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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 18:12

Plus les hommes d'importance nous parlent de démocratie et plus l'actualité nous fait rire ou pleurer, selon l'humeur.

Aux dernières nouvelles,

New York subit une attaque terroriste. Le président des Etats Unis, celui qui tweete plus vite que son ombre, en profite pour complaire à son électorat de petits blancs lyncheurs, il réclame la peine de mort pour l'agresseur.

Jusqu'à nouvel ordre, la constitution américaine dont il est le garant repose sur la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Le président est à la tête de l'exécutif, la question judiciaire des peines et châtiments n'est pas de son ressort. Pourquoi n'y a-t'il pas plus de consciences pour s'élever contre cet abus de pouvoir ?

Elles craindraient donc les petits blancs plus que les terroristes...

 

 

Le président indépendantiste de la Catalogne, fuyant les mesures de rétorsion de l'état central espagnol, s'est réfugié, en compagnie de quelques-uns de ses ministres, en Belgique, comme avait fait au XIXème siècle notre Victor Hugo qui fuyait Napoléon-le-petit.

Le gouvernement espagnol brandit (lui aussi!) le glaive de la justice et réclame les fuyards sur les accusations de rébellion et subversion. Rien que ça...

Rébellion et subversion, chacun en conviendra, sont des motifs indiscutablement politiques.

L'Europe démocratique ne saurait admettre en son sein l'existence de prisonniers politiques.

Il ne reste plus à la Belgique qu'à renvoyer les nostalgiques du franquisme à leurs chères études.

L'avenir nous dira si la démocratie a encore un sens.

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