Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 10:12
Vous vous rappelez certainement les rouges-bruns, ces adeptes d'une improbable alliance d'antisémites de gauche avec un délicat parfum de haine de soi.
A l'occasion de l'affaire Charlie/Siné, ils se sont réveillés.
Je laisse Nathalie vous dresser le tableau.
A gerber ...

Siné, la boucle est bouclée
par Nathalie Gunther
Je reviens cette semaine sur le licenciement de Siné, dessinateur et caricaturiste, par Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, pour propos antisémites.

Rappel des faits : dans une chronique publiée début juillet par le célèbre journal satirique, Siné avait écrit à propos de Jean Sarkozy, fils cadet du Président de la République française : " Il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée juive, héritière des fondateurs de Darty : il fera du chemin dans la vie".
Refusant de présenter ses excuses pour des propos faisant appel aux ressorts les plus vils d'un veil antisémitisme et de l'équation juifs = argent et réussite sociale, y compris grâce à des manoeuvres dolosives, la conversion en l'espèce, Siné a été licencié par son employeur. Somme toute, rien que du tristement banal, qui nous pousserait presque à lever les yeux au ciel et soupirer en signe de dépit fatigué.


Là où l'affaire prend néammoins une tournure surprenante ( à moitié...), c'est lorsque l'on s'interesse à la pétition de soutien au gentil Siné, qualifié affectueusement "d'anar" qui "dénonce d'un ton fleuri l'opportunisme du fils du Président" et qui regrouperait pas moins de 2000 à 3000 signatures de soutien de dessinateurs comme Geluck ( dont le chat doit miauler très fort ), de philosophes comme Michel Onfray ou Daniel Bensaid, d'enseignants, de journalistes et autres personnalités de renom qui n'ont aucune difficulté, comme chacun le sait; avec leur judéité, tels Alain Krivine ou Gisèle Halimi.

Pourtant, c'est sur la chronique de Guy Bedos paru dans le Nouvel Observateur le 16 juillet 2008, qu'on atteint les sommets du pervers : l'humoriste y explique que Philippe Val n'y comprend bien, puisqu'en Israel même, des auteurs aussi célèbres qu'Amos Oz ou David Grossman critiquent le gouvernement israélien en place.
Quel rapport avec tout ça, me direz-vous ? Eh bien voilà, la boucle est blouclée : Bedos et autres consorts ont amalgamé juifs et Israel et, sur une question d'antisémitisme avéré, se sont crus autorisés à parler d'Israel et du conflit israélo-palestinien comme une légitime défense, avec une nouvelle équation juifs rusés = israéliens méchants.
L'amalgame va plus loin puisque Plantu représente dans une caricature de l'express du 24 juillet 2008, Philippe Val avec rangers, crâne rasé et brassard rouge, mimant le salut nazi. Quand on sait que Val croule sous les mails d'insultes et est traité chaque jour "d'ordure sioniste", on se dit que tous ces donneurs de leçons sont bien inquiétants...et que les détracteurs d'israel savent faire feu de tout bois... Bonne vacances quand même.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 00:00
Je vais encore me faire des ennemis ... ça va bientôt être le désert autour de moi. "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie ..."
J'ai lu ça, jadis, et je ne sais  pourquoi, les mots reviennent à ma mémoire. .. En réalité, je ne suis pas effrayée du tout. Je suis même terriblement enthousiaste et pleinement d'accord avec le papier que Bernard-Henri Levy vient de signer dans le Monde du 22 juillet 2008. Tant pis pour les dénigreurs.
BHL est trop paillettes, trop pipole ? Quelle importance si le propos est juste ?
Il l'est fortement, cet article. Il revient sur l'"affaire" Siné, apporte son soutien à Val avec des mots que j'aimerais avoir écrits si j'avais la chance d'en posséder le talent.
La paraphrase du texte serait ridicule ; je ne peux qu'inciter chacun(e) à le lire.
J'aimerais juste en "rajouter une louche" pour insister sur la nécessaire distinction entre critique des dogmes et atteinte aux personnes. Un humoriste peut se moquer de la torah ou du coran ; c'est l'agitation des idées (souvent roboratif et salutaire). Se croire autorisé à dénigrer les gens, il y a une faille à ne pas franchir ni combler. 
L'islam a beau être la dernière née des religions du livre, c'est la plus archaïque ; elle fait retour à des principes auxquels le judaïsme et le christianisme avaient renoncé depuis longtemps lorsque Mahomet est né. En disant cela, j'ouvre éventuellement une controverse mais aucun croyant ne doit y trouver prétexte à se dire insulté.
En revanche, si je le qualifiais de sous-homme, et si je lui refusais l'exercice de ses droits humains, nous quitterions le domaine du débat pour entrer dans l'exercice du délit.
C'est très simple, en apparence, mais il faut croire que ce n'est pas clair pour tout le monde
Il est très, trop, courant de se faire traiter de raciste parce qu'on refuse que les filles aient des heures réservées à la piscine et risquent leur peau plutôt que de remettre leur santé entre les mains d'un homme-médecin.. Depuis quand la religion, ou ce qu'on appelle ainsi, est-elle une race ?
Les religions, les traditions et l'usage qui en est fait sont des productions de l'esprit ; comme telles, elles peuvent être discutées, contestées, refusées .
Cultivez la confusion des genres, l'amalgame entre le racisme révoltant et inadmissible et la saine critique des idées, et vous entretiendrez les haines les plus recuites, celles qui font des morts à la première étincelle.
Tiens, la carrière de cette ordure de Karadzic en est une parfaite démonstration, juste d'actualité.
  
Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 09:54

Mercredi 16 Juillet. La journée commence dans la douleur.
On savait depuis plusieurs mois que Reguev et Goldwasser étaient morts ; mais la connaissance n'est pas un antidote au chagrin.
Pénible, ce retour des cercueils, en fait : des caisses noires, comme volontairement déshumanisées par l'ennemi.  Les  juifs religieux ont peut-être  connu une forme de consolation  : les  morts font partie des enfants d'Israël, ils sont rentrés et reposeront dans la terre de leur peuple. Pour les religieux, c'est important.
Les autres restent inconsolés et, plus grave, insultés par le carnaval indécent du Hezbollah.
Ils fêtent leur victoire. On a trop de chagrin pour leur démontrer que leur prétendue victoire n'est qu'un gros coup de bluff médiatique.

Samir Kuntar, au cours du rassemblement à Beyrouth Cette photo (merci Infolive TV), c'est Kuntar saluant ses partisans libanais...
Elle ne vous rappelle rien ?

Hier soir, Beyrouth ressemblait à Nuremberg en 1936. Samir Kuntar et Nasrallah ressemblaient à Goebbels et à Hitler lorsque des milliers et des milliers de sympathisants criaient mort à Israël, portaient des uniformes noirs et levaient le bras en signe de salut. Ceci ne peut qu’apporter la violence, la guerre et le chaos.



Ils n'ont pas gagné, ils ne sont que des supplétifs de l'Iran et ils cesseront d'exister quand leur protecteur n'aura plus besoin d'eux.  Leur sort ne sera pas plus enviable que celui des hiwis ou des harkis, jetés comme des kleenex.
Logiquement, il faudrait consacrer un peu de temps à cette démonstration, mais le temps n'en est pas encore venu. Il faut d'abord digérer notre peine.
Nous avons pris l'habitude de revendiquer notre droit à la mémoire ; il faut y ajouter notre droit au chagrin.

Mais il sera dit que la journée ne pouvait pas être complètement désespérée.
 Le courrier arrive. Comme tous les mercredis, j'ouvre Charlie hebdo.
Joie ! Laudate ! Siné ne fait plus partie de la rédaction.
Il y avait longtemps que ses débordements antisémites nous échauffaient ; on avait de plus en plus de mal à supporter l'indulgence de Philippe Val.
Comment un éditorialiste aussi correct, judicieux dans ses critiques, pouvait-il supporter un Siné dans sa rédaction ?
On avait fini par se dire que  le grand âge de Siné et sa qualité de "membre des pères fondateurs" du journal faisaient accepter de sa part des écarts qui n'auraient pas été tolérés autrement.
Mais c'était de plus en plus insupportable... et enfin !
 Il n'a plus été supporté. OUF !

La journée reprenait couleurs ; et ... l'apothéose !
Dieudonné a fait baptiser sa gamine par Laguérie, le catho intégriste ; et le parrain est ... Jean-Marie Le Pen !!!
Merci les gars ! Dans une journée si mal commencée, vous nous avez bien fait rire.
Surtout, ça nous fait des vacances.
D'habitude, on triture nos méninges, on attrape des crampes dans les doigts et on fait chauffer nos claviers pour démontrer que l'antisémitisme est le ciment de haine qui  fait des alliances improbables.  C'est du boulot ; par moments, on aimerait se reposer.
 Alors, la grosse farce pipole du comique pas drole et de l'apprenti fuhrer sur le retour, c'est du bonheur !
Ils ont fait tout le boulot.
Si on trouve un rayon de soleil, on peut sans remords profiter du farniente.


Quand je vous disais qu'une journée ne pouvait pas être entièrement pourrie.

 

A propos de Le Pen, chacun peut lui reconnaître un vrai talent : celui de faire parler.


La carrière de Le Pen ne repose que sur un réel talent de bateleur. D’un point de vue conceptuel, l’extrême-droite comporte des théoriciens beaucoup plus forts que lui. Il les a toujours surclassés auprès de foules parce qu’il est un homme de spectacle, avant tout. C’est un outil d’une valeur inestimable pour un démagogue.
A l’autre extrémité de l’éventail des opinions, Coluche a représenté le même phénomène. Il a été à deux doigts de réussir un coup politique ; il s’est arrêté en cours de route mais le succès de ses “restaurants du coeur” repose en grande partie sur ses talents d’homme de spectacle. La rançon de sa réussite c’est que toutes sortes de politiciens ont récupéré l’idée pour faire prendre en charge par les bénévoles des “restos” des fonctions qui revenaient normalement à l’aide sociale.
Choquant de rapprocher Coluche et Le Pen ?
Oui, si on regarde les intentions, non si on considère la méthode. Les foules sont comme les femmes qui s’ennuient, elles se laissent séduire par les hommes qui les font rire.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : humeur
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 18:34

Si nous conservions quelques égards pour la Pologne, c'était par considération pour toi.

 

Tu étais né fils de rabbin, c'est peut-être, ... certainement, ce qui t'avait protégé des errements de ton vieux camarade Lech Walesa. On le croyait syndicaliste ; lui, ne rêvait que de théocratie. Remplacer les apparatchicks usés du parti communiste par le clergé catholique ; tourner le dos à  Moscou et prendre ses ordres au Vatican.

Tu n'es pas tombé dans le panneau, tu n'as pas changé de maître, tu es resté au service de l'intelligence et de la liberté.

Nous avons regretté que la présidence de la Commission Européenne t'ait échappé.

Elle aurait eu fière allure. Grand historien médiéviste, francophone distingué, tu pouvais séduire bien des eurosceptiques.

Hélas, ce que ni Jaruselski, ni  les insupportables jumeaux n'ont pu réaliser, une voiture sur une route de campagne polonaise l'a obtenu : ton silence.

Faire taire Bronislaw Geremek, seule la mort y est parvenue.

Par chance, tes écrits demeurent.

Moralité - à l'intention des candidats à la célébrité - : étudiez et écrivez.

Ce n'est pas gagné pour tout le monde ...  Allons, encore un effort !



Par Jacqueline SimonTipanda - Publié dans : amitiés nécrologiques
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /2008 00:00
        ... mais ça ne va pas tarder.
            Comment appelle-t'on une femme qui fait commerce de son corps ?
Selon vos habitudes de langage, vous répondrez : une prostituée,  une  courtisane  ou une putain.
  C'est un peu réducteur. Vous avez négligé le dernier commerce à la mode :  mère porteuse. 

C'est tellement "tendance" que nos élus, qui sont décidément des stakhanovistes dans l'art de légiférer, vont se précipiter pour lui consacrer une loi.
- Chacun peut le constater, c'est l'actualité qui fait la loi  au ... législateur.-
Il y a eu les pédophiles, puis les chiens mordeurs, puis les criminels récidivistes... A chaque fois, une  nouvelle loi. Bientôt, avec le Dalloz, il faudra acheter une brouette, pour le transporter.
       Dernièrement, un couple a connu les honneurs de la presse parce qu'ils avaient réussi à obtenir d'un tribunal la qualité de parents pour des jumeaux qu'ils tenaient d'une mère porteuse recrutée  à l'étranger. Donc on va légiférer, à nouveau... avec une particularité :  cette fois, il ne serait pas question de durcir la loi mais de l'assouplir.
Le législateur porté par les vents dominants est plein d'attention pour la détresse des couples stériles.
La gestation mercenaire serait pour eux une planche de salut ...
Voyons de plus près. 
Pourquoi ne se tournent-ils pas vers l'adoption ?
- On manque d'enfants adoptables, c'est leur première explication. En réalité, ils ne veulent pas d'un enfant du hasard ils veulent être
génétiquement ses parents  et la procréation assistée leur offre aujourd'hui la possibilité de concrétiser leur rêve.
 Encore faut-il trouver un ventre où leurs gènes pourront se développer.
On fait semblant d'imaginer que l'accueil de leur embryon pourrait être un cadeau. Une femme offrirait l'abri de son utérus par pur altruisme, pour offrir à d'autres le bonheur d'avoir des enfants. Le prêt de son ventre serait affaire de générosité, comme le don d'un rein ou d'un lobe de foie.
Toutes les femmes qui ont eu des enfants savent que c'est une autre réalité. Les rapports affectifs que nous entretenons avec notre foie et nos reins sont des plus limités dans l'amour comme dans la haine, alors qu'un enfant, c'est un être vivant, il bouge dans ce ventre acheté. Il dépend d'une femme pour exister mais il en est différent et celle qui le porte n'est jamais neutre envers lui. Il est difficile d'imaginer qu'on puisse prêter son utérus comme on fait un don du sang. On pourrait, avec beaucoup de "peut-être", l'envisager entre deux femmes très proches, mère et fille ou deux soeurs, mais serait-ce souhaitable ?
Les familles sont déjà les principaux fournisseurs des psychanalystes ; une fonction maternelle éclatée entre plusieurs femmes ne faciliterait pas la construction de la personnalité et n'améliorerait pas l'ambiance. 
En réalité, pas de faux-semblants ni d'hypocrisie,  le seul argument décisif sera l'argent ; rien d'étonnant à cela, c'est l'économie de marché, on peut vendre tout ce qui nous appartient.  
Le problème n'est  résolu qu'en apparence, voilà d'autres questions qui se profilent.  
Qui dispose du corps de la femme ? Pourquoi la gestation mercenaire serait-elle à l'abri des trafiquants ? Pourquoi les réseaux, déjà actifs, de trafiquants d'organes ne se jetteraient-ils pas sur la bonne affaire ?
Pas de doute, les proxénètes qui vivent de la prostitution n'auront aucun scrupule à investir ce nouveau marché. Qu'on n'ergote pas sur le prétendu consentement de la femme. Les travailleurs sociaux qui cherchent à sortir les prostituées du trottoir savent à quel point il est difficile de les amener à dénoncer la contrainte et la violence dont elles sont victimes.
En supposant que la femme ne soit pas victime d'un réseau de traite, il reste toujours l'action très persuasive de la misère. Des candidats à la parentalité  engrosseraient une femme pauvre avec bonne conscience, assurés de l'avoir aidée à se nourrir, elle et ses enfants. Déjà, en Inde, des mères de famille exhibent un ventre  occupé  par un  "locataire" ;  elles avouent  qu'elles n'ont  pas trouvé d'autres solutions pour élever leur propre famille.
Puisque la position de riches exploiteurs  d'une femme pauvre ne les gêne pas, il reste à envisager quelques interrogations pratiques.
Pour être certains que leurs gènes ne souffrent d'aucune concurrence, vont-ils enfermer dans un couvent la candidate à la grossesse, ou sont-ils disposés à l'adoption d'un enfant naturel de leur gestante ? Dans ce cas, ils pourraient s'adresser à des réseaux, vieux comme la stérilité, qui paient des mères pour qu'elles abandonnent des enfants qu'ils vendent pour adoption à leurs clients.
Nul besoin, donc, de la PMA, on retourne à la case-départ de l'adoption...mais, puisqu'on vous dit qu'ils n'en veulent pas  ! Ils veulent un produit de leurs gênes.
C'est qu'ils commenceraient à nous agacer avec leurs gènes !
On a connu "pour de vrai" une expérience de reproduction génétiquement contrôlée. C'étaient les lebensborn : les nazis avaient organisé de véritables haras humains pour accoupler de beaux Aryens avec de belles Aryennes. Le résultat n'a pas été supérieur à la moyenne ; il a bien fallu reconnaître que l'affection et l'éducation comptent plus
que l'hérédité dans la construction des enfants .
Si aucun de ces obstacles ne les a convaincus, il nous reste à poser aux futurs parents la question du SAV.
Normal, quand on achète un produit, le vendeur doit assurer une garantie.
Les risques sont-ils couverts et comment ?
Quel sera le cahier des charges imposé à la mère porteuse ? Nul doute qu'elle se verra imposer des contraintes visant à favoriser la santé de l'enfant du commerce, au détriment, le cas-échéant, de ses propres enfants. Il suffit de relire les contrats de louage des nourrices d'autrefois. Ils leur imposaient de réserver tout leur lait et leurs soins à l'enfant nourri pour de l'argent ; personne ne posait la question du devenir de l'enfant naturel privé du lait de sa mère. En ira-t'il autrement pour les gestations mercenaires ?
 Que se passera-t'il si la mère porteuse ne veut pas donner l'enfant ?
Et si le "produit" est défectueux, handicapé, d'un sexe non désiré ? C'est là qu'on retrouverait les trafiquants d'organes - encore eux - ils trouveraient une solution dans le recyclage ; rien ne se perd... Les cornées de cet enfant trisomique non conforme à vos souhaits trouveront un acquéreur qui remboursera les frais. C'est de la science-fiction gore ? Certes, pour le moment, mais à jouer
avec la science en oubliant l'éthique , les limites sont rapidement franchies.
Et si l'accouchement se passe mal, causant la mort de la femme (c'est de plus en plus rare, mais le risque-zéro n'existe pas), qui assumera la prise en charge de ses ayant-droits ? Par qui ces enfants sans mère seront-ils indemnisés ?
On imagine déjà, assureurs et avocats se frottant les mains. Ils vous aideront à multiplier à l'infini les possibilités de litiges. Nous avons seulement effleuré les travers de l'économie de marché appliquée aux choses de la vie, il serait grand temps de ne pas se précipiter dans la marchandisation du corps humain.
Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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