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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 08:28

Beaucoup sont horrifiés de voir les ex-pays de l'Est devenus européens manifester sans complexe un refus catégorique d'accueillir des réfugiés.

Comment ! Ces gens subissaient encore, il y a peu, le joug de l'URSS. Après l'effondrement du bloc de l'Est, ils ont bénéficié de procédures accélérées pour intégrer l'Union Européenne et ils ont déjà tout oublié.

" Morceau avalé n'a plus de goût", ils refusent à d'autres proscrits la solidarité dont ils ont, eux-mêmes, bénéficié.

Ils déçoivent leurs anciens partisans.

Faut-il s'en étonner ?

Quittons l'histoire trop immédiate et reculons de quelques décennies. L'Est de l'Europe n'était pas l'objet d'une pression migratoire, il y avait des compatriotes regardés comme des étrangers de l'intérieur, les juifs et les roms. Le traitement de ces populations ne fut pas un long fleuve tranquille, il n'est pas besoin de chercher longtemps pour retrouver les traces d'anciens pogroms dans les fins fonds de campagne.

D'ailleurs, un expert ne s'y était pas trompé, je veux parler d'Hitler.

Pourquoi a-t'il installé tous ses camps d'extermination à l'Est, plus particulièrement en Pologne ?

Parmi diverses raisons, une évidence : il n'y avait pas beaucoup de révolte à craindre des populations locales et même, leur aide était prévisible. Bien après la guerre, rappelons-nous les témoignages hallucinants de paysans polonais dans Shoah, il s'est installé une attitude de déni des responsabilités partagées et même de récupération du malheur. Ils ont essayé, contre toute évidence, de faire d'Auschwitz le lieu du martyre polonais, avec des tentatives répétées d'y établir un mémorial catholique.

La domination soviétique est devenue l'alpha et l'oméga du malheur. Ses victimes ont tous les droits et aucune obligation.

On ne refait pas l'histoire. Sans doute, aurait-il fallu que l'UE soit plus exigeante au moment de l'intégration des ex-pays de l'Est, qu'elle y mette un peu plus d'éthique. C'est fait, on ne peut rien y changer.

Mais des gens qui ont pris la solidarité européenne pour ce qu'elle leur apportait de bon doivent l'exercer à leur tour.

Il ne faut pas céder.

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Published by Tipanda
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commentaires

Jean-Louis CLIPET 03/11/2015 20:21

Deux commentaires :
1 - comment peut-on m'expliquer que bloquer la frontière européenne en Hongrie (ce qui est son devoir du fait des accords de Schengen - plus de frontières intérieures, libre circulation, mais des frontières extérieures à garder, surveiller et sécuriser...) c'est MAL, TRES MAL !!! Et au même moment, la France bloque sa frontière à Calais à destination de l'Angleterre et que cela c'est BIEN, TRES BIEN ...???
2 - Les pays satellites du bloc de l'est n'ont jamais connu la liberté : Empire d'Autriche, Reich allemand, domination soviétique, rien ne leur a été épargné... Au moment de leur libération en 1989, au lieu de savourer enfin leur indépendance et la liberté nationale, ils se sont jetés dans les bras de l'Union européenne (et de l'OTAN)... Ils découvrent, mais un peu tard, que l'indépendance finalement cela aurait bien meilleur....

Tipanda 04/11/2015 17:52

Le problème de Calais concerne deux partenaires, l'UE par France interposée et l'Angleterre. Il y a beaucoup à critiquer mais elles essaient de s'entendre.
La Hongrie, de son côté, a décidé toute seule sans tenir compte de ses soisins.
Son problème n'est pas une question de frontière, c'est la volonté viscérale de rester entre soi, de rejeter l'étranger ( le fameux "on est chez nous" des têtes pleines d'eau de la Marine). faut pas se chercher des amis et partenaires quand on en profite et se barricader le reste du temps.

Francesca 05/09/2015 11:05

Juger, ce n'est pas bien... mais j'avoue que l'attitude des gouvernements de ces pays de l'est, et surtout de la Hongrie, me hérisse. Rien d'étonnant toutefois, vu ce qu'est réellement cette soit-disant "Union" européenne... Que sont nos idéaux devenus ?

Tipanda 05/09/2015 12:14

Comme les amis de Rutebeuf, les idéaux européens étaient amis que vent emporte.
Le vent des petits égoïsmes nationaux souffle trop fort, il crée des trous de mémoire et les experts-météo ne sont pas écoutés.

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