

 

Comment vivre avec la sclérose en plaque?
ON ne peut rien prévoir...
ON ne sait jamais comment sera le lendemain
On ne sait jamais quand viendra le désespoir....

Tout le monde me dit que je suis forte
Mais qu'en savent-ils?

Ces moments de déprime....de très grosse déprimes même!
Ces envies de lâcher prise et de m'enfuir...

 

 

Par Tipanda - Publié dans : solidarités
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /Juil /2009 10:44
Le verdict est tombé dans le procès du "gang des barbares".
Un verdict attendu : Fofana condamné au maximum, il aurait été difficile de faire moins.
Tout, son crime et son attitude face à la justice, allait dans ce sens.

   Il est content : il se prend pour un martyr, lui qui ne laissera dans les mémoires que l'image d'une petite frappe qui se voulait sadique sans avoir l'intelligence de ses modèles.
    Mais il reste une sensation d'inachevé. Les autres accusés s'en tirent plutôt à bon compte, la famille et les amis du supplicié sont insatisfaits.
On les comprend, ils sentent leur chagrin insulté, mais pour ceux qui ont la chance de regarder les événements de l'extérieur, le plus grave n'est peut-être pas le niveau des peines infligées à tel ou tel accusé. Avant l'accusation et le jugement, c'est l'enquête qui pose une foule de questions.
   Un jeune homme a été séquestré des semaines dans un appartement où l'on circulait apparemment beaucoup, ceci dans une cité de type HLM où, c'est bien connu, il est difficile de garder un secret.
    Une foule de gens savaient, une foule de témoins qui n'ont rien dit.
Nous sommes en face d'une non-dénonciation de crime. Elle est punie par la loi quand elle est le fait d'individus isolés.
Pourquoi un crime resterait-il impuni du seul fait qu'il est collectif ?

La sévérité vis à vis d'un seul n'est qu'une facilité exonérant la foule de ses crimes.
 A quand la tolérance face aux lynchages et autres pogroms ?
Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 00:00
       Dans les bagages des vacances, tous les ans, il y a des livres. Bon, d'accord, St Machin -les-bains et St Truc-sur-Mer, ce n'est pas le désert, mais on n'est jamais sûr de ce qu'on va trouver au tabac-presse-dépôt de pain du camping, à part Gala et Voici. Et puis, blindé de bonnes intentions, on va en profiter  pour se mettre à jour, lire tous les livres qu'on a achetés mais qui traînent depuis plusieurs mois.
Ne rêvons pas ; les bouquins qu'on n'a pas trouvé le temps d'ouvrir depuis longtemps, ils finiront les vacances comme ils les ont commencées. Dans le fond, il faut en convenir, s'ils nous avaient réellement attirés on aurait trouvé le temps de les lire, on n'aurait pas eu besoin de l'ennui des vacances pour s'y mettre.
Et puis, ne pas confondre vacances et travaux forcés. Oublions les retards de lecture et faisons-nous plaisir. Achetons les titres qui nous font envie.
Et si on pensait "Histoire" ...?
Justement, il vient de sortir "Attila" de Michel Rouche. Ce que j'ai lu à son propos me donne une envie furieuse d'y plonger.
Attila est au nombre des mal-aimés de l'histoire. Malgré les "Nouveaux Historiens", on a oublié de rouvrir le procès de quelques personnages et il en fait partie.
Grâce aux travaux des archéologues, on découvre une réalité différente des récits à la base de nos traditions historiques.
Le féroce Attila était surnommé le "fléau de Dieu "... Une si mauvaise réputation s'explique facilement : au Vème siècle, l'écriture était, pour ainsi dire, le monopole des moines et les Huns pillaient les abbayes.
Logique, une troupe de nomades pillards n'a rien à voir avec une armée de colonisateurs. Comme ils ne projettent pas de s'installer, s'emparer de la terre et des bâtiments ne les intéresse pas ; ils recherchent l'argent et autres "trésors" qu'ils peuvent emporter. Du numéraire, à cette époque, on n'en trouve pas beaucoup à la campagne, sauf dans les monastères pillés systématiquement. On comprend sans peine que les moines aient cultivé une rancune tenace à l'égard des Huns, suivis par les historiens dont les travaux ont longtemps reposé exclusivement sur l'étude des écrits.
    Nous comprenons, aujourd'hui, que les religieux aient noirci leur ennemi à plaisir mais les auteurs des siècles suivants ont aggravé le tableau et n'ont pas échappé aux contresens.
    Immanquablement, Attila est affublé du qualificatif "barbare". C'est oublier le sens que les Romains donnaient à ce mot. Le barbare est celui qui ne parle pas la langue des Romains, le latin.
 Attila, précisément, n'était pas un barbare.
A l'époque, lorsque deux adversaires faisaient la paix, pour garantir le respect de la parole donnée, ils s'échangeaient des filles à marier et des fils à éduquer. Un abus de langage les a fait nommer "otages", il serait plus conforme à la réalité de parler d'échanges. Attila fut donc éduqué à Rome en compagnie, ironie de l'histoire, d'Aetius son futur vainqueur des Champs Catalauniques. Son éducation soignée l'équipa d'un latin très supérieur à la langue des mercenaires de tous pays qui composaient l'armée romaine.
    Les Huns faisaient peur... comme tout ce qui est inconnu. Les Gallo-romains et autres Européens n'étaient pas nombreux à en avoir rencontré. En fait de Huns, il n'est arrivé en Occident qu'un petit comité, la garde rapprochée d'Attila ; le reste de la troupe était formée de Magyars et autres Germains toujours prêts à intégrer une opération de pillage chez plus riches qu'eux. Les batailles qui se sont livrées ont opposé des Germains mercenaires de Rome à ... des Germains ralliés aux entreprises de rapine des Huns. On y rencontre peu de Romains, l'Urbs dépeuplée ne faisant plus d'enfants à fournir aux armées, et peu de Huns véritables, l'Asie centrale est loin.
   L'aventure d'Attila et des Huns est d'abord un sujet d'étonnement ; pourquoi ces nomades de l'Asie centrale ont-ils étendu leurs razzias jusqu'en Europe de l'Ouest, à des milliers de kilomètres de leur lieu d'origine ? Même pour d'excellents cavaliers, l'expédition n'était pas banale et leur avancée vers l'ouest a poussé devant eux, par ricochets jusqu'à l'Atlantique, d'autres nomades qui ont complètement modifié le peuplement de l'Europe .
    C'est le passé, la question n'intéresse plus que les historiens spécialistes de la chute de l'empire romain ; aucun rapport avec nos préoccupations d'aujourd'hui.
    C'est un peu vite conclu.
Depuis que nous réfléchissons sur le bouleversement du climat, un nouveau concept est apparu, celui de réfugiés climatiques. Des populations seraient obligées de quitter leur pays pour refaire leur vie ailleurs. Et si le phénomène avait commencé depuis longtemps ?
     Après l'histoire, un peu de géographie.
L'Asie est vaste et, les phénomènes côtiers mis à part, au nord de la zone des moussons, les vents porteurs de pluie soufflent toujours d'ouest en est pour des raisons liées à la rotation de la terre. L'Asie centrale et orientale est donc faiblement arrosée à l'exception des hauts sommets qui accrochent littéralement les quelques nuages encore chargés de pluie. Les terres basses ne reçoivent que très peu de précipitations et leur alimentation en eau, pour abreuver hommes et bêtes et pour l'irrigation, dépend des  fleuves dévalant des montagnes arrosées. L'Homme n'a pas amélioré la situation, on connaît la catastrophe subie par la mer d'Aral au XXème siècle, mais la nature elle même a considérablement changé.
Il est aujourd'hui au Xinjiang (le pays des Ouïgours, comme on se retrouve (!), le pire des déserts froids, le Taklamakan, accessible uniquement aux chameaux de Bactriane, avec beaucoup de précautions. Des fouilles réalisées par des archéologues français et chinois, voici trois ou quatre ans, ont mis à jour des vestiges du premier millénaires prouvant l'existance d'une culture avancée, des gens qui menaient une existence confortable. Ces découvertes montrent que le bouleversement hydrologique de la région a commencé en même temps que les grands déplacements de populations dont ce que nous appelons "grandes invasions" n'est que l'aboutissement occidental.
  Ce qui est arrivé à l'empire romain et à l'Occident, soyons humbles, n'était que la "queue de comète" d'un changement millénaire et pas encore terminé.
    Et si nous regardions d'un autre oeil, les vagues de réfugiés climatiques qui se préparent ?

Par Tipanda - Publié dans : histoire
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 00:00
     Ils étaient comoriens. Ils avaient émigré en France mais restaient attachés au pays de leur naissance.
Mais les Comores sont loin, dans l'Océan Indien. On s'y rend en avion en faisant escale à Sanaa.
A l'occasion de cette escale, on peut changer d'avion et, même, de compagnie.
Les voyageurs en partance pour la terre natale ont donc embarqué dans un avion yémenite.
L'appareil était en mauvais état comme la réputation commerciale de la compagnie, mais quand on n'a pas les moyens d'être difficile, on prend des risques.
A force de faire tourner la roulette russe, survient la catastrophe attendue. L'avion est tombé.
Tout le monde est mort à l'exception d'une adolescente qui a peut-être échappé à deux malheurs : la mort et un autre risque, en cette saison des mariages comoriens.
    Fatalité ? Impossible d'employer ce mot, le péril était trop évident.
    Y avait-il un moyen d'y échapper ? Il fallait prendre un autre avion d'une autre compagnie. Encore fallait-il avoir l'argent.
Voilà le mot-clé lâché. L'aéroport de Sanaa est peu important mais il y transite plusieurs compagnies et, pour aller aux Comores, les voyageurs qui ont les moyens embarquent sur les avions d'une compagnie kéniane plus sûre mais plus chère.
C'était donc le scénario d'une mauvaise pièce mal jouée par de mauvais comédiens. La fin était connue d'avance, le suspens inexistant ou presque mais on a laissé le drame se dérouler. Personne ne s'est cru habilité à stopper la mascarade.

Dormez-vous bien, vous, les autorités ? Ce n'étaient que des pauvres, alors, évidemment ...
Votre conscience est élastique, comme le portefeuille des transporteurs.
     Tout de même, ils sont forts.
Faire accepter des conditions inacceptables à ceux qui en ont l'habitude, ce n'était malheureusement pas très difficile, mais faire décoller un équipage dans ces conditions-là ...

             Cette seule question représente un abîme de conjectures.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 10:17
LeMonde.fr

 Selon une étude rendue publique, mercredi 1er juillet, par le Fonds de financement de la Couverture maladie universelle (CMU), un professionnel de santé sur quatre exerçant à Paris (25,5 %) refuse de soigner les patients les plus défavorisés.

      Le serment d'Hippocrate a doté les médecins de grandes responsabilités et du prestige assorti.
      Ils jouissent de la confiance du malade persuadé que son état de santé est le premier souci de son docteur.
      Las ! D'autres préoccupations viennent concurrencer Hippocrate : le sens des affaires et ce qu'en d'autres temps on appelait le standing.
       Un professionnel libéral, comme son nom l'indique, est rétribué par ses clients qui le rejoignent ou le quittent en fonction de la qualité du service.
La course au client solvable et consommateur de suppléments d'honoraires impose de lui plaire, ne pas l'obliger à fréquenter dans la même salle d'attente une clientèle peu décorative.

     Plaire aux riches passerait donc par le rejet des pauvres. Hippocrate est bien loin...

... jusqu'à la déclaration d'une vraie maladie grave.
Quand la survie est en jeu, le client redevenu patient oublie ses préventions contre le populaire. Le joli médecin de cour (on se croirait chez Molière !) perd tout à coup de son attrait au profit du CHU et de ses sommités. C'est moins glamour mais plus rassurant.

   C'est ainsi qu'
on résoud
une grave question éthique : en séparant le nécessaire du facultatif.
Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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