Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 10:00

  Une évidence... Bon sang, mais c'est bien sûr !

Sarkozy est le roi Jean et Hortefeux le shérif de Nottingham.

Normalement, on sait comment l'histoire doit se terminer : le roi Richard ramène la justice et Jean est renvoyé à d'autres occupations.

Un point reste en suspens.

Normalement, le bon roi remporte la victoire grâce à l'aide d'un héros populaire : Robin des bois, celui qui récupère les biens volés par les riches et les rend aux pauvres.

Les curés rivalisent d'ardeur pour jouer le rôle de Frère Jean.

   Qui sera le nouveau Robin ? C'est le seul acteur qui manque au casting et c'est le plus important.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 23:07

   Un espoir du côté des cellules souches.
 
Ce sont des cellules embryonnaires ; au tout début de la division cellulaire, elles sont totipotentes : capables de se transformer en n'importe quel tissu de n'importe quel organe.

Du rêve à l'application, des chercheurs cogitent. Pour l'instant, il ne s'agit que d'essais mais ils ont l'air prometteurs. Et s'il était possible, grâce aux cellules souches, de reconstruire un tissu réputé irréparable : le neurone ?
Un rêve ! Des accidentés devenus tétraplégiques remarchent et les maladies dégénératives guérissent. Elles sont terrassées, Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques ... Enfin, si les études en cours aboutissent.
Et c'est ici que la situation se complique. Pour disposer de cellules embryonnaires, il faut disposer d'embryons. Elémentaire, mon cher Watson !
Dès qu'on envisage de manipuler des embryons, on voit se dresser la statue du commandeur des associations "pro-vie" et autres obsédés de la reproduction. Pour racoler l'opinion publique, ils utilisent toujours le même amalgame entre embryon et bébé (bon courage pour câliner un embryon ), comme si la vie se réduisait à une mécanique cellulaire, en ignorant toute notion de projet parental.
    Justement, des embryons sans projet parental, il en existe beaucoup.

Ils sont produits par l'Assistance Médicale à la Procréation. Pour améliorer les chances d'une grossesse, il faut multiplier les fécondations et on obtient souvent plusieurs embryons. Ils sont alors congelés au cas où il faudrait procéder à plusieurs implantations pour espérer la réussite et, à la fin, une naissance.
Quand les parents obtiennent la grossesse désirée, ils ont beau être fous de joie, ils ne désirent pas obligatoirement une famille nombreuse. Les embryons surnuméraires sont abandonnés dans l'azote liquide , ils ne seront jamais réclamés. Comme il n'est pas envisageable de prolonger indéfiniment leur stockage, on finit par les détruire.
    Finir à la poubelle ou faire oeuvre utile, le choix n'est pas difficile ... sauf pour les adorateurs de l'embryon sacré.
Sûrs de leur vérité, ils prétendent l'imposer à tous.
Personne ne les oblige à des pratiques qu'ils réprouvent ; leur liberté doit être respectée mais qu'au moins, ils rendent la pareille à ceux qui ne partagent pas leurs croyances.
Parmi eux, quelques excités poussent jusqu'à l'ignoble en qualifiant de génocide les travaux sur les embryons. Ils ne reculent devant aucune comparaison, n'hésitent même pas à comparer les chercheurs aux nazis.

    Du calme, un peu de décence !
Les victimes du génocide ont subi d'épouvantables souffrances ; rien qu'à les évoquer, c'est le cauchemar. En revanche, la douleur ressentie par un amas de cellules, même pas un organe, n'a d'existence que dans la propagande extrémiste.
Elle est bien inconsistante, carrément étique, l'espèce d'éthique en toc qui prétend interdire de soulager les souffrances du vivant au nom d'un fantasme.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 10:04

La justice avec nous !

Le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Créteil n'a pas suivi la CPAM qui poursuivait le Dr Poupardin. Il a botté en touche et souligné la nécessité de nommer un expert avant de prendre une décision. En attendant, le docteur n'est pas un délinquant et la CPAM ne peut être juge et partie.
 L'air est plus léger, même si la victoire n'est pas totale.
Nous savons à quels coups il faut s'attendre et quelle défense il faut organiser.
Le travail du médecin, pas plus que celui du juge, ne peut être réduit à un catalogue de services et de produits. Le serment d'Hippocrate lui crée l'obligation de penser ; ses décisions ne peuvent être automatiques mais prises en conscience.
Il ne peut exister de bonne médecine sans liberté.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 23:09

   Aimez-vous être découpés en tranches ?
Je présume que votre réponse est négative.

     L'être humain est une personne, pas un agrégat de pièces différentes, ou plutôt, restons dans la métaphore mécanique, pour qu'elle fonctionne, tout est lié et la moindre avarie dans un rouage retentit sur la marche de l'ensemble.
Ce raisonnement est frappé au coin du bon sens ; c'est l'opinion générale, valable pour tous... Sauf quand vous êtes gravement malade.
Une maladie grave, dans le vocabulaire de la Sécu, c'est une ALD (Affection de Longue Durée qu'on traduirait volontiers par Accumulation de Longue Déveine). Si vous croyez ce qu'on vous a enseigné, que Sécurité Sociale veut dire Solidarité, remisez vos illusions, la Sécu fait partie de l'économie.

On la gère comme n'importe quelle entreprise, ses résultats sont supervisés par des comptables qui rêveraient (c'est leur métier) de la rendre bénéficiaire.

Ils font la guerre aux dépenses, comme si la protection sociale n'était pas, par nature, vouée à coûter.


Au nombre de leurs cibles, les ALD occupent une place de choix. Pensez-donc, des puits sans fond, des coûts gigantesques pour des malades qui, souvent, ne guériront pas.

Jadis, au temps de l'"Etat Providence", un pouvoir inconséquent a décidé que les soins de ces patients en ALD seraient pris en charge à 100% par la Sécu. Les comptables en sont hors d'eux ; en bonne gestion, c'est une erreur impensable qui doit cesser au plus vite.
Les gens au pouvoir sont du même avis mais ils sont aussi des élus. Ils ne peuvent user de la brutalité dont ils rêveraient ; ils procèdent avec méthode et circonspection, ils repeignent le tableau, consciencieusement, une couche à la fois.
Dans les années 8O, ils ont trouvé une idée faussement logique mais réellement stupide : l'ordonnance bi-zone.
Le principe en est apparemment très simple : l'ordonnance est coupée en deux parties, une pour les prescriptions destinées à soigner l'ALD, prises en charge à 100%, l'autre pour les soins sans rapport avec elle, ils seront remboursés au régime commun.
Vous trouvez la distinction facile, vous ?
Sans nous livrer à des débats d'experts, il est bien difficile de décider si le mal de tête d'un patient est lié à son ALD ou à une autre maladie.

Toute honte bue, nos gouvernants prétendent effectuer ce tri improbable ...
      Il n'y a pas de petites économies. Oubliée l'unité de la personne humaine ; au nom de la sainte Comptabilité Publique, on la découpe en tranches.
      Des médecins, toutefois, ont conservé une certaine idée de leur métier et de ses principes. (Hippocrate avec nous !) Ils refusent de procéder à cet entre-lardage et se trouvent dans le point de mire de la Sécu.
Ah, mais ! La Sécu ne va pas tolérer une telle indiscipline. Consciencieusement, faisant fi du ridicule, elle traîne en justice les récalcitrants.
En ce moment, Didier Poupardin, médecin  dans le Val de Marne, attend que les chats-fourrés lui disent à quelle sauce il sera mangé.
 Décision prévue ce mercredi, à surveiller de près.
Une pierre à la fois, si nous n'y prenons garde, c'est tout l'édifice de la protection sociale qui se défait et, avec lui, une certaine idée de la personne humaine.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 10:27

Même si vous ne croyez pas que cela puisse changer l'orientation du rouleau-compresseur qui vous écrase, MANIFESTEZ !

Pour ne jamais dire :

" C'est bien fait pour nous. On les a laissé faire pour les retraites, alors ils ont cru que tout leur était permis. Maintenant, c'est toute notre vie qu'ils peuvent écraser ."

 

...Il est bien question d'écrasement.

A quelle tristesse a-t'on réduit notre travail pour faire de la retraite notre seul espoir, croire que la vraie vie commence avec elle ?

Il ne faut pas s'étonner de notre acharnement à la défendre.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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