l'air du temps

Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 22:09
      Aux chiottes ! ... Pardonnez moi cet écart de langage, je n'ai pas trouvé d'expression mieux adaptée.
Vous croyez peut-être qu'il va être question du PS ?
Non. Ce n'est pas faute d'envie de lui appliquer la vigoureuse objurgation, mais il a déjà fait répandre trop de paroles et d'écrits.
Le seul qui triomphe et rigole, c'est Sarkozy. Ce n'est plus de la connerie , c'est une faute.
Requiescant in pace !
Passons à plus sérieux et positif.

Comme chaque année, Noël approche. Malgré la crise et les restrictions, nous festoierons, ce qui nous laissera une vague sensation de culpabilité que nous essaierons de nous faire pardonner en laissant notre obole à quelques oeuvres caritatives ou humanitaires. Nous avons l'embarras du choix, elles sont toutes sur les rangs pour le grand festival de la bienfaisance. Et, comme tous les ans, la palme d'or ira aux ONG qui aident les enfants.
    Nous sommes irrésistiblement attirés par les tout-petits. Nous donnons pour améliorer les conditions de la naissance puis la nourriture et la santé des bébés. Et, lorsqu'ils atteignent l'âge de l'école, ils n'intéressent plus grand monde. Nous les sauvons, bébés, pour les abandonner à la faim, la maladie et la mort précoce à un âge où aucun enfant ne devrait mourir. Ainsi va notre inconséquence.
Il est grand temps d'appliquer à nos coups de coeur un peu plus de logique.
Mon projet n'est pas la rédaction d'un catalogue exhaustif des mesures utiles à la survie et la croissance des enfants. Il y a des spécialistes qui s'en chargent mieux que moi.
J'aimerais reprendre un thème peu exploité mais qui vient d'être souligné par des ONG : les pauvres aussi doivent avoir accès à des toilettes.  Problème facile à décrire : les excréments abandonnés n'importe où attirent les insectes, lesquels prolifèrent et colonisent les êtres humains en répandant les microbes dont ils sont porteurs. Là où ils sévissent, règnent des maladies normalement éradiquées par l'hygiène : la typhoïde, le choléra, le paludisme et même la peste. 
On a, un temps, cherché à éliminer les insectes mais il a fallu reconnaître l'échec de ces pratiques lorsqu'elles ne sont pas associées à une prévention hygiénique, sans compter les risques sanitaires liés à la toxicité des insecticides.
L'acte préventif de base repose sur une idée très simple : il faut construire des toilettes et en apprendre l'utilisation.
Les vendeurs d'installations se frottent les mains devant le marché en perspective; mais qui va payer? Les gens à équiper sont des pauvres parmi les pauvres.
Il faut sortir de nos habitudes. Il n'est pas question d'installer partout notre modèle de sanitaires avec chasse d'eau, justement ... à cause de l'eau. S'il faut attendre que tous les territoires soient équipés du tout-à-l'égout alors que l'eau courante est encore un luxe, le problème des WC n'est pas près d'être résolu.
Dans certains pays, l'eau potable est une denrée si rare et précieuse qu'on en manque même pour boire. Pas question de la gaspiller dans l'évacuation des excréments. De toute façon, dans les régions densément peuplées, notre gaspillage d'eau est un modèle condamné.
Alors, pas de solution ?
Elle existe, et depuis des temps immémoriaux. Des écologistes l'ont remise au goût du jour dans nos pays développés sous l'appellation "toilettes sèches".  Elles sont parfaitement adaptables aux régions démunies. A défaut, des latrines de campagne, comme les armées en mouvement savent en construire, seraient un grand progrès, et tout le monde est capable de les réaliser.
Encore faut-il être convaincu de leur urgence. C'est ici qu'on retrouve l'impérieuse nécessité de l'éducation, une éducation qui doit passer par les femmes.
Tant qu'elles resteront chargées des travaux domestiques, des soins au bétail et de l'éducation des enfants, elles seront sensibles aux progrès de l'hygiène (là où les hommes préféreront l'installation d'une parabole ... -8)
Moralité : comme on ne peut pas donner à tout le monde, il faut faire un choix. Donnons aux ONG qui s'occupent de l'éducation des filles. Sous les pouvoirs machistes, et singulièrement en terre d'islam, elles ont bien du mal à subsister et mener leur action.
Elles ont besoin de nous, ne les décevons pas.

Tipanda : www.jacquelinesimon.com


Un courriel reçu à ce propos :

De bons arguments
oui l'éducation des filles devrait être prioritaire. Le monde tournerait mieux s'ils y avait plus de femmes aux pouvoirs dans beaucoup de pays. On penserait davantage aux enfants, on leur donnerait moins d'armes et on s'entretuerait moins, je pense.
Le problèmes des installations c'est l'entretien, par qui ? comment ? même pour les toilettes...évidemment par les femmes le plus souvent
j'ignore si il y a une organisation qui s'occupe de ces installations ?
Patrick


Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 10:10
  C'est une question légitime lorsqu'on voit le retour d'une campagne de suspicion à légard de ces médicaments. Le journal "La Croix" (eh oui, on peut avoir la lecture éclectique.! ) publie un communiqué de l'AFP qui résume les objections dernièrement réapparues chez les prescripteurs :

Les génériques sont-ils aussi efficaces que les médicaments de marque ? Cela ne fait aucun doute pour les autorités sanitaires et les institutions qui remboursent les produits de santé. « Les génériques sont des copies conformes des médicaments de marque. Ils sont aussi efficaces et aussi sûrs », répètent avec force, depuis plusieurs années, le ministère de la santé, l’assurance-maladie ou les mutuelles.

Ce discours est aujourd’hui contesté par certains médecins, issus de plusieurs spécialités, en particulier la neurologie et la cardiologie. Tout en reconnaissant qu’il n’existe pas d’étude scientifique permettant de jeter la suspicion sur les génériques, ces praticiens affirment constater, dans leurs consultations, des problèmes de tolérance et d’efficacité liés à l’utilisation de ces produits. « De très nombreux cardiologues ont des soucis avec des génériques. Certains osent en parler, d’autres non », soutient le professeur Yves Juillière, responsable de l’unité insuffisance cardiaque au CHU de Nancy, avant de préciser que ce sujet fera l’objet d’une session lors des Journées européennes de la Société française de cardiologie, en janvier.

« Nous sommes effectivement plusieurs à juger préoccupant que, pour des raisons comptables, on favorise aujourd’hui des prises en charge de moins bonne qualité », renchérit le professeur Xavier Girerd, cardiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. « Il y a quelques mois, j’ai évoqué, au cours d’un congrès les problèmes liés aux génériques. Et aussitôt, dans la salle, plus d’une vingtaine de confrères ont évoqué des difficultés plus ou moins identiques », ajoute ce médecin, qui est aussi secrétaire général de la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA), mais qui s’exprime ici « à titre personnel ».

Pas tout à fait des des « copies conformes »

Ces médecins se montrent d’abord critiques sur la manière dont sont évalués les génériques avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). Pour obtenir le feu vert des autorités sanitaires, les fabricants de génériques doivent fournir des études qui prouvent la « bioéquivalence » de leurs produits. « Ces études consistent à donner à une vingtaine de volontaires sains, à quelques jours d’intervalle, le princeps (NDLR : le médicament de marque) puis le générique, ou inversement. Après chaque prise, on fait des prélèvements répétés pour vérifier que la quantité de produit actif dans le sang est identique », explique le professeur Jean-François Bergmann, vice-président de la Commission d’autorisation de mise sur le marché à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Une petite marge de variabilité (– 20 % et + 25 %) entre le princeps et le générique est admise par les autorités sanitaires. « Le problème est que ces études sont conduites sur des effectifs très réduits et auprès de personnes en bonne santé et pas auprès de celles qui, dans la vraie vie, consomment le plus de médicaments, c’est-à-dire les gens âgés et souffrant de plusieurs pathologies », observe le professeur Juillière.

D’après ces médecins, il n’est pas non plus exact de dire que les génériques sont des « copies conformes » des médicaments de marques. Si un générique doit contenir la même molécule, au même dosage, la forme ou la taille du médicament, en effet, peut varier : la copie peut, par exemple, se présenter sous la forme d’une gélule au lieu d’un comprimé. L’excipient, aussi, peut être différent. Il s’agit de « l’enrobage » du médicament, c’est-à-dire la substance destinée à permettre son absorption ou améliorer sa conservation. Voilà pourquoi certains génériques n’ont pas la même couleur ou le même goût, par exemple pour les sirops.

Une moindre efficacité thérapeutique

« Ce n’est pas un détail, en particulier pour les personnes âgées habituées à des médicaments qu’elles prennent depuis des années. Quand elles passent aux génériques, certaines ne s’y retrouvent plus et confondent leurs médicaments, ce qui peut poser un vrai problème », souligne le docteur Éric Gibert, rhumatologue libéral et attaché à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. « De façon quasi quotidienne, je rencontre des patients ayant des problèmes avec un générique. »

Ce changement d’excipient pose aussi un problème pour le professeur Marie-Pierre Teissier, diabétologue au CHU de Limoges. « Cela entraîne des effets indésirables pour certains médicaments contre le diabète, par voie orale, soutient-elle. Des patients se plaignent de maux de ventre, de diarrhées ou disent qu’ils sont “barbouillés”. Du coup, ils arrêtent de prendre leur traitement et sont mal équilibrés. » Le professeur Teissier affirme rencontrer un problème de tolérance ou d’efficacité chez « environ 30 % des patients sous génériques ».

De son côté, le professeur Jean-Paul Stahl, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), ne constate pas de problème d’efficacité directe avec les génériques. « Mais nous avons un souci avec certains antibiotiques dont le goût, la présentation ou la consistance ne plaisent pas aux enfants qui, de ce fait, ne peuvent pas les prendre, indique-t-il. L’agence du médicament est alertée du problème mais, pour l’instant, les solutions restent difficiles à trouver. »

Au-delà de ces problèmes liés à l’aspect du médicament, certains praticiens affirment constater une moindre efficacité thérapeutique des génériques. Le professeur Girerd évoque un problème avec des antagonistes calciques, une famille de produits utilisés dans le traitement de l’hypertension. « Je vois de plus en plus de patients qui, après avoir commencé à prendre des génériques de ces produits, ont vu leur tension artérielle remonter, témoigne-t-il. Quand ces patients reprennent le princeps, tout redevient normal. »

Cardiologue au CHU de Dijon, le professeur Yves Cottin assure, lui, constater un phénomène identique avec des bêtabloquants, des produits visant à ralentir la fréquence cardiaque. « C’est une certitude : plusieurs de mes patients, qui étaient bien stabilisés, ont vu leur fréquence cardiaque augmenter avec des génériques avant que tout rentre dans l’ordre avec la reprise du médicament original », assure ce médecin, qui est actuellement en train d’essayer de monter une étude scientifique pour comparer les génériques des bêtabloquants avec les princeps.

Une fronde « anti-génériques » difficile à évaluer

À Nancy, le professeur Juillière s’inquiète, pour sa part, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, des produits utilisés pour traiter l’insuffisance cardiaque. « J’ai déjà vu plusieurs patients, sous génériques, qui présentaient des symptômes un peu inquiétants, notamment un essoufflement, dit-il. Il y en a même certains qui ont dû faire l’objet d’une prise en charge en urgence en raison d’un sub-œdème pulmonaire. »

Ce témoignage, quelque peu alarmant, reste toutefois assez isolé. Les autres médecins, interrogés dans le cadre de cette enquête, indiquent que la moindre efficacité, qu’ils affirment constater avec les génériques, ne met pas directement en danger la santé des patients, à condition de réagir à temps pour rééquilibrer leur traitement.

L’ampleur de cette fronde « anti-génériques » au sein du corps médical demeure cependant difficile à évaluer avec précision. « Honnêtement, je n’ai pas le sentiment d’être la seule à penser qu’il y a un problème, souligne le professeur Teissier. Le week-end dernier, j’animais un atelier sur le diabète avec des généralistes. Et quand j’ai évoqué mes difficultés avec les génériques, tous m’ont fait part de constatations identiques. »

Chez les cardiologues, les avis semblent partagés. Si certains apparaissent très « remontés » contre les génériques, d’autres sont plus en retrait. « J’ai quelques patients qui se plaignent, mais je n’ai pas constaté de réels problèmes d’efficacité avec ces produits », affirme le professeur Gilles Grollier, responsable du pôle cœur-vaisseaux-poumons au CHU de Caen.

« Il est légitime de se poser certaines questions à propos des génériques, en particulier sur leur mode d’évaluation ou les problèmes de confusion chez de nombreuses personnes âgées qui se trompent de médicaments. Mais je n’ai pas constaté dans ma consultation de problèmes d’efficacité majeurs avec les génériques», ajoute le professeur Nicolas Danchin, chef de la division «maladies coronaires et soins intensifs » à l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.

Les médecins qui posent des questions sur des génériques se défendent d’être « instrumentalisés » par les fabricants de princeps, les grands laboratoires pharmaceutiques. Pour eux, le seul moyen de «trancher ce débat» est de mettre en place des études scientifiques «indépendantes et incontestables».

Pierre BIENVAULT


Les non-professionnels que nous sommes ne sont pas qualifiés pour trancher.

La réticence des opposants aux génériques est-elle scientifique et justifiée, sont-ils "indépendants et incontestés", comme ils le revendiquent,  ou sont-ils sous influence ? Difficile de trancher sans titre.

Néanmoins, il faut relever une faille logique dans le raisonnement avancé. Les opposants mettent sur le même plan la composition du médicament, qualité essentielle, et la forme du produit, un aspect différent qui pourrait induire un risque de confusion chez des personnes âgées habituées au princeps.

Le risque ne peut pas être nié mais la mise en parallèle de ces considérations n'est pas sérieuse.

A suivre leur raisonnement,allons au bout de l'absurde, on éliminerait tous les médicaments injectables sous le prétexte qu'une piqure, ça fait mal, c'est désagréable, et qu'en injectant on peut causer des accidents ou des contaminations.

Il faudra nous avancer des arguments de plus de poids pour que nous nous sentions concernés par la défense des labos et de leurs super-profits.

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 00:00

Connaissez-vous Reims ?
C'est  le champagne, pétillant, joyeux, c'est la fête en bouteille.
C'est la Champagne ... nettement moins drôle ; de hauts et longs murs tristes gardent les marchands de prestige à l'écart du vulgaire. Mais elle se rachète par un certain sourire, à la face d'un ange gothique que riches et vilains admirent en visitant sa cathédrale.
La grandeur de Reims y siège depuis Rémi et Clovis.

Au long des siècles, les rois de France attachés à leurs traditions de famille se faisaient enterrer à Saint-Denis et sacrer à Reims.
Une amie des traditions et des familles, parce qu'elle se nommait Royal (ça ne s'invente pas !)  y a vu un signe du destin.

Reims devait être le lieu de son sacre.
Elle avait juste oublié qu'à Reims on n'a jamais sacré que des rois. En France, il n'y a jamais eu de reine, que des femmes de roi, et ce n'est pas de son registre .
La tradition, puisqu'elle y tenait si fort, a été respectée... La couronne lui a échappé. Ouf !
Il n'aurait plus manqué qu'elle se livrât au toucher des écrouelles ! A en juger par la dévotion de ses fidèles, on était tout près de la voir en reine thaumaturge. Décidément, elle jouait de malchance, on ne trouve plus d'écrouelles où imposer les mains. Pour être dans l'air du temps, elle aurait pu embrasser des sidéens. Las ! Le job était pris par Lady Di et la concurrence des mortes est invincible.
Opérant un rétablissement d'urgence, elle a tourné le dos aux aristos pour draguer le populo et les djeuns, espérant  faire oublier qu'elle brûlait ce qu'elle avait adoré. Malgré toute sa bravitude, elle ne dut son salut qu'à la division de ses adversaires, division qui permit à son repli stratégique de ne pas tourner à la totale déroute.
Morale de la fable : pour aller plus loin que ses concurrents, il ne faut pas les prendre pour les idiots qu'ils sont, ni croire au miracle ... même à Reims.

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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 14:41

Un ministre a un emploi du temps chargé. Ne gaspllez pas son temps.
  Fi des longues démonstrations, trouvons la formule-choc ; de préférence une citation (pour un ministre de l'éducation, c'est plus indiqué.)
Alors nous nous référerons à Abraham Lincoln (un lointain prédécesseur d'une grande vedette nommée Obama).
A  Xavier Darcos, le cher Abraham aurait déclaré : "Vous trouvez que l'instruction coûte cher ? Essayez donc l'ignorance."
Pour brêve qu'elle soit, la formule est une prolifique génitrice de conclusions.


              

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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 11:45

Xavier Darcos veut "repérer les leaders d'opinion"

Le ministère de l'Education nationale entend surveiller étroitement les blogs et les forums de discussion sur internet auxquels participent les enseignants français, au grand dam de syndicalistes du secteur. 

  LE MINISTÈRE DE L'EDUCATION NATIONALE VEUT SURVEILLER DAVANTAGE LES BLOGS DES ENSEIGNANTS 


Le ministère vient de lancer un appel d'offre ayant pour objet "la veille d'opinion" et son cahier des charges, paru au Journal officiel du 4 novembre dernier, est très précis.

Il prévoit que le prestataire retenu devra "identifier les thèmes stratégiques (...), décrypter les sources des débats et leur mode de propagation (...), repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau".

Jean-Marc Vinauger, du syndicat Sud-Education du Loiret, s'est insurgé contre la création de cet outil qui, selon lui, démontre que le gouvernement veut contrôler les opinions contestataires, des mouvements de grève ayant accueilli sa volonté de supprimer 13.500 suppressions de postes en 2009. A la rentrée 2008, 11.200 postes ont déjà été supprimés.

"Le ministre, qui affirme dans la presse que les enseignants adhèrent largement à ses réformes, est si sûr de lui qu'il lance un appel d'offre à des officines privées pour la modique somme de 220.000 euros par an afin de détecter les foyers d'agitation", déclare Jean-Marc Vinauger.

Au cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, on dément ces accusations tout en reconnaissant une attention particulière portée à l'opinion des agents.

"Il s'agit d'un appel d'offre renouvelé chaque année depuis 2006", précise-t-on à la délégation communication du ministère.

"Ce qui est nouveau, c'est la place occupée aujourd'hui par les forums et les blogs sur internet. Il est très intéressant pour un ministre de connaître l'opinion de ses agents et en premier lieu des enseignants", explique-t-on au ministère.

"Il n'est pas question d'un esprit de fichage, mais d'une connaissance plus fine de la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre."


Voilà, un de nos derniers espaces de liberté est "fliqué". ..

Peut-être XD en a-t'il assez de l'éducation ... ? Il ambitionnerait le ministère de l'intérieur que cela n'aurait rien d'étonnant. Pour un fils de Juste, ce n'est pas joli - joli.

Blague à part, s'en prendre aux libertés publiques quand on est ministre de l'éducation, c'est littéralement suicidaire.

Il faut être bien naïf ou sous influence pour croire à la réussite d'un projet aussi explosif.

Plus sérieusement, selon toute probabilité, c'est un coup tactique de plus.
On fait courir le bruit d'une énormité ; hurlements, protestations, manifs ; le projet honni est abandonné ; à sa place, un plus petit est lancé ; les gens sont contents, ils ont échappé à la catastrophe. Ils oublient qu'en douceur, ils viennent de se faire ...(Allez, je vous laisse le choix du terme aproprié.)

Par Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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