Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 11:05

  Pêché dans Le Monde.fr :

Le Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, ou la nostalgie d'un destin égyptien
L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique se pose en leader de l'opposition.

    Il n'est pas le seul. Impossible de ne pas faire de rapprochement avec un Français....

Être au sommet d'une institution internationale, avoir rang de chef d'état et prendre le risque de tout perdre pour diriger un petit pays, c'est, en quelque sorte , passer du Grand Salon à l'office.

D'aucuns trouveront cette attitude incompréhensible, déraisonnable. Dominique Strauss Kahn, puissant économiste  au FMI,  Mohamed ElBaradei couronné d'un prix Nobel de la Paix pour son action à l'AIEA, n'ont rien à gagner à participer aux médiocres escarmouches de la conquête d'un pouvoir local.

Que, diable, iraient-ils faire dans cette galère ?

Le caractère, la passion, la nature profonde de certains hommes...

     Un grand spécialiste du pouvoir avait donné la réponse, il y a plus de vingt siècles. C'était pendant la guerre des Gaules : Jules César.

    Traversant avec son aide de camp un patelin des plus minables, les deux hommes tombent au milieu d'une bagarre généralisée. Plusieurs prétendants au titre de chef du village, accompagnés de leurs partisans respectifs, sont occupés à s'entre-tuer.

L'aide de camp commente avec logique :

"qu'ont-ils à gagner qui vaille la peine de risquer sa vie pour si pauvre butin ?"

Et la réponse de César : "J'aimerais mieux être premier ici que second à Rome."

    Les hommes, apparemment, n'ont pas changé ; quand la passion du pouvoir les habite, la raison n'a plus sa place.

Par Tipanda - Publié dans : histoire
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 00:53

    Pour commencer, petite précaution oratoire : je ne cherche pas l'originalité à tout prix, néanmoins, je vais encore une fois ramer contre le courant majoritaire et, comme je ne sais pas nager, d'aucuns prendront un malin plaisir à m'enfoncer la tête sous l'eau. Peu importe, mieux vaut être seule qu'en mauvaise compagnie.
   Ces derniers jours ont été remplis de propos acrimonieux à l'égard de Frédéric Mitterrand. Il doit commencer à en prendre l'habitude, c'est le jeu de la politique d'être critiqué par les adversaires du gouvernement auquel on appartient. Quand on est dans l'opposition, il y a un côté grégaire et jouissif à hurler avec les loups.
    Pour une fois, faisons exception à cette règle : il peut même arriver qu'un ministre ait raison.
    Bref état des lieux :
    Une foule de doctes amnésiques avaient espéré que Frédéric Mitterrand rangerait Céline parmi les auteurs à célébrer ; ils sont renvoyés à leurs chères études, la république ne rendra pas d'hommage à Louis-Ferdinand.
    Les déçus, évidemment, s'indignent, c'est très à la mode (voir article précédent).

"Comment ! Le purgatoire a assez duré.

"Voyage au bout de la nuit" est un chef d'oeuvre, un texte majeur de la littérature du vingtième siècle et bla-bla-bla ..."
    Ne contestons pas à la critique littéraire le droit d'encenser "Voyage ..." Ses admirateurs sont nombreux et, comme dit l'adage populaire, "des goûts et des couleurs, il ne faut pas en discuter."

     Mais Céline n'a pas écrit que ce roman ; c'est aussi l'auteur de pamphlets antisémites bien répugnants dont le plus connu est le révoltant "Bagatelles pour un massacre" , écrits, circonstance aggravante, alors qu'on exterminait les juifs. Dans un tel contexte, Céline était un salaud et sa plume criminelle. 
Faut-il ajouter qu'il n'a rien regretté ? Il a bénéficié une chance que n'a pas connue Brasillach ; il a sauvé sa vie... mais pas sa réputation.
Ses défenseurs insistent sur les bons côtés du personnage. Médecin, il soignait facilement les pauvres et il aimait les chats, son Bébert a beaucoup fait pour le rendre sympathique aux amis des animaux.

    Gardons la valeur et le sens des mots ; Hitler aimait ses chiens, personne n'y voit une circonstance atténuante. Incontestablement, Céline est un salaud, une ordure qu'il n'est pas question de réhabiliter.


     Le moyen d'apaiser les admirateurs de "Voyage..." sans tomber dans un renoncement honteux ?
C'est peut-être plus simple qu'il n'y paraît : il ne faut rien changer.

    Le texte de "Voyage au bout de la nuit" peut continuer à figurer dans les manuels de littérature du vingtième siècle mais sans être accompagné d'une étude laudative du personnage Céline ; ses états d'âmes ne présentent aucun intérêt et, surtout, les pamphlets ne doivent pas être réédités.

     Certains croient défendre la liberté d'expression en demandant que toute l'oeuvre de Céline soit accessible sans restrictions. Leur attitude est la même que celle des défenseurs du négationnisme ; ils croient que leurs propos relèvent de la liberté d'expression. Pourtant, des mots ont déjà tué et en sont toujours capables.


    La loi française ne s'y est pas trompée qui punit l'antisémitisme et le négationnisme.
Il faut raison garder ; même si nous n'avons aucun cadeau à faire au pouvoir actuel, il faut prendre acte d'une décision juste.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 23:12


"Indignez-vous !" 

   Ah! on nous l'a intimé, rabâché cet ordre !

Son auteur était en passe de devenir une espèce de saint laïc. De gauche à droite, aucun adversaire ; le peuple entier des braves gens se répandait en louanges. Il ne faisait pas bon élever le moindre doute, personne n'aurait osé trouver suspecte une telle unanimité.
   Un très vieux monsieur, ancien résistant et spécialiste en droits de l'Homme, il faut s'y reprendre en deux fois avant de critiquer.

Stéphane Hessel, il s'agit de lui, a forcément raison.
   Eh bien, tant pis, osons. Le temps des vaches sacrées est fini. Hessel est devenu le modèle et la caution morale de toutes les "belles âmes", celles qui se précipitent avec constance sur toutes les victimes et fustigent leurs prétendus bourreaux.
Au nombre des victimes disponibles, une vedette surpasse toutes les autres en popularité douteuse, c'est le Palestinien sous toutes ses formes. Faire le tri des bons et des méchants ralentirait l'ardeur des bonnes volontés. Tous méritent l'attention et l'indignation des "belles âmes".
    Votre indignation en toc, vous pouvez la garder. Elle est le pire service à rendre aux Palestiniens. Quand leur état existera, il faut qu'il prenne corps, leurs démocrates seront les premières victimes des fanatiques que vous excusez toujours.
    L'Ecole Normale Supérieure ne vous a pas autorisé à tenir dans ses locaux le prétendu débat, en réalité le discours de propagande, où il était prévu de donner la parole aux meilleurs spécialistes de l'antisémitisme camouflé en antisionisme.

   Les "belles âmes ont trouvé là une merveilleuse occasion de s'indigner.

   Il fallait s'y attendre. La belle indignation, objet de tant de soins, n'est qu'un vice démagogique, à moins qu'elle soit le résultat d'un manque de réflexion, peut-être l'effet de la fatigue et de l'âge.
    Finir si tristement une arrière glorieuse... La vieillesse, parfois, est un naufrage.

 


Dans Le Monde du Vendredi 28 Janvier 2011

Une lettre de Monique Canto-Sperber,  directrice de l'ENS, "Pourquoi j'ai annulé un meeting propalestinien. L'ENS ne pouvait soutenir un boycottage universitaire."

 


1er Mars 2011,

un rapprochement malicieux et pertinent :

La pression s'accentue de la part des gouvernements du monde occidental, pour obtenir le départ de Kadhafi et la fin des combats, qui ont fait plus d'un un millier de morts, pour lesquels Stéphane Hessel n'a manifesté aucune indignation.

Autrement dit : l'indignation est sélective et les masques tombent.

Par Tipanda - Publié dans : humeur
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 10:57

  Ils prennent l'air, les petits dictateurs.

Ben Ali s'en va ; Bébédoc revient.

   Tiens,  on l'avait oublié celui-ci. Il va très bien, un peu vieilli mais, dans l'oisiveté de son exil doré, il est resté en aussi bonne forme que possible, assez pour caresser le rêve d'une nouvelle carrière.

Il faut dire que la situation s'y prête ; une île détruite, en vrac, une population qui manque de tout sauf de promesses non tenues, Bébédoc saisit l'occasion pour faire son grand retour, un peu comme les ex-vedettes de variété profitent de la vacuité des programmes pour faire leur come-back. Dans une île-marigot où crocodiles et serpents s'arrachent l'aide humanitaire, il faut s'attendre à tout.


   Dans l'immédiat, il partage la vedette avec le nouvel exilé tunisien.
   Comme les tyrans ont mauvaise presse, la foule en liesse crie "bravo".

Des esprits grincheux, il y en a toujours, prédisent que la joie ne va pas tarder à laisser place aux barbus et aux femmes voilées. Comme le pire n'est jamais sûr, avant de jouer les Cassandre, on pourrait peut-être laisser une chance aux démocrates tunisiens. Privés de liberté depuis plus de vingt ans, ils ne sont probablement pas pressés d'y renoncer au profit des islamistes.


    En revanche, le fuyard a peut-être en vue d'imiter Bébédoc ; en moins de temps, cela va de soi, son âge ne lui permet pas de se donner vingt ans !
   Il s'est enfui, il n'a pas été démis. S'il veut reprendre sa place, il pourra mettre en avant sa légitimité.
   Il faut que le peuple soit impatient de le revoir ; le mieux serait qu'il le rappelle.
   Le moyen d'y arriver ?
Elémentaire, mon cher Watson : le chaos !
   C'est ici que réapparaît l'expérience Bébédoc. Lui aussi s'était enfui devant la colère du peuple, pour sauver sa vie.
   Hélas, depuis des temps immémoriaux, on sait que, pour les peuples, l'anarchie est pire que le despotisme. Survivre sous le poids d'un chef est difficile mais, dans le chaos, une multitude de petits chefs essaient de faire la loi. Leur résister à tous devient vite infernal et on regrette le temps du tyran unique. Au moins, on savait sur quel pied danser.
Tous les dictateurs le savent et ils construisent leur implacable sérénité sur cette connaissance .
Ben Ali a déjà préparé le terrain. Ses anciennes "forces de sécurité" sont devenues des troupes de brigands ; ils volent, pillent, créent des fausses rumeurs, en un mot : terrorisent le peuple.
" Ce n'est qu'affaire de patience, se dit le fugitif ; d'ici peu la populace me suppliera de revenir. Dans ma grande magnanimité, je lui accorderai ce plaisir mais à mes conditions. Finis les quelques petits restes de liberté que j'avais été assez bête pour leur abandonner ; je rentre, soit, mais ils obéissent et ils se taisent."
   C'est un mauvais scénario mal joué par de mauvais comédiens mais il est terriblement prémonitoire.
Pour que l'anticipation ne prenne pas corps, il faut qu'enfin se mette en place une vigilance sans faille de toutes les démocraties.

     Pas de retour au pays pour les tyrans enfuis.  

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 23:33

Tout le monde doit en être persuadé, il faut sauver l'hôpital public. 

Notre santé n'est pas une variable d'ajustement ni un produit de consommation courante. Elle est unique et nous y tenons.

 N'oublions pas d'avoir le réflexe "HÔPITAL" quand il nous appartient de choisir un établissement de soin.

Signons et faisons signer la pétition :

A  LIRE, A SIGNER, ET A FAIRE CIRCULER AU MAXIMUM DE VOS CONTACTS EN LEUR DEMANDANT DE FAIRE LA MÊME CHOSE AVEC LES LEURS.
IL FAUT RASSEMBLER  1 000 000  DE SIGNATURES AVANT LA FIN DU MOIS

>  Objet : Défendons l’Hôpital Public !

Voulez-vous signer la pétition ?         

www.petition-mdhp.fr

    
> 
Ci-dessus, vous trouverez la pétition de défense de l'hôpital public, à faire signer au plus grand nombre possible de personnes.
> 
Merci de la signer vous-même et de la faire suivre à tout votre carnet d’adresses.
>  
Quelques minutes de votre temps pour une grande cause ! 
> 
Objectif du Mouvement de Défense de l'Hôpital public : Dépasser le million de signatures avant la fin du mois.


>

Par Tipanda - Publié dans : solidarités
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