vous à moi et réciproquement

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 23:38
     A parler de tout et de rien, à passer du coq à l'âne, il était grand temps de répondre à une question angoissante  : pourquoi tipanda ?
    
     Vous avez tous deviné, il s'agit d'un pseudo, pas le faux nez honteux des auteurs de lettres anonymes, plutôt une précision, un complément. Il m'a semblé utile de passer par là, le jour où, cherchant Jacqueline Simon sur Google, j'ai constaté que, sans surprise, nous étions plusieurs à porter ce nom. Il vaut toujours mieux éviter les confusions gênantes, il m'a donc semblé préférable d'ajouter un pseudo à mon identité.
     
      Mais encore ... Que signifie tipanda ?
A nouveau, inutile d'être grand clerc pour le deviner. C'est un diminutif, une contraction de "petit panda".
      Un panda, à présent ... Pourquoi pas un lion, un éléphant, une libellule...? Le choix est vaste. Et pourquoi "petit" ? L'adjectif convient peu à un gros nounours.
      La dernière objection est facile à réfuter ; le panda le plus célèbre est le panda de Chine, un bon gros père, une sorte d'ours pie noir et blanc (comme les vaches), placide et végétarien, consommateur exclusif d'une seule variété de bambou, mais il existe aussi le "petit panda roux", un autre animal, une espèce complètement différente, arboricole et nantie  d'un panache qui fait immédiatement penser au "firefox" bien connu des informaticiens.
       L'imagination permet toutes les constructions. La recherche d'un animal-totem fabrique une sorte d'hybride improbable : la grâce du firefox et le caractère attachant du panda de Chine.
       Fort bien, mais nous ignorons toujours quel coup de coeur a suscité son adoption.

       Ce n'était pas un coup de foudre, le panda est présent dans ma vie depuis longtemps, aussi loin que mon adhésion au WWF dont il est le logo ( Sur la trace du panda, panda magazine, pandashop etc.). Inutile de pousser des soupirs agacés, ne soupçonnez pas quelque amalgame douteux ; loin de moi l'illusion antispéciste, quoique ... Non, l'homme est bien au sommet des espèces mais, "noblesse-oblige", je crois mordicus que la supériorité d'un individu, comme d'une civilisation, se justifie par la manière dont il se conduit avec ses inférieurs. Si je vous disais que le sort des bêtes me tient parfois éveillée ?...Là, si vous voyez ce que je veux dire, y-a-du-boulot !

       Et puis, un panda est entré dans ma vie, l'été 2001, sous la forme d'un... chaton.
Qu'on se figure un quartier traditionnel des vieilles villes du Nord, des maisons serrées les unes contre les autres formant une muraille continue le long du trottoir et, à l'arrière, inaccessibles à moins de traverser une maison, des cours, des jardins. C'est une zone-frontière: d'un côté, les nuisances de la route, de l'autre, la paix d'une campagne improbable en ce lieu.
Dans cette fausse nature on trouve des insectes, des oiseaux, des mulots et des chats.
     Les félins des villes arrivent toujours de la même manière : des irresponsables font l'acquisition d'une chatte ; sous  le fallacieux prétexte de "laisser faire la nature", ils ne la font pas stériliser, donc il arrive des petits qu'ils n'ont pas le courage de supprimer à la naissance, la famille-chat les encombre, ils les expulsent du foyer ; sans nourriture et sans abri, la population de SDF félins squatte les jardins, chassant un peu et mendiant beaucoup.
Ils sont protégés des dangers de la route par la muraille des maisons mais ils restent sous la menace des ennemis des chats. Ils courent le risque du poison qu'on se procure facilement sous prétexte de dératisation. En fin de compte, leur vie est le plus souvent très courte.
      Une véritable petite famille multicolore a donc entrepris de nous rendre visite à la fin des repas. Nous la faisions profiter avec plaisir de nos restes, nous en produisions même exprès ; en échange, ils nous offraient leur beauté et le spectacle de leurs facéties. Nous en avons particulièrement repéré un à qui nous trouvions une tête de panda : des taches sombres sur le nez et autour de ses yeux bleus.
Ne pouvant résister plus longtemps à son charme, j'ai donc procédé à l'enlèvement de l'individu, me promettant bien de faire subir le même sort à d'autres, le lendemain.
      Hélas, je n'ai pu exécuter la suite du projet ; la mère et les autres chatons ne sont pas revenus.
J'en ai trouvé un, mort, dans une gouttière. Un voisin adepte de la strychnine avait sévi, une fois de plus.
     
      Mais revenons à notre cher rescapé.
      Très logiquement, il n'a pas fallu un siècle pour lui trouver un nom, ce fut, et c'est toujours, Panda qui se porte fort bien, merci pour lui.

      En résumé, à force de vivre sous le signe du Panda dans sa forme la plus tendre, lorsqu'il m'est paru nécessaire de choisir un pseudo, je n'ai pas voulu échapper au nom de mon petit compagnon.
Par Tipanda - Publié dans : vous à moi et réciproquement
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 20:32
    En attendant le 22 septembre (... à la date susdite, je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous ...(Georges Brassens), il faut traverser un passage critique avec du vague à l'âme, tous les ans à la même date.
    Peut-être pensez-vous à la rentrée ? Non, non, j'ai toujours aimé la rentrée, synonyme de découvertes et de nouveautés.
Chaque année, celle qui me manque, c'est la fête de l'Huma.
     Comme elle me manque !
     Ceux qui essaient de l'imaginer sans y avoir jamais mis les pieds, en général se trompent.  Ils croient y trouver tout ce qu'ils en ont vu à la télévision, le numéro des politiques sur place ; ils imaginent une espèce de meeting géant, ils en sont dégoûtés d'avance et on les comprend.
     Les habitués ou ceux qui l'ont seulement expérimentée savent que c'est bien autre-chose.
C'est le lieu de toutes les paroles, des interpellations amicales entre gens qui ne se connaissaient pas la veille ; ils sont tous heureux d'être là donc ils se parlent.
Ensemble, ils sont forts comme un peuple qui a toujours quelque-chose à conquérir et une fraternité à tisser.
     Attention, ce n'est pas "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"; il s'y échange des propos définitifs, des paroles sans concessions. Comme dans les familles, on s'y exprime largement, on s'emporte sans haine  ... Que c'est bon !
 On se rappelle avec tendresse les fêtes passées ; elles ont le charme des souvenirs heureux, même les pluvieuses, quand on affrontait la boue en se confectionnant des bottes dans des sacs poubelles.
     C'est aussi un grand marché. On découvre à chaque pas des curiosités venues de l'autre bout du monde, et c'est avant tout un véritable salon du livre ; il vaut bien celui du mois de mars à la Porte de Versailles, en moins guindé. Il y a les auteurs et les amis des auteurs, chaque année, j'étais impatiente de les retrouver .

      Et une triste année, il a fallu que je me fasse une raison ; j'ai compris que c'était fini pour moi.
      Se rendre à la fête n'est pas un problème ; les sections du PCF organisent le transport en autocar et je n'aurais aucun mal à trouver de l'aide pour monter dans le bus et en descendre.
       La fête est trop étendue pour que j'y circule à pied mais, là encore, je pourrais compter sur la sollicitude des amis. Trouver des volontaires qui poussent mon fauteuil, ce n'est vraiment pas un problème et dans tous les stands on se ferait un plaisir de me dégager une petite place.
       Alors pourquoi ai-je délaissé mon rendez-vous annuel ?
       Parce que la fête de l'Huma ne dispose pas de toilettes accessibles aux handicapés.
       On y trouve en nombre suffisant, le problème n'est pas là, des toilettes mobiles, des sortes de remorques équipées ... auxquelles on accède, après une bousculade, par quelques marches instables. L'entreprise est périlleuse.
Lorsqu'un autocar vous dépose en début de matinée pour vous reprendre dans la soirée, il est prévisible qu'il faudra recourir aux équipements sanitaires plusieurs fois.
Ce genre de perspective suffit à décourager. J'ai refusé d'affronter la difficulté et je n'ose pas demander de l'aide pour ce genre de service. La fête est terminée pour moi. Je reste à la maison où j'ai tout balisé.

       Je m'en suis entretenue à plusieurs reprises avec d'autres femmes dites "à mobilité réduite". Elles ont toutes rencontré de tels d'obstacles à un moment ou un autre.
A y regarder de plus près, les valides font des efforts pour que nous puissions accéder aux lieux du travail et de l'administration mais les loisirs sont encore largement oubliés.
Si nous voulons entendre un concert, espérons qu'il soit donné dans un théâtre, pas en plein air ni dans une église.
Les marchés et les fêtes en plein air ne sont pas faits pour nous. Il nous reste les grandes surfaces avec leurs équipements normalisés et des chariots qui peuvent nous offrir un appui. Pas vraiment joyeux.

     Le loisir est toujours un luxe dans notre société. Elle ne se croit pas obligée de l'offrir à tous.
Aux handicapés le droit de travailler ; on sent même poindre l'obligation du travail.
     Le droit au plaisir ? Vous n'y pensez pas !
Notre bonne vieille république a beau se prétendre laïque, elle croit toujours à la rédemption par la souffrance.
    
     Ce n'est pas la fête.
Par Tipanda - Publié dans : vous à moi et réciproquement
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 14:22
     Trop confiante en la neutralité sincère des animateurs de communautés, j'ai voulu éclairer de mes petites notions d'ancien professeur de nutrition (qu'on appelait naguère "hygiène alimentaire") les interrogations d'un lecteur à propos du yaourt.
 C'était uniquement pour rendre service, ma vie n'en dépend pas ... et mon intervention dont l'envoi a été effectué à plusieurs reprises, à des heures différentes, est toujours revenue en "brouillon" comme un mail dont on refuse l'accès.
Libre à ceux qui le croient de parler de ma paranoïa, j'ai fini par croire qu'on refuse surtout d'admettre des raisonnements "classiques", sortant des croyances à la mode.
Un débat, malgré tout, aurait pu rendre service. Alors, tant pis, je passe ma réponse par le circuit du blog. Peut-être son destinataire primitif aura-t'il la bonne idée de s'y connecter.
Il s'agissait d'un malade en risque de dénutrition qui se demandait pourquoi on lui conseillait de manger des yaourts. J'ai donc tenté de lui expliquer le bénéfice à attendre de cet aliment et ...
m... aux gourous de l'alimentation végétarienne sans viande ni lait.
 Ils n'auront pas ma peau !

Voilà donc le texte du mail incriminé :


Même  un adulte a besoin de consommer des protéines, les matériaux de construction de l'organisme, pour entretenir ses tissus.
 Lorsque j'enseignais la nutrition, j'avais l'habitude de comparer notre corps à une maison : pour construire et réparer la maison, il faut
- des matériaux : les protéines et les minéraux,
- de l'énergie ( le travail du maçon): les glucides,
le tout assorti de quelques guides et outils : les vitamines.
S'il manque un des éléments, le chantier est en panne.
L'être humain fut, à l'origine, un carnivore ; il est devenu omnivore  (comme les ours et les cochons) à la suite d'une évolution qui serait trop longue à raconter ici, mais il est toujours incapable de transformer parfaitement le végétal en animal. L'homme n'est pas un herbivore. Manger végétalien, c'est à dire sans viande, ni oeufs, ni lait, est dangereux même pour un adulte, à moins de posséder la connaissance approfondie des graines et des légumineuses, de disposer d'un grand choix de ces mêmes végétaux et de les préparer soi-même... c'est pas gagné ! 
Résultat : on peut ne pas manger de viande, pour toutes sortes de raisons philosophiques et autres, mais il faut garder dans son alimentation des oeufs ou du lait ; ils apportent les mêmes protéines animales sous une forme plus assimilable. Normalement, le yaourt est le meilleur des produits laitiers à cause des ferments qu'il contient. Les ferments lactiques effectuent une sorte de pré-digestion du lait, le rendant beaucoup plus assimilable. Le fameux lactose, responsable de nombreuses intolérances et allergies, n'est adapté qu'aux nourrissons ; fermenté, il devient inoffensif. Autre avantage, ces ferments sont des micro-organismes bénéfiques, ils détruisent les microbes pathogènes qui pourraient s'introduire dans le lait.
Evidemment, tous ces avantages sont dans le vrai yaourt, pas dans les nombreux desserts lactés qui constituent aujourd'hui l'essentiel du rayon "yaourts" des supermarchés. Dès qu'il est écrit le mot YAOURT sur le pot, tu peux le consommer ; l'erreur est impossible, c'est une mention interdite sur les autres produits.

  Je suis toujours effrayée par le refus d'apprendre lorsqu'il n'est pas justifié par la difficulté ou la complexité mais qu'il est seulement le résultat d'une muraille d'ignorance entretenue par les préjugés.
Par Tipanda - Publié dans : vous à moi et réciproquement
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 11:05
      Et voilà ! Depuis le 24 décembre j'ai encore un an de plus ... et je ne m'en suis pas rendu compte.
Il faut dire que tout le monde, famille et amis, comme d'habitude, a oublié l'événement. "Joyeux Noël !" me dit-on, en oubliant l'anniversaire. Tant mieux !
Quand on n'a pas d'anniversaire, on ne vieillit pas.
De toute façon, j'ai l'habitude.
Enfant, j'avais déjà une bûche de Noël comme gâteau d'anniversaire et un seul cadeau.
Il faudra songer à fonder une association de tous les handicapés du calendrier :
ceux qui sont nés un 1er Janvier (c'est la fête, on a connu pire),
les natifs du 1er Novembre (c'est déjà moins drôle), du 1er Avril (ça ne fait pas sérieux),
le pire, les abonnés du 29 février ... notez qu'ils vieillissent quatre fois moins vite que les autres ; au fond ce sont des veinards.

Blague à part, plus le temps passe, plus je suis certaine d'avoir toute la vie devant moi et, pourquoi pas, comme les chats, neuf vies.
Pas de doute : la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie.
Par Tipanda - Publié dans : vous à moi et réciproquement
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 21:05
   Comme prévu, les foudres sont déchaînées autour d'Elisabeth Badinter.
 Moins les autres la comprennent et plus ils me donnent envie de la soutenir ... peut-être à cause de souvenirs qui ne demandent qu'à remonter.
    J'ai envie d'aggraver le constat par le rappel d'une mauvaise expérience hospitaliere.
    En décembre 1973, j'ai accouché de mon fils dans une maternité d'hôpital, ni mieux ni plus mal réputée que d'autres.
 J'avais décidé de ne pas allaiter. Pourquoi ?
A vrai dire, je n'ai pas vraiment d'explication. Formée à la santé et l'hygiène alimentaire, j'avais une assez bonne connaissance des vertus supposées de l'allaitement maternel ... mais je n'avais pas envie.
    Imaginez l'effet qu'un affrontement peut déclencher sur une obstinée de mon espèce...
Et le choc se produisit.
A peine remontée dans ma chambre, après un travail de 36 heures, je comptais bien récupérer un peu.
En fait de repos, je reçois la visite de l'auxiliaire-puéricultrice qui m'annonce tout de go : "je vais vous montrer comment vous installer pour mettre le bébé au sein".
Je réponds "non". Devant son air interloqué, comme si je craignais qu'elle n'ait pas compris, je répète : "Non, je vais lui donner le biberon".
Perturbée, elle bredouille : "Je ne sais pas si c'est possible, je vais demander à l'infirmière" et elle disparaît.
A partir de ce moment, j'aurais pu me prendre pour une véritable VIP ; tout le staff a défilé pour essayer, en vain, de me faire changer d'avis. L'infirmière, la puéricultrice, la sage-femme, l'interne ... jusqu'au médecin chef.
Et là, ce fut homérique.
Il faut préciser que cet obstétricien hospitalier se prenait pour un grand patron, dans le genre militaire,  style "Un ordre est fait pour être obéi, pas discuté". Il avait quelques idées bien arrêtées, s'y tenait et ne supportait pas d'être contredit.
 En 1973, la péridurale n'était pas encore généralisée mais la pratique commençait à se répandre dans quelques maternités, pas dans la sienne... La prise en compte de la douleur, dans cette maternité, se résumait en quelques principes : Tu enfanteras dans la douleur, le mieux qu'on puisse faire pour toi, c'est te gratifier de quelques conseils abusivement dénommés "accouchement sans douleur", et puis, après tout, tu n'as pas pleuré quand on te l'a fait, tu ne vas pas pleurer pour le sortir ! Bref, question douleur, c'était un archéo-pontife. Mais pour l'allaitement maternel, c'était un militant aussi intransigeant que les modernes sectateurs du sein nourricier.
Il a entrepris de m'asséner les vertus du lait maternel. Plus il parlait, plus je me renfermais dans le refus.
Bref, le ton a monté et l'explication a tourné à l'altercation.
De plus en plus hors de lui, il a fini par me traiter de "mère dénaturée". Ne voulant pas être en reste, je lui ai rétorqué que je n'étais pas une vache laitière. Il est sorti fâché, je ne l'ai pas revu de mon séjour, mais je n'ai pas allaité, j'ai fait la preuve de mon autonomie et mon fils nourri au biberon ne s'en est pas plus mal porté.
   J'ai bien ri de l'épisode mais je suis restée furieuse du traitement exercé sur les femmes plus timides ou plus respectueuses de l'autorité.
   En effet, même hébergées en chambres individuelles, les mères se rencontraient tous les matins dans la salle de gymnastique. C'est là que j'ai appris à quel point l'ambiance était à la pression. Des femmes un peu timides, naïves, impressionnables avaient accepté de pratiquer un allaitement qu'elles refusaient au départ parce qu'on n'avait pas hésité à leur faire croire que, si elles ne voulaient pas donner le sein, le bébé n'aurait rien d'autre...
Ridicule, n'est-ce pas ; comment peut-on croire tant de stupidité ? Eh bien, si, il existe des femmes assez crédules pour qu'un tel chantage fonctionne.

En résumé, non seulement, Elisabeth Badinter a raison de parler de pression exercée sur les mères, mais je n'hésiterais pas à forcer le trait.
Il existe un vrai terrorisme de l'allaitement.
Par Tipanda - Publié dans : vous à moi et réciproquement
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