Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /2008 22:12

C'est qu'elles pleurnichent, les belles âmes ! 
Des mois, des années que Sderot et le Neguev reçoivent des pluies de roquettes dans l'indifférence du monde. 
"Après tout, disent les belles âmes, à Sdérot les habitants sont des méchants, ils ne sont pas chez eux, ils sont juifs, ils n'ont que ce qu'ils méritent ! D'ailleurs, on voit bien qu'ils sont méchants, ils font le blocus de Gaza, et comment vont-ils s'y prendre, les Gazaouis, pour faire entrer des armes chez eux ? C'est leur droit aux Palestiniens de prendre les armes, ils sont de libres combattants."
 Et les belles âmes, de plus belle, écrasent une larme.
Quand elles auront assez pleuré, il faudra bien leur montrer la vérité qui les fâche : Gaza est opprimée, avant tout, par les islamistes du Hamas.
 Les gens qui tiennent à leur peau voudraient partir mais les combattants de l'Islam les surveillent. On ne quitte Gaza qu'en martyr farci de bombes pour semer la mort chez le satan israélien. Cela plait à Dieu, paraît-il, et, avec plus de certitude, fournit quelques mois de subsistance à la pieuse famille et une dot à la soeur qui épousera un religieux pour faire plein de petits martyrs en puissance. 
Un état démocratique ne doit pas administrer de punitions collectives. Il est donc injuste de faire payer à tous les Gazaouis les exactions commises par les islamistes du Hamas. 
Mais il serait tout aussi injuste de ne pas respecter les décisions du suffrage universel. Et le Hamas clame sur tous les toits, en toute occasion, qu'il a été élu au suffrage universel.
Puisque le peuple de Gaza a démocratiquement porté à sa tête une bande de criminels, qu'il en partage le sort ou qu'il se retourne contre les maîtres qu'il s'est donné.
Les pleureuses ne sont pas rassérénées ? 
Alors, qu'elles poussent leur logique jusqu'au bout et s'établissent dans un état islamique.
 A défaut d'être consolées, elles seront à tout jamais guéries.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /2008 00:00

 Le mariage est la grande affaire du monde féodal.
Il faut transmettre ce qu'on a reçu, il faut donc se marier pour avoir des enfants.
La vie est courte, la mortalité infantile, surtout, est  importante. Pour augmenter ses chances de laisser un héritier, il vaut mieux avoir plusieurs enfants.
 Apparaît alors un autre problème, le fief ne se partage pas ;  il ira à un seul, normalement l'aîné. 
Avec quelques variantes locales, la norme de succession est l'ordre de primogéniture par les mâles : le fils aîné reçoit la totalité de l'héritage paternel, à charge pour lui d'assurer l'avenir de ses frères et soeurs, ce qui finit par peser très lourd, et provoque une cascade de conflits domestiques, on se croirait chez les Atrides...  
Pour léguer plus que ce qu'on a reçu, il faut agrandir le domaine ; le moyen le plus sûr est d'épouser une héritière qui apporte une dot et des promesses d'héritage.  
Les chefs de familles s'adonnent à un véritable sport de compétition : concocter de profitables alliances pour leurs enfants. 
Pourquoi ne pas laisser les intéressés s'en occuper ? Parce que les mariages portent en eux tout l'avenir des familles ; il est hors de question d'en laisser le soin à de jeunes blanc-becs inexpérimentés qui seraient bien capables de courir à leur ruine, tourneboulés par un joli minois ou une belle allure. 
Au passage, ne parlons pas de discrimination sexuelle, le père dispose de ses garçons comme de ses filles.
Deux adversaires veulent faire la paix ? Pour concrétiser l'accord, (en précurseurs des participations croisées) ils organisent des mariages croisés entre les enfants de l'un et de l'autre. 
On peut  dire sans exagérer que toute la vie politique passe à un moment ou un autre par la conclusion de mariages. Si elle veut compter dans la prise des décisions, l'Eglise ne peut rester à l'écart de ces alliances mais elle ne s'impose jamais par la brutalité. Tout se négocie. Un peu à la fois, le droit canon s'emplit d'articles codifiant le mariage sur deux principes : le consentement des époux et le tabou de l'inceste.

Quand on cherche à s'agrandir, le plus intéressant est le voisinage immédiat, un domaine qui jouxte le sien. Après quelques mariages croisés, les voisins sont tous parents et leurs familles forment un bloc. 
L'Eglise est toujours favorable à l'exogamie, chez les nobles comme dans le peuple ; elle sait d'expérience qu'elle ne doit pas laisser se constituer ce genre de forteresses imprenables. 
Les chefs de famille arrangent les alliances en fonction de leurs intérêts ; la religion exige le consentement des futurs époux.  Il faut trouver un terrain d'entente. C'est l'origine d'une construction originale qui ménage les intérêts des uns et des autres, un mariage en deux parties : le sponsalicium suivi du matrimonium
Le sponsalicium est à la fois sacrement et contrat de mariage ; le matrimonium, c'est les noces, la part profane et conjugale, la consommation du mariage. L'Eglise ne s'intéresse qu'au sponsalicium, officiellement elle ne connait pas les réalités de l'union charnelle.
La découverte géniale qui donne satisfaction à tout le monde, c'est la non-concommitence des deux parties du mariage. Les pères veulent conclure au plus vite, ne pas laisser le temps à d'autres prétendants de faire échouer leurs projets, il faut donc procéder aux mariages très vite. On peut conclure une union très tôt, entre deux enfants, et ne la consommer que des années plus tard. Le sponsalicium célébré, les pères sont satisfaits, leur travail ne sera pas défait.
Pour complaire à l'Eglise qui exige toujours le consentement des époux, une fois qu'on a célébré la cérémonie, la "sponsa" est livrée à sa nouvelle famille ; en attendant l'âge de consommer le mariage, elle partagera la vie de son époux, dans l'idée que la vie commune lui permettra de s'habituer  aux futures réalités du mariage et que l'harmonie ainsi créée évitera les protestations.
 Et, sans surprise,  le système fonctionne. Ces unions enfantines ont souvent donné des ménages solides, moyennant quelques autres arrangements que nous allons découvrir.
 - à suivre ...

Par jacqueline Simon - Publié dans : Feuilleton
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 22:58

Un vieux monsieur est mort, un Neo-Zélandais. Il ne s'était pas rendu célèbre, comme on aurait pu s'y attendre d'un îlien, sur la mer, mais au sommet de l'Everest. 
C'était Sir Edmund Hillary et il mérite qu'on rappelle son souvenir. 
Soyons clairs, je déteste les efforts inutiles et la montagne m'indiffère, mais Hillary n'était pas un recordman comme les autres. Le premier parmi les célébrités de l'escalade, il a toujours insisté pour que son sherpa Tensing fût honoré comme lui. Dans les livres racontant l'histoire des montagnards, la conquête de l'Everest est toujours attribuée à Hillary et Tensing parce qu'il a toujours veillé à ce qu'il en fût ainsi. Il disait que de tels exploits ne sont possibles que par la réciprocité de l'effort.
Constatant les conditions de vie épouvantables de ces montagnards voués à servir les riches étrangers amateurs d'émotions fortes, il a consacré une grande partie de son temps et de ses moyens à la fondation d'écoles et d'équipements sanitaires au Népal.
Il me semble qu'un tel exemple vaut la peine d'être rappelé en ces temps de profonde médiocrité où les gens célèbres rivalisent d'égoïsme et de vulgarité.

Par jacqueline Simon - Publié dans : amitiés nécrologiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 22:24

Les médias se sont abondamment répandus sur le fiasco de l'Arche de Zoé. Un autre scandale authentiquement dérangeant est passé presque inaperçu ... Trop de gens auraient pu s'en trouver gênés.
Entre Noël et Nouvel An, à l'entrée de la bande de Gaza, des garde- frontière israeliens (chanceux ou renseignés ?) ont visité un chargement de sucre en provenance de l'Union Européenne au titre de l'aide alimentaire aux Palestiniens. Ces colis étaient destinés à l'administration de Gaza, donc au Hamas.
Devinette : que contenait réellement ce chargement ? 
Du nitrate de potassium, sans intérêt alimentaire mais utile à la fabrication d'explosifs.
Chacun en tirera les conclusions qui renforcent ses opinions.
On ne peut éviter le rapprochement avec les "penchants criminels de l'Europe démocratique"(J.C. Milner).
L'antisionisme ne serait qu'un péché véniel ? En réalité, c'est le masque habituel de l'antisémitisme qui n'est pas mort en Europe. On saisit toutes les occasions de proclamer "plus jamais ça" tout en calinant la bête immonde.
 Elle finira bien par se réveiller et seuls les idiots auront le droit d'être étonnés.

Par Jacqueline Simon - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /2007 23:14

L'Eglise a placé des hommes-clefs auprès de la noblesse féodale. Son influence grandit, son autorité morale est de plus en plus difficile à contester ; il lui reste à trouver le moyen de dicter aux nobles leur politique. 
Il faut peser sur l'essentiel.
Et l'essentiel pour les hommes des temps féodaux, c'est transmettre. 
Ce qu'on a reçu de son père on doit le transmettre à son héritier, si possible augmenté mais jamais diminué. On ne peut acheter des domaines pour s'agrandir, la propriété au sens moderne n'existe pas ; à la terre s'attache une foule de droits qui peuvent être détenus par des titulaires différents. Lorsqu'un seigneur donne à un monastère le droit de coupe sur un bois, il y garde néanmoins le droit de chasse ou  de pacage, droit qu'il pourra attribuer à d'autres, mais la parcelle est toujours dans son fief. Le pouvoir réside dans le droit de disposer. 
Dans nos manuels scolaires, on nous a bien fait sentir à quel point le serf était maltraité, lié à sa ferme sans pouvoir choisir une autre vie. Relativisons : ce qui est contrainte est aussi une garantie ; le paysan ne peut être expulsé, le chômage n'existe pas, ce qui laisserait rêveurs bien des ouvriers modernes ; et son seigneur n'est pas plus libre, lui aussi est définitivement lié à un domaine qu'il ne peut aliéner. 
Ne nous égarons pas et revenons à notre sujet, comment s'agrandir si on ne peut ni vendre ni acheter ?
Les deux manières les plus usitées sont la guerre et le mariage.
La guerre est évidemment un bon moyen de n'en faire qu'à sa tête et d'imposer son point de vue, mais, incessante et endémique, c'est une cause d'anarchie et de ruine qui atteint toute la société ; lorsque le paysan crève, la noblesse et le clergé s'appauvrissent et leurs ambitions rétrécissent. Et puis, ça ne fait pas très chrétien.
L'Eglise, la première, se lance donc dans une entreprise d'éradication de la guerre, c'est à dire de la guerre entre féodaux. il faut garder ouverte la possibilité de se battre au nom de la foi ; ménageons l'avenir. 
Le clergé ne se fait pas d'illusions, il sait qu'il est impossible d'interdire totalement la guerre, elle est trop enracinée dans la culture ambiante, c'est la raison d'exister des nobles, mais il va établir des règles pour discipliner le traitement des conflits et, par là, se mèler de questions qui ne le regardent pas à priori.
Le jeune guerrier passait par une initiation virile en grande partie héritée des ancêtres barbares ; on remplace le vieux rite par l'adoubement qui en fera un chevalier béni par l'église et tenu de respecter quelques usages tels que la trève de Dieu limitant la durée des hostilités. Il jure de recourir à l'arbitrage des autorités religieuses et surtout de protéger, outre la veuve et l'orphelin, tous les religieux, leurs biens et les individus sous leur protection ou leur autorité. 
Ces règles sont assez peu efficaces pour épargner au pauvre monde les malheurs de la guerre mais elles font de la politique, et surtout de la diplomatie, des chasses gardées du clergé. 
La noblesse n'est plus souveraine à la guerre. 
A-t'elle mieux réussi avec les mariages ?
...à suivre ...

Par Jacqueline Simon - Publié dans : Feuilleton
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Concours

Recommander

Recherche

Profil

  • Tipanda
  • -Jacqueline Simon - dite
  • Femme
  • Nord MARLY
  • im-patiente et obstinée.
  • Je ne tiens pour vrai qu'une certitude : rien ne vaut la vie
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés