l'air du temps

Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 12:00

   Il y a déjà quelque temps que la sécu est malade et que tout le monde est mécontent.
 Dès qu'il faut payer, on dit que c'est trop cher et lorsqu'on doit se faire soigner ou toucher sa retraite, on se plaint du niveau des prestations par rapport à ce qu'on a payé. 
   Comme s'ils voulaient aggraver la situation, les gouvernements successifs ont accumulé les réformettes inefficaces. Les assurés sont de plus en plus mécontents et le célèbre "trou de la sécu" se creuse, se creuse... Histoire de diviser pour règner, leurs mesures successives ont consisté à jeter les uns contre les autres. Dernière cible : les "régimes spéciaux". Pour le moment, d'après les medias, la "voix de son maître" des pouvoirs économiques et politiques, par "régimes spéciaux, il faut entendre les employés des entreprises publiques, alors que le régime commun n'est qu'une fiction ; même si tout le monde est, ou doit être, assuré social, la sécu est un agrégat de régimes aussi variés qu'incohérents. 
   C'est qu'elle ne s'est pas formée d'un coup. Certaines professions qui avaient des traditions de solidarité étaient plus organisées que les autres. Elles ont lancé le mouvement, et par la suite l'Etat a pris le relai pour généraliser le système à l'ensemble de la population, mais en conservant deux principes intangibles : la répartition et la gestion paritaire. 
La réunion de ces deux principes, dès le départ, aurait du faire naître des inquiétudes ; le bébé était si beau, si plein d'espoir qu'on a préféré ne pas les voir. La répartition : les actifs, ceux qui produisent des richesses, paient pour ceux qui coûtent (les malades, les enfants, les vieux ...) supposerait la mutualisation générale des risques et des ressources. Pour respecter son histoire, les secteurs professionnels qui s'étaient organisés séparément à l'origine sont restés des régimes différents. Les métiers évoluent, des groupes professionnels diminuent, les actifs se retrouvent moins nombreux avec un grand nombre de retraités et de malades à financer. Le principe de solidarité faisant partie du système, les régimes déficitaires font appel à la participation des autres qui paient mais sont mécontents d'être des "vaches à lait". Et il y a les assurés de la solidarité nationale (chômeurs de très longue durée, handicapés, victimes d'accidents de la vie...), ceux qui n'ont jamais produit de richesses mais qu'une société avancée ne peut abandonner.
   Il y aurait bien une solution, très simple (trop?) : du passé faisons table rase (ainsi que le dit un air connu ...) et regroupons tous ces régimes dans un service unique de la protection sociale.
C'est tellement évident ; on se demande pourquoi toutes ces têtes pensantes, tellement plus intelligentes que les gens ordinaires, ne se sont pas précipitées dessus.
   Mais à cause du paritarisme !
Tous ces régimes, des plus importants aux plus petits, sont gérés par des organismes élus comprenant à parité des représentants patronaux et salariés issus des syndicats professionnels de patrons et de salariés. C'est fou le nombre de gens dont la protection sociale est le gagne-pain, sans compter les organisations faméliques dont la sécu assure les bonnes oeuvres.
    Je crois qu'on commence à comprendre pourquoi la protection sociale est un si gros problème.
    Pour tout remettre à plat, il ne faut pas chercher à boucher le tonneau des danaïdes, par définition, il est toujours percé.  D'après moi, il faut carrément le supprimer et faire du neuf, supprimer les caisses d'assurance-maladie et de retraite, toutes les cotisations existantes, et les remplacer par un organisme unique élu par tous les citoyens et financé par un impot affectant tous les revenus, même ceux qui ne proviennent pas du travail. 
Quant-au MEDEF et aux syndicats, qu'ils se cherchent un autre fromage, par exemple offrir de vrais services à leurs adhérents pour leur donner envie de les faire vivre. La vie aurait tout de suite meilleur air.

Par jacqueline Simon - Publié dans : l'air du temps
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 23:57

Au dix huitième siècle, une mode a eu cours chez les élégantes : faire venir des colonies un petit négrillon, le costumer en poupée de salon, le transformer en animal de compagnie comme un singe ou un perroquet. 
Scandaleux ! dites vous, c'était une mode du passé, inimaginable aujourd'hui.
En êtes vous si sûr ?
Il se trouve des pays pauvres qui sont parfois riches en matières premières parmi lesquelles des enfants. Les pays riches savent mettre en valeur ces  trésors inemployés ; si les pauvres veulent bien vendre, on achètera ; sinon, on s'en emparera, pour leur bien, cela va de soi.
Vous pensez que j'exagère ? 
Il se trouve des gens "bien pensants" pour défendre les zozos de l'Arche de Zoé ( nous parlions de bêtes ...) sous le prétexte qu'ils voulaient faire le bonheur des enfants en les enlevant. Il serait juste que des parents africains soient si pauvres qu'ils soient privés de tout, même de leurs enfants ...
Cette bonne volonté-là me dégoûte.
 Est-il nécessaire de rappeler qu'il existe un tas de solutions pour financer des projets authentiquement altruistes, des ONG efficaces qui aident les familles à élever leurs enfants sur place ?

Par Jacqueline Simon - Publié dans : l'air du temps
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 23:42

Aujourd'hui, c'est Hanoukah : la fête des lumières, la petite lampe qui continue à briller alors que toutes les chandelles sont brûlées, que l'espoir est normalement perdu. 
Même si les religions sont des fables, elles ont parfois de ces fulgurances qui parlent à tous les humains.
Bonne fête, donc, et pour tout le monde ... à chacun, un jour prochain au choix, c'est de saison, le 8 à Lyon, le 13 en Suède.
Et toute la fin du mois, depuis le fin-fond des temps néolithiques, tout l'hémisphère nord allume des feux pour conjurer la fatalité, la peur de voir mourir le soleil qui décline.
Et tous les ans, la lumière renait pour le monde entier.
Si un miracle existe, il est probablement dans ce paradoxe : la lumière est fidèle à l'humanité multiple et chaque être humain la perdra un jour, fatalement.
Nous continuerons à nommer lumières tous nos espoirs et qualifier d'obscurantisme ce qui nous décourage d'exister.
Bonnes fêtes !

Par jacqueline Simon - Publié dans : l'air du temps
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /2008 22:12

C'est qu'elles pleurnichent, les belles âmes ! 
Des mois, des années que Sderot et le Neguev reçoivent des pluies de roquettes dans l'indifférence du monde. 
"Après tout, disent les belles âmes, à Sdérot les habitants sont des méchants, ils ne sont pas chez eux, ils sont juifs, ils n'ont que ce qu'ils méritent ! D'ailleurs, on voit bien qu'ils sont méchants, ils font le blocus de Gaza, et comment vont-ils s'y prendre, les Gazaouis, pour faire entrer des armes chez eux ? C'est leur droit aux Palestiniens de prendre les armes, ils sont de libres combattants."
 Et les belles âmes, de plus belle, écrasent une larme.
Quand elles auront assez pleuré, il faudra bien leur montrer la vérité qui les fâche : Gaza est opprimée, avant tout, par les islamistes du Hamas.
 Les gens qui tiennent à leur peau voudraient partir mais les combattants de l'Islam les surveillent. On ne quitte Gaza qu'en martyr farci de bombes pour semer la mort chez le satan israélien. Cela plait à Dieu, paraît-il, et, avec plus de certitude, fournit quelques mois de subsistance à la pieuse famille et une dot à la soeur qui épousera un religieux pour faire plein de petits martyrs en puissance. 
Un état démocratique ne doit pas administrer de punitions collectives. Il est donc injuste de faire payer à tous les Gazaouis les exactions commises par les islamistes du Hamas. 
Mais il serait tout aussi injuste de ne pas respecter les décisions du suffrage universel. Et le Hamas clame sur tous les toits, en toute occasion, qu'il a été élu au suffrage universel.
Puisque le peuple de Gaza a démocratiquement porté à sa tête une bande de criminels, qu'il en partage le sort ou qu'il se retourne contre les maîtres qu'il s'est donné.
Les pleureuses ne sont pas rassérénées ? 
Alors, qu'elles poussent leur logique jusqu'au bout et s'établissent dans un état islamique.
 A défaut d'être consolées, elles seront à tout jamais guéries.

Par Jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 22:21

Des Gazaouis ont creusé une brêche dans le mur de séparation avec l'Egypte et s'y répandent pour "faire leurs courses".
Ces pauvres démunis disposaient donc d'explosifs. On le savait ; il n'est plus possible de les croire lorsqu'ils se prétendent sans défense.
La remarque, il est vrai, ne sert à rien ; ceux qui choisissent de les voir en victimes resteront aveugles devant l'évidence. 
Ces mêmes belles âmes ne voyaient rien à redire devant la pluie de roquettes sur Sdérot. Aujourd'hui elles sont joyeuses de l'incursion en Egypte.
 La liberté, c'est le bonheur.
Est-elle si heureuse cette liberté au péril des autres ?
Ils sont entrés en force en Egypte pour la "mouiller" dans le conflit israélo-palestinien. L'Egypte est le seul pays arabe ayant signé un traité de paix avec Israël. 
Les durs de l'islam ne l'ont jamais admis. 
Que la paix soit indispensable à la survie d'un état qui vit du tourisme, voilà une préoccupation bien étrangère aux Gazaouis ; eux, ils sont bien plus malins. Ils ont trouvé la manière "psychologique" de vivre aux crochets des belles âmes.
Pourquoi changeraient-ils ? 
La mendicité institutionnalisée leur réussit plutôt bien.

Par jacqueline Simon Tipanda - Publié dans : l'air du temps
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