Mardi 4 mai 2010
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Vous êtes sceptiques, je le sens. Quand j'aurai précisé qu'il s'agit d'Israël, vous serez incrédules et même vous vous moquerez.
Je me suis taillée une réputation de sioniste inconditionnelle, vous penserez que cela ne me ressemble pas de chercher à calmer le jeu.
C'est pourtant l'amour d'Israël qui me pousse à soutenir l'Appel à la raison. Et c'est en son nom que je vous appelle à faire de même en
cliquant sur Jcall.eu.
A l'origine, on trouve des juifs,
israéliens, comme les diplomates Elie Barnavi et Avi Primor,
ou européens : des rabbins, des artistes, des intellectuels, des journalistes, tous connus pour leur attachement à la souveraineté de l'état d'Israël.
Tous ces fidèles parmi les fidèles nous déclarent : "L'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l'encontre des intérêts véritables de
l'Etat d'Israël".
Israël a été la plus belle utopie du vingtième siècle.
Le Juif errant disait non à l'ancienne malédiction et rentrait au pays de ses ancêtres pour, enfin, poser ses valises, être chez lui et faire pousser des fleurs dans le désert. Mais
ce n'était pas le énième avatar du principe des nationalités, le nouvel état affirmait aussi des valeurs morales, son attachement à la démocratie, à l'étude, son respect des libertés privées et
publiques.
Hélas, son droit à l'existence est contesté depuis depuis les origines, le jardin d'Eden n'est qu'un champ de bataille. Plusieurs générations n'ont connu que la guerre qui use et détruit.
Il y a les morts, les blessés, ce sont les plus évidents des malheurs. Mais l'abaissement moral d'un peuple en guerre, c'est un dommage pernicieux et difficile à réparer. La majorité des
Israéliens en ont conscience et souhaitent d'abord vivre, vivre en paix.
Évidemment, pour faire la paix, il faut être deux. Rien n'est possible avec des adversaires qui trouvent un avantage dans la guerre et sont bien décidés à faire échouer tout
accord. Il serait illusoire et contre-productif de chercher à négocier avec le Hamas ou le Hezbollah.
Des bellicistes inconséquents, on en rencontre aussi en Israël : une extrême-droite qui se dit religieuse mais qui se montre surtout raciste et xénophobe, le comble pour les
représentants du peuple victime de la Shoah. Une injure à la mémoire des pionniers.
L'avenir d'Israël et la paix ne sont pas condamnés, la solution est même de plus en plus évidente : mettre hors-jeu les fous de guerre et porter au pouvoir les bonnes volontés.
La théorie est plus facile que la pratique. Pour neutraliser les démagogues qui exploitent la peur, les citoyens ont besoin de l'appui de tous les démocrates.
Nous pouvons les aider en combattant les préjugés et les généralités. Dans nos quartiers et nos médias, il faut refuser la victimisation systématique des Palestiniens. Le
Hamas est un parti criminel, il faut savoir le dire bien haut.
En face, même si notre coeur penche vers Israël, soyons justes. On y rencontre aussi des va-t'en-guerre, des racistes et des corrompus, ils ne sont pas nos amis. L'indulgence
envers eux est une faute mais il faut avoir confiance en la démocratie israélienne.
Les soi-disant antisionistes, vrais antisémites, nous rabachent consciencieusement que toute la colère des Arabes repose sur le conflit israélo-palestinien. Une fois la paix
établie, preuve sera faite qu'il ne s'agissait que d'un prétexte.
En même temps que la paix progressera la justice.
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