Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 21:59

Quel est le point commun entre Cecilia et Carla ? 
- Nicolas ... qui donne le "la" ? 
Trop facile, et puis la rime est fausse.
La réponse ?
Toutes deux sont un rideau de fumée.
Le tableau : 
Vous avez obtenu un bac + 2 ou 3 dans une fac - voie de garage ; logiquement, vous avez échoué au chômage non indemnisé puisque vous n'avez jamais travaillé. Comme il faut bien gagner des sous, après un vrai parcours du combattant, vous avez décroché un temps partiel contraint et fractionné chez le hard-discounteur du coin. On ne vous plaint pas, on dit que vous avez réussi, vous avez eu plus de chance que beaucoup de vos copines de fac. 
Vous êtes furieuse, votre avenir est aussi bouché que celui de votre père, sans emploi à 50 ans. Votre mère fait le décompte lugubre des franchises médicales que sa maladie chronique va lui coûter, en plus du loyer, de l'électricité et des courses dont les prix grimpent, grimpent ...
Souriez ! On pense à vous.
La télévision, la radio, la presse s'unissent pour vous sortir de tous les sujets déprimants.
Plus excitante que votre galère, la vie des happy few  vous offre un dérivatif.
Laissez les vous rouler dans la farine (même si elle est hors de prix). 
Vous êtes ébahie devant les histoires d'alcove des puissants, vous en oubliez de protester contre l'injustice que vous subissez.
La charge de la cavalerie légère a atteint son but. 
Vous avez perdu la bataille, faute de l'avoir livrée.  
Maintenant, attendons la suite du programme. Un feuilleton qui se répète finit par lasser.

La peur de votre réveil, voilà maintenant tout ce qui peut les inquiéter.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 22:54

Et l'affaire du vaccin contre l'hépatite B refait surface !
Voilà plus de 10 ans que des malades souffrant de sclérose en plaques accusent le vaccin contre l'hépatite B d'avoir provoqué leur maladie.
 Succession de points marqués par les uns et les autres et, dernier rebondissement, les labos fabricants du vaccin sont mis en examen.
Qu'en penser sans à-priori ?
A-t'on découvert la preuve, un lien entre le vaccin et la maladie ? Non.
Pour comprendre une telle relation, il faudrait savoir comment la maladie se déclenche. 
Nous en serions très heureux, ce serait un grand progrès, porteur de succès thérapeutiques certains. Mais, pour l'instant, nous sommes encore au stade des hypothèses, de plus en plus cohérentes mais des hypothèses, rien de plus.
Se fonder sur des probabilités pour étayer une accusation ... il faut que le rapport bénéfice/risques soit indiscutable. 
Si, faute de certitudes, il faut se fonder sur le principe de précaution, nous avons d'un côté une maladie gravissime du foie, organe vital ; de l'autre, l'hypothèse non démontrée d'une affection neurologique invalidante. Est-il stupide de craindre moins le risque de la sclérose en plaques que celui de la destruction du foie ?
La sclérose en plaques atteint de plus en plus de personnes, vaccinées ou non. Pourquoi faudrait-il incriminer particulièrement un vaccin alors que les malades ont forcément été en contact avec une foule d'autres agents ?
Les labos pharmaceutiques ne sont pas des entreprises de bienfaisance, il n'est pas question de les innocenter à priori. On peut même leur reprocher bien des travers dont l'absence d'intérêt pour les malades non rentables n'est pas le moindre. Mais Il ne faudrait pas que l'opinion se déchaine contre eux en oubliant d'autres facteurs de risque dont on néglige généralement de nous parler.
Quand on cessera de macérer dans des insecticides qui sont des neurotoxiques, en oubliant que les insectes sont plus résistants que les mammifères, dont nous sommes, on pourra incriminer d'autres produits. 
A moins de faire le ménage partout, il reste l'impession insistante qu'on se fait berner.
Ce n'est pas la seule occasion mais ça ne fait jamais plaisir.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 00:13

Ces temps-ci, histoire et littérature ont mis en exergue un nouvel aspect de la shoah.
 On ne parle plus des camps, il paraît que le public se lassait. Le thème à la mode dans les émissions littéraires, c'est la Shoah par balles, nom qui a été donné aux massacres systématiques des juifs et des communistes par les einzatsgruppen dans les territoires de l'Est envahis par les nazis. 
Pendant longtemps on n'a pas eu d'information là-dessus, en grande partie à cause du rideau de fer. Donc il serait mal venu de déplorer qu'enfin la question soit amenée au grand jour, il faut même s'en féliciter.
Beaucoup ont découvert l'existence de cette horreur à la lecture des "bienveillantes" ; malgré tous les reproches qu'on peut faire au roman, il faut au moins lui reconnaître ce mérite. Ensuite, des auteurs moins controversés ont consolidé l'information, qu'il s'agisse du Père Desbois ou de Daniel Mendelsohn. 
Bref, la question est devenue très tendance, on se remet à traiter de l'extermination des juifs.
Et les "relativistes" profitent de la situation pour se faire entendre. 
D'après eux, les tueries dans l'ex URSS sont des massacres comme il y en a eu, hélas dans toutes les guerres. Dans la plus haute antiquité, lorsqu'un chef de guerre prenait une ville, il n'était pas rare qu'il fît massacrer toute la population. C'est bien la preuve que la Shoah ne mérite pas l'exceptionnalité qu'on lui confère, disent-ils.
Et puis, dans ces tueries, on ne tuait pas que des juifs, on tuait aussi des communistes ; donc il s'agissait bien d'une guerre politique et non de destructions racistes comme il est d'usage de l'écrire.
A propos des camps, les négationnistes essaient de destabiliser leurs interlocuteurs en se livrant à des apparences de décomptes scientifiques pour aboutir sans succès à une seule conclusion : "les juifs ont menti".
 La shoah par balles leur donne l'occasion de banaliser l'horreur à défaut de pouvoir la nier ; "malheur, la guerre, partout l'homme est un loup pour l'homme"  etc.. Et ils aboutissent forcément à la conclusion que les juifs ont bien profité de la guerre pour leur publicité et faire payer tout le monde.
Et voilà le retour de l'antisémitisme le plus abject.
Décidément, rien ne peut l'ébranler. 
Il faut renoncer à convaincre, c'est le combat qui continue.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 22:58

L'Eglise a trouvé judicieux de négocier avec les chefs de famillles ; en laissant faire des mariages d'enfants, elle paraît céder sur le consentement obligatoire. 
C'est, comme dirait l'autre, un détail ; il reste bien assez de sujets de discorde.
Le mariage chrétien est monogame et indissoluble, en contradiction avec de vieux usages que les féodaux affectionnent. 
Passons par la Normandie où nous rencontrerons l'illustration de presque tous les conflits autour du mariage. 
La Normandie, comme son nom l'indique, est la terre des Normands. La noblesse récemment christianisée a gardé quelques habitudes de ses aïeux vikings, en particulier le mariage more danico qui n'est ni monogame ni indissoluble. 
Le fils obéit à son père : il épouse l'héritière prévue. 
Elle ne le séduit pas forcément ; c'est souvent une femme plus âgée que lui, une veuve nantie d'un douaire plus intéressant que la dot d'une jeune fille. Elle devient l'épouse en titre et, si elle a des enfants, ils viendront en tête dans l'ordre de succession. Nous précisons "en tête" parce qu'il y aura normalement d'autres enfants. 
C'est là qu'intervient le mariage more danico, également appelé "mariage par la main gauche". L'héritier ayant fait son devoir et obéi à son père en concluant le mariage attendu, épouse une autre femme selon son goût, une femme qui peut être d'un rang inférieur mais chez qui on recherchera une bonne santé pour supporter la vie nomade des nobles et  faire naître des enfants qui ne laisseront pas le domaine sans héritier en cas de stérilité du premier mariage.  Le mariage more danico peut ne pas durer, que les époux ne s'entendent plus ou qu'une autre compagne supplante sa devancière. Ce n'est pas le divorce moderne, le mari garde les enfants mâles et trouve, hors de la noblesse mais à l'abri du besoin, un successeur qui épousera son ancienne compagne, moyennant une dot.
La plus célèbre de ces unions à la normande, c'est l'histoire d'amour qui donnera le jour au duc Guillaume, celui qui, adulte, fera la conquête de l'Angleterre. 
Le duc Robert - dit "le Magnifique" ou "le diable" , ça pose tout de suite le personnage ! -, descendant du chef Viking Rollon, a rencontré, à Falaise, la fille d'un tanneur , Herleue, sans titre mais très sexy.
 Coup de foudre réciproque, lune de miel torride ; évidemment, l'Eglise n'est pas d'accord du tout !
Le mariage more danico est conclu et produira quatre enfants, dont l'aîné Guillaume que Robert désignera comme son héritier avant d'accomplir un pélerinage en Terre Sainte, à la suite du sulfureux comte d'Anjou,  Foulques Nerra.
Robert n'a pas trente ans, son avenir est plein de promesses, mais il meurt pendant le voyage de retour de Terre Sainte. 
Guillaume est un enfant et la situation dangereuse. Il doit faire reconnaître son titre de duc de Normandie. 
Le régime féodal est récent, les règles de succession sont encore très floues. A chaque décès, il se présente une foule de prétendants.
Guillaume devrait pouvoir compter sur l'appui de l'Eglise, protectrice des pélerins et soutien de la veuve et de l'orphelin. Ses illusions, si jamais il en a eu, ne durent pas longtemps. Le clergé normand a la rancune tenace.  Utilisant leur réseau de "grenouilles de bénitiers" et autres "punaises de sacristie", les autorités religieuses répandent le surnom dont elles ont affublé le jeune duc "Guillaume Le Bâtard". C'est introduire   une objection qui n'a pas de sens en Normandie ; sa position d'héritier est contestée par des oncles ou des cousins qui espèrent tirer profit d'une autre lecture de la généalogie ducale mais sa naissance est légitime même si l'église n'a pas béni le mariage qui ne pose pas de problèmes à la noblesse normande. Des mariages more danico, il y en a dans toutes les familles. Le nouvel argument est exploité pour renforcer la position des adversaires de Guillaume.
Après des années de combat, Guillaume s'établit sans contestation au sommet du duché, en attendant la conquête de l'Angleterre qui changera le "Bâtard" en "Conquérant". Mais il comprend que les temps ont changé ; la loi des prêtres devance la loi des pères.
Il lui reste à prendre femme, une seule comme l'Eglise le commande. Aucun duc de Normandie de fera plus de mariage more danico.
 Mais le clergé n'a pas fini de lui imposer sa volonté
(à suivre...)

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : Feuilleton
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 22:21

Des Gazaouis ont creusé une brêche dans le mur de séparation avec l'Egypte et s'y répandent pour "faire leurs courses".
Ces pauvres démunis disposaient donc d'explosifs. On le savait ; il n'est plus possible de les croire lorsqu'ils se prétendent sans défense.
La remarque, il est vrai, ne sert à rien ; ceux qui choisissent de les voir en victimes resteront aveugles devant l'évidence. 
Ces mêmes belles âmes ne voyaient rien à redire devant la pluie de roquettes sur Sdérot. Aujourd'hui elles sont joyeuses de l'incursion en Egypte.
 La liberté, c'est le bonheur.
Est-elle si heureuse cette liberté au péril des autres ?
Ils sont entrés en force en Egypte pour la "mouiller" dans le conflit israélo-palestinien. L'Egypte est le seul pays arabe ayant signé un traité de paix avec Israël. 
Les durs de l'islam ne l'ont jamais admis. 
Que la paix soit indispensable à la survie d'un état qui vit du tourisme, voilà une préoccupation bien étrangère aux Gazaouis ; eux, ils sont bien plus malins. Ils ont trouvé la manière "psychologique" de vivre aux crochets des belles âmes.
Pourquoi changeraient-ils ? 
La mendicité institutionnalisée leur réussit plutôt bien.

Par jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Concours

Recommander

Recherche

Profil

  • Tipanda
  • -Jacqueline Simon - dite
  • Femme
  • Nord MARLY
  • im-patiente et obstinée.
  • Je ne tiens pour vrai qu'une certitude : rien ne vaut la vie
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés