l'air du temps

Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 16:44

     C'est reparti. A peine le consommateur commençait-il à en avoir assez des graines et des légumes contaminés, qu'on lui en ressert une louche à propos de steaks hachés.


Pour les sourds-muets et grands distraits qui ne seraient pas au courant, des enfants sont hospitalisés, atteints d'une infection par escherichia coli.
Encore elle ! Oui et non.
C'est bien la même famille de bactéries mais une autre souche. Celle qui a infecté des légumes a quitté le devant de la scène. Le conso-spectateur a besoin de changement et les nouvelles contaminations offrent l'occasion d'un exercice de pédagogie sanitaire.
 
    Il y a près de quarante ans, c'était déjà un vrai sacerdoce d'enseigner comment se bien nourrir. Que pouvait une minable petite enseignante contre des mythes?
  Les croyances les plus irrationnelles et tenaces concernaient la viande. L'immense majorité des mères de familles étaient convaincues de la nécessité impérieuse d'en consommer. Etait-ce le souvenir pas si lointain de la guerre avec ses années de pénurie et de privation ?

Inutile de mettre en avant la santé et la longévité de certains végétariens, des moines du Cluny médiéval au moderne Gandhi, elles restaient convaincues qu'il fallait de la viande pour se bien porter.
Les régimes pour maigrir avaient déjà la cote mais leur choix répondait aux mêmes à-priori ; c'était déjà la mode du tout-protéines, donc viande forcée.
En même temps, la femme qui se voulait libérée (et qui l'en blâmerait ?) ne voulait plus passer des heures à préparer les repas. Elle se mit à préférer les viandes rapides et faciles à cuisiner. Oubliés daubes et bouillons, nous étions entrés dans l'ère  du steak... avec un gros problème : son prix.

    On ne taille pas des biftecks n'importe ou ; seuls conviennent les quartiers arrière plus nobles mais plus chers. Le steak quotidien, en remplaçant le pain du même nom, crée chez l'humain carnivore le goût d'une alimentation de luxe qui n'est pas à la portée de tous. Pour satisfaire son nouvel appétit, il aurait fallu y consacrer une part plus élevée des revenus et ce n'était pas du tout dans les projets du patronat ; il avait d'autres objectifs,  d'autres marchandises à placer. La nourriture chère est un obstacle à l'entrée dans une société de consommation.
Il n'est de question qui n'obtienne de réponse, l'industrie s'activa et proposa une solution supposée géniale : le steak haché surgelé.
Aujourd'hui, nous en avons tellement l'habitude qu'il nous est difficile de réaliser à quel point cet objet commun du régime vulgaire a pu signifier un grand bond en avant.
On connaissait déjà le steak haché-maison. Il s'agissait, comme son nom l'indique, d'un bifteck que la ménagère, ou son boucher, passait au hachoir juste avant de le préparer. Il devenait ainsi plus facile à consommer pour un enfant en bas âge, un malade ou une personne édentée mais son coût restait élevé.       L'industrie de la viande hachée va changer tout cela.

    Au lieu d'une machine légère propre à traiter de petites quantités, l'usine met en oeuvre de gros moyens, des engins auxquels rien ne résiste, capables de broyer les viandes les plus coriaces, des cartilages et des tendons.

Voilà  quelques problèmes résolus : que faire des vaches de réforme, les fameuses "saucisses", la honte de l'élevage laitier, et autres décombres peu appétissantes ? Comment limiter les pertes en valorisant la totalité des carcasses ?

    Ces questions économiques réglées par le hachoir, il subsiste un défi de taille : plus un tissu animal est coupé menu et, encore plus, quand il est haché, plus il est aéré, plus les microbes y prolifèrent. L'opération doit être exécutée dans des conditions d'hygiène rigoureuses et la consommation doit avoir lieu immédiatement, avant que les germes ne commencent à se multiplier. C'est pour cette raison qu'en boucherie, la viande fraîche doit être hachée à la demande, jamais préparée à l'avance.
    Le seul moyen de bloquer la prolifération des germes, c'est le froid.  On va donc surgeler les steaks et créer une chaîne du froid. Les marchands de congélateurs se frottent les mains.

   En théorie, dans les usines à steaks, les conditions sanitaires sont parfaites, une rigueur digne de l'hôpital, aucun développement microbien en vue... à une condition impérative : le strict respect de la chaîne du froid.

   C'est là que tout se gâte (sans jeu de mots). Les steaks ne demeurent pas au froid dans l'usine qui les a fabriqués ni aucun autre lieu de stockage. Flux tendus obligent, ils circulent sans arrêt d'entrepôts en magasins. Si le cahier des charges est respecté, le transport s'effectue dans d'irréprochables camions réfrigérés mais tous les passages d'un véhicule à l'autre sont autant de risques de rupture de la chaîne du froid. Et ne parlons pas des imprévus, les coupures de courant, congélateurs en panne ou mal réglés et autres négligences, de la fabrication aux lieux de vente. L'apparente sécurité du produit industriel cache la bombe à retardement des incidents et autres impondérables.

Il faut se faire une raison.  Les modernes héritiers des chasseurs-cueilleurs paléolithiques se rappellent les chasseurs et oublient les cueilleurs. Malgré les dangers, la viande surgelée appartient aujourd'hui au régime courant. Il reste à limiter les risques.

    Le froid bloque provisoirement le développement des microbes, il ne les tue pas. Dans la guerre aux infections alimentaires, il n'existe qu'une arme fatale : la cuisson, une vraie cuisson à coeur, pas une simple saisie en surface qui laisse l'intérieur cru ou presque.
Contrariant pour nos habitudes de Français mangeurs de viande saignante et de haché cru, c'est pourtant une précaution vitale. Tant pis pour les inconditionnels du cru.
Notre immunité d'homme moderne n'a plus rien de comparable à celle de l'homme préhistorique. On ne peut plus mener sa vie (qui, d'ailleurs, était fort brève).


    Cet incident des steaks contaminés rappelle une autre affaire qui refait surface de temps en temps : la toxoplasmose.
Toutes les femmes qui ont eu des enfants ont reçu ces conseils quand elles étaient enceintes : éviter la viande crue et le contact avec les chats.

Quels drames ce conseil n'a pas provoqué chez les amis des félins !
C'est ici qu'il convient de faire une comparaison avec nos amies anglaises. La toxoplasmose est très rare chez elles ; pourtant, elles sont nombreuses à vivre avec des chats. En revanche, faire avaler de la viande crue ou saignante à des Britanniques, c'est un défi perdu d'avance. Cessons de faire supporter aux chats le poids de nos mauvaises habitudes.


    La leçon est facile à tirer : la viande crue n'est pas bonne pour la santé.

Que les nostalgiques des temps préhistoriques gardent une reconnaissance éternelle à leur ancêtre qui maîtrisa le feu.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 21:45

    La connaissance est chose admirable.

Enfants, nous recevions des éloges et des bons points quand nous savions bien nos leçons et des punitions en cas de mauvaises notes. Le culte de la science et du travail aurait dû, normalement, s'ensuivre et nos parents y comptaient ferme.
   C'était oublier les grains de sable qui viennent gripper les meilleures mécaniques. Le plus communément répandu étant la fainéantise, la science nous a très vite paru difficile. "On n'a qu'une santé", en vertu de cette évidence, nombre d'entre nous y ont carrément renoncé.
   Pourtant, si Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, nous cultivons un art consommé, celui de produire, entretenir et diffuser l'ignorance.

Les sciences humaines ne laissant rien de côté, pour qualifier cette aptitude, des experts ont inventé l'"agnotologie", la science de l'ignorance pour étudier dans tous ses détails notre addiction pour la bêtise.

   Ne croyez pas que l'ignorance ait la vie facile ; elle a de savants adversaires voués à sa destruction.

   Voyons quelques unes des stratégies qu'elle déploie pour survivre et prospérer.


   D'abord, relativiser pour disqualifier les experts. Au nom d'une prétendue démocratie - le terme a toujours la cote- on mélange allègrement connaissance et opinion, on réaffirme le droit de tous à s'exprimer.

Emballé c'est plié, les gourous et créationistes de tout poil sont placés au même niveau que Darwin ; nous voilà débarrassés de l'Evolution et de la génétique. Au passage, Einstein est enrôlé au nom, précisément, de la dite "relativité". E=mc2 ... personne, ou presque, n'y comprend rien, raison de plus pour lui faire dire n'importe quoi, même si sa relativité n'a aucun rapport avec le relativisme.


    Les sciences dures ainsi piétinées, au tour des sciences humaines.

Les succès de librairie le démontrent, les amateurs adorent l'histoire qu'ils ont l'impression de pouvoir aborder sans trop de fatigue ; ni méthode, ni déontologie. Résultat : le public butine dans l'histoire le plus conforme à l'esprit du temps ou le plus croustillant. Les stars du roman historique, Marie-Antoinette ou Sissi (et son avatar Diana) ont un public plus attentif que l'histoire du climat ou de l'industrie. Plus grave et même tragique, quand la pseudo-histoire rencontre le relativisme, ça donne ..? : le négationisme et le conspirationisme, deux maladies extrêmement pernicieuses où le déni de réalité se met au service de crimes bien réels.

    Sans surprise, l'être humain aspire à tout connaître des sciences de la vie. Il est au premier chef concerné par les avancées de la médecine mais, quittons Monsieur Jourdain pour Diafoirus, il n'éprouve aucun besoin de distinguer croyance et connaissance.
   Vous qui avez sacrifié la distraction aux études, qui avez sué sang et eau pour intégrer de prestigieux laboratoires, vous avez peut-être un vague espoir que le public vous sera reconnaissant du travail accompli. Pas du tout ! La concurrence des bateleurs médiatiques, vous ne l'aviez pas nécessairement prévue.

Ils sont là pour faire de l'audience. S'il fallait, en plus, qu'ils fassent preuve de déontologie ...


    Nos contemporains ne sont pas mieux traités que leurs ancêtres. Une surabondance d'informations peut leur en donner l'illusion mais l'émotion est toujours plus sollicitée que la raison.
    Autrefois, quand une épidémie survenait, pour ne pas mettre en cause l'hygiène publique dont ils étaient responsables, les édiles accusaient un bouc émissaire : juifs, étrangers, nomades ...
    Aujourd'hui, cet archaïsme est passé de mode. Grâce au commerce international, les microbes circulent avec les produits sans avoir besoin d'un hôte humain. Il est très facile d'accuser une marchandise, elle ne risque pas de protester. Le véritable "cafouillage" qui vient de survenir en Allemagne est un vrai cas d'école.
Des gens sont contaminés, certains gravement, par un escherichia coli. Ce microbe fécal est un marqueur de la présence humaine et animale. Là où il est présent, faute d'une hygiène rigoureuse, il contamine tout ce qui est manipulé, en particulier, tous les aliments.
    Les médias veulent leur dose d'informations ; on en livre immédiatement sans avoir pris le temps d'une enquête. Des concombres contaminés ont été trouvés. L'annonce tombe, foudroyante : le "responsable est un concombre espagnol". Le résultat ne se fait pas attendre : les concombres espagnols ne se vendent plus, bientôt suivis des tomates, des salades et de tous les fruits et légumes de toutes provenances.

   Catastrophe dans le monde agricole qui n'en avait pas besoin, incidents diplomatiques. Après quelques jours, on reconnaît piteusement l'innocence des légumes mais la méfiance se renforce, à qui se fier ? Des bruits courent, terrorisme, guerre bactériologique ? Des heures d'émission radio et télé pour répéter qu'on ne sait rien, que c'est très grave... mais qu'il ne faut pas s'inquiéter. Le public est saturé de verbiage il n'apprend rien d'utile.
       Quelles sont les propriétés de cette famille de bactéries, quelles mesures faut-il prendre pour limiter la contamination ? Voilà les seules questions d'importance mais elles n'ont pas cours. La vulgarisation utile  n'existe pas, le citoyen se croit autonome et responsable mais il n'est plus qu'un consommateur de santé.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 10:01

    Dans "Le Monde" (page 13), un tableau comme les statisticiens en sont fous, nous présente l'invincible tendance à la hausse des tarifs des médecins spécialistes, de plus en plus souvent classés en "honoraires libres".

 

   Personne n'aime payer les soins plus cher, surtout quand l'assurance maladie déclare forfait.

Le public, en grognant, doute que ces suppléments soient justifiés.

En général, il accepte les augmentations dues à l'utilisation de technologies coûteuses ; dans ce cas, ce qu'il a du mal à accepter, ce sont les franchises et autres déremboursements.

Il est beaucoup plus critique à l'égard du prix des consultations-entretiens qui suivent la même courbe.

   Et si la question se posait autrement ?

   Il n'est pas incongru de se demander s'il est toujours bien nécessaire d'avoir recours à un spécialiste.

   Le médecin traitant est médecin, souvent de médecine générale, ce qui n'est pas inférieur aux autres spécialités ; beaucoup semblent l'oublier. On voit des parents se précipiter chez un pédiatre dès que le petit a éternué ou mal dormi ; est-ce bien nécessaire ?

 La dernière réforme instituant le médecin traitant était clairement prévue pour nous faire perdre cette mauvaise habitude. Pour une fois, c'était une bonne mesure qui ne frappait pas l'usger au portefeuille mais il semble que l'effet produit soit exactement l'inverse. Comme pour les médicaments génériques dédaignés, le patient ronchonne devant les augmentations mais il repousse toute solution qui ne soit pas hors de prix. Comprenne qui pourra ...

    L'habitude bien française de foncer directement chez un spécialiste n'est pas uniquement coûteuse, elle est à l'origine d'errances médicales qui peuvent nuire à l'effet recherché.

Un exemple au hasard : moi !

   J'ai bénéficié très longtemps d'une apparente santé de fer, je voyais rarement un médecin, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Néanmoins, de plus en plus gênée par des sensations de lourdeur et des douleurs dans les jambes, dans la bonne tradition française, j'ai évalué moi-même la situation et j'ai foncé chez un phlébologue en lui demandant de soigner mes troubles circulatoires. C'était son job ; il a donc procédé au travail qui lui incombait. Je vous passe le détail de toutes les séances ; arrivée au bout du traitement, à sa question de savoir si je me sentais mieux, il a bien fallu que je réponde par la négative.

"J'ai fait tout ce qui était de mon ressort. Si vous souffrez toujours, il faut chercher dans une autre voie. Vous devriez en parler à votre médecin généraliste" Ce fut le conseil plein de bon sens que j'aurais mieux fait de mettre en pratique au départ.

Après quelques examens dont je vous ferai grâce, il s'est avéré qu'en fait de troubles circulatoires, je souffrais d'une sclérose en plaques dont il n'aurait pas été inutile de s'occuper plus tôt.

    Bien fait pour moi ! mais je ne prends pas mon cas pour une exception. Le recours, en première intention, à un spécialiste est le plus souvent injustifié et parfois nuisible.

    Dans l'inflation tarifaire, le patient n'est pas seul responsable. Le médecin traitant et son carnet d'adresses y tiennent leur place.

   Voyons le cas du malade qui doit subir une intervention chirurgicale. En général, il compte sur son médecin traitant pour lui indiquer l'établissement où il pourra se faire opérer. Dans un trop grand nombre de cas, le médecin donne l'adresse d'une clinique privée où tous les intervenants (comme un hasard) pratiquent des honoraires avec dépassements. Il oublie trop souvent de signaler au malade que l'hôpital d'à côté assure les mêmes soins au tarif de l'assurance-maladie. L'hôpital est le grand sacrifié tout juste bon à rendre les services coûteux dont la médecine privée ne veut pas. 

   Nous ne retournerons pas le couteau dans la plaie en ajoutant que ces cliniques si chaleureusement défendues n'ont aucun mal à dépasser l'hôpital dans le nombre de maladies nosocomiales transmises aux patients.

   Payer plus cher pour être moins bien soigné.  Il semble que ce soit la nouvelle règle.

Les patients ne doivent pas s'improviser médecins mais ils ne doivent pas rester passifs. L'économie de la santé n'est pas le domaine réservé des seuls professionnels. Tout le monde a son mot à dire.

Le cochon de payant doit, au minimum, demander des explications, en obtenir et savoir dire NON.

 

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 11:03

   La Fontaine, cher homme,  n'imaginait pas que la morale de sa fable s'appliquerait un jour à des révolutions.


     Depuis quelques mois, les peuples arabes se passionnent pour la démocratie.
 Des combattants jeunes, inexpérimentés mais plus instruits que leurs parents, se rappellent les vieux récits de nos révolutions. Inspirés par leurs saines lectures et frottés à l'utilisation d'Internet, ils se ruent à l'assaut des dictatures qui les écrasent.


    Tunisiens et Egyptiens réussissent ; ils mettent leurs dictateurs à la porte. Les vieilles démocraties, à l'exception de quelques rabat-joie, sont pleines d'admiration.


    D'autres candidats rencontrent des difficultés ; les tyrans ne se laissent pas si facilement éliminer.
L'incendie s'étend. Quand la répression fait des victimes au Yemen ou à Bahrein, c'est loin. Dans le fond, tout le monde s'en fiche.

    Mais l'Occident se sent obligé de réagir quand son vieil ennemi Kadhafi est menacé. Depuis le temps qu'il est la "bête noire" du monde entier, difficile de ne pas aider son peuple à s'en débarrasser. Dans le même temps, les Ivoiriens ont reçu un soutien aussi efficace que militaire pour déposer un G'bagbo qui s'obstinait, "se tapait l'incruste" bien que battu aux élections.
    Obama se prenait pour Roosevelt et Sarkosy pour De Gaulle comme des Alliés héroïques redresseurs de torts. Toujours prête à défendre la veuve et l'orphelin, l'opinion publique soutenait l'aventure, d'autant qu'elle avait la chance de ne pas exposer la vie de ses soldats.


    Mais la récréation s'éternise. L'affaire menace de coûter cher (délicat en période de crise) et de risquer, peut-être, des déconvenues inattendues. Les soucis se profilent à l'horizon.
Et puis l'été approche, l'esprit vagabonde, aimerait changer de sujet. Il en va des révolutions comme des journalistes dont on énumère chaque jour de captivité : le public n'y prête plus attention.
    C'est le moment  "choisi" par les Syriens pour se faire massacrer par leur dictateur-maison, héréditaire et sans scrupules. Ont-ils moins de mérite que Lybiens et Ivoiriens ?
     En tout cas, de l'aide, ils en ont bien besoin.


     Mais, voyez Messieurs comme c'est dommage, vous arrivez après la distribution. Tant pis, débrouillez-vous.
Les écoles chargées de former les diplomates ont appris à d'importants personnages et à des journalistes stipendiés comment répondre poliment, avec des raisons très bien tournées, que "non, aujourd'hui, nous ne pouvons rien pour vous, repassez une autre fois".
      Ils vont mourir, se faire écraser ?!
     Bah, on ne fait jamais d'omelette sans casser d'oeufs. Il en restera sans doute assez pour relancer une partie quand le moment nous conviendra.


      Et voilà, à quoi tient le rêve et la vie des gens. Une question de créneau dans un agenda.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 11:07

... et m'fait grincer des dents. Le bel azur me met en rage. (Georges Brassens)

Il y a de quoi se faire du mauvais sang. Le mois d'avril est la clé du résultat de l'année agricole.

Un avril sec, comme nous avons, cette année, ne se rattrape pas ; les récoltes seront mauvaises.

En plus, sur la terre sèche, le vent soulève de la poussière chargée de toute la chimie dite-phytosanitaire que les sols n'ont pas absorbée.

Ce sont les êtres vivants, animaux et êtres humains, qui vont digérer le cocktail.

Bonjour les allergies et autres intoxications.

N'en déplaise aux professionnels du tourisme qui ne voient pas plus loin que leur tiroir-caisse, ce bel avril est une calamité.

Comme la terre desséchée, j'attends impatiemment la pluie.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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