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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:44

QuerCinema, le festival de cinéma du Quesnoy, nous a présenté, cette année encore, un choix de films qui ne laissent pas indifférent, à commencer par "Le sel de la terre".

Oyez, braves gens ! si vous ne l'avez pas vu, courez-y sans délai, ou procurez-vous le disque si aucune salle ne le programme à proximité.

Pour être bref, c'est un chef d'œuvre à partir d'un chef d'œuvre, le regard de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado sur les photographies du témoin voyageur

Sebastião Salgado.

Et là, accrochez-vous. Le tour du monde de Salgado n'est pas une partie de plaisir, plutôt un condensé d'horreurs. Si l'homme est le sel de la terre, c'est un sel toxique. Et Salgado nous accroche à ce poison. Du Ruanda à la Bosnie en passant par l'Ethiopie, on se les prend en pleine figure les massacrés, les affamés, les déracinés et on reste les yeux grand-ouverts, on en redemande. La beauté vénéneuse des catastrophes... Même la terre et l'eau ne sont pas épargnées, victimes de l'espèce la plus évoluée du règne animal. L'homme ne mérite aucune indulgence, il a tout pourri, tout détruit.

On a du mal à suivre le journaliste de Télérama qui a qualifié ce film d'"Un hommage à la beauté de la planète". Même si "Le sel de la terre"est la preuve éclatante qu'une photographie est belle même si l'horreur est son sujet.

Et, à la fin, tout s'éclaire. Le Brésilien Salgado a ranimé, ressuscité, une terre que l'activité humaine avait désertifiée. Les arbres replantés, l'eau est revenue. C'est peu à l'échelle de la planète mais c'est un modèle, l'espoir après l'horreur.

On finit soulagé et réconcilié avec l'humanité, ...enfin, avec les hommes de bonne volonté.

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Published by Tipanda
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